Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Sommaire

Ringo Starr et le All-Starr Band en 2010 : trente et un concerts, Fallsview et les 70 ans au Radio City

2010 marque la naissance de la onzième formation du All-Starr Band. Du 24 juin au 7 août, Ringo Starr et ses six partenaires donnent 31 concerts, de Niagara Falls à Los Angeles. Cette enquête en 29 sections relie les 31 fiches de représentations, explique la confusion entre Fallsview et Casino Rama, analyse la place de Y Not dans le programme et les témoignages des musiciens. Son point culminant est le 70e anniversaire de Ringo, le 7 juillet à New York : de l’appel « Peace & Love » à Times Square au final de Radio City Music Hall, où Paul McCartney apparaît à la surprise générale pour chanter « Birthday ». Une place particulière est faite aux sources contemporaines et aux distinctions entre concert, gala, archives audiovisuelles et sortie de disque.

Repères 2010 : 31 concerts documentés · 4 au Canada et 27 aux États-Unis · 7 musiciens réguliers, Mark Rivera directeur musical · 24–25 juin : Fallsview Casino Resort (et non Casino Rama) · 7 juillet : 70 ans de Ringo, Times Square puis Radio City, Paul McCartney invité · 7 août : concert final au Greek Theatre · le live Greek Theatre 2008 publié en 2010 n’est pas tiré de cette tournée.
Sommaire de cette étude (29 sections)

1. 2010 : trente et une dates, une nouvelle onzième formation

Du 24 juin au 7 août 2010, Ringo Starr conduit la onzième formation du All-Starr Band pour une série de 31 concerts en Amérique du Nord. Le dossier Yellow-Sub.net conserve 31 fiches datées, correspondant à quatre représentations au Canada et vingt-sept aux États-Unis. La tournée commence par deux soirées au Fallsview Casino Resort de Niagara Falls et s’achève au Greek Theatre de Los Angeles. La chronologie générale de The Beatles Bible confirme le total de 31, mais emploie une salle différente pour l’ouverture : la contradiction est examinée plus bas.

Ce n’est pas une simple reprise des formations précédentes. Autour de Ringo apparaissent Wally Palmar des Romantics, Rick Derringer et Richard Page de Mr. Mister ; ils rejoignent Edgar Winter, Gary Wright et Gregg Bissonette. Deux batteries, plusieurs chanteurs principaux, un répertoire transgénérationnel : la formule All-Starr est familière, mais les équilibres de guitare et de voix changent. L’année suivante, le groupe — sans transformation de fond — pourra prendre la route de l’Europe et de l’Amérique latine.

L’événement central demeure le 7 juillet 2010. Pour les 70 ans de Ringo, une célébration « Peace & Love » à Times Square précède un concert au Radio City Music Hall. La soirée accueille de nombreux invités, puis Paul McCartney surgit pour « Birthday ». Ce moment est exceptionnel, mais il appartient au onzième concert de la tournée, et non à une performance à ajouter au compteur.

2. Archives et calendriers : une histoire ne se copie pas ligne à ligne

Notre tableau repose sur les fiches du site, confrontées aux annonces des salles, aux chroniques locales, à la documentation des musiciens et aux programmes compilés par des collectionneurs. L’étude dissocie le concert tenu, la répétition, la présentation de presse, la cérémonie honorifique et la sortie d’un disque ou d’un film. Ces catégories peuvent se rencontrer le même jour : elles ne créent pas autant de représentations à comptabiliser.

Le dossier de 2010 donne deux exemples révélateurs. Des listes reprises depuis un itinéraire préparatoire placent les 24 et 25 juin à Casino Rama, à Rama/Orillia ; pourtant le communiqué officiel de Fallsview du 19 janvier 2010 prévoit ces deux soirées à Niagara Falls, et les archives photographiques indépendantes confirment le lieu. Les URL historiques de nos deux fiches conservent encore le mot « casino-rama », mais leur intitulé et leur contenu ont été corrigés.

Autre piège : le concert de 2008 donné au Greek Theatre a été commercialisé sous la forme d’un album Live at the Greek Theatre 2008 paru en 2010. Cela ne signifie pas qu’il s’agisse de l’enregistrement de la dernière soirée de la tournée 2010 au même théâtre. Cette distinction entre date d’enregistrement et date de publication est un principe central des archives musicales.

3. Fallsview contre Casino Rama : deux soirs, deux noms de lieux

Le 19 janvier 2010, le Fallsview Casino Resort annonce expressément le lancement de la tournée de Ringo avec des spectacles les jeudi 24 et vendredi 25 juin à son Avalon Theatre, salle d’environ 1 500 places. L’annonce précise que Ringo prévoit deux semaines de répétitions sur le site, avant l’ouverture au public. Le groupe annoncé n’est pas encore complètement détaillé en janvier, ce qui aide à distinguer les étapes de la communication de celles de la préparation musicale.

