Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Ringo Starr et le All-Starr Band : tournées 2010–2011

Les tournées de 2010 et 2011 réunissent une équipe où les titres de Ringo Starr côtoient le rock de Rick Derringer, les chansons des Romantics interprétées par Wally Palmar, les succès de Mr. Mister apportés par Richard Page et le répertoire de Gary Wright et d’Edgar Winter. Gregg Bissonette assure la seconde batterie, devenue un élément essentiel de la formule scénique.

Le 7 juillet 2010, le soixante-dixième anniversaire de Ringo marque cette période de manière spectaculaire à New York. La formation poursuit ensuite son itinéraire en 2011, notamment en Europe et en Amérique du Sud. Les archives rassemblées ici suivent les concerts et leurs différences de programme, au-delà des seuls événements anniversaires.

Europe du Nord, juin 2011 : Göteborg, Oslo, Randers et Riga : quatre spectacles rapprochés, les musiciens et les sources. Les notices de concerts conservent leurs programmes individuels.

2010–2011 – Du 24 juin au 7 août 2010, du 4 juin au 17 juillet 2011, puis du 1er au 20 novembre 2011 – Amérique du Nord, Amérique du Sud et Europe.

Informations générales

La onzième formation du All-Starr Band accompagne Ringo Starr en Amérique du Nord en 2010, en Europe durant l’été 2011, puis au Mexique et en Amérique du Sud en novembre. Rick Derringer, Wally Palmar et Richard Page rejoignent Gary Wright, Edgar Winter et Gregg Bissonette. Le programme fait ainsi place aux McCoys, aux Romantics et à Mr. Mister, avec Hang On Sloopy, Talking In Your Sleep, What I Like About You, Kyrie et Broken Wings.

Les répétitions et l’ouverture de 2010 se déroulent au Fallsview Casino de Niagara Falls. Le communiqué de la salle confirme les deux concerts des 24 et 25 juin ; la mention Casino Rama à Orillia, reprise dans certaines listes anciennes et certains catalogues, est corrigée. Les anciennes adresses des fiches restent accessibles.

Le concert new-yorkais du 7 juillet 2010 célèbre les 70 ans de Ringo. Paul McCartney rejoint la scène pour Birthday, après le programme du All-Starr Band. Les nombreux invités de cette soirée sont détaillés ci-dessous ; leur présence exceptionnelle ne modifie pas la formation régulière.

Le répertoire de Ringo accueille aussi The Other Side Of Liverpool et Peace Dream, issus de Y Not. Le second titre disparaît des relevés de novembre 2011. Le spectacle du Bospop est plus court que le programme habituel, tandis que les essais de la balance de San Diego sont conservés séparément du concert public.

Mark Rivera assure la direction musicale, puis se joint aux musiciens sur scène pour l’étape de novembre, Mexique compris. Dans son entretien avec Thom Jennings, Palmar explique comment Rivera assemble les propositions d’arrangements apportées par chacun. La direction musicale et la participation instrumentale sont donc deux fonctions distinctes dans ces fiches.

2010 : apprendre à jouer ensemble

Lire l’étude complète : Ringo Starr et le All-Starr Band en 2010 — 31 concerts, formation, répertoire et anniversaire au Radio City Music Hall, avec les liens vers les trente et une fiches.

La onzième formation du All-Starr Band prend la route dans le prolongement de Y Not. L’album appartient à l’activité de Ringo en studio ; ses invités ne deviennent pas pour autant les membres du groupe de tournée. Sur scène, Rick Derringer, Wally Palmar et Richard Page rejoignent Gary Wright, Edgar Winter et Gregg Bissonette. Ce nouvel équilibre associe deux guitaristes, une basse, deux musiciens capables de tenir les claviers et les deux batteries. Il permet de faire circuler le premier rôle entre des répertoires dont les sonorités et les exigences vocales diffèrent sensiblement.

Fallsview et le travail des arrangements

Le communiqué de Fallsview du 19 janvier annonce les deux concerts des 24 et 25 juin, précédés de deux semaines de répétitions. Ce document, publié avant l’annonce de la formation, établit le lieu de départ de la tournée. Il permet aussi de corriger la confusion avec Casino Rama que l’on retrouve dans certaines chronologies. Une annonce de salle ne décrit cependant pas le programme effectivement joué ; elle ne justifie donc pas, à elle seule, la validation d’une setlist.

