Du 30 mai au 14 octobre 1968, les Beatles occupent les studios d’Abbey Road comme jamais, s’échappent à Trident pour son huit-pistes, perdent leur ingénieur du son, voient leur producteur partir en vacances et leur batteur claquer la porte. Le White Album raconté depuis la cabine : les salles, les machines, les hommes et le calendrier exact d’une fabrication hors norme.
Fender vient d’en sortir une réplique à 9 500 dollars : la Bass VI des Beatles est l’instrument que John Lennon empoignait quand Paul McCartney passait au piano. Rocky Raccoon, Back in the U.S.S.R., Helter Skelter, Dig It, The Long and Winding Road et la basse effacée de Let It Be : ce qui est documenté, ce qui reste discuté.
Les Beatles ont joué quatre fois à l’Oasis Club de Manchester en 1962-1963, trente ans avant que les Gallagher ne choisissent ce nom. De Liverpool à Manchester : deux villes rivales, deux découvreurs, deux manias, deux séparations, et le code visuel qu’Oasis a emprunté aux Beatles, démêlé pochette par pochette.
Le 28 octobre 1970, la défense de Charles Manson envisage de citer John Lennon pour lui faire expliquer « Helter Skelter ». Enquête sur le procès Tate-LaBianca, sur une chanson devenue pièce à conviction, et sur cinquante ans de jurisprudence culturelle.
Le 20 juin 1968, de 19 h à 3 h 30, John Lennon mobilise les trois studios d’Abbey Road pour mixer en direct le morceau le plus long jamais publié par les Beatles. Paul McCartney avait décollé une heure plus tôt. Enquête complète : d’où vient la matière, ce qu’on a identifié dans le collage, qui a fait quoi, et sept idées reçues corrigées — à commencer par les « cassettes » du titre.
Douze jours en août-septembre 1968 : pourquoi Ringo Starr a quitté les Beatles, ce que les trois autres ont enregistré sans lui, le télégramme, les fleurs de George Harrison et sa vraie rentrée.
De Denny Seiwell à Abe Laboriel Jr., une vingtaine de musiciens ont accompagné Paul McCartney sur scène depuis les Beatles. Cinq batteurs de Wings, la reconstruction de 1989 avec Hamish Stuart et Robbie McIntosh, les trente-sept ans de Paul « Wix » Wickens, le groupe le plus durable de sa vie depuis 2002 et les Hot City Horns depuis 2018. Enquête complète, correctifs factuels, chronologie et guide d’écoute — et la question que pose la rumeur d’un départ d’Abe Laboriel Jr. vers Pearl Jam : McCartney reconstruira-t-il un groupe une fois de plus, à quatre-vingt-quatre ans ?
La rumeur enfle : Abe Laboriel Jr., batteur de Paul McCartney depuis 2001, pourrait-il succéder à Matt Cameron au sein de Pearl Jam ? Ses liens avec Eddie Vedder, ses concerts avec les Earthlings et son absence à Saturday Night Live alimentent les spéculations. Cette enquête confronte les indices aux faits établis, revient sur son parcours et mesure les conséquences d’un éventuel changement. À ce jour, aucun départ de la formation de McCartney n’a été annoncé et Pearl Jam garde secrète l’identité de son nouveau batteur, attendu le 27 septembre 2026 au Ohana Festival.
Le 25 août 2026, le Fender Custom Shop a dévoilé la Limited Edition George Harrison 1967 Bass VI : une reproduction main dans les moindres détails, construite à Corona (Californie), vieillie au procédé Relic, vendue 9 500 dollars et réservée aux revendeurs Showcase de la marque. L’argumentaire tient en une phrase, reprise mot pour mot par toute la presse spécialisée : la Bass VI sunburst de George Harrison serait devenue « une voix essentielle aux studios d’Abbey Road », fournissant les contrechants mélodiques et les couches de texture qui ont façonné quelques-uns des arrangements les plus admirés de la musique populaire. La phrase est belle. Elle est aussi, sur au moins trois points vérifiables, inexacte.
De « Ticket to Ride » à « Helter Skelter » : les 10 chansons les plus rock des Beatles, classées selon quatre critères, avec dates de séance, citations et 12 correctifs factuels.