À l’inverse, la liste rétrospective de The Beatles Bible et d’autres chronologies de collectionneurs associent les deux dates à Casino Rama, près d’Orillia, à quelque distance de Niagara Falls. Les salles ne sont pas interchangeables : leur confusion fausse la géographie du départ. Des photographies légendées des concerts de juin par Concert Archives et le communiqué de l’organisateur convergent vers Fallsview.

Notre choix de Fallsview est donc motivé par les documents du lieu lui-même et par des éléments proches de l’événement. Nous ne réécrivons pas pour autant les URL des fiches de 2010 afin d’éviter de rompre des liens internes ou des références anciennes. La correction est portée dans les titres, dans le calendrier et dans l’appareil critique ; une URL historique n’est pas une source de preuve indépendante.

4. Les sept membres : deux guitaristes, deux claviers, deux batteries

Ringo Starr assure le chant, la batterie et les percussions, tandis que Gregg Bissonette joue la batterie et soutient ses collègues aux chœurs. Rick Derringer, passé par les McCoys et les groupes associés à Johnny et Edgar Winter, est guitariste et chanteur. Wally Palmar porte les chansons des Romantics, notamment Talking in Your Sleep et What I Like About You, à la guitare, à l’harmonica et au chant.

Richard Page est bassiste et chanteur, connu pour Kyrie et Broken Wings de Mr. Mister. Gary Wright, au clavier et au chant, représente une autre branche de la pop-rock des années 1970, avec Dream Weaver et Love Is Alive. Edgar Winter multiplie les rôles au saxophone, au clavier, au chant et aux percussions. Sa polyvalence permet aux chansons de passer des claviers de Frankenstein à un solo de saxophone, sans exiger un orchestre différent à chaque titre.

La distribution se vérifie dans les archives biographiques officielles de Ringo, la documentation de Fallsview et les reportages de 2010. Mark Rivera est directeur musical et intervient comme invité à New York le 7 juillet ; sa fonction ne doit pas être assimilée à un siège permanent dans les sept membres de la tournée nord-américaine. Il rejoindra la scène pour les dates de novembre 2011.

5. Wally Palmar raconte le travail d’un groupe, pas d’un assemblage de vedettes

Dans un entretien avec Thom Jennings publié le 30 juin 2010 sur Backstage Axxess, Wally Palmar se souvient de son recrutement. L’invitation du camp de Ringo l’avait surpris ; il a ensuite découvert qu’il devait apprendre des parties de guitare très précises, parfois dans des styles éloignés de ses habitudes avec les Romantics. Il dit avoir travaillé davantage que depuis longtemps pour préparer ce concert.

Palmar raconte aussi l’aide reçue de Rick Derringer, partenaire de guitare expérimenté. Les tubes entendus à la radio ne sont pas des arrangements simplifiés que chacun improvise à volonté : il faut retrouver les bonnes tonalités, répartir les couplets et les solos, et préparer les changements de rôles. C’est le type de détail qui explique comment des artistes venus de groupes si différents peuvent présenter un spectacle cohérent après une courte période de répétitions.

À propos de la direction musicale, Palmar cite explicitement Mark Rivera : les musiciens arrivent avec leurs idées de chansons et d’arrangements, puis Rivera les rassemble dans une structure utilisable. Ce témoignage distingue donc la préparation du spectacle de la présence scénique. Un directeur musical peut être indispensable au travail du groupe sans être inscrit comme huitième musicien permanent à chacune des 31 dates.

6. Y Not : le disque de 2010 rencontre la scène

Le 12 janvier 2010, Ringo publie Y Not, album studio dont il prend personnellement la direction artistique et la production avec l’ingénieur Bruce Sugar. Le site officiel de Ringo le présente comme le premier album qu’il produit lui-même, tandis que Genesis Publications, en février 2010, rappelle l’éventail des contributeurs. La tournée All-Starr commence cinq mois plus tard : elle n’est pas la transcription sur scène des sessions du disque.

Deux chansons nouvelles circulent toutefois dans le concert : « The Other Side of Liverpool », regard autobiographique sur son enfance, et « Peace Dream ». L’enregistrement studio de ce dernier comprend Paul McCartney à la basse, tandis que les deux anciens Beatles partagent la voix sur « Walk With You ». Leurs crédits sont confirmés par les déclarations de Ringo publiées dans The Guardian et les crédits détaillés de l’album.

Il faut distinguer nettement ces collaborations de studio du All-Starr Band de 2010. McCartney n’en est pas le bassiste ; Richard Page tient ce rôle pendant la tournée. De même, les contributions de Joe Walsh, Joss Stone ou d’autres amis au disque ne donnent pas à ces artistes le statut de membres réguliers. Cette confusion est particulièrement tentante en raison des invités du concert anniversaire de juillet.

7. De « Choose Love » à « Frankenstein » : l’alternance des répertoires

Les spectacles commencent fréquemment avec « It Don’t Come Easy », « Honey Don’t » et « Choose Love ». Ringo ajoute les classiques des Beatles qu’il chantait ou faisait entendre sur disque : I Wanna Be Your Man, Yellow Submarine, Boys, Act Naturally et, en conclusion, With a Little Help from My Friends. Ses années solo reviennent avec Back Off Boogaloo et Photograph, tandis que l’actualité Y Not se matérialise par The Other Side of Liverpool et Peace Dream.

