Oasis : From Liverpool to Manchester

Oasis , les nouveaux Beatles ? bien sur que non ! Il ne s’agit pas dans les lignes qui vont suivre d’essayer de démontrer désespérément que les 5 de Manchester sont plus grands que les 4 de Liverpool.
Au contraire, il s’agit de voir à travers le parfait exemple que représente Oasis, l’influence qu’ont eu les Beatles sur la musique, et le rock anglais en particulier, et de constater que plus de 30 ans après leur séparation, ils représentent encore une source d’inspiration intarissable pour les musiciens de tous horizons.

A l’origine, les membres d’Oasis proviennent de Burnage, dans la banlieue de Manchester. Les 2 personnages emblématiques du groupe sont bien entendu les très souvent décriés frère Gallagher : Noël (auteur, compositeur et guitariste du groupe) et Liam (le chanteur).

Dans sa première version (sans Noël), le groupe avait pour nom  » Rain « , qui laisse déjà supposer une allusion au célèbre quartet de Liverpool. Une rumeur sur la provenance du nom définitif fait d’ailleurs état d’une affiche de concert dans la chambre de Noël annonçant le passage des Beatles à l’  » Oasis  » de Manchester. Chose amusante à ce propos sur l’aîné des Gallagher, qui a vu le jour le 29 mai 1967, jour de la célèbre conférence de presse des Fab Four annonçant au monde entier la sortie imminente de  » Sgt peppers  » (un signe ??).

Composé de manière très classique, sur le modèle Beatles, le groupe comporte 2 guitares, une basse, une batterie…et un chanteur.

LE « CROSS-OVER » OASIS

LES INFLUENCES MUSICALES

Les influences musicales du groupe sont nombreuses. En effet, Oasis pourrait représenter une parfaite synthèse de tous les groupes de rock ayant existé en Angleterre. Un mélange subtil de mélodie Beatles, de l’attitude des Stones et du « je m’en foutisme » des Sex Pistols. Ce parfait dosage à fait d’Oasis le groupe de rock qui incarnera à jamais les années 90, à l’heure où , en 1994 quand ils sont apparus, les groupes de guitares étaient en pleine perte de vitesse, face aux attaques commerciales de la techno et de la dance music.

Parmi la longue liste des formations ayant inspiré Noël, on peut citer entre autres les Stones, les Who, les kinks, Les stones roses, Neil Young, les Smith (à travers leur guitariste Johnny Marr), les Sex Pistols et bien entendu Paul Weller (du groupe The Jam). La liste est longue, très longue…

Mais il y a bien sur une influence majeure qui surpasse toutes les autres : Les Beatles.

Au delà de se proclamer ici ou là comme les  » nouveaux Beatles « ou comme leur » descendant direct  » , les membres du quintet de Manchester, et particulièrement Noël, entretiennent un rapport passionnel, voire obsessionnel, nourri d’un immense respect, pour le groupe originaire des bords de la Mersey.

L’INFLUENCE DES BEATLES SUR NOEL

Cette influence est plus que profonde. Noël a baigné dès sa plus tendre enfance dans les mélodies des Beatles (au même titre que celle des Stones), car sa mère adorait ce style et qu’elle avait vécu la « Beatlemania » de l’intérieur.

Le futur guitariste d’Oasis a commencé très tôt l’apprentissage de son instrument, en s’essayant sur une imitation de la Gibson Hummingbird achetée bon marché. La première chanson qu’il ait appris fut …Ticket to ride. Sa chanson préférée des Beatles, car il a toujours été fasciné par la manière dont  » le protagoniste CROIT qu’il va être triste et CROIT que c’est pour aujourd’hui. Et plus que tout, il aime la façon dont on sait qu’il va y avoir un changement d’accord avant même qu’il se produise « . Chanson pour laquelle il a, du moins jusqu’à aujourd’hui, toujours résisté à l’envie de reprendre.

Après Ticket to ride, suivront l’intégralité des best of « rouge » et « bleu ». Noël à toujours rêvé de devenir musicien et de ressembler à ses idoles, et c’est ce qui le différencie vraiment de Liam. Pour ce dernier, la « vocation » est venu sur le tard…tout comme sa passion pour les Beatles et surtout pour Lennon, pour qui il a une admiration sans limite (rappelons que son fils se prénomme…Lennon).

