Ringo Starr & His All-Starr Band
Sommaire
Greg Lake
King Crimson · Emerson, Lake & Palmer
Biographie
Greg Lake est un chanteur, bassiste et guitariste britannique, membre fondateur de King Crimson puis d’Emerson, Lake & Palmer. Sa voix figure sur In the Court of the Crimson King et accompagne ensuite le répertoire d’ELP, dont « Lucky Man ». Son parcours occupe une place importante dans l’histoire du rock progressif. Il rejoint le All-Starr Band en 2001, avec Roger Hodgson, Ian Hunter, Howard Jones, Sheila E. et Mark Rivera. Au sein de cette formation, il assure la basse et le chant de ses propres passages, et utilise la guitare acoustique selon les chansons.
King Crimson et Emerson, Lake & Palmer : une histoire du rock progressif
Greg Lake naît en Angleterre en 1947. Chanteur, bassiste et guitariste, il est l’une des voix les plus caractéristiques de la première génération du rock progressif britannique. Avec King Crimson, il participe à In the Court of the Crimson King (1969), disque qui juxtapose textures électriques, longues structures instrumentales et chant mélodique. Il rejoint ensuite Keith Emerson et Carl Palmer pour former Emerson, Lake & Palmer, trio dans lequel il partage les responsabilités de composition, de chant et d’instrumentation.
« Lucky Man », chanson de Lake publiée en 1970 sur le premier album d’ELP, associe une simplicité de ballade à l’esthétique sonore du rock progressif. « Karn Evil 9 », œuvre plus longue et complexe publiée en 1973 sur Brain Salad Surgery, témoigne d’une ambition formelle très différente. Les notices consacrées au All-Starr Band doivent éviter de réduire ces deux univers à un même style et de traiter les sections d’une œuvre longue comme des singles autonomes lorsqu’elles n’en sont que des extraits.
La septième formation du All-Starr Band, en 2001
Lake rejoint Ringo en 2001, au sein d’une distribution qui réunit aussi Roger Hodgson, Ian Hunter, Howard Jones, Sheila E. et Mark Rivera. Sa basse, son chant et sa guitare acoustique permettent de faire entendre des œuvres de King Crimson et d’ELP au milieu de chansons des Beatles, de Supertramp et de la pop électronique anglaise des années 1980. La dimension collective est importante : Lake doit accompagner les autres musiciens sur leurs propres titres, en plus de présenter son répertoire.
Les listes attribuent notamment à Lake « In the Court of the Crimson King », « Lucky Man » et un passage de « Karn Evil 9 ». La présence d’un extrait ne signifie pas que l’intégralité de la composition ait été jouée ; la durée d’une performance doit être vérifiée sur l’enregistrement de la soirée. En 2001, le groupe de Ringo ne reconstitue ni la formation originale de King Crimson ni le trio ELP, mais propose une nouvelle lecture de leurs œuvres.
Les titres de rock progressif et leurs crédits
Greg Lake meurt en 2016. Le dossier de la tournée 2001, la biographie de Roger Hodgson et le catalogue des chansons permettent de replacer son travail dans le programme et de distinguer les versions originales de leurs nouvelles interprétations.
La place du rock progressif dans la tournée de 2001
Greg Lake apporte au All-Starr Band de 2001 un répertoire dont les proportions et le langage s’écartent souvent de la chanson rock de trois ou quatre minutes. « The Court of the Crimson King », « Lucky Man » et des passages associés à « Karn Evil 9 » évoquent King Crimson et Emerson, Lake & Palmer, sans que la formation de Ringo cherche à reproduire l’intégralité de ces groupes. Les contraintes d’un spectacle réunissant de nombreux chanteurs imposent des coupes, de nouveaux équilibres et parfois une réduction de l’ampleur des œuvres.
Cette présence est particulièrement intéressante auprès de Roger Hodgson, Ian Hunter, Howard Jones et Sheila E. : chacun apporte un univers différent, du rock progressif à la pop électronique ou au funk. Lake n’est donc pas la vedette d’une séquence autonome suivie d’un changement de plateau ; il devient membre d’un orchestre qui accompagne successivement des artistes aux habitudes de composition très différentes.
Le chanteur, le bassiste et les versions des œuvres
Le jeu de basse de Lake et sa voix grave jouent des rôles distincts dans l’économie du concert. Lorsqu’il présente une chanson historique, son chant ramène à une période de sa carrière ; lorsqu’il accompagne Ringo, l’enjeu est de faire fonctionner une section rythmique collective. Il convient donc de ne pas identifier sa participation à la seule présence de « Lucky Man » sur une liste.
Pour les grandes pièces progressives, l’enregistrement de concert est indispensable : il permet d’apprécier la durée réellement jouée, les passages retranchés et la répartition des interventions. Une setlist mentionnant « Karn Evil 9 » sans autre précision ne renseigne pas à elle seule sur la section de l’œuvre interprétée. Cette rigueur d’identification est l’un des apports attendus d’une notice encyclopédique sur Lake.