Le reste du programme met tour à tour les partenaires au premier plan. Derringer reprend Hang On Sloopy — parfois répertorié sous le titre plus ancien My Girl Sloopy — et Rock and Roll, Hoochie Koo. Edgar Winter chante Free Ride et dirige Frankenstein, dont les sections instrumentales permettent aux autres musiciens de s’effacer ou de changer d’instrument. Wally Palmar retrouve le son des Romantics ; Gary Wright chante Dream Weaver et Love Is Alive ; Richard Page prend le devant de la scène sur Kyrie et Broken Wings.

Un relevé de setlist doit être interprété avec précaution : Give Peace a Chance peut apparaître comme un numéro autonome ou comme une coda de With a Little Help from My Friends. Chez Derringer, un fragment de Eruption peut être noté comme partie du solo plutôt que comme une chanson complète. La chronique de Biloxi par Leslie Michele Derrough compte 22 numéros en regroupant le final, tandis que certaines archives recensent 23 entrées.

8. Les six premières fiches : Ontario et Nord-Est américain

Les six concerts de juin constituent une ouverture très dense : deux soirées à Fallsview, puis Bethel, Uncasville, Boston et Westbury. Les six lignes ci-dessous renvoient aux fiches existantes de Yellow-Sub.net. Leurs dates sont des repères de représentation ; une interview publiée le 30 juin ou une conférence tenue en amont ne constitue pas une septième date à ajouter à ce tableau.

Date Salle, ville et région Archive
24 juin Avalon Theatre, Fallsview Casino Resort, Niagara Falls, Ontario, Canada Fiche du concert
25 juin Avalon Theatre, Fallsview Casino Resort, Niagara Falls, Ontario, Canada Fiche du concert
26 juin Bethel Woods Center for the Arts, Bethel, État de New York, États-Unis Fiche du concert
27 juin Mohegan Sun Arena, Uncasville, Connecticut, États-Unis Fiche du concert
29 juin Bank of America Pavilion, Boston, Massachusetts, États-Unis Fiche du concert
30 juin Westbury Theatre, Westbury, État de New York, États-Unis Fiche du concert

9. 27 juin à Mohegan Sun : une distinction honorifique et un concert

À Uncasville le 27 juin, la journée de Ringo comporte deux événements de nature différente. Le Mohegan Sun avait annoncé par communiqué daté du 21 juin que le musicien entrerait dans le Walk of Fame du complexe, lors d’une cérémonie prévue vers 16 h 50. Ringo se produit ensuite au Mohegan Sun Arena avec son All-Starr Band.

Les archives vidéo consacrées à la cérémonie sont intéressantes pour la réception publique d’un ancien Beatle et pour l’histoire locale de son passage. Elles ne doivent cependant pas être ajoutées au programme du concert du soir, ni servir à créer deux fiches de concert à la même date. L’expression « présence de Ringo au Mohegan Sun » peut recouvrir la remise d’une distinction et la représentation ; la nature précise de la source est déterminante.

La deuxième batterie de Gregg Bissonette et la souplesse des chanteurs vedettes donnent aux arrangements une continuité, même lorsque Ringo quitte son kit pour s’adresser au public. C’est cette organisation que les chroniques des semaines suivantes vont analyser, parfois avec enthousiasme, parfois avec humour ou quelques réserves.

10. Douze concerts de la première moitié de juillet : cap sur Radio City

Du 2 au 18 juillet, la tournée rassemble douze dates. Le calendrier passe par la Pennsylvanie et le New Jersey avant l’événement des 70 ans à New York le 7 juillet, puis traverse les États du Sud et la Floride. Le tableau conserve les lieux en vigueur en 2010, sans leur substituer leurs dénominations commerciales actuelles.

Date Salle, ville et région Archive
2 juillet State Theatre, Easton, Pennsylvanie, États-Unis Fiche du concert
3 juillet Caesars Circus Maximus, Atlantic City, New Jersey, États-Unis Fiche du concert
5 juillet State Theatre, New Brunswick, New Jersey, États-Unis Fiche du concert
6 juillet American Music Theatre, Lancaster, Pennsylvanie, États-Unis Fiche du concert
7 juillet Radio City Music Hall, New York, États-Unis Fiche du concert
9 juillet PNC Pavilion at Riverbend, Cincinnati, Ohio, États-Unis Fiche du concert
10 juillet Chastain Park, Atlanta, Géorgie, États-Unis Fiche du concert
11 juillet Durham Performing Arts Center, Durham, Caroline du Nord, États-Unis Fiche du concert
13 juillet Ruth Eckerd Hall, Clearwater, Floride, États-Unis Fiche du concert
15 juillet Seminole Hard Rock Live, Hollywood, Floride, États-Unis Fiche du concert
17 juillet St. Augustine Amphitheatre, Saint Augustine, Floride, États-Unis Fiche du concert
18 juillet Beau Rivage Theatre, Biloxi, Mississippi, États-Unis Fiche du concert

11. 7 juillet à midi : le « Peace & Love » de Times Square

La matinée du 7 juillet 2010 ne se confond pas avec le concert du soir. Ringo, né le 7 juillet 1940, célèbre son soixante-dixième anniversaire en lançant à midi, devant le Hard Rock Cafe de Times Square, son appel public au « Peace & Love ». Le communiqué de Hard Rock International daté du 7 juillet décrit la foule et les relais organisés dans d’autres villes, tandis que les photographies de presse de CBS fixent les scènes de la journée.