Et si aujourd’hui vous demandez à Noël s’il possède beaucoup de disque des 4 garçons dans le vent, il vous répondra :  » en mono, en stéréo, en pressage différents selon les pays, et bien sur en bootleg…  »

LES ORIGINES COMMUNES

La première chose que l’on remarque lorsque l’on s’intéresse à ces deux groupes, c’est qu’ils possèdent en tout point des origines communes.

Sur un plan géographique :

le nord de l’Angleterre bien sur. En effet leur deux villes d’origines ne sont distantes que de quelques dizaines de kilomètres.

Sur le plan des origines sociales :

force est de constater que les deux villes sont des pôles ouvriers importants de l’Angleterre, présentant les mêmes images d’usines sous un ciel gris. Un peu comme si dès le départ il n’y avait aucune possibilité d’échapper à son triste avenir d’ouvrier . Que ce soit John, Paul, George ou Ringo d’un côté ou Noël et Liam de l’autre, ils ont tous grandis dans des familles financièrement pauvres, mais également éclatées : John, élevé par sa tante Mimi après le décès de sa mère Julia, et de l’absence de son père. Paul, qui comme son ami à dû faire face à la perte de sa mère, ainsi que les Gallagher élevés par un père violent et presque toujours absent.

Avoir grandi sous le même climat donne un résultat assez identique au niveau de la couleur sonore de la musique, et avoir eu une enfance relativement identique donne la même sensibilité aux paroles et aux thèmes abordés.

L’APPARENCE BEATLES

Évidemment, qui n’a pas remarqué leur coupe de cheveux ? C’est bien la première chose que l’on remarque quand on regarde ces « lads » de Manchester. La fameuse « coupe Beatles ». Le plus souvent, il s’agit de la coupe de cheveux « classique », typique de la folle période de la beatlemania.

On peut tout de même noter que de temps à autres, Liam se laisse pousser les cheveux pour obtenir un résultat plus proche de Lennon durant l’enregistrement de « Let It Be ».

Les lunettes qu’ils utilisent, avec les reflets de couleur (comme Noël dans le clip de  » Don’t look back in anger « ) sont très marquées années 60. Et si l’on y regarde de près, la manière dont Liam mâche son chewing-gum ressemble étrangement à celle de Lennon (durant la fameuse interprétation à la télé de « Hey Jude » en particulier)…

Mais hormis leur apparence « extérieure », une chose assez marquante les distingues des autres groupes de rock actuels : leur immobilité sur scène ! même Liam, qui pourtant ne s’occupe que du chant ne bouge jamais… !!! Dès lors, les images des concerts ou des passages télés des Beatles ressurgissent. Il semble bien qu’Oasis ait repris à son compte une attitude que les Fab four adopté sur scène au début des années 60, essentiellement à cause de l’inadaptation technique des salles à l’époque (problèmes pour les micros,…).

On remarque également que Noël a durant longtemps utilisé uniquement comme seule guitare une Epiphone ES 335, modèle que John utilisa pour le fameux concert sur le toit des locaux d’Apple en 1969. Désormais il utilise plus fréquemment une Rickenbacker (marque dont le nom est indissociable de l’histoire des Beatles…) et plus classiquement des Gibson Les Paul ou des Fender (des guitares que George Harisson appréciait beaucoup…)

FAB FIVE DES ANNÉES 90 ?

Il est indéniable qu’Oasis constituera à jamais la bande son des années 90. A la différence d’un U2 en perte de vitesse, d’un Blur n’ayant jamais pu s’exporter hors de Grande Bretagne, ou d’un Radiohead allant parfois trop loin, les Mancuniens ont su trouver les arguments musicaux pour s’imposer.
Noël incarne ce dont il avait toujours rêvé, l’image du « guitar hero ». S’occupant des paroles et de la musique, et gérant le groupe, tout en incarnant l’image d’un guitariste serein, sûr de l’impact de ses compositions et de leur effets sur scène. Liam quant à lui incarne à bien des égards, et de part son charisme, l’image type d’une vrai rock star, digne héritier d’un Lennon ou d’un Jagger.

