Écrite au début de 1969, « Run of the Mill » ferme le premier disque d’All Things Must Pass. Harrison y a nommé son destinataire. Genèse, contexte d’Apple, anatomie musicale, séances de 1970 et cinq erreurs à corriger.
Le 9 septembre 1971 paraissait « Imagine ». Ce que l’histoire a oublié : l’album a été tourné en même temps qu’il était enregistré. Enquête sur le long métrage réalisé et monté par John Lennon et Yoko Ono — tournage jour par jour, équipe, segments, mutilations vidéo et restauration.
Le 31 décembre 1970, McCartney assigne les trois autres Beatles et Apple Corps. Contrairement à ce qu’on lit partout, le jugement du 12 mars 1971 n’a pas dissous le groupe : il a nommé un administrateur judiciaire. Enquête complète sur Beatles & Co, les six motifs, le jugement du juge Stamp, et la dissolution réelle du 9 janvier 1975.
Installée depuis 2022 devant l’église St Barnabas, sur Penny Lane à Liverpool, la statue grandeur nature de John Lennon créée par Laura Lian sera mise aux enchères le 29 septembre 2026 par Omega Auctions. Estimée entre 70 000 et 100 000 livres sterling, cette sculpture en bronze représentant Lennon adossé à un symbole de paix est devenue en quelques années un véritable repère pour les visiteurs et les fans des Beatles. Une réplique devrait toutefois rester sur place après la vente.
On répète depuis cinquante ans que le premier album des Wings a été bâclé en trois jours. Les relevés de séance disent autre chose : du 24 juillet au 16 octobre 1971, orchestration comprise. Enquête complète sur la méthode empruntée à Dylan, le pseudonyme « Sam Browne », la naissance de Stella qui a donné son nom au groupe, « Dear Friend » adressée à Lennon — et sept idées reçues corrigées, à commencer par les classements, systématiquement inversés.
Jouée devant les Beatles le 14 janvier 1969 et laissée de côté, enregistrée à New York en octobre 1970, orchestrée par le Philharmonique et mixée six semaines en Californie : histoire complète du final de « Ram », du single britannique à trente-neuvième place et de la phrase où John Lennon a cru se reconnaître. Sept idées reçues corrigées.
Enregistré le 6 novembre 1970 à New York, assemblé au montage à partir de fragments inachevés, publié en single aux seuls États-Unis le 2 août 1971 : « Uncle Albert/Admiral Halsey » devient numéro un du Billboard le 4 septembre 1971. Enquête complète sur la séance, les musiciens recrutés dans une cave du Bronx, l’oncle de Liverpool, l’amiral américain, l’orage prélevé sur une bande de film, le procès d’édition, le massacre critique de 1971 et la réhabilitation.
Il existe, quelque part dans la mémoire d’un homme de quatre-vingt-six ans installé au pied de la Sierra Nevada espagnole puis en Californie, le souvenir d’une feuille de papier. Sur cette feuille, dictée par John Lennon dans une maison géorgienne du Berkshire, figuraient les titres de toutes les chansons des Beatles. En face de chaque titre, il fallait écrire un nom : le sien, ou celui de Paul McCartney. Cette liste n’a jamais été retrouvée.
Il existe une phrase qui revient dans presque tous les articles consacrés à Yoko Ono, et qui est fausse : « la veuve de John Lennon a aussi fait des disques ». L’ordre des termes est inversé. Quand Yoko Ono entre pour la première fois dans un studio d’enregistrement professionnel, en février 1968, elle a trente-cinq ans, une œuvre plastique reconnue par le réseau Fluxus, un livre d’instructions publié à compte d’auteur en 1964 qui deviendra une pierre angulaire de l’art conceptuel, deux concerts au Carnegie Recital Hall derrière elle et une réputation solidement établie dans l’avant-garde new-yorkaise. Elle n’est pas devenue musicienne parce qu’elle a rencontré un Beatle.
Le 18 avril 1975, John Lennon monte sur scène pour la dernière fois de sa vie. Six mois plus tard naît Sean, et le silence commence. Enquête sur l’année où le Beatle le plus bavard du monde a organisé sa propre disparition — et sur les quatre verrous qui se sont fermés en même temps.