L’entretien accordé par Wally Palmar à Thom Jennings, publié le 30 juin, donne accès au travail du groupe. Le chanteur des Romantics explique qu’il a reçu une sélection de morceaux à apprendre plutôt qu’une audition formelle : « Voici les morceaux, maintenant apprends-les. » Connaître les succès entendus à la radio ne suffisait pas ; il fallait en étudier les parties. Il raconte aussi que Rick Derringer lui apporte son aide à la guitare. Le All-Starr Band apparaît ici comme un ensemble qui se prépare, et pas seulement comme une affiche additionnant des noms connus.

Palmar précise le rôle de Mark Rivera : chacun arrive avec des propositions pour ses propres chansons, puis le directeur musical les assemble. Certains arrangements des tournées précédentes sont conservés. La continuité du spectacle et son renouvellement se construisent donc simultanément, pendant les répétitions. Cette fonction de direction n’implique pas une présence instrumentale de Rivera à tous les concerts de l’été 2010.

Au Radio City, un anniversaire qui dépasse le concert ordinaire

Le 7 juillet, les 70 ans de Ringo donnent à la soirée du Radio City Music Hall une fin exceptionnelle. Après le finale collectif et les invités, Paul McCartney arrive pour chanter Birthday, avec Ringo à la batterie. Le site officiel de McCartney confirme cette participation. Joe Bosso, dans son article du lendemain pour MusicRadar, raconte que certains spectateurs commençaient à partir avant l’apparition d’une basse Höfner et de Paul. Cette séquence constitue un ajout propre à l’anniversaire ; elle ne devient pas une composante du programme habituel.

Biloxi et Los Angeles : l’ensemble au travail

À Biloxi, le 18 juillet, Leslie Michele Derrough décrit dans Glide une salle comble et les échanges entre Derringer et Winter. Son programme place The Other Side of Liverpool et Peace Dream, issus de Y Not, au milieu des succès plus anciens. La journaliste regroupe les deux éléments du finale dans une même entrée ; la fiche les conserve séparément. Cette différence explique le décompte de vingt-deux numéros dans l’article et de vingt-trois entrées dans l’archive du dossier.

Au Greek Theatre, le 7 août, Mike Finkelstein insiste sur la complémentarité de Derringer et Winter, habitués à jouer ensemble. Il observe aussi que Wright chante avec un clavier porté en bandoulière tandis que Winter assure une part importante des claviers sur ses chansons. Ce témoignage précise le fonctionnement d’un groupe dont les rôles dépassent les étiquettes « guitariste », « bassiste » ou « clavieriste ». Les deux titres de Mr. Mister donnent enfin à Richard Page une place vocale distincte au sein de cette formation.

Les premières semaines vues par les témoins

À Durham, Tom Perry rapporte le chant d’anniversaire improvisé par le public et le passage d’Eruption dans le prolongement du solo de Derringer. À Clearwater, le récit d’Alison Chriss mentionne Dream Weaver, alors que la liste finale de son article l’omet. Ces détails invitent à lire le commentaire et le programme ensemble : une liste placée au bas d’un reportage n’est pas nécessairement exhaustive, et un fragment instrumental ne possède pas automatiquement le statut d’une chanson autonome.

Le partage de la scène reste au centre des appréciations. Avant Cleveland, Gary Wright décrit à John Benson une succession de grands succès qui s’enchaînent avec fluidité. Après le concert, Christiana’s Corner retient le chant collectif du public. À Hammond, Roger Reis insiste sur la continuité rythmique assurée par Bissonette et sur les développements de Derringer. Ces observations donnent des points de vue complémentaires sur le travail d’accompagnement qui soutient l’alternance des chanteurs.

