De Mary Hopkin à Beyoncé, de Steve Miller aux Rolling Stones : enquête complète sur les collaborations de Paul McCartney après les Beatles — dates, studios, crédits, citations et correctifs factuels.
Elliot Mintz affirme avoir assisté, à Noël 1978, à la véritable dernière rencontre entre John Lennon et Paul McCartney : une branche dans un vase, une pizza servie en fraude chez Elaine’s, et six mots échangés devant une fenêtre. L’histoire est belle. Est-elle vraie ? Enquête, contre-enquête et état complet du dossier.
Treize ans de chute, de retrait et de retour : la tournée « Dark Hoarse », le procès My Sweet Lord, le veto de Warner, Gone Troppo, puis Cloud Nine. Chiffres vérifiés et correctifs.
On raconte volontiers l’histoire des Beatles comme celle d’une génération spontanée : deux adolescents de Liverpool se rencontrent lors d’une fête paroissiale, décident d’écrire des chansons, et le vingtième siècle musical bascule. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire fausse — ou plutôt, une histoire amputée de sa première moitié. Avant d’être des auteurs, John Lennon et Paul McCartney ont été des lecteurs.
Q : Les Beatles ont-ils rencontré Elvis Presley ?
R : Une seule fois, le 27 août 1965, au domicile d’Elvis à Bel Air (Los Angeles). La rencontre s’est tenue sans presse, sans photographie et sans aucun enregistrement, à la demande du colonel Tom Parker et avec l’accord de Brian Epstein. George Harrison a revu Elvis seul à New York en juin 1972.
Q : Elvis Presley a-t-il critiqué les Beatles auprès de Richard Nixon ?
R : Oui. Le mémorandum rédigé le 21 décembre 1970 par Egil « Bud » Krogh consigne qu’Elvis considérait les Beatles comme une force au service d’un esprit antiaméricain. Le document, déclassifié en 1986, est conservé aux Archives nationales américaines. La démarche n’a eu aucune conséquence pour le groupe, dissous depuis huit mois.
Q : Elvis a-t-il chanté des chansons des Beatles ?
R : Cinq : « Hey Jude » (studio, janvier 1969, publié en 1972 sur Elvis Now), « Yesterday » (scène, Las Vegas, 1969), « Something » (notamment lors d’Aloha from Hawaii en 1973), « Lady Madonna » et « Get Back » (versions informelles). Quatre sont signées McCartney, une Harrison, aucune Lennon.
Q : Lennon a-t-il dit « Avant Elvis, il n’y avait rien » ?
R : Cette formule est classée comme disputée et n’a jamais été rattachée à une source primaire. La déclaration authentifiée, faite au lendemain de la rencontre de 1965 et publiée dès 1968, dit que rien ne l’avait touché avant Elvis et que sans Elvis il n’y aurait pas eu de Beatles.
Enregistrée le 12 octobre 1965, « Run for Your Life » ouvre les séances de Rubber Soul. Histoire, correctifs factuels et analyse d’un morceau maudit.
Le 20 juillet 1964, Capitol publiait Something New, l’album créé faute de pouvoir sortir A Hard Day’s Night aux USA. Histoire, titres, correctifs.
Via cet article, découvrez un panorama complet des chansons des Beatles et plongez avec nous dans cette oeuvre fabuleuse, inégalée.
Il y a des deuxièmes places qui disent plus de choses qu’une victoire facile. Avec Long Long Road, entré le 7 mai 2026 à la deuxième place des classements britanniques Official Americana Chart et Official Country Artists Albums Chart, Ringo Starr ne signe pas seulement une jolie performance tardive : il prolonge l’une des lignes les plus discrètes et les plus profondes de son histoire musicale. Depuis Liverpool, Hambourg et les reprises de Carl Perkins jusqu’à Beaucoups of Blues, Look Up et cette nouvelle collaboration avec T Bone Burnett, la country n’a jamais été chez lui un déguisement de vieux rockeur en quête d’authenticité. C’est un vieux territoire intérieur, une musique de route, d’humilité et de chagrins tenus à distance par un sourire. À 85 ans, l’ancien Beatle aurait pu se contenter d’être une légende que l’on célèbre, que l’on classe, que l’on ressort dans les coffrets et les documentaires. Il préfère encore publier des disques, s’entourer de Billy Strings, Molly Tuttle, Sarah Jarosz, Sheryl Crow ou St. Vincent, et rappeler que la grandeur de Ringo a toujours tenu dans une forme rare de modestie obstinée. Long Long Road manque deux numéros 1, mais il raconte quelque chose de plus beau : un survivant qui n’a pas besoin de couronne pour continuer à garder le rythme.
On a souvent regardé Ringo Starr comme le Beatle le plus simple à comprendre, ce qui est sans doute la meilleure manière de passer à côté de lui. Parce qu’il n’a jamais cherché à dominer la conversation, parce qu’il a préféré le battement juste au grand geste spectaculaire, parce qu’il a porté la légèreté comme une élégance et non comme une fuite, on a trop longtemps sous-estimé ce qu’il représentait vraiment : le cœur humain des Beatles, leur respiration, leur point d’équilibre. Avec Long Long Road, nouvel album produit par T Bone Burnett, Ringo ne vient pas réclamer une revanche tardive ni dresser son propre monument. Il reprend la route, simplement. Celle qui part de Liverpool, des disques américains rapportés par les marins, des boîtes de conserve transformées en tambours, des rêves de Texas abandonnés devant des formulaires administratifs, et qui passe par Hambourg, Abbey Road, Nashville, les excès, la sobriété, les retrouvailles et les fantômes apprivoisés. Ce disque country n’est ni un caprice de vétéran ni un testament sous cellophane. C’est le retour naturel d’un musicien qui a toujours su écouter avant de jouer, et qui, à quatre-vingt-cinq ans, continue d’avancer avec cette obstination désarmante : peace, love, et quelques kilomètres de plus.