Ce rituel a commencé en 2008 à Chicago et se prolongera ensuite à Hambourg en 2011, Nashville en 2012 et ailleurs. Pour l’histoire de la tournée, la présence de Ringo à midi atteste l’activité promotionnelle et militante de cette date, mais elle n’ajoute pas de deuxième concert à la représentation du Radio City Music Hall.

Ringo conserve un message qui lui est propre : le souhait de voir les gens s’arrêter un instant pour la paix et l’amitié. Dans un dossier musical, il importe de replacer ce slogan dans des événements concrets, avec lieu, heure et sources, sans prétendre qu’il remplace les chansons ou les performances du groupe.

12. 7 juillet au Radio City Music Hall : le concert anniversaire

Le soir, Radio City Music Hall reçoit l’onzième spectacle de la tournée. Ringo et ses six partenaires jouent le répertoire de l’été : It Don’t Come Easy, Honey Don’t, Choose Love, les succès de Derringer, Edgar Winter, Wally Palmar, Gary Wright et Richard Page, puis les titres des Beatles et les chansons solo de Ringo. Le concert est plus qu’un simple best-of : il montre une équipe capable de soutenir plusieurs voix et plusieurs styles pendant près de deux heures.

Le final collectif réunit de nombreux amis, dont Yoko Ono, Joe Walsh, Jeff Lynne, Brian Johnson, Mick Jones, Steven Van Zandt, Nils Lofgren, Max Weinberg et Zak Starkey, ainsi que d’autres musiciens liés aux précédentes formations. Un compte rendu de Pollstar daté du 8 juillet et les reportages photographiques de l’événement confirment la nature exceptionnelle de cette réunion.

Il faut distinguer les sept membres réguliers de 2010, les invités des derniers morceaux et les artistes présents dans la salle. La simple photographie d’une personnalité près de Ringo n’établit pas sa participation à chaque chanson. C’est pourquoi la présence de Paul McCartney prend une place spécifique dans la chronologie du concert, après le finale habituel.

13. L’arrivée de Paul McCartney : « Birthday » après la fin annoncée

Alors que le public croit la soirée terminée, une basse Höfner apparaît sur scène. C’est l’annonce de l’arrivée surprise de Paul McCartney, qui interprète avec Ringo le « Birthday » du White Album. L’archive officielle de Paul confirme la chanson, et les récits de MusicRadar et de Pollstar décrivent la réaction des spectateurs, qui s’apprêtaient à quitter la salle.

Paul est au chant et à la basse, Joe Walsh à la guitare, Mark Rivera aux percussions ; Ringo reprend la batterie. Le moment possède une valeur biographique singulière : deux anciens Beatles rejouent ensemble une chanson des Beatles pour l’anniversaire de l’un d’eux, devant le public et les amis du musicien. Il ne s’agit pourtant ni d’une reformation du groupe de Liverpool ni de la première date d’un nouveau All-Starr Band.

Une précaution de bibliographie mérite d’être signalée : la page officielle de Paul affiche dans ses métadonnées une date de publication « 6 juillet 2010 », impossible à concilier littéralement avec le récit de l’apparition du 7 juillet au soir. Les photographies et plusieurs articles datés du 8 juillet fixent sans équivoque le concert au 7. Il faut donc attribuer ce décalage à la fiche éditoriale plutôt qu’antidater la prestation ; l’anomalie est visible, et non silencieusement effacée.

14. Mark Rivera et les invités : séparer direction musicale et effectif

Mark Rivera est un fil conducteur de cette période, mais les sources le citent dans des fonctions distinctes. L’entretien de Palmar avec Thom Jennings le décrit comme directeur musical chargé de faire tenir ensemble des arrangements issus d’artistes différents. Au Radio City, Rivera participe aussi à la soirée exceptionnelle comme saxophoniste ou percussionniste, notamment pendant les chansons finales.

Ce passage sur scène n’en fait pas le huitième membre de la formation pour les 31 concerts nord-américains. Les brochures de 2010, les critiques du Greek et le site officiel citent Ringo, Palmar, Derringer, Winter, Wright, Page et Bissonette comme sept réguliers. En novembre 2011, Rivera apparaît cette fois en représentation au Mexique et dans plusieurs salles sud-américaines aux côtés des sept, avant d’intégrer officiellement la nouvelle équipe en 2012.

