Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › 2010–2011 › Étude historique

Dossier historique · Yellow-Sub.net · Octobre 2026

7 juillet 2010 : Ringo Starr a 70 ans, Paul McCartney surgit au Radio City Music Hall

L’anniversaire de Ringo Starr à New York est l’un des événements les mieux documentés de la onzième formation : une soirée de répertoire collectif devenue réunion scénique exceptionnelle des deux anciens Beatles.

Un concert placé au milieu de la tournée

Le 7 juillet 2010, le All-Starr Band de Ringo Starr se produit au Radio City Music Hall, à New York, à l’occasion du soixante-dixième anniversaire du batteur, né à Liverpool le 7 juillet 1940. La soirée n’est pas une représentation isolée conçue sans rapport avec les concerts voisins : elle prend place dans la tournée nord-américaine de la onzième formation, forte de 31 dates selon les archives de The Beatles Bible.

Le spectacle suit des engagements précédents au State Theatre de New Brunswick, le 5 juillet, et à l’American Music Theatre de Lancaster, le 6. Les concerts reprennent ensuite dans l’Ohio et le sud des États-Unis. La présence de Paul McCartney transforme donc un événement inscrit dans le calendrier ordinaire en moment historique exceptionnel.

Le groupe des sept musiciens

La onzième formation réunit Ringo Starr au chant et à la batterie, Wally Palmar au chant et à la guitare, Rick Derringer au chant et à la guitare, Edgar Winter au chant, aux claviers et au saxophone, Gary Wright au chant et aux claviers, Richard Page au chant et à la basse, et Gregg Bissonette à la batterie et aux chœurs.

Ce système de sept musiciens est central : chacun présente plusieurs titres liés à sa carrière, tout en accompagnant les autres. Il distingue le spectacle du format traditionnel du concert de vedette. Les invités de l’anniversaire doivent être répertoriés séparément, sans être artificiellement ajoutés à la composition permanente de 2010.

Le programme : l’histoire du rock en miniature

Le programme documenté le 7 juillet comprend notamment It Don’t Come Easy, Honey Don’t, Choose Love, My Girl Sloopy, Free Ride, Talking in Your Sleep, I Wanna Be Your Man, Dream Weaver, Kyrie, The Other Side of Liverpool, Yellow Submarine, Frankenstein, Peace Dream, Back Off Boogaloo, What I Like About You, Rock and Roll, Hoochie Koo, Boys, Love Is Alive, Broken Wings, Photograph et Act Naturally.

La juxtaposition est révélatrice : les Beatles et les disques solo de Ringo encadrent la soul, le rock américain de 1965 et 1973, le rock progressif et la pop des années 1980. Le renouvellement du groupe ne se contente pas de remplacer les musiciens, il modifie la traversée chronologique que propose chaque concert.

Le final collectif et les invités

Les comptes rendus décrivent une montée progressive vers une célébration collective. Le final autour de With a Little Help from My Friends et de Give Peace a Chance accueille plusieurs invités. Parmi les personnes citées dans la documentation figurent Yoko Ono, Joe Walsh, Jeff Lynne et Zak Starkey, avec des variations selon les témoins sur l’ensemble des personnalités présentes et leur participation musicale.

Le gâteau d’anniversaire en forme de batterie Ludwig devient l’un des symboles visuels de la soirée. Pour un inventaire sérieux, il faut maintenir trois statuts distincts : invité présent dans la salle, invité monté sur scène et musicien ayant interprété une chanson précise. Une photographie collective ne certifie pas la distribution de chaque titre.

Paul McCartney et Birthday

Paul McCartney rejoint Ringo à la fin du spectacle et interprète Birthday, chanson des Beatles publiée sur le double album blanc en 1968. Ringo joue de la batterie. La force de la scène réside dans ce retournement : une chanson imaginée quarante-deux ans auparavant devient le langage de retrouvailles entre deux musiciens dont l’histoire commune est mondiale.

Des témoignages de l’époque indiquent que Paul s’était présenté pour une répétition et une balance sans attirer l’attention de Ringo. La presse publiée le 8 juillet confirme la surprise. Il est important de ne pas présenter McCartney comme bassiste permanent de cette onzième formation : Richard Page occupe ce poste pour la tournée, même si Paul joue sur scène lors de cette soirée et sur le titre studio Peace Dream de Y Not.

Une date à établir avec rigueur

Le mercredi 7 juillet 2010 est confirmé par les comptes rendus datés du lendemain, la setlist du Radio City Music Hall et les chronologies de concert. Une ancienne notice du site officiel de McCartney présente un affichage de date incohérent avec son contenu ; l’indication générale de cette page ne doit pas supplanter plusieurs témoignages convergents de l’événement.

La précédente collaboration publique des deux Beatles, lors d’un concert caritatif new-yorkais de la David Lynch Foundation en avril 2009, constitue un autre point de comparaison. Le retour de Paul au Radio City en 2010 n’a donc pas lieu après des décennies de séparation scénique absolue, mais représente une nouvelle rencontre au cadre anniversaire particulièrement émouvant.

Archives, images et sources matérielles

Les sources disponibles permettent de réunir la liste des œuvres, les témoignages de presse, les photographies d’agence et diverses captations. Le travail archivistique à poursuivre consiste à attribuer à chaque image une date et un crédit, distinguer les séquences des invités et rechercher les documents contemporains : billets, affiche de salle et programme imprimé.

Il serait imprudent de qualifier toute vidéo mise en ligne de captation officielle intégrale. De même, une bande amateur n’établit pas seule les crédits de studio. Cette page renvoie aux notices de Birthday, Peace Dream et des autres chansons pour que l’événement soit relié à l’histoire des œuvres, au lieu de rester une anecdote détachée du dossier.

Sources et documentation

Les archives de concert, la presse contemporaine et les crédits des enregistrements sont confrontés afin de distinguer la date de représentation, les musiciens et les œuvres jouées. Les setlists ne remplacent pas la preuve d’une édition discographique.

Radio City 2010, un événement exceptionnel

Le 7 juillet 2010, Ringo fête ses soixante-dix ans au Radio City Music Hall. La soirée reste particulièrement célèbre pour l’apparition de Paul McCartney ; elle s’inscrit dans le calendrier du onzième All-Starr Band mais ne peut servir de modèle à ses trente et une dates américaines.

Répertoire et crédits des interprétations

Un titre joué avec un invité exceptionnel comme Birthday possède une documentation propre. Son apparition ne change pas les crédits Lennon–McCartney de la composition et ne transforme pas Paul en membre permanent du groupe de Ringo.

Fiches de chansons : birthday · the other side of liverpool · peace dream. Documentation de la tournée.

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