Mais plus impressionnant encore est la véritable « Oasismania » provoquée par la sortie rapprochée de leur deux premiers albums. Definitely Maybe et Morning Glory ont rencontrés un succès colossal et continuent à se vendre sans cesse chez les disquaires. Passant très rapidement des petites salles aux plus grands stades de la planète, Oasis a su imposer son style de part la planète entière, provoquant des scènes d’engouements que l’on avait pas connu pour un groupe de rock depuis…les Beatles. Certes différentes et moins impressionnantes, mais bel et bien présentes. Cette « Oasismania » consacra même le groupe aux Etats-Unis (avec l’incroyable succès de Morning Glory !), chose étonnante quand on sait que seul les Beatles et Led Zeppelin avaient réussi a s’y imposer, et que depuis 1969, plus aucun groupe Anglais n’y était arrivé ! Un véritable exploit ! d’autant plus que l’Amérique sortait à peine de sa période Grunge, et venait de perdre Kurt Cobain, leader de Nirvana (un Lennon dans l’âme lui aussi…). Liam ayant déclaré d’ailleurs au sujet de ce dernier, et lors de sa première tournée US (1994) qu’il n’était qu’un  » connard n’ayant jamais réussi à supporter la célébrité, mais que lui était beaucoup plus fort que ça « . Dans le genre » choses à ne pas dire « , cela rappelle inévitablement la phrase de Lennon sur le christianisme également aux Etats-Unis…

Pour bien mesurer l’ampleur de cet impact, il faut aussi savoir que « Morning Glory » est sorti en même temps que l’Anthology des Beatles. Les « teenagers US » harcelaient les radios Américaine en demandant de passer sans cesse « l’inédit des Beatles », qui n’était autre que …Wonderwall !!! En Grande Bretagne, les ventes de « Morning Glory » ont dépassées celle de l’anthology…

Cerise sur le gâteau, ce que le monde attendait depuis la guerre Beatles / Stones (qui est plus une fiction qu’autre chose…), un nouveau duel fratricide entre les 2 formations au sommet des charts Anglais durant l’année 1995 : Oasis / Blur. Certes Oasis n’a pas le talent des « scarabées » et Blur est loin, très loin d’incarner, voire même seulement de ressembler au groupe de Jagger et Richards, mais les médias ont bel et bien monté ce « combat au sommet ». Une sorte de nostalgie quelque part…Les fab five de Manchester en sont sorties vainqueur (malgré là encore quelques déclarations très limites !).

OASIS ET LES BEATLES

Bien plus que d’avoir une simple apparence de Fab four à la grande époque, les membres d’Oasis sont réellement imprégnés de la musique des scarabées.

Noël, en tant que compositeur, est celui qui fait le plus ressortir au sein de ses compositions, l’influence qu’on eu les Beatles sur lui durant son adolescence et qu’ils continuent à avoir aujourd’hui encore.

Un journaliste de Rock & folk expliquait d’ailleurs justement que  » la richesse d’Oasis, c’est de partir d’une minuscule citation des Beatles pour proposer ensuite des mélodies totalement ravageuses, et oui, personnelles « . il ne s’agit pas ici d’un plagiat, mais d’une influence naturelle au même titre que celle que les autres groupes ont eu sur eux. Que serait devenu les compositions de Paul , John et George sans les influences de grandes figures du rock comme Chuck Berry, Little richard et bien sur Bob Dylan ?

Le parfait exemple est incarné à travers la chanson  » Don’t look back in anger  » (et oui, l’intro au piano ne vous dis rien ??). Ces quelques notes empruntées au somptueux « Imagine » de Lennon introduisent parfaitement ce sommet des années 90, moment fort de  » (what’s the story) Morning glory ? « . Evidement, des morceaux comme « champagne supernova », « all around the world » ou bien encore « whatever » sont indéniablement marquées par l’esprit Beatles.

Et que dire alors de « Roll it over » qui, malgré quelques accents de Led Zep et de Pink Floyd, contient un magnifique solo de guitare « aérien » qui paraît être fortement influencée par celui de « Come Together » ! Il semble à ce propos que les solos signés Harrison soit une source d’inspiration pour Noël (« Don’t look back in anger », « Don’t go away »,…).

