APPLE RECORDS · ITALIE · 1976
The Greatest Story (1976) : les 36 singles italiens des Beatles entre Apple et Parlophone
Série italienne de retirages 3C 006 : une publication ou une série italienne dont la référence, les deux faces et l’identité du label doivent être étudiées indépendamment des éditions britanniques.
Une campagne de rééditions, pas un album perdu
En 1976, EMI Italiana remet en circulation une série de 36 singles des Beatles baptisée « The Greatest Story ». Ils sont proposés individuellement et ne constituent pas les disques d’un coffret unique. La présentation est reconnaissable : des pochettes de même conception, différenciées notamment par les couleurs et les titres au recto. Le verso annonce la série, ce qui permet au lecteur de replacer chaque exemplaire dans une campagne cohérente de réexploitation du catalogue.
Un piège : tous les disques ne portent pas la pomme
La série comprend des références sous Apple, mais également des singles conservant ou reprenant le label Parlophone. « Get Back » / « Don’t Let Me Down » en 3C 006-04084 M appartient au versant Apple. « She Loves You » / « I’ll Get You » en 3C 006-04452 M se rencontre sous Parlophone. Le même concept de pochette ne permet donc pas de classer les 36 disques comme « Apple Records » sans regarder le centre de chaque vinyle.
Des titres historiques réapparus après la séparation
On trouve dans la campagne des programmes tels que « Come Together » / « Something » (3C 006-04266 M), « Let It Be » / « You Know My Name » (3C 006-04353 M) et « All Together Now » / « Hey Bulldog » (3C 006-04982). Certaines références 044xx portent des chansons de la période Parlophone classique, parfois sur des étiquettes Apple dans cette réédition. La date 1976 renseigne sur la diffusion commerciale, jamais sur une nouvelle interprétation par le groupe.
Comment collectionner la série sans fausse certitude
Une collection complète ne se reconstitue pas uniquement à partir d’un lot de pochettes homogènes. Chaque vinyle doit être rapproché de son numéro, de la face B, de son étiquette Apple ou Parlophone et de la liste imprimée au verso. Des pochettes ont pu être échangées ; des exemplaires séparés ne prouvent pas l’existence d’un coffret original. L’étude rigoureuse de cette campagne éclaire autant l’industrie du disque des années 1970 que la réception des Beatles après leur séparation.
La vérification matérielle d’un exemplaire
Pour décrire un disque italien, les premiers renseignements sont l’artiste imprimé, la référence nationale, la marque du centre et le programme exact des deux faces. L’année de l’édition commerciale ne doit pas être confondue avec celle de la composition ou de la prise de son. Les informations présentes sur le verso de la pochette, les mentions de fabrication, les logos de sociétés de droits et les matrices permettent ensuite d’examiner la cohérence de l’ensemble. Les pochettes anciennes peuvent avoir été échangées après la vente, et une référence 3C ne garantit pas qu’un autre mixage ait été réalisé en Italie.
Questions fréquentes
Pourquoi le numéro diffère-t-il entre Italie et Royaume-Uni ?
Les filiales nationales utilisent leurs propres catalogues. En Italie, les références QMSP et 3C s’ajoutent à l’histoire commerciale du label.
Une même pochette désigne-t-elle forcément une même étiquette ?
Non. La comparaison doit reposer sur le vinyle réellement présent, son numéro, sa face B et ses inscriptions de fabrication.