Les lieux imposent aussi des cadres différents : Chad Radford observe les pique-niques de Chastain Park à Atlanta ; l’annonce officielle du Château Ste. Michelle décrit un amphithéâtre de plein air avec pelouse et sièges réservés. À Hollywood, le récit de Skip Sheffield et le reportage photographique de BroadwayWorld identifient le Seminole Hard Rock Live. Les archives institutionnelles de Bethel Woods et l’annonce du State Theatre d’Easton apportent pour leur part des repères de calendrier, sans être assimilées à des comptes rendus du répertoire joué.

Une cérémonie et des images fragmentaires

Au Mohegan Sun, le 27 juin, la journée comporte aussi une distinction : Ringo reçoit son étoile au Walk of Fame du complexe. Les deux documents de cérémonie répertoriés par Beatles on Film sont distincts du concert du soir. Leur présence dans une chronologie audiovisuelle ne constitue donc pas un supplément au programme musical de la tournée.

Les traces conservées varient fortement d’une date à l’autre. Pour Prior Lake, le 25 juillet, Beatles on Film décrit un film amateur de seulement quarante-sept secondes. Ce fragment ne suffit pas à vérifier toute la liste des chansons. Les fiches de concert distinguent ainsi le programme archivé, la nature du document signalé et ce qu’une consultation de catalogue permet effectivement d’établir.

2011 : la même formation, sur deux continents

La tournée se poursuit avec les mêmes sept musiciens, mais dans un parcours sensiblement élargi. L’été européen et la série de novembre au Mexique et en Amérique du Sud appartiennent à cette même onzième formation. Les programmes archivés doivent toutefois être lus par période : les changements de répertoire et l’arrivée sur scène de Mark Rivera à l’automne empêchent de traiter l’ensemble comme une succession de concerts strictement identiques.

Le retour en Europe

Le communiqué diffusé à la fin de mai prévoit une présentation en ligne du groupe le 1er juin, puis vingt-huit dates entre Kiev, le 4 juin, et Vienne, le 17 juillet. Il annonce notamment les étapes de Liverpool, Paris, Lyon et Hambourg. Ce document présente la série comme le retour du All-Starr Band au Royaume-Uni après 1998. Il décrit un calendrier annoncé, qui doit rester distinct des observations recueillies sur chaque représentation.

Le Bospop de Weert se distingue par un programme plus court. Les quinze entrées de sa fiche ne sont pas complétées à partir des vingt-trois entrées des concerts ordinaires de cette période. De même, les essais de la balance de San Diego, en 2010, restent séparés du concert public. Ces deux cas rappellent que le nombre d’entrées d’une page dépend aussi de la nature des documents qu’elle rassemble.

L’Europe vue depuis les salles et les festivals

Les comptes rendus européens montrent combien une même formule peut susciter des réactions différentes. À Moscou, Boris Barabanov reconnaît les harmonies vocales et les qualités d’Edgar Winter, mais juge excessive la place accordée aux partenaires de Ringo. À Rome, Saloni Kaul se montre au contraire sensible à leur soutien réciproque et à l’aisance du meneur. Ces textes donnent deux lectures du partage de la scène, plutôt qu’une appréciation uniforme de la tournée.

Les circonstances locales comptent également. À Göteborg, Håkan Pettersson décrit une panne de son pendant Honey Don’t et une partie de Choose Love. À Oslo, le récit photographique de Retro McSmart replace Norwegian Wood dans la pluie et la boue du festival. À Varsovie, Paweł Piotrowicz retient les sous-marins en carton de Yellow Submarine et le prénom « Włodek », proposé par Palmar puis scandé par le public. À Hambourg, le jour des soixante et onze ans de Ringo, Ansgar Bellersen relève l’adresse en allemand de Gary Wright avant Dream Weaver.

Deux précisions permettent de mieux lire l’itinéraire. La dépêche Keystone-ATS du 4 juillet rend compte du concert milanais de la veille, tandis que l’archive de l’Auditorium confirme Rome le lundi 4 à 21 heures, dans la manifestation Luglio suona bene. À Düsseldorf, l’annonce d’avril nomme la Philipshalle ; la légende photographique de Thomas Brill, datée du 10 juillet, précise Mitsubishi Electric Halle, anciennement Philipshalle. Le dossier rapproche ces deux noms d’une même salle.