De même, Yoko Ono, Jeff Lynne, Joe Walsh, Jim Keltner, Zak Starkey, Brian Johnson ou Paul McCartney doivent être inscrits comme invités de Radio City, avec les chansons et interventions documentées, non comme membres de la tournée. La méthode évite de projeter le gala anniversaire sur les spectacles de Clearwater, Biloxi ou Los Angeles.

15. Easton, Atlantic City, New Brunswick et Lancaster : l’avant-anniversaire

Du 2 au 6 juillet, la troupe passe au State Theatre d’Easton, au Circus Maximus de Caesars Atlantic City, au State Theatre de New Brunswick, puis à l’American Music Theatre de Lancaster. Ce sont quatre concerts distincts, avant la fête de New York le 7. Leurs fonctions dans le calendrier ne sont pas interchangeables, même lorsque les programmes suivent un ordre très voisin.

Les inventaires de collectionneurs font état de bandes assez complètes pour certains de ces concerts, tandis que d’autres dates ne disposent pas d’une telle trace cataloguée. Ces mentions éclairent ce qu’il serait possible de comparer pour les intros, le placement des solos ou les variantes de Peace Dream. Elles ne justifient pas une affirmation de visionnage ou d’écoute intégrale lorsque seule une notice de catalogue a été consultée.

La proximité de la célébration du 7 juillet peut aussi conduire à déformer l’itinéraire : un reportage publié après Radio City évoquera volontiers la présence de McCartney, mais cela ne signifie pas qu’il ait rejoint la troupe à New Brunswick ou à Lancaster. Les sources de chaque représentation doivent rester attachées à leur propre date.

16. Cincinnati, Atlanta et Durham : l’accueil dans le Sud

Après New York, le All-Starr Band part vers Cincinnati le 9 juillet, Chastain Park à Atlanta le 10 et Durham Performing Arts Center le 11. Le déplacement permet de confronter le même groupe à des environnements scéniques différents : amphithéâtre de plein air, salle de spectacle et public habitué aux concerts de rock patrimonial.

La chronique de Chad Radford dans Creative Loafing, publiée le 15 juillet, décrit avec humour les spectateurs qui pique-niquent à Chastain Park. Il trouve le résultat parfois surréaliste : on vient voir l’un des Beatles, et l’on traverse ensuite un ensemble de hits de Mr. Mister, des Romantics et de Gary Wright. L’appréciation n’est pas complètement dénuée d’ironie, mais elle restitue précisément l’identité du concept.

À Durham, un témoignage de Tom Perry rapporte un nouveau chant d’anniversaire entonné par la salle, quelques jours après les 70 ans de Ringo, ainsi qu’une citation instrumentale d’Eruption pendant les développements de Rick Derringer. Le fragment de Van Halen ne devient pas nécessairement un titre entier dans la setlist : c’est un détail d’improvisation repéré pendant cette soirée.

17. Clearwater, Hollywood et Saint Augustine : la Floride sur trois scènes

La Floride reçoit trois concerts successifs, espacés de deux jours : Ruth Eckerd Hall à Clearwater le 13 juillet, Seminole Hard Rock Live à Hollywood le 15 et St. Augustine Amphitheatre le 17. Il faut conserver le nom complet du deuxième lieu, car « Hollywood » désigne ici la ville floridienne, non la cité californienne ou la dernière étape au Greek Theatre.

Le journaliste Skip Sheffield documente le concert de Hollywood dans un récit daté du 17 juillet. Il signale une présentation caritative avant la musique : Ringo remet un chèque destiné à une action pour Haïti. Cet épisode, placé avant le spectacle, relève du contexte de la représentation et du message « Peace & Love », sans constituer un concert autonome.

À Clearwater, un compte rendu d’Alison Chriss mentionne Dream Weaver dans le corps du récit tout en l’omettant de la liste finale reproduite par l’article. Une setlist figurant au bas d’une critique ne doit donc pas être considérée comme un relevé parfait. Il faut toujours confronter le commentaire et le tableau, puis indiquer ce qui relève d’un témoignage précis ou d’une reconstruction.

18. Biloxi, 18 juillet : une chronique qui décrit vraiment le jeu du groupe

Le 18 juillet, Ringo se produit au Beau Rivage Theatre de Biloxi, Mississippi. Le reportage de Leslie Michele Derrough dans Glide, publié le 26 juillet, décrit une salle comble selon la journaliste, un public de plusieurs générations et une soirée d’environ deux heures. L’enthousiasme est attribué à son témoignage : il ne prouve pas que les trente autres concerts aient été joués à guichets fermés.

La critique est particulièrement utile pour les arrangements. Elle décrit Rick Derringer et Edgar Winter échangeant des phrases de guitare et de saxophone sur Talking in Your Sleep, puis Derringer prolongeant Rock and Roll, Hoochie Koo avec un solo évoquant Eddie Van Halen. Winter arrive au devant de la scène avec un clavier porté en bandoulière pour Free Ride ; Wright retrouve le registre vocal qui a rendu Dream Weaver célèbre.

