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Percy « Thrills » Thrillington, le fantôme mondain de Paul McCartney

Thrillington : le double orchestral de RAM par Paul McCartney

Il y a chez Paul McCartney une façon bien à lui de disparaître sans jamais vraiment quitter la pièce. Quand Lennon transforme le masque en règlement de comptes et Bowie en théâtre permanent, Paul préfère les fausses identités bricolées avec le sérieux d’une plaisanterie anglaise : des noms improbables, des biographies de poche, des doubles qui lui permettent de respirer à l’écart du vacarme Beatles. Percy “Thrills” Thrillington est sans doute le plus délicieux de ces fantômes. Faux dandy, faux chef d’orchestre, faux mondain sorti d’un salon où le champagne aurait tiédi depuis 1938, il signe pourtant en 1977 un vrai disque : la version instrumentale et orchestrale de RAM, enregistrée dès 1971 à Abbey Road sous l’œil de McCartney et les arrangements de Richard Hewson. Longtemps resté dans l’ombre, Thrillington n’est pas une simple curiosité lounge ni un caprice luxueux. C’est un miroir déformant tendu à l’un des albums les plus étranges, les plus mal compris et les plus féconds de Paul. En retirant sa voix, il révèle la charpente. En inventant Percy, il raconte autre chose de lui-même : l’art de fuir son propre nom pour mieux faire entendre ses chansons.

Paul McCartney : le n°1 discret qui réhabilite enfin Wings

Paul McCartney succès documentaire Man On The Run

Il y a des victoires qui prennent toute la place et d’autres qui s’installent plus silencieusement, avec cette élégance un peu étrange des événements que l’on pourrait croire mineurs si l’on oubliait de les replacer dans une histoire longue. Le nouveau n°1 décroché par Paul McCartney au Royaume-Uni appartient à cette seconde famille. Sur le papier, Man on the Run n’est “que” la bande originale d’un documentaire consacré aux années Wings, un disque d’accompagnement venu se glisser dans un classement spécialisé. Dans les faits, c’est beaucoup plus troublant que cela. Car ce succès modeste en apparence raconte quelque chose de beaucoup plus vaste : la manière dont une époque entière de la vie de McCartney est enfin en train d’être réentendue sans les vieux réflexes de condescendance. Longtemps traités comme un appendice embarrassant de l’après-Beatles, Wings reviennent ici au centre du récit, non plus comme une transition commode, mais comme le lieu même de la reconstruction artistique, affective et populaire de Paul. Et c’est tout l’intérêt de cette affaire : derrière les chiffres, c’est une mémoire qui se répare, une décennie qui reprend sa place, et un groupe trop souvent mal raconté qui retrouve enfin la lumière qu’il méritait.

Wings : l’autre grand roman de Paul McCartney, jusqu’à la rupture

Pourquoi les Wings se sont séparés ? Découvrez l’ascension, les tensions et la fin du groupe de Paul McCartney, de Wild Life à Tug of War, dans une relecture vivante d’un chapitre majeur et trop souvent sous-estimé de l’après-Beatles.

On a trop souvent raconté les Wings comme une simple note de bas de page dans l’histoire de Paul McCartney, un appendice un peu bancal entre la fin des Beatles et la grande carrière solo du musicien. C’est pourtant tout l’inverse. Pendant dix ans, les Wings ont été bien davantage qu’un groupe de transition : un lieu de reconstruction, un laboratoire pop en perpétuel mouvement, une machine à tubes et une formidable aventure collective, avec ses fulgurances, ses tâtonnements et ses lignes de fracture. De Wild Life à Band on the Run, de l’apothéose scénique de Wings Over America au lent effritement des dernières années, McCartney y a rejoué sa survie artistique autant que sa liberté. Car derrière les mélodies immenses, les tournées triomphales et les chansons entrées dans le patrimoine, l’histoire des Wings est aussi celle d’un malentendu critique, d’un groupe sans cesse redéfini, et d’un équilibre devenu impossible à tenir. Revenir sur leur séparation, c’est donc raconter bien plus qu’une fin : c’est redonner sa juste place à l’un des chapitres les plus passionnants, les plus humains et les plus sous-estimés de l’après-Beatles.

Mull of Kintyre, 100 000 par jour : le vertige McCartney et l’âge d’or du disque

Mull of Kintyre : McCartney raconte les 100 000 ventes par jour, le triomphe britannique de 1977 et l’étrange échec américain. Un récit sur l’âge d’or du 45-tours et la bascule vers le streaming. Découvrez l’envers du tube.