La première composition personnelle de Liam, sur « standing on the shoulders of giants » (SOTSOG ) démontre également toute l’admiration qu’a le petit frère de Noël pour ces illustres prédécesseurs ! On pourrait d’ailleurs très facilement assimiler « little James » à une tentative de « Hey Jude » moderne, surtout en ce qui concerne la fin de la chanson, qui est tout de même assez explicite…

Une chanson comme « up in the sky » (« Definitely maybe « ) aurait très bien pu avoir sa place sur « Revolver » tant l’ambiance paraît identique à celle de l’album. En parlant d’ambiance, la manière dont les trompettes sont utilisées sur « Round are way » (face B de « »Wonderwall « ) peuvent rappelées celles de  » got to get you into my life « . Tout comme l’ambiance » summer of love « de » who feels love « semble nous Ramener en 1967 à la sortie de » Sgt peppers  » !

On peut également citer, en guise de conclusion la « fadeout » de « she’s electric » qui est identique à celle de  » with a little help from my friends « …

Une des principales caractéristiques d’Oasis est de pouvoir transcrire la quasi-totalité de leurs chansons (mêmes les plus rock) à travers de magnifiques interprétations très dépouillées , interprétées par Noël à l’aide d’une simple guitare. Certaines de leurs compositions acoustiques (« talk Tonight », « sad song »,…) pourraient presque être digne de la fameuse séance d’Esher effectuée à l’occasion de l’enregistrement du « Double Blanc « .

Le travail fourni dans l’élaboration des « backing vox », le plus souvent par Noël, ne sont pas sans rappeler le même soin apporté par les Beatles à certaines de leurs chansons (« Help ! » , « Hello Goodbye » et  » octopus’s garden  » notamment.). Ainsi, dans bon nombre de chansons, Noël intervient derrière la voix de son frère, ce qui donne un aspect assez incroyables en concert.

Il est vrai que la veine de composition est toujours la même (naissance d’une « marque de fabrique Oasis » ?) mais ce qui est particulièrement intéressant, c’est l’approche radicalement différente dans la conception de chacun de leurs différents albums. Allant d’un  » definitely maybe « très spontané, à un » SOTSOG  » très produit (avec un vrai travail effectué en studio), en passant par un  » Be here now « plus rock que jamais et un » Morning glory  » très pop, les frères Gallagher ont su démontrer l’étendue de leur talent en seulement 4 albums. Cette approche différente dans la conception des albums n’est pas sans rappeler les différences profondes existantes entre « Sgt peppers » (très psyché), le  » White album « (très dépouillé) ainsi que » Abbey Road « et » Let It Be « et le fameux » son Spectorien « ) ! Le tout seulement espacé de quelques mois dans leurs élaborations, et pourtant si différents …

LES ALLUSIONS DANS LES PAROLES

Certes, beaucoup de gens peuvent reprocher à Noël de faire tout le temps référence à ses idoles.

Le fait de placer perpétuellement des petites allusions au sein même de ses paroles n’arrangera pas les choses. Mais franchement, si vous étiez à sa place, vous ne feriez pas pareille…

Une fois de plus, il ne s’agit pas ici de faire un inventaire complet de ces allusions, ce qui serait à la fois long et…inutile.

Voici donc quelques exemples, du moins les plus marquants !´

Wonderwall :

le titre fait référence au film pour lequel George Harisson avait composé la bande originale. A l’entame du 2éme couplet « backbeat » fait allusion à un célèbre film sur les fabs. Enfin :  » And all the roads we have to walk are winding  » , peut être considéré comme un clin d’œil à la chanson de Paul : « the long and winding road ».

Don’t look back in anger :

hormis son intro au piano déjà évoquée, on retient ici le vers  » So i start a Revolution from my head / cos’ you said the brains i’ve went into my head  » qui fait appel à Lennon, c’est assez évident…

Morning glory :

« I’m walking to the sound of my favorite tune / Tommorow never knows what it doesn’t know too soon. » D’autant que Noël a déjà expliqué que cette chanson (Tomorrow never knows) présente sur Revolver était sa favorite.