Des attentes différentes jusqu’à Vienne

À Liverpool, le récit de Minty And The Beeb associe le plaisir du retour de Ringo à une réserve sur le prix du billet et le temps accordé à ses partenaires. Bruce Dessau, à propos de Hampton Court, préfère lui aussi les classiques du batteur à certains développements instrumentaux. Ces réserves éclairent une tension durable du projet : le public vient voir un ancien Beatle, tandis que le spectacle repose sur la circulation du chant principal entre plusieurs musiciens.

D’autres témoins retiennent précisément cette circulation. À Prague, František Kovač salue l’équilibre du groupe et rapporte la dédicace de Photograph à George Harrison. À Munich, Nicola Bardola souligne le jeu commun de Ringo et Gregg Bissonette dans un Circus Krone complet. À Francfort, Helmut Ölschlegel relève les harmonies de Kyrie et la qualité de l’accompagnement. Ces descriptions locales permettent d’étudier le fonctionnement de la formation sans transformer chaque concert en simple répétition du précédent.

La comparaison des sources révèle aussi les limites des relevés. À Budapest, Koncert.hu annonce vingt-huit titres sans liste détaillée : ce chiffre ne permet pas de compléter les vingt-trois entrées archivées. À Berlin, le récit d’Andreas Weihs apporte au contraire un repère précis : Ringo manque d’oublier Act Naturally, puis le chante entre Photograph et With a Little Help from My Friends. Enfin, le transfert de la Salzburgarena au Salzburg Congress est annoncé fin juin et repris par Ö1 le 14 juillet. La tournée européenne s’achève le 17 à l’Arena de Vienne ; Krone décrit un finale prolongé par une courte version de Give Peace a Chance, sans rappel supplémentaire.

Santiago : l’accueil du public et le rôle de Winter

Le témoignage de Karina Mondaca sur le concert du 4 novembre à Santiago permet de suivre l’accueil de Ringo dans le Movistar Arena. La journaliste relève les ballons jaunes et le sous-marin en carton apparus pendant Yellow Submarine. Elle décrit ensuite Frankenstein pendant une pause de Ringo, puis le retour du batteur sous les chants du public. Son récit confirme la présence de Rivera aux côtés des sept membres réguliers. Sa liste de vingt-deux entrées ne comporte pas Peace Dream, qui figurait encore dans les programmes de l’année précédente.

Au Luna Park, une réception plus contrastée

La critique de Cristian Vitale dans Página/12, publiée le 9 novembre, introduit une réserve utile à l’histoire de cette tournée. Tout en soulignant l’émotion suscitée par la première venue de Ringo en Argentine, il juge le spectacle inégal et dispersé lorsque les différents répertoires se succèdent. Winter et Derringer retiennent particulièrement son attention ; les passages plus pop le convainquent moins. Il s’agit du jugement du critique, et non d’une appréciation présentée comme un fait universel. Ce regard contraste avec l’enthousiasme d’autres comptes rendus et révèle combien la formule du All-Starr Band dépend des attentes du spectateur.

São Paulo : des détails de scène à dater précisément

Le récit de Fernando R. R. Júnior pour Rock On Stage porte sur le 12 novembre au Credicard Hall. Il décrit Ringo chantant Choose Love depuis la batterie, puis l’installation rapide d’éléments de batterie à l’avant-scène pour The Other Side of Liverpool. Il confirme aussi Palmar au chant et à l’harmonica sur What I Like About You. Ces observations complètent les crédits de tournée avec des indications propres à une soirée. Elles ne sont pas automatiquement attribuées au second concert de São Paulo.

La série de novembre conserve ainsi l’architecture collective du spectacle, tout en faisant apparaître des différences documentées avec 2010. Les fiches distinguent les témoignages directs, les listes publiées et les références de catalogue. Une captation signalée par un inventaire ne vaut pas confirmation d’une édition commerciale, et une chanson citée dans un récit ne suffit pas à reconstituer les morceaux que ce récit ne détaille pas.