Derrough rapporte aussi la décontraction de Ringo, ses plaisanteries sur les ventes de Y Not et son plaisir évident à jouer la batterie derrière les collègues. Son article réunit le final With a Little Help from My Friends / Give Peace a Chance sous une seule entrée ; l’archive Yellow-Sub.net conserve les deux éléments séparés lorsque la documentation l’exige. Cette différence de convention n’invalide ni l’un ni l’autre des témoins.

19. Les huit dernières fiches de juillet : de Cleveland à Woodinville

La deuxième moitié de juillet mène le groupe de Cleveland et Canandaigua aux dernières représentations dans les Grands Lacs, les Prairies et les Rocheuses, puis au Nord-Ouest pacifique. Huit dates sont recensées du 20 au 31 juillet, dont deux canadiennes, Windsor et Calgary. Le tableau renvoie aux notices de salles et aux sources disponibles sans extrapoler les setlists manquantes.

Date Salle, ville et région Archive
20 juillet Nautica Pavilion, Cleveland, Ohio, États-Unis Fiche du concert
21 juillet Constellation Brands Performing Arts Center, Canandaigua, État de New York, États-Unis Fiche du concert
23 juillet Caesars Windsor, Windsor, Ontario, Canada Fiche du concert
24 juillet The Venue at Horseshoe Casino, Hammond, Indiana, États-Unis Fiche du concert
25 juillet Mystic Lake Casino Hotel, Prior Lake, Minnesota, États-Unis Fiche du concert
28 juillet Southern Alberta Jubilee Auditorium, Calgary, Alberta, Canada Fiche du concert
30 juillet Northern Quest Casino, Airway Heights, État de Washington, États-Unis Fiche du concert
31 juillet Château Ste. Michelle, Woodinville, État de Washington, États-Unis Fiche du concert

20. Cleveland et Canandaigua : le rôle durable de Gary Wright

Avant le concert du 20 juillet au Nautica Pavilion de Cleveland, Gary Wright accorde un entretien à John Benson, publié le 19 juillet. Il revient sur sa relation ancienne avec Ringo et sur sa participation à l’univers musical de George Harrison. La mémoire de All Things Must Pass éclaire l’amitié des musiciens, mais le concert de 2010 n’est pas une séance de réenregistrement de cet album.

Le texte présente aussi la méthode du All-Starr Band : chaque artiste vient avec un ou deux titres que le public connaît, et le collectif essaie de leur donner une continuité scénique. Le lendemain, 21 juillet, le groupe se produit au Constellation Brands Performing Arts Center de Canandaigua. Ce passage dans le Nord-Est précède une étape au Canada puis le départ vers le Midwest.

Des témoignages de spectateurs autour du concert de Cleveland signalent un public chantant avec Ringo. L’intérêt du document de Benson est ailleurs : il donne directement la parole à un des participants sur l’histoire des chansons et l’ambiance du groupe. Dans l’enquête, interview préalable et compte rendu du spectacle sont deux sources complémentaires, non substituables.

21. Windsor et Calgary : quatre concerts canadiens au total

Après les deux soirées inaugurales à Niagara Falls les 24 et 25 juin, Ringo retrouve le Canada au Caesars Windsor le 23 juillet et au Southern Alberta Jubilee Auditorium de Calgary le 28 juillet. Ce sont les quatre dates canadiennes du calendrier de 2010. Les vingt-sept autres se déroulent aux États-Unis.

La fiche de Windsor décrit la représentation du 23 juillet au Colosseum de Caesars Windsor, déjà fréquenté par Ringo lors d’une tournée précédente. Le relevé historique de The Beatles Bible pour cette date confirme le retour à Windsor. Le passage à Calgary survient cinq jours plus tard, entre une étape au Minnesota et un itinéraire qui prend le chemin de Washington.

Ces deux villes ne doivent pas être confondues avec les premières soirées de Fallsview. La confusion avec Casino Rama naît précisément de calendriers qui ne restituent pas toujours les changements ou les annonces des salles. Le contrôle à l’échelle du lieu devient essentiel quand plusieurs casinos canadiens apparaissent dans une même tournée.

22. Hammond, Prior Lake et Calgary : les distances du dernier mois

Le 24 juillet, la tournée passe à The Venue at Horseshoe Casino, Hammond, dans l’Indiana ; le lendemain, elle est à Mystic Lake Casino Hotel, Prior Lake, près de Minneapolis, puis retrouve le Canada pour Calgary le 28. Ce trajet illustre la nature mobile de la production All-Starr : sept musiciens permanents, un spectacle à succès alternés et des salles de capacité très variée.

À Hammond, un récit de Roger Reis insiste sur la continuité rythmique offerte par Gregg Bissonette et sur les interventions de Derringer. Ce sont des observations relatives à cette soirée. À Prior Lake, le catalogue Beatles on Film signale un fragment amateur d’environ quarante-sept secondes. Il ne permet évidemment pas de garantir le programme complet du 25 juillet.

La différence entre une heure quarante de musique annoncée, une captation intégrale possible et quelques dizaines de secondes d’images révèle l’inégalité documentaire des étapes. Les fiches doivent enregistrer cette différence plutôt que donner l’illusion qu’une archive audiovisuelle d’égale valeur existe pour chaque concert.