En 2016, Paul McCartney lâche une phrase qui sonne comme un souvenir physique : vendre 100 000 exemplaires par jour, « sur un truc comme Mull of Kintyre ». Pas une fanfaronnade, plutôt la photo d’un monde disparu, celui où la popularité se mesurait en piles de 45-tours, en camions de livraison et en réflexes nationaux. Car Mull of Kintyre n’est pas seulement une ballade pastorale à la cornemuse : c’est un phénomène britannique, une chanson devenue rituel au cœur de 1977, quand l’Angleterre punk prétendait brûler les dinosaures. McCartney, lui, oppose la douceur sans s’excuser, et le pays répond par une marée. Reste le paradoxe : triomphe au Royaume-Uni, presque fantôme aux États-Unis. Marchés, radios, imaginaires, géographie affective… le tube est une rencontre, pas une équation. À travers ce chiffre indécent et ce hit dissymétrique, on lit surtout la bascule d’une époque : du blockbuster vinyle au streaming fragmenté, des ventes qui claquent aux données qui flottent. Et McCartney, lucide, continue : moins pour “faire un score” que pour écrire, encore, la mélodie qui tient debout.

Mull of Kintyre : la cornemuse qui a offert à McCartney son record absolu

Mull of Kintyre, la ballade à cornemuses de Wings, est le single record de Paul McCartney au Royaume-Uni. High Park Farm, Noël 1977, « Girls’ School » : découvrez pourquoi ce titre improbable a tout balayé.

On parierait sa dernière livre que le plus gros carton solo de Paul McCartney répond au cahier des charges du tube parfait : un refrain solaire, une basse bondissante, un air qui passe partout. Et pourtant, son single record au Royaume-Uni s’avance à contre-courant, en kilt et à pas lents : « Mull of Kintyre ». Une ballade ample, enracinée dans la péninsule écossaise où McCartney se réfugie depuis High Park Farm, portée par le souffle d’un pipe band et ce drone de cornemuses qui remplit l’air comme une marée. Sorti fin 1977, en plein bruit punk, le disque joue le double visage avec « Girls’ School » et devient un phénomène de Noël : numéro un pendant neuf semaines et premier 45-tours britannique à dépasser les deux millions d’exemplaires, au point de détrôner un ancien record… détenu par les Beatles. Derrière le paradoxe, une histoire de lieu, de timing et de sincérité : une chanson écrite depuis la brume, devenue chant de pub, rituel de stade, patrimoine populaire. Comment McCartney a-t-il transformé un bout du monde en centre du Royaume ?

Denny Laine : Histoire d’une légende du rock britannique

Denny Laine : Parcours et héritage musical

Denny Laine, cofondateur des Moody Blues et membre clé de Wings, a marqué l’histoire du rock britannique avec ses multiples contributions. Un parcours jalonné de collaborations mémorables, de succès en solo et d’un héritage musical indéniable. Il reste une figure de référence pour les amateurs de pop anglaise des années 60 et 70.

« Mull Of Kintyre » : la ballade de Paul McCartney plus grosse que n’importe quel hit des Beatles

Mull Of Kintyre : le plus grand tube de Paul McCartney hors Beatles

En décembre 1977, Paul McCartney crée la surprise avec « Mull Of Kintyre », une ballade écossaise aux sonorités folk interprétée avec Wings. Ce titre devient un phénomène au Royaume-Uni, surpassant même les ventes des Beatles. Enracinée dans la péninsule de Kintyre, cette chanson sincère et communautaire incarne un attachement profond à une terre et marque l’histoire de la pop britannique par sa simplicité et son universalité.

WINGS : Paul McCartney redonne vie à son groupe culte dans une anthologie immersive

Une anthologie inédite 100 % Wings, mixée en Dolby Atmos et supervisée par McCartney. Entre classiques, raretés et formats collectors, une redécouverte attendue.

Supervisée par Paul McCartney, la compilation WINGS (sortie le 7 novembre 2025) propose une anthologie purement dédiée au groupe Wings. Offrant 32 titres en formats variés (CD, vinyle, Blu-ray Atmos), elle exclut les morceaux solo pour se concentrer sur l’identité du groupe. Entre classiques, raretés et mixages Atmos inédits, ce projet veut réévaluer l’héritage musical de Wings avec exigence sonore et direction artistique soignée.

WINGS – The definitive collection : à paraître le 7 novembre !

WINGS – The definitive collection : à paraître le 7 novembre !

Nos économies vont être mis en souffrance en cette fin d’année ! Après l’annonce de la publication du méga-coffret de John Lennon, de l’Anthology des Beatles, c’est au tour de Paul McCartney de dégainer ses atouts, et non des moindres ! Alors qu’il nous avait promis un nouvel album, c’est plutôt du côté de sa carrière avec les Wings qu’il faudra regarder ! En effet, le 7 novembre, seront éditées une série d’albums destinés à mettre en avant ce groupe, bien trop souvent sous-estimé.

McCartney, Glenn Aitken et « The Way » : quand l’instinct l’emporte

En 2004, McCartney met en lumière une ballade méconnue, « The Way », de Glenn Aitken. Un choix personnel et sincère qui dévoile une autre facette de son oreille musicale.

En 2004, Paul McCartney place « The Way » de Glenn Aitken parmi ses morceaux préférés dans une compilation pour Uncut. Ce choix, moqué par certains, révèle en réalité une fidélité à une forme de chanson simple, mélodique et sincère. Derrière la polémique sur le prétendu mauvais goût de Macca, se cache une leçon d’écoute curieuse et bienveillante.

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