Roll with it :

à la fin de la chanson Liam répète sans cesse « I’ve got a feeling I’ve lost inside« ( » i’ve got a feeling « sur l’album » Let It Be « )

Rockin’ chair :

reprend le vers de Harisson  » it’s all too much for me to take when you’re not there « . (vers identique à celui que contient « It’s all too much »)

Step out :

 » what She Said, She Said to me… « . ni aurait-il pas là encore une référence a « revolver » ( » She said she said « )

Sad song :

 » Hey jude ! don’t make it bad. Take a sad song… »

Supersonic :

 » You can sail with me in my yellow submarine « , ça tombe bien, on est déjà dans le sous-marin !

The masterplan :

une petite allusion à « let it be », ainsi que Noël chantant dans le fond, à la fin de la chanson « I’d like to be, under the sea… »qui rappel quelque peu John reprenant « she loves you » à la fin de « all you need is love ».

D’you know what i mean ? :

« The fool on the hill and I Feel Fine » : on peut difficilement être plus clair !

My big mouth :

dans cette chanson de « be here now« il est fait référence à » The long and winding road « . tout comme la phrase « of a bloody cold assassin » fait penser inévitablement à Chapman ! l’assassin de John…

Be here now :

la chanson titre de l’album, qui nous dit : « sing a song to me , One from Let It Be »

it’s Getting Better (man !!) :

il s’agit de la chanson « getting better » sur « Sgt peppers ». La phrase  » just say The Word and i’d be free  » se réfère à la chanson « the word » (rubber soul) qui indique « say The Word and you’d be free »…

Fade in/out :

s’agirait-il d’une allusion au vers contradictoire de Lennon dans la chanson « Revolution » extraite du « Double blanc« : »don’t you know that you can count me out / in ».
Toujours dans « fade in/Out » il est également fait allusion à  » Helter Skelter « .

Take me away :

Peu connue du grand public. Noël utilise le fameux « I’d like to be, under the sea » de Ringo.

En somme, quelques petites références bien placées , qui ne sont pas là pour être dissimulées. Les frères Gallagher, et surtout Noël assument clairement leur influence !

 

LES ALLUSIONS VISUELLES

En plus de placer quelques références au sein même de ses chansons, Noël (qui supervise souvent la Photographie accompagnant ses singles ou ses albums) se permet de placer quelques allusions sur les pochettes ou dans les clips.

Les pochettes

La première de ces références, absolument incontournable, constitue tout simplement la pochette du single « live forever ». En apparence, une simple maison, de plus pur style britannique.
Quand on y regarde de plus près, il s’agit tout simplement de l’endroit où John Lennon a grandi, la maison de sa tante Mimi (qui est à John ce que Peggy Gallagher est à ses enfants) à Liverpool. D’autant que cette chanson à toujours était dédiée à John et à leur mère…

Il faut également savoir que la date de sortie de ce single n’avait pas été choisie au hasard puisqu’elle coïncidait avec le 25éme anniversaire de la sortie du fabuleux « Abbey Road »…

Il est également difficile de rater le piano blanc sur la pochette du single  » Don’t look back in anger « . Piano blanc qui rappelle celui sur lequel John a composé « Imagine » (les Gallagher ayant d’ailleurs essayé de racheter ce piano avant de se le faire souffler par George Michel), dont le riff a été repris pour introduire la chanson chantée par Noël. On peut aussi remarquer le parterre de fleurs recouvrant l’ensemble des instruments qui donne un petit air des studios Abbey Road lors de l’enregistrement live de  » All you need is love  » (25 Juin 1967)…

Sur la pochette du maxi de « don’t go away » (import Japon seulement), un avion atterrit sur l’aéroport de Liverpool. Hasard ?
Sur la totalité des albums sorties à ce jour, est présent à l’arrière de la pochette, le logo « Helter Skelter ». C’est le nom de la boite de prod de Noël, qui ne lui rapporte pas d’argent, mais qui constitue juste, une fois de plus un clin d’œil.

Enfin, la pochette de l’album « Be Here Now » est la plus fournie et la plus intéressante.
Tout d’abord le titre lui même. « Be Here Now » était une expression très utilisée par John. Ensuite la maison qui ressemble à celle utilisée dans le film « Imagine ».

Puis la Rolls-Royce , voiture que Lennon affectionnait, qui a la même plaque d’immatriculation que le fourgon de police noir sur la droite de la pochette d’Abbey Road (si si, regardez bien…).

