La butcher cover de Yesterday and Today : la séance Whitaker du 25 mars 1966, le rappel de Capitol, et le guide complet pour identifier, évaluer et authentifier les trois états.
En bref — Entre le 30 novembre 1974 et le 6 juin 1992, Ringo Starr n’a pas placé un seul disque au classement des 45 tours britanniques. Dix-sept ans et demi de néant. Côté albums, c’est pire : entre Goodnight Vienna, entré le 7 décembre 1974 à la trentième place pour deux semaines, et Vertical Man en août 1998, aucun de ses albums studio n’est entré au classement britannique. Vingt-trois ans et huit mois.
« Day Tripper » : la bande de travail de Kenwood, le riff qui n’existait pas encore, et l’histoire complète du single le plus mal compris des Beatles En bref — Le 26 août 2026, Apple Corps a mis en ligne Day Tripper (Songwriting Work Tape), un enregistrement domestique réalisé chez John Lennon, à Kenwood (Weybridge, Surrey), pendant la période Rubber Soul. On y entend Lennon et Paul McCartney fabriquer la chanson à voix haute, rire, se moquer l’un de l’autre, tester des lignes — et surtout : le riff, celui que le monde entier reconnaît en trois notes, n’y est pas encore. C’est la première fois en soixante et un ans qu’un document de travail de « Day Tripper » sort des archives d’EMI. La bande figurera sur l’édition spéciale de Rubber Soul attendue le 2 octobre 2026.
Paul McCartney salue la mémoire de Dolly Parton, morte à 80 ans, et revient sur leur rencontre de 1974 et leur reprise de « Let It Be » avec Ringo Starr.
De « Ticket to Ride » à « Helter Skelter » : les 10 chansons les plus rock des Beatles, classées selon quatre critères, avec dates de séance, citations et 12 correctifs factuels.
La chanteuse, autrice-compositrice, actrice et philanthrope américaine Dolly Parton est morte le 25 août 2026 à Nashville, à l’âge de 80 ans. De son enfance pauvre dans les Smoky Mountains à ses plus grands succès, retour sur le parcours d’une figure majeure de la country. L’article explore surtout ses liens avec les Beatles : sa rencontre avec Paul McCartney en 1974, sa collaboration avec lui sur « Boots and Sand », ses reprises de « Help! » et « Imagine », puis son enregistrement de « Let It Be » avec Paul et Ringo Starr en 2023. Une réunion discographique devenue historique dans les classements américains.
On raconte volontiers l’histoire des Beatles comme celle d’une génération spontanée : deux adolescents de Liverpool se rencontrent lors d’une fête paroissiale, décident d’écrire des chansons, et le vingtième siècle musical bascule. C’est une belle histoire. C’est aussi une histoire fausse — ou plutôt, une histoire amputée de sa première moitié. Avant d’être des auteurs, John Lennon et Paul McCartney ont été des lecteurs.
Un soir, dans l’appartement du Dakota, John Lennon confie à George Martin qu’il aimerait réenregistrer l’intégralité du catalogue des Beatles. Le producteur, incrédule, avance le titre qu’il croit inattaquable : « Même Strawberry Fields ? » Réponse de Lennon : « Surtout Strawberry Fields. » L’anecdote circule depuis quarante ans comme une curiosité. Elle est en réalité la clé de voûte du rapport que Lennon entretenait avec sa propre œuvre — et, accessoirement, l’explication la plus économique de tout ce que les Beatles sont devenus depuis sa mort : les remixages, les démixages, Love, Now and Then. Enquête sur une phrase que personne n’a enregistrée, à propos du disque le plus laborieusement fabriqué de l’histoire du groupe.
C’est un débat qui divise les collectionneurs : faut-il écouter les Beatles en mono ou en stereo. Nous vous livrons un début de réponse.
Le 14 juin 1965, en fin de soirée, dans le Studio Two d’Abbey Road, Paul McCartney s’assoit seul devant un micro avec une guitare acoustique désaccordée d’un ton. En deux prises, il enregistre une chanson que le groupe vient de déclarer injouable à quatre. Trois jours plus tard, quatre musiciens de séance londoniens entrent dans le même studio avec une partition écrite à deux mains, et reçoivent une consigne qui va contre tout ce qu’on leur a enseigné : ne pas vibrer. De cette contrainte naît l’un des sons les plus reconnaissables du XXe siècle.