Sept concerts brésiliens, des témoignages distincts

Les comptes rendus permettent de suivre la fin du voyage au-delà de São Paulo. Au Gigantinho de Porto Alegre, Paulo Finatto Jr. nomme Rivera parmi les huit musiciens et décrit Dingo Bells en première partie. Pour le second soir pauliste, le 13 novembre, Jorge A. Silva Junior précise la disposition entièrement assise du Credicard Hall. Son programme de vingt-deux entrées omet Peace Dream et ne doit pas être confondu avec un témoignage de la veille.

À Belo Horizonte, José Guilherme Camargo recueille la réaction de Haroldo Ferretti, batteur de Skank venu comme spectateur. À Brasília, Breno Fortes relève les ballons jaunes distribués pour Yellow Submarine et cite Rivera au saxophone et aux percussions. Le récit de José Gustavo sur le Chevrolet Hall, dernière étape, décrit lui aussi un public participant au chant et le finale formé par With a Little Help from My Friends et Give Peace a Chance. Ces documents rapprochent les soirées par leur formule commune tout en conservant leurs circonstances locales.

Les archives sonores et filmées de 2010–2011

Le souvenir de cette formation nous parvient par des documents très différents : enregistrements audio, films de spectateurs, sujets d’actualité et captations professionnelles. Un programme conservé indique une succession de chansons ; un extrait filmé ne montre qu’une partie de cette succession. La distinction permet de comprendre ce que chaque trace apporte à l’histoire du groupe, tout en laissant visibles les zones encore mal documentées.

Des fragments aux durées très inégales

Les films amateurs répertoriés par Beatles on Film ne forment pas un ensemble uniforme. Le catalogue annonce vingt-trois minutes pour Woodinville, le 31 juillet 2010, vingt minutes pour Hampton Court, le 17 juin 2011, et sept minutes pour Glasgow, le 23 juin. Ces chiffres décrivent les documents recensés, sans fixer la durée des concerts. Ils ne permettent pas non plus de décider quelles chansons manquent sans examiner les images elles-mêmes.

Le cas de l’ouverture de 2010 exige une réserve supplémentaire. Un film amateur de vingt-cinq minutes est daté du 24 juin, mais localisé à Orillia dans le catalogue audiovisuel. L’annonce de Fallsview situe les deux premières représentations à Niagara Falls. La discordance empêche d’utiliser cette seule notice comme authentification du lieu filmé ; elle empêche également de transférer les images à la seconde soirée du 25 juin.

Une caméra de spectateur et un sujet télévisé ne racontent pas la même soirée

À Munich, le 13 juillet 2011, Beatles on Film distingue dix-huit minutes trente d’images amateurs et cinquante-deux secondes de Rundschau Nacht. À Porto Alegre, le 10 novembre, il sépare quarante minutes de film amateur d’un sujet télévisé d’une minute vingt-cinq. Ces documents ont des fonctions différentes : le premier conserve des passages du spectacle depuis le public, le second inscrit des images professionnelles dans un format d’actualité. Leur simple addition ne constitue pas une captation continue.

La précision du jour devient décisive lorsqu’une ville accueille plusieurs concerts. Les soixante minutes d’images amateurs et les trois minutes vingt-cinq de télévision répertoriées à São Paulo sont attribuées au 12 novembre. Elles ne documentent donc pas automatiquement le lendemain, malgré le même lieu et la même formation. À Buenos Aires, c’est au contraire le second soir, le 8 novembre, que le catalogue rattache un film de cent dix minutes, présenté comme complet et tourné avec une seule caméra. Cette description d’inventaire reste distincte d’un visionnage critique.

Ce qu’un inventaire ne recense pas

Une absence dans un catalogue représente une limite documentaire, sans prouver qu’aucun enregistrement n’a été réalisé. Les fiches conservent cette distinction pour les dates non renseignées par l’inventaire consulté. De même, la mention d’un titre de compilation ne vaut pas confirmation d’une publication commerciale autorisée. Les notices séparent donc l’existence signalée d’un document, son attribution, son étendue annoncée et le statut de sa diffusion.