23. Airway Heights et Woodinville : le Nord-Ouest avant la côte Ouest

Le 30 juillet 2010, Ringo se produit au Northern Quest Casino, à Airway Heights, près de Spokane, dans l’État de Washington. Le lendemain, il est au Château Ste. Michelle, à Woodinville, dans un cadre de concerts de plein air organisé autour du domaine viticole. Les deux lieux démontrent la capacité du programme à être présenté aussi bien dans un casino qu’au milieu d’une saison estivale de musique en extérieur.

Les annonces des lieux renseignent la configuration et la programmation de ces scènes ; elles ne remplacent pas une critique détaillée de la performance du soir. Lorsque la presse locale n’a pas laissé de témoignage précis pour un morceau donné, il serait dangereux d’appliquer automatiquement l’ordre des titres de Biloxi ou du Radio City. Les variantes de paroles de présentation, les solos et les titres supprimés éventuels restent propres à chaque date.

Le calendrier poursuit sa route dans l’Oregon et la Californie jusqu’au 7 août, sans changement de l’équipe régulière. Cette seconde moitié de la tournée permet de mesurer si le groupe, après plus d’un mois de répétitions et de concerts, a trouvé une cohésion qui transcende la seule présence de sept noms connus sur l’affiche.

24. Les cinq concerts d’août : Eugene, Saratoga, Rancho Mirage, San Diego et Los Angeles

Le dernier tableau comporte les cinq dates d’août : le 1er à Eugene, le 3 à Saratoga, le 5 à Rancho Mirage, le 6 à San Diego et le 7 au Greek Theatre de Los Angeles. Ces étapes terminent les 31 concerts, mais ne doivent pas être confondues avec des éditions discographiques parues en 2010 à partir de spectacles de 2008.

Date Salle, ville et région Archive
1 août Cuthbert Amphitheater, Eugene, Oregon, États-Unis Fiche du concert
3 août The Mountain Winery, Saratoga, Californie, États-Unis Fiche du concert
5 août Agua Caliente Casino Resort Spa, Rancho Mirage, Californie, États-Unis Fiche du concert
6 août Humphrey’s Concerts by the Bay, San Diego, Californie, États-Unis Fiche du concert
7 août Greek Theatre, Los Angeles, Californie, États-Unis Fiche du concert

25. San Diego, 6 août : un concert et une balance, deux archives différentes

Le 6 août 2010, le groupe joue à Humphrey’s Concerts by the Bay, San Diego. Dans les catalogues de collectionneurs, cette journée est parfois associée à plusieurs sources sonores, dont une captation de concert de longue durée et un document étiqueté soundcheck, c’est-à-dire balance ou répétition technique. Leur présence dans une même liste ne signifie pas deux spectacles publics.

La différence est importante pour la chronologie : une balance peut contenir un morceau absent du concert, une répétition interrompue, une version incomplète ou une correction d’arrangement. Elle renseigne le travail des musiciens, mais n’accroît pas le nombre des représentations. Les fiches de Yellow-Sub.net ne créent pas une date supplémentaire sur la seule base de cette séparation dans les archives audio.

Le concert de San Diego est immédiatement suivi, le 7 août, de la clôture au Greek Theatre. La proximité géographique rend ces deux étapes faciles à associer, mais les observations de scène ne doivent pas passer automatiquement de Humphrey’s à Los Angeles. Les sources d’un concert ne valent que pour celui qu’elles documentent.

26. 7 août au Greek Theatre : une formation en pleine maîtrise

Le 7 août 2010, la tournée s’achève au Greek Theatre de Los Angeles. Dans The International Review of Music, le 10 août, Mike Finkelstein décrit une soirée de près de deux heures, animée par un groupe habitué à faire alterner le chant et les instruments sans perdre le rythme. Il souligne l’intérêt de voir des musiciens dotés d’une identité propre s’approprier les chansons de leurs partenaires.

Le critique remarque le dialogue des guitaristes Rick Derringer et Wally Palmar, l’appui de Gregg Bissonette, le rôle de Richard Page à la basse et au chant, et la polyvalence d’Edgar Winter. Il note aussi les interventions de Gary Wright, parfois équipé d’un clavier portatif. Ces détails décrivent une équipe au travail : le groupe ne se limite pas à aligner les succès dans l’ordre où les radios les diffusaient.

La fin de la tournée ne signifie pas la fin immédiate de la formation. Les sept musiciens reprendront la route en 2011 pour une longue série européenne, puis latino-américaine. Cette continuité donne aux premières semaines de 2010 une valeur particulière : elles fixent la façon dont ces répertoires pourront être exportés vers d’autres publics.

27. L’archive des concerts : une durée ne prouve pas une intégralité

De nombreuses dates de 2010 sont répertoriées dans les inventaires de collectionneurs, avec des indications variables : enregistrement audio complet, fragment vidéo, balance, document de cérémonie ou simplement absence de source connue dans un catalogue. Ces derniers mots ne prouvent pas qu’aucune archive privée n’existe ; ils indiquent seulement la limite de l’inventaire consulté.

