Le 13 août 1968, les quatre Beatles s’entassent dans la pièce 2A d’Abbey Road pour enregistrer « Yer Blues ». Récit de séance, correctifs et guide d’écoute.
Le 4 septembre 1995, McCartney, Weller et Noel Gallagher enregistrent « Come Together » à Abbey Road en une journée. Récit, crédits et guide d’écoute comparé.
De « Love Me Do » à « Let It Be », notre playlist commentée de 20 chansons pour découvrir les Beatles cet été : contexte, anecdotes de studio et parcours d’écoute.
De « Don’t Bother Me » à « Something » : comment George Harrison est passé de cadet toléré à auteur majeur des Beatles. Chronologie, chansons, sources.
Enquête complète sur le triangle Eric Clapton / George Harrison / Pattie Boyd : chronologie 1964-2024, les 15 chansons, la lettre signée « e », le duel de guitares démonté, et les erreurs que tout le monde recopie.
34 ans après sa sortie, retour sur Live in Japan, la tournée japonaise de 1991 avec Eric Clapton, la voix de Harrison et les rééditions de ce disque testamentaire.
Rolls-Royce psychédélique de Lennon, Aston Martin de McCartney, Ferrari de Harrison, Facel Vega de Ringo : plongée dans la passion automobile des Beatles, sources et anecdotes à l’appui.
John Lennon admirait profondément Eric Clapton, au point d’envisager de l’intégrer aux Beatles en 1969. Leur collaboration s’est concrétisée à travers des performances mémorables, comme le Toronto Rock and Roll Revival avec le Plastic Ono Band. Lennon voyait en Clapton bien plus qu’un virtuose : un véritable alter ego musical, avec qui il partageait une vision novatrice du rock et de la scène.
Le 25 juin 1967, les Beatles interprètent « All You Need Is Love » lors de l’émission historique « Our World », réunissant 25 pays grâce à la technologie satellitaire. La chanson, écrite par John Lennon dans l’urgence, se distingue par sa simplicité et ses harmonies complexes. Son orchestration, dirigée par George Martin, inclut des références musicales internationales. Le 7 juillet 1967, le single devient un succès mondial, symbolisant l’esprit du Summer of Love avec son message universel de paix et d’amour.
Il y a des oublis qui ressemblent moins à des maladresses qu’à des révélateurs. Alors que Sam Mendes prépare son immense chantier Beatles — quatre films, quatre points de vue, quatre mythologies à rouvrir — Pattie Boyd a découvert qu’Aimee Lou Wood allait l’incarner sans que personne, semble-t-il, ne prenne la peine de l’appeler. La chose pourrait passer pour un détail de production, une simple impolitesse hollywoodienne noyée dans la mécanique d’un projet pharaonique. Mais avec Pattie Boyd, rien n’est jamais seulement anecdotique. Ex-épouse de George Harrison, photographe, figure du Swinging London, témoin intime de la Beatlemania, de l’Inde, de Kinfauns, des vertiges spirituels et affectifs de la fin des années 60, elle n’est pas une silhouette décorative dans la grande fresque Beatles. Elle est l’une de celles qui ont vu les statues redevenir humaines, les chansons naître dans le désordre des vies privées, les hommes célèbres devenir parfois petits, fuyants, contradictoires. La réduire à la muse de “Something”, “Layla” ou “Wonderful Tonight” serait une erreur historique autant qu’une faute de regard. Son absence de consultation pose donc une question simple : peut-on vraiment raconter les Beatles de l’intérieur en laissant dehors ceux qui y étaient ?