Membres

Invités

Itinéraire de la tournée

Première partie — Amérique du Nord, 2010

Deuxième partie — Europe, été 2011

Troisième partie — Mexique et Amérique du Sud, novembre 2011

2010–2011 : des succès pop-rock internationaux et une actualité solo

La formation de 2010–2011 montre combien les chansons des partenaires déterminent la couleur de chaque All-Starr Band. Rick Derringer apporte Hang On Sloopy, souvenir des McCoys de 1965, et Rock and Roll, Hoochie Koo, devenu l’un de ses titres les plus connus. Wally Palmar chante des succès des Romantics, Talking in Your Sleep et What I Like About You. Gary Wright fait revivre Dream Weaver ; Richard Page interprète Kyrie et Broken Wings de Mr. Mister ; Edgar Winter retrouve la diversité de Free Ride et Frankenstein.

Ringo ne se limite pas au répertoire des Beatles. Peace Dream et The Other Side of Liverpool appartiennent à Y Not, album publié en 2010. La seconde chanson est importante pour sa dimension autobiographique, tandis que la première rejoint le discours pacifiste régulièrement associé à l’artiste. La première partie de la tournée en comporte des exemples documentés ; les variantes ultérieures ne doivent pas être comblées mécaniquement.

Il faut enfin distinguer les refrains ajoutés au final. Lorsque With a Little Help From My Friends débouche sur Give Peace a Chance, l’indication d’un refrain n’équivaut pas à une version intégrale de la chanson de Lennon. La différence influence le comptage des entrées et la comparaison des setlists.

Cette analyse complète la bibliothèque des chansons du All-Starr Band. Le répertoire ci-dessous possède des crédits historiques ; les fiches datées confirment les variantes propres aux soirées.

Répartition des instruments et des voix par chanson

It Don’t Come Easy

Honey Don’t

Choose Love

Hang On Sloopy [Rick Derringer]

Free Ride [Edgar Winter]

Talking In Your Sleep [Wally Palmar]

I Wanna Be Your Man

Dream Weaver [Gary Wright]

Kyrie [Richard Page]

The Other Side of Liverpool

Yellow Submarine

Frankenstein [Edgar Winter]

Peace Dream [sauf lors de la troisième partie de la tournée]

Back Off Boogaloo

What I Like About You [Wally Palmar]

Rock and Roll, Hoochie Koo [Rick Derringer]

Boys

Love Is Alive [Gary Wright]

Broken Wings [Richard Page]

Photograph

Act Naturally

With a Little Help From My Friends/Give Peace A Chance

Détail des concerts

Sources et lecture des relevés

Les crédits de What I Like About You sont rectifiés : le chant principal et l’harmonica reviennent à Wally Palmar, non à Rick Derringer. Son entretien de juin 2010 et les comptes rendus de Los Angeles et de São Paulo permettent de corriger l’inversion figurant dans un ancien relevé. Les autres attributions sont conservées comme référence de tournée, avec les limites propres à chaque date.

La captation de Rancho Mirage, le 5 août 2010, est décrite comme professionnelle par Beatles on Film. La simple mention d’un DVD dans un inventaire ne permet pas d’établir une édition officielle. Sans référence d’éditeur ou de distribution établie ici, la captation n’est pas assimilée à une édition commerciale confirmée. Le disque et le DVD Live at the Greek Theatre 2008, parus en 2010, concernent une autre formation et un concert antérieur.

Les sources de catalogue documentent des enregistrements, parfois fragmentaires ; elles ne sont pas présentées comme ayant été écoutées ou visionnées pour cette étude. Une coda, un fragment improvisé et une chanson entière ne sont pas équivalents. Les programmes issus de relevés anciens restent visibles, y compris lorsqu’un compte rendu n’en cite qu’une partie.