On peut citer aussi le parcmètre dans la piscine qui pourrait se référer au  » standing by a parking meter « de la chanson » Lovely Rita « . Ou pour finir, Noël, qui regarde dans un télescope qui rappelle la scène de Ringo dans le film « Magical Mystery Tour »…certains disent même que la date du calendrier (21 août) correspond à la date à laquelle John et Yoko avaient quitté l’Angleterre…

Une fois de plus, on s’aperçoit que J. Lennon est au centre des allusions faites par Oasis. Lors des grands concerts, Noël et Liam ne dérogent pas à cela, puisque la photo de John apparaît immanquablement sur un écran géant durant le solo final de « live forever » (cf les vidéos « There & Then » et « Familiar to millions »).

 

(voir les pochettes dans la galerie de photos)

Les clips

Ce qui tranche le plus dans leurs clips, c’est sans doute leur apparence Beatles incontestable (à l’image de Noël dans celui de « Don’t look back in anger » ou de Liam dans celui de « Champagne supernova », pour ne citer que deux exemples…).

(voir les allusions dans la galerie de photos)

QUAND LES ROUTES SE CROISENT

5 Septembre 1995. Alors que Noël enregistre, dans les mythiques studios d’Abbey Road, une chanson (« fade away ») destinée à la compilation humanitaire « Help ! », Paul Weller lui demanda de lui donner un petit coup de main. Le coup de main en question était d’enregistrer une reprise de « Come Together » avec Paul Mc Cartney…sous le pseudo de « mojo filters » ! C’est ainsi que l’aîné des Gallagher rencontra une de ses plus grandes idoles. Le Souvenir de cette rencontre étant à jamais marqué sur un disque…

Ringo a également eu le « plaisir » de croiser la route des Gallagher à la fin de l’année 1994, durant leur première tournée aux Etats-Unis. Ringo était présent au « Whiskey A Go Go » de Los Angeles pour assister à ce qui fut un « concert catastrophe » (Oasis étant capable sur scène du meilleur …comme du pire parfois !!). Au programme : Bagarre entre Noël et Liam sur scène, insultes, et Liam quittant la scène en plein milieu du concert. Un vrai carnage…

