Un barbier, une banque, un abri au milieu d’un rond-point, des plaques volées depuis 1967 et un nom accusé à tort d’honorer un négrier : l’histoire vraie de Penny Lane, la rue de Liverpool devenue chanson, puis légende.
Le 7 septembre 2018, Paul McCartney publiait Egypt Station. Genèse, chansons, Greg Kurstin, succès au Billboard, tournée et histoire d’un grand album tardif de l’ex-Beatle.
Installée depuis 2022 devant l’église St Barnabas, sur Penny Lane à Liverpool, la statue grandeur nature de John Lennon créée par Laura Lian sera mise aux enchères le 29 septembre 2026 par Omega Auctions. Estimée entre 70 000 et 100 000 livres sterling, cette sculpture en bronze représentant Lennon adossé à un symbole de paix est devenue en quelques années un véritable repère pour les visiteurs et les fans des Beatles. Une réplique devrait toutefois rester sur place après la vente.
Une phrase empruntée à Jimmie Nicol en 1964, un piano peint, quatre séances en mars 1967, une nuit de LSD sur le toit d’Abbey Road — et, au milieu du refrain le plus joyeux de « Sgt. Pepper », un aveu de violence conjugale que Lennon revendiquera en 1980. Dossier complet, avec six idées reçues corrigées.
Il existe, quelque part dans la mémoire d’un homme de quatre-vingt-six ans installé au pied de la Sierra Nevada espagnole puis en Californie, le souvenir d’une feuille de papier. Sur cette feuille, dictée par John Lennon dans une maison géorgienne du Berkshire, figuraient les titres de toutes les chansons des Beatles. En face de chaque titre, il fallait écrire un nom : le sien, ou celui de Paul McCartney. Cette liste n’a jamais été retrouvée.
En bref — Le 5 janvier 1967, entre 19 h et 0 h 15, dans le Studio Two d’Abbey Road, les quatre Beatles enregistrent une pièce de 13 minutes et 48 secondes sans mélodie, sans paroles et sans rythme, sous le titre provisoire Untitled. Elle sera jouée deux fois en public, au Roundhouse de Chalk Farm, les 28 janvier et 4 février 1967, dans le cadre d’un événement baptisé The Million Volt Light and Sound Rave — aussi annoncé sous le nom de Carnival of Light Rave. Puis plus rien. Soixante ans plus tard, la bande n’a jamais été publiée, jamais piratée, jamais entendue en dehors d’un cercle de moins de vingt personnes.
Un soir, dans l’appartement du Dakota, John Lennon confie à George Martin qu’il aimerait réenregistrer l’intégralité du catalogue des Beatles. Le producteur, incrédule, avance le titre qu’il croit inattaquable : « Même Strawberry Fields ? » Réponse de Lennon : « Surtout Strawberry Fields. » L’anecdote circule depuis quarante ans comme une curiosité. Elle est en réalité la clé de voûte du rapport que Lennon entretenait avec sa propre œuvre — et, accessoirement, l’explication la plus économique de tout ce que les Beatles sont devenus depuis sa mort : les remixages, les démixages, Love, Now and Then. Enquête sur une phrase que personne n’a enregistrée, à propos du disque le plus laborieusement fabriqué de l’histoire du groupe.
Comment Paul McCartney a fait du travail, de la remise en question et des collaborations une méthode. De Hambourg à Andrew Watt, enquête sur un perfectionnisme.
De « Love Me Do » à « Let It Be », notre playlist commentée de 20 chansons pour découvrir les Beatles cet été : contexte, anecdotes de studio et parcours d’écoute.
Il y a des poignées de main qui résument une ville entière. Ce mardi 21 juillet 2026, sur la scène de la Liverpool Institute for Performing Arts — la LIPA pour les intimes —, Paul McCartney, 84 ans, ancien élève des lieux devenu le musicien le plus célèbre de la planète, serre la main de Stephen Graham, 52 ans, gamin de Kirkby devenu l’un des acteurs les plus respectés de sa génération. Le premier remet au second le titre de « Companion » de l’école qu’il a cofondée voici trente ans. Entre ces deux hommes que tout semble séparer — la musique et le cinéma, les sixties et le streaming, Allerton et Kirkby — circule pourtant le même courant : celui d’une ville ouvrière du nord-ouest de l’Angleterre qui n’a jamais cessé de produire des artistes de rang mondial, et qui a appris à les célébrer.












