Lennon, McCartney, Harrison, Starr : les dix meilleurs albums solo des Beatles, classés selon cinq critères, avec dates, producteurs, classements, coulisses et correctifs. Et les dix grands absents.
Lennon a traité une vingtaine de chansons des Beatles de déchets — mais il a aussi déclaré préférer l’album blanc à tous les autres. Inventaire complet, verdict par verdict, source par source.
Treize mois de studio, quatre studios, deux versions jetées, une chanson coécrite et produite par George Harrison sans être crédité — et le 45 tours qui, en 1971, a battu ceux des trois autres ex-Beatles.
Écrite au début de 1969, « Run of the Mill » ferme le premier disque d’All Things Must Pass. Harrison y a nommé son destinataire. Genèse, contexte d’Apple, anatomie musicale, séances de 1970 et cinq erreurs à corriger.
Le 9 septembre 1971 paraissait « Imagine ». Ce que l’histoire a oublié : l’album a été tourné en même temps qu’il était enregistré. Enquête sur le long métrage réalisé et monté par John Lennon et Yoko Ono — tournage jour par jour, équipe, segments, mutilations vidéo et restauration.
Treize séances au Studio Three d’Abbey Road, du 26 septembre au 29 octobre 1970. Le journal de production de l’album le plus nu de John Lennon dit ce que la légende ne dit pas : soixante et une prises de « Mother » le premier jour, un producteur crédité qui arrive entre la prise 37 et la prise 38, des cris doublés, un couplet oublié rattrapé au montage.
Mai-octobre 1970 : la fabrication du disque, jour par jour et personne par personne. Les trente démos des 26 et 27 mai, l’effondrement de Phil Spector, l’interruption d’un deuil, le passage aux seize pistes de Trident, Badfinger en section acoustique, Phil Collins coupé du disque — et pourquoi personne n’a tenu le registre des musiciens.
Écrite vers 1957, enregistrée sans conviction le 5 mars 1963 puis abandonnée, ressortie en janvier 1969 et publiée dans la seule prise jouée sur le toit d’Apple : histoire complète de « One After 909 », avec les dates de séance, le personnel, les mixages et huit correctifs factuels — à commencer par sa place réelle sur « Let It Be ».
Il existe, quelque part dans la mémoire d’un homme de quatre-vingt-six ans installé au pied de la Sierra Nevada espagnole puis en Californie, le souvenir d’une feuille de papier. Sur cette feuille, dictée par John Lennon dans une maison géorgienne du Berkshire, figuraient les titres de toutes les chansons des Beatles. En face de chaque titre, il fallait écrire un nom : le sien, ou celui de Paul McCartney. Cette liste n’a jamais été retrouvée.
Le 10 avril 1970, un communiqué de presse glissé dans les exemplaires promotionnels de l’album McCartney apprend au monde que Paul McCartney ne travaille plus avec les Beatles. La légende retient de cette date une porte qui claque, quatre hommes qui se tournent le dos et vingt-cinq ans de silence jusqu’à l’Anthology. C’est une belle histoire. Elle est fausse.












