Écrite en 1972 sur le papier à lettres d’un hôtel new-yorkais, So Sad est la première chanson où George Harrison aborde la fin de son mariage avec Pattie Boyd. Écartée, confiée à Alvin Lee, puis chantée d’une voix brisée sur Dark Horse en 1974 : l’histoire complète, corrigée et documentée.
Lennon, McCartney, Harrison, Starr : les dix meilleurs albums solo des Beatles, classés selon cinq critères, avec dates, producteurs, classements, coulisses et correctifs. Et les dix grands absents.
De Dallas le 23 juillet 1989 aux dix concerts américains de l’automne 2026 : l’histoire documentée du All-Starr Band de Ringo Starr — toutes les formations, les tournées, les huit albums live, la réception critique, les citations et neuf correctifs factuels.
Treize mois de studio, quatre studios, deux versions jetées, une chanson coécrite et produite par George Harrison sans être crédité — et le 45 tours qui, en 1971, a battu ceux des trois autres ex-Beatles.
Le 1er août 1971, George Harrison invente le concert caritatif de rock. Puis il passe onze ans à essayer de faire parvenir l’argent aux réfugiés. Enquête complète sur la déroute financière et fiscale : le statut d’exonération jamais demandé, le séquestre de l’IRS, le refus du Trésor britannique sur la purchase tax, la guerre des trois maisons de disques, l’enquête de New York Magazine sur les 1,14 dollar manquants par exemplaire, le procès à 150 millions abandonné, la condamnation pénale d’Allen Klein en 1979 — et les 8,8 millions enfin libérés en 1981-1982.
En 1992, pendant qu’il réenregistrait « This Guitar (Can’t Keep From Crying) » avec Dave Stewart, George Harrison a été interrogé par Bob Geldof sur « Around the World » de Neil Young. Sa réponse — il n’est pas fan, il ne peut pas supporter ce titre — circule aujourd’hui avec trois erreurs factuelles greffées dessus. Enquête complète : la chanson n’est pas sur Dark Horse mais sur Extra Texture, « Around the World » n’est pas une rareté live mais une plage de l’album Life (1987), et Harrison n’a pas pu la voir jouée sur scène. Avec le récit de « Bobfest » du 16 octobre 1992, l’analyse de deux écoles de guitare opposées, et la dette jamais démentie de Neil Young envers les Beatles.
Le 10 avril 1970, un communiqué de presse glissé dans les exemplaires promotionnels de l’album McCartney apprend au monde que Paul McCartney ne travaille plus avec les Beatles. La légende retient de cette date une porte qui claque, quatre hommes qui se tournent le dos et vingt-cinq ans de silence jusqu’à l’Anthology. C’est une belle histoire. Elle est fausse.
En bref — Entre le 30 novembre 1974 et le 6 juin 1992, Ringo Starr n’a pas placé un seul disque au classement des 45 tours britanniques. Dix-sept ans et demi de néant. Côté albums, c’est pire : entre Goodnight Vienna, entré le 7 décembre 1974 à la trentième place pour deux semaines, et Vertical Man en août 1998, aucun de ses albums studio n’est entré au classement britannique. Vingt-trois ans et huit mois.
Il existe une version courte de cette histoire, celle que tout le monde récite : cinq géants du rock se retrouvent par hasard dans un garage de Malibu, écrivent une chanson en une journée, s’amusent tellement qu’ils en font un album, se rebaptisent frères Wilbury et vendent des millions de disques. Tout y est vrai, et presque rien n’y est exact. La journée fondatrice n’a pas eu lieu au mois de mai que l’on cite partout ; l’album n’a pas été enregistré chez Bob Dylan ; le nom du groupe a deux origines rivales, dont la plus célèbre n’est pas forcément la bonne ; le batteur que l’on prend pour un Wilbury n’en a jamais été un ; et le supergroupe le plus vendeur de la fin des années 1980 n’a jamais placé le moindre single dans le Top 20 britannique. Cet article reprend le dossier à zéro, pièce par pièce : les cinq trajectoires qui convergent au printemps 1988, la mécanique précise des séances (studios, machines, ingénieurs, micros, ordre des couches), la fiction généalogique inventée par George Harrison et Derek Taylor, les deux albums titre par titre, la mort de Roy Orbison sept semaines après la sortie du premier disque, la disparition du catalogue pendant plus d’une décennie, la réédition de 2007 et ce qu’elle contient réellement, enfin la postérité — celle du groupe, mais aussi celle, beaucoup plus concrète qu’on ne le croit, qui relie les Wilburys aux Beatles de l’Anthology.
De « Wah-Wah » (1970) à « Marwa Blues » (2002) : 15 chansons pour traverser 31 ans de carrière solo de George Harrison. Enregistrements, classements, le procès My Sweet Lord et correctifs factuels.












