APPLE RECORDS · HISTOIRE DES DISQUES ITALIENS · 1968–1976

Comment lire les numéros Apple italiens QMSP et 3C : EMI, BIEM, SIAE et matrices

QMSP 16454, 3C 006-04084 M, APPLE 7 : ces trois types de références apparaissent dans l’histoire italienne d’Apple Records. Ils ne constituent pas des variantes interchangeables d’un même code et doivent être replacés dans leurs circonstances de fabrication.

QMSP : l’ancien répertoire italien des Beatles

Les Beatles sont distribués depuis leurs premières années par des sociétés italiennes qui utilisent des désignations QMSP. La continuité de cette numérotation explique pourquoi certains singles publiés sur Apple à Londres reçoivent encore une référence QMSP en Italie. « Ob-La-Di, Ob-La-Da » porte QMSP 16447, « Get Back » QMSP 16454, « The Ballad of John and Yoko » QMSP 16456, « Come Together » QMSP 16461 et « Let It Be » QMSP 16467. Cette suite ne constitue pas un catalogue britannique Apple.

3C : un repère national dans la diffusion européenne EMI

Le préfixe 3C est lié au marché italien, dans un système où les codes 1C, 2C et 5C identifient notamment d’autres territoires. La ressemblance des derniers chiffres permet de rapprocher les mêmes programmes : « Get Back » apparaît en Italie sous 3C 006-04084 M, contre 2C 006-04.084 M en France. Il faut résister à la tentation d’inventer un pressage en changeant seulement une lettre : les références exactes doivent être confirmées sur des objets réels.

BIEM et SIAE : des marques de gestion des droits

Les étiquettes italiennes peuvent faire apparaître le sigle BIEM et, dans certains tirages, celui de la SIAE. Ces mentions relèvent de la gestion des droits et de pratiques de fabrication ; elles ne démontrent pas, prises isolément, l’origine de la bande sonore. La présence de « EMI Italiana » et les indications du verso apportent un complément utile. Une analyse exige de confronter plusieurs éléments, car les graphismes changent avec le temps.

Matrice, numéro commercial et pochette : trois preuves différentes

La matrice d’un 45 tours comporte souvent une suite de caractères liée à la gravure ou au processus de production. Le numéro QMSP ou 3C sert à identifier l’article mis en vente ; la pochette accompagne la promotion et la présentation. Pour « Come Together », des matrices contenant 04266-M-A et 04266-M-B sont relevées ; pour « Let It Be », celles contenant 04353-M-A et 04353-M-B. Aucune de ces inscriptions ne doit être utilisée seule pour attribuer un jour précis de vente, un nombre d’exemplaires ou un mixage inédit.

Identifier les exemplaires sans fabriquer de fausses variantes

Le même titre peut apparaître sur plusieurs étiquettes ou dans différentes séries, sans qu’il existe de nouvel enregistrement. Une comparaison fiable réunit les deux faces, le numéro complet, les crédits, les indications de fabrication et les matrices. La pochette doit être observée indépendamment : un ensemble retrouvé sur le marché de l’occasion peut avoir été recomposé. L’absence de telle ou telle inscription sur un exemplaire ne permet pas, à elle seule, de dater un premier tirage ni d’en déduire un nombre d’exemplaires pressés.

Questions fréquentes

Une référence italienne donne-t-elle la date du master ?

Non. Elle identifie avant tout une publication commerciale. Les dates d’enregistrement et de fabrication doivent être établies séparément.

Une pochette et une étiquette différentes signifient-elles des chansons différentes ?

Pas nécessairement. Le programme des faces doit être relevé, puis les caractéristiques sonores comparées à partir d’éléments probants.

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