LES CITATIONS À PROPOS DES BEATLES

LES CITATIONS DE NOEL

  • J’ai rencontré Paul McCartney deux fois, sur l’album « Come Togheter » et quand je suis aller chez lui à St John’s Wood une fois. Il aime  » Slide Away « , » Whatever « et » Live Forever « . Si j’avais été frappé par un taxi cette nuit là, je serait mort l’homme le plus heureux du monde.
  • Mon morceau préféré, c’est Ticket to ride. J’ai toujours éprouvé une passion sans bornes pour ses harmonies, la manière dont le couplet et le refrain fusionnent. La chanson Strawberry fields for ever est objectivement meilleure, plus riche, mieux écrite, mais Ticket To Ride a l’avantage d’être beaucoup plus directe, plus énergique : en trois minutes, l’affaire est bouclée. C’est sans doute l’une des meilleures chansons pop de tous les temps. Et puis les paroles sont parfaites là où tant d’autres auraient chanté I know I’m gonna be sad (Je sais que je vais être triste), les Beatles chantent I think I’m gonna be sad (Je crois que je vais être triste). C’est beaucoup plus malin… Si je ne devais garder qu’un album, ce serait l’une des compilations – rouge et bleue -‘ peut-être la rouge. On a tous commencé par là, non ? Et si je devais choisir un véritable album, ce serait The White album. Pour le nombre de morceaux, le sens du risque et les chansons I’m so tired et Helter Skelter. L’Album blanc, c’est un fantasme pour tous les musiciens que je connais qui n’a pas rêvé d’enregistrer un jour un disque de cette qualité, de cette intensité Honnêtement, je ne sais pas si Oasis en est capable. Avant de s’attaquer à ce genre de monstre, nous devrons encore bosser très dur, enregistrer un ou deux albums de chansons pop. Ensuite, on verra… Mon Beatle préféré, c’est John Lennon. Un vrai caractère, un héros absolu. J’admire cette faculté qu’il avait de se moquer de tout, hormis des Beatles et de ses chansons. McCartney écrivait sans doute de meilleures mélodies mais, à mes yeux, il n’arrivait pas à la cheville de Lennon. Pourtant, j’aurais sans doute détesté Lennon si je l’avais rencontré, je crois que c’était un sale con… Je ne vois pas de point faible chez les Beatles. Plutôt des erreurs tactiques : avoir arrêté les concerts – ce que je trouve assez ridicule – et avoir laissé Yoko Ono s’infiltrer. Et puis s’être séparés avant que j’aie pu les rencontrer
  • Je suis allé chez lui et il m’a dit  » Tu me rappelles énormément ce qu’on était, le look et tout ça « . J’ai répondu  » J’espère bien, parce que j’ai dépensé assez de fric pour y arriver.  » Il avait entendu Morning Glory et m’a dit qu’il avait vraiment aimé quelques-unes des chansons . C’était le pied d’entendre ça !
  • Si j’avais été dans les Beatles, je sais que j’aurai été un bon George Harrison. J’ai seulement fait deux albums mais je dirais que je suis aussi bon que n’importe lequel d’entre eux après leurs deux premiers albums.
  • C’est un mec que je respecte, mais je l’aurai sûrement détesté si je l’avais connu. Ça devait être un mec insupportable !
  • C’est plus qu’une obsession. C’est un idéal de vie. Je ne sais même pas comment me justifier. Chaque chanson que j’écris, je la compare avec celles des Beatles. J’en ai été très proche a une ou deux reprises. J’imagine que c’était avec Live forever, Don’t look back in anger ou Whatever. Le seul problème c’est qu’ils étaient là avant moi. Si j’étais né à la même époque que John Lennon, j’aurais été à ce niveau aussi. Mais bon, c’est sûr que j’aurais été meilleur que Gerry et les putains de Pacemakers, je le sais
  • D’ici deux ans, Oasis gagnera le concours de l’eurovision avec un morceau qui s’intitule « All around the world ». Si John Lennon avait écrit ce titre il aurait été abattu 5 ans plus tôt
  • Je pique tout ce que je peux aux Beatles. Pourquoi vouloir innover ? tout ce que je veux c’est écrire des bonnes chansons. Les gens ont toujours peur de faire des chansons évidentes et faciles. Moi non !
  • Lennon ?…un vrai caractère, un héros absolu !
  • Les gens ont toujours eu une grande estime pour John Lennon, mais s’il n’avait pas été abattu, il serait peut être affligeant aujourd’hui…une pauvre merde !
  • Les Beatles sont là (montant sa main au dessus de sa tête), et nous on est là (rabaissant sa main vers sa cheville)
  • J’ai rencontré Paul McCartney deux fois. Il est sympa, un mec cool. Il aime Oasis et il aime ce qu’on fait. J’ai rencontré George Harrison une fois lors d’une soirée. Ca allait, on a parlé de Carl Perkins dont il fan.
  • Nous prétendons devenir plus important que les Beatles, mais comme tout le monde, nous savons pertinemment que cela n’arrivera jamais.
  • Lennon avait raison : Les Beatles étaient plus célèbres que Jésus. Nous sommes donc plus grands que Jésus, et bientôt plus grands que les Beatles.
  • Pour les gamins de 16 ans, nous représentons énormément. Nous sommes leurs Beatles, de la même manière que le Smiths et The Jam ont été mes Beatles.
  • Les Beatles ont une chanson pour chaque jour de votre vie, que vous vous sentiez bien, mal, dépressif, joyeux, bourré, stone, quelle que soit votre situation, les Beatles sont bons pour vous.
  • Coté textes, ce que je fais est merdique. Je ne suis malheureusement pas John Lennon.
  • Je ne ferai jamais de duo avec Paul McCartney.Je suis devenu trop important pour ça aujourd’hui.

LES CITATIONS DE LIAM

  • Ma religion, c’est les Beatles ! Je ne chanterai jamais d’autres chansons que les tiennes et celles de John Lennon ! « , réponse de Noël » Je voudrai que personne d’autres ne chante mes chansons, sauf toi…et John Lennon !
  • Je suis la réincarnation de John Lennon !
  • Je n’ai jamais pu saquer Mc Cartney, c’est lui qui écrivait les chansons de pédé
  • Je me fous de tout sauf de ma mère et de John Lennon !
  • John Lennon se prenait pour dieu. Je me prends juste pour John Lennon.

oasis

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