  • Joe Bosso, MusicRadar — finale d’anniversaire du 7 juillet, article du 8 juillet 2010
  • Kirk Woodward, Rick On Theater — souvenir direct du concert du 7 juillet 2010, publié en octobre
  • Communiqué Republic Media et MUZU.TV, reproduit par concertphotography.co.uk le 31 mai 2011 — formation, présentation à la presse et calendrier européen
  • Fallsview Casino — communiqué du 19 janvier 2010.
  • Thom Jennings — entretien avec Wally Palmar, 30 juin 2010.
  • Site officiel de Paul McCartney — participation à Birthday.
  • Leslie Michele Derrough, Glide — Biloxi, 18 juillet 2010.
  • International Review of Music — Greek Theatre, août 2010.
  • Karina Mondaca, RockNvivo — Santiago, 4 novembre 2011.
  • Cristian Vitale, Página/12 — Luna Park, novembre 2011.
  • Fernando R. R. Júnior, Rock On Stage — São Paulo, 12 novembre 2011.
  • Beatles on Film — documents de 2010 ; documents de 2011.
  • Boris Barabanov, Kommersant, 8 juin 2011 — compte rendu du Crocus City Hall
  • Håkan Pettersson, Håkans Pop, 12 juin 2011 — concert de Göteborg du 10 juin, incident de sonorisation et programme
  • Retro McSmart, 12 juin 2011 — récit et photographies du Norwegian Wood du 11 juin
  • Paweł Piotrowicz, Onet, 16 juin 2011 — compte rendu de Varsovie
  • Keystone-ATS, Swissinfo, 4 juillet 2011 — concert milanais de la veille
  • Saloni Kaul, Gothic Network, 8 août 2011 — section « All Starr Eloquence », consacrée au concert romain
  • Fondazione Musica per Roma — archive officielle : lundi 4 juillet 2011 à 21 heures
  • AGRpress, 4 juillet 2011 — annonce du concert dans Luglio suona bene
  • Ansgar Bellersen, The Songs They Were Singing — récit, photographies et programme de Hambourg, 7 juillet 2011
  • Roman Romero, Xtranews, 20 avril 2011 — annonce du 10 juillet à la Philipshalle
  • Thomas Brill, photographie n° 60170, 10 juillet 2011 — légende Mitsubishi Electric Halle, anciennement Philipshalle
  • Vgorode, 6 juin 2011 — compte rendu de Kiev et photographies créditées à Artem Pastukh
  • The Beatles & Bournemouth, billet du 13 juillet 2011 — retour de Ringo dans la ville après quarante-sept ans
  • Espen Strunk, GAFFA, 13 juin 2011 — référence du compte rendu et crédits photographiques ; texte intégral réservé aux abonnés
  • Andreas Weihs, CountryMusicNews, 13 juillet 2011 — compte rendu et photographies du Tempodrom
  • Nicola Bardola, Abendzeitung München, 14 juillet 2011 — concert du Circus Krone
  • Setlist.fm — Munich, 13 juillet 2011 ; refrain de Give Peace a Chance rattaché au finale
  • OE24, 27 juin 2011 — transfert au Salzburg Congress annoncé par l’organisateur le 26 juin
  • Ö1 / ORF, Kultur aktuell du 14 juillet 2011 — Salzburg Congress et fin de tournée à Vienne ; archive affichant aussi une date de 2017
  • Krone, 18 juillet 2011 — compte rendu de l’Arena de Vienne ; photographies Andreas Graf
  • Helmut Ölschlegel, Nordbayerischer Kurier, 18 juillet 2011 — concert de la Jahrhunderthalle
  • František Kovač, 20 juillet 2011 — récit du concert de Prague du 29 juin
  • iDNES, 30 juin 2011 — critique du concert et dialogue de percussions entre Winter et Bissonette
  • Mikhaïl Sadtchikov fils, Nevskoïe Vremia, 9 juin 2011, reproduit par Beatles.ru — compte rendu de Saint-Pétersbourg
  • AiF Saint-Pétersbourg, 8 juin 2011 — confirmation du concert du 7 juin au BKZ Oktyabrsky
  • « dinnye », Koncert.hu, 29 juin 2011 — compte rendu de Budapest
  • The BlackBirds, site officiel, chronologie — rencontre en loge de Gyuri Hoffmann et Gábor Peterdi, 28 juin 2011
  • Arsinoé la Crapaude, 3 juillet 2011 — témoignage du concert lyonnais ; vidéos d’illustration d’autres dates
  • Minty And The Beeb Go Gigging, juillet 2011 — récit du concert de Liverpool du 18 juin