Le 7 juillet au Radio City Music Hall est l’un des événements les plus documentés, en raison des images professionnelles, des photos, des reportages et des nombreux films de spectateurs. Mais un montage vidéo amateur mis en ligne plusieurs années plus tard — même lorsqu’il est annoncé comme « complet » — reste une reconstitution à partir de sources de qualité différente. Il ne faut pas l’assimiler à une édition officielle du concert sans l’existence d’un crédit de publication qui le justifie.

À Prior Lake, quarante-sept secondes de film constituent une trace réelle mais très brève. À San Diego, une balance enregistrée renvoie à une catégorie d’événement différente. Les deux documents ont un intérêt d’archéologie musicale ; leur juste description est essentielle pour ne pas gonfler les discographies ou les chronologies de concerts.

28. Attention au disque « Live at the Greek Theatre 2008 » publié en 2010

Une confusion particulièrement tenace naît de la parution en 2010 du disque Live at the Greek Theatre 2008. Il documente la soirée du 2 août 2008 au Greek Theatre, avec une formation antérieure : il ne s’agit pas de la captation du 7 août 2010, même si Ringo revient au même amphithéâtre et si le titre comporte l’année « 2010 » dans certaines notices de publication.

Le relevé discographique Progrography différencie explicitement la date d’enregistrement du 2 août 2008 et la mise en vente en 2010. La chronologie discographique d’AllMusic place par ailleurs cet album live dans le voisinage de Y Not, ce qui explique pourquoi le lecteur rencontre ces deux objets sous le même millésime de catalogue.

La conséquence pour notre dossier est nette : l’étude annuelle 2010 couvre les 31 concerts de la onzième formation ; le disque au Greek de 2008 appartient historiquement à une autre formation. La date imprimée sur une jaquette ou affichée par une base de disques ne doit jamais remplacer l’examen des crédits instrumentaux et de la date de captation.

29. Bilan critique, bibliographie et passage à 2011

Le bilan retenu est de 31 concerts joués en 2010, du 24 juin au 7 août. Les 31 fiches du dossier sont accessibles depuis les tableaux ci-dessus : six en juin, vingt en juillet et cinq en août. Les premiers concerts sont attribués à Fallsview, Niagara Falls sur la base du communiqué de la salle, en dépit d’archives secondaires mentionnant Casino Rama. Le concert des 70 ans reste une date unique, bien qu’il contienne un événement public à midi, une représentation le soir et un final de gala.

L’élément musical le plus caractéristique est le partage du devant de la scène. Ringo choisit les chansons, chante ses propres succès, joue de la batterie avec Bissonette et cède régulièrement le micro à des musiciens célèbres pour leurs propres répertoires. Les critiques du Sud, de Biloxi et du Greek rendent visible la variété des arrangements ; les entrevues de Wally Palmar et Gary Wright éclairent la préparation et la mémoire des participants. Les chroniqueurs ne sont pas toujours unanimes, et c’est une donnée de réception à conserver.

La continuité se fera en 2011 avec les mêmes sept musiciens réguliers, avant une transformation de l’effectif en 2012. Pour éviter de raconter la tournée à rebours comme si elle devait nécessairement conduire au concert anniversaire, nous avons conservé les soirées ordinaires, les documents de scène et les salles à leur juste place.

Sources essentielles et points de contrôle

Les listes collaboratives et les catalogues d’enregistrements ne sont pas tenus pour des preuves indépendantes de programmes complets lorsqu’ils n’ont pas été recoupés. Les estimations d’affluence sont attribuées aux journalistes et ne sont pas présentées comme des chiffres de billetterie certifiés. Ce soin apporté aux incertitudes fait partie du dossier, au même titre que les chansons et les témoignages de ceux qui les ont jouées.

Poursuivre le dossier : ← 2008 : dixième formation, 30 concerts joués et une annulation · index général 2010–2011 et toutes les fiches de concert · → 2011 : trente-neuf concerts, Europe et Amérique latine · Le 70e anniversaire au Radio City : étude complémentaire · index de toutes les tournées.

Mise au point historique et documentaire

La formation de 2010 est décrite officiellement avec Gregg Bissonette, Rick Derringer, Wally Palmer, Richard Page, Edgar Winter et Gary Wright. Les représentations au Fallsview et la soirée du soixante-dixième anniversaire de Ringo au Radio City Music Hall relèvent d’événements documentaires distincts. L’apparition éventuelle d’invités au concert d’anniversaire ne les transforme pas en membres de l’effectif régulier. Les trente et un concerts retenus doivent rester rattachés à leurs propres sources et programmes, sans projection de chansons d’une soirée spectaculaire sur le reste de l’itinéraire.

Documentation : Ringo Starr, biographie officielle et historique des formations ; Ringo Starr, annonce de la tournée européenne 2018. Les programmes de concert doivent être vérifiés à la date exacte des représentations.

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