  • Bruce Dessau, The Arts Desk, article daté du 17 juin 2011 — critique de Hampton Court ; le texte emploie « last night », repère discordant avec le 17 juin indiqué par Jason Ritchie
  • Paulo Finatto Jr., Whiplash, 13 novembre 2011 — concert du Gigantinho du 10 novembre
  • Jorge A. Silva Junior, Whiplash, 14 novembre 2011 — compte rendu du dimanche 13 et liste de vingt-deux entrées
  • José Guilherme Camargo, Jornal do Brasil, 17 novembre 2011 — concert du Chevrolet Hall de Belo Horizonte
  • Luly Lage — témoignage et photographies du concert de Belo Horizonte du 16 novembre
  • Breno Fortes, Correio Braziliense, 19 novembre 2011 — concert du 18, public, formation et finale
  • José Gustavo, Diario de Pernambuco, reproduit par Canal dos Beatles le 21 novembre 2011 — concert de clôture au Chevrolet Hall
  • Ste. Michelle Wine Estates, communiqué officiel de 2010 — programme du 31 juillet à Woodinville
  • Roger Reis, Buzznews, 30 juillet 2010 — compte rendu de The Venue at Horseshoe Casino
  • Setlist.fm — Hammond, 24 juillet 2010, vingt-deux chansons et refrain final
  • John Benson, The Vindicator, 19 juillet 2010 — entretien avec Gary Wright avant Cleveland
  • Christiana Spiritguide, Christiana’s Corner, 21 juillet 2010 — récit du Nautica Pavilion de la veille
  • Setlist.fm — Saint Augustine, 17 juillet 2010, vingt-deux chansons et refrain final
  • Skip Sheffield, billet du 17 juillet 2010 reproduisant son article pour le Boca Raton Tribune — concert du 15 au Seminole Hard Rock Live
  • BroadwayWorld, 16 juillet 2010 — reportage photographique du concert du 15 à Hollywood
  • Alison Chriss, Creative Loafing Tampa, 14 juillet 2010 — critique de Ruth Eckerd Hall ; texte évoquant Dream Weaver malgré son omission dans la liste finale
  • Tom Perry, Notes From The Free State Of Patrick, 12 juillet 2010 — « Ringo Rocks Durham », témoignage et programme du 11 juillet
  • Chad Radford, Creative Loafing, 15 juillet 2010 — concert de Chastain Park du 10 juillet
  • Setlist.fm — Lancaster, 6 juillet 2010, vingt-deux chansons et refrain final
  • BWW News Desk, BroadwayWorld, 2 juillet 2010 — annonce du State Theatre d’Easton, horaire et formation
  • protestphotos1, Flickr — photographie légendée Bank of America Pavilion, 29 juin 2010, mise en ligne le 30 juin
  • Bethel Woods Center for the Arts, archive officielle du Pavilion — rubrique 2010, concert du 26 juin
  • Beatles on Film — cérémonie du Walk of Fame au Mohegan Sun, 27 juin 2010.
  • Beatles on Film — fragment amateur de Prior Lake, 25 juillet 2010.
  • Beatles on Film — film amateur de Woodinville, 31 juillet 2010.
  • Beatles on Film — film amateur de Hampton Court, 17 juin 2011.
  • Beatles on Film — film amateur de Glasgow, 23 juin 2011.
  • Beatles on Film — film daté du 24 juin 2010 avec localisation à Orillia, attribution incertaine.
  • Beatles on Film — film amateur de Munich, 13 juillet 2011.
  • Beatles on Film — Rundschau Nacht à Munich, 13 juillet 2011.
  • Beatles on Film — film amateur de Porto Alegre, 10 novembre 2011.
  • Beatles on Film — sujet télévisé à Porto Alegre, 10 novembre 2011.
  • Beatles on Film — film amateur du 12 novembre 2011 à São Paulo.
  • Beatles on Film — sujet télévisé du 12 novembre 2011 à São Paulo.
  • Beatles on Film — film du second concert de Buenos Aires, 8 novembre 2011.

Les dates et les fiches de concerts

Les nombres ci-dessous comptent les entrées des programmes archivés, y compris la conclusion Give Peace a Chance lorsqu’elle possède sa propre ligne. Ils ne constituent pas une vérification indépendante de chaque chanson. Les essais de la balance de San Diego sont comptés séparément du concert public.

2010

2011