Greg Lake : Emerson, Lake & Palmer et la tournée de 2001
2001 : le rock progressif dans une formation multi-styles
Greg Lake, associé à King Crimson puis à Emerson, Lake & Palmer, apporte au septième All-Starr Band une tradition de rock progressif caractérisée par la longueur de certaines compositions, la place des arrangements et l’importance de la voix. L’orchestre de 2001 doit pourtant accueillir simultanément des répertoires relevant de la pop synthétique, du glam rock, du rock traditionnel et de la chanson de Ringo. Lake occupe ici une fonction double : chanteur identifiable sur certains morceaux, mais également bassiste et guitariste au service d’une formation qui n’est pas conçue pour reproduire les disques de son propre passé.
« Lucky Man » et « In the Court of the Crimson King »
Les prestations associées à Lake mettent en relation plusieurs périodes de son parcours. « In the Court of the Crimson King » renvoie à King Crimson et « Lucky Man » à Emerson, Lake & Palmer. Ces œuvres n’appartiennent pas au même contexte historique, même si elles sont réunies dans la voix d’un artiste. La réduction ou la réorganisation de leurs arrangements pour un All-Starr Band pose une question essentielle : comment conserver l’identité d’une composition ambitieuse au milieu d’un spectacle dont la dynamique repose sur l’alternance rapide des solistes ? Une comparaison de captations datées éclaire mieux cette question qu’une simple liste de chansons.
Préserver les différences entre la composition et son interprétation
Dans les dossiers consacrés au rock progressif, les erreurs de crédits naissent souvent de la confusion entre interprète, compositeur et groupe à l’origine d’une œuvre. La présence de Lake à la basse ou au chant ne dispense pas de restituer les autres auteurs et les formations originales. De même, une version raccourcie d’un morceau complexe ne doit pas être indexée automatiquement comme une chanson distincte. La biographie musicale gagne à comprendre la part de réarrangement imposée par la scène de Ringo, tout en identifiant les plages réellement interprétées en 2001.
Greg Lake dans le All-Starr Band 2001 : de King Crimson et ELP à Ringo Starr
Enquête documentaire approfondie sur la participation de cet artiste au All-Starr Band de Ringo Starr (2001).
Une arrivée qui déplace le centre de gravité du spectacle vers le rock progressif
Le septième All-Starr Band, constitué pour l’été 2001, accueille le chanteur et bassiste Greg Lake, figure des premiers King Crimson puis d’Emerson, Lake & Palmer. Sa présence peut surprendre dans une soirée dirigée par l’ancien batteur des Beatles, fondée sur des numéros concis et des refrains immédiatement reconnus. C’est pourtant l’un des principes de l’orchestre : un musicien représente une tradition entière en quelques morceaux, avant de redevenir accompagnateur. Lake passe ainsi de l’intimité d’une ballade comme « Lucky Man » à la forme plus longue et spectaculaire de « Karn Evil 9 ». Le succès du projet dépend de la capacité du groupe à s’approprier cette diversité sans devenir une juxtaposition de mini-concerts autonomes.
L’annonce de Pollstar en avril 2001 : une formation arrêtée sur une période courte
La revue professionnelle Pollstar, le 18 avril 2001, présente une formation rassemblant Greg Lake, Roger Hodgson, Howard Jones, Ian Hunter, Sheila E. et Mark Rivera auprès de Ringo. David Fishof avait d’abord envisagé une pause, puis le producteur avait organisé le recrutement rapidement. Lake est décrit dans cette source parmi les représentants du rock des années 1970, en contraste avec la dimension plus synth-pop apportée par Howard Jones. Ce document date l’intention artistique et l’effectif annoncé. Il ne faut pas le transformer en preuve de la présence de chaque musicien sur les vingt-huit concerts finalement joués : pour cela, une archive de soirée demeure nécessaire.
Trois chansons, trois responsabilités différentes
Les relevés de la tournée de 2001 identifient principalement « The Court of the Crimson King », « Karn Evil 9: 1st Impression, Part 2 » et « Lucky Man » comme les interventions majeures de Greg Lake. Ces titres renvoient à deux histoires de groupe, King Crimson et Emerson, Lake & Palmer. Le chant de Lake constitue un fil conducteur, mais les arrangements originaux n’ont pas été conçus pour les musiciens du All-Starr Band. Mark Rivera peut prendre certains instruments à vent, Howard Jones participe aux claviers et Sheila E. intervient aux percussions. Une liste de concert ne suffit cependant pas à assigner chaque détail sonore à un interprète. L’analyse par prise exige une captation datée ou un compte rendu technique fiable.
Holmdel, 9 août 2001 : une soirée qui documente le partage du chant
La fiche de The Beatles Bible pour le PNC Bank Arts Center de Holmdel, le 9 août 2001, énumère les pièces attribuées à Greg Lake et montre à quel point son répertoire est intégré à une soirée collective. Les chansons de King Crimson et d’ELP voisinent avec des œuvres de Ringo, de Supertramp, de Mott the Hoople et de Howard Jones. L’apparition de Max Weinberg sur le final constitue un événement distinct de l’équipe régulière, et ne doit pas modifier la composition de la septième formation dans une discographie. La valeur documentaire de cette date est précisément de restituer le programme d’une représentation, sans extrapoler automatiquement à toute la tournée.
Le King Biscuit de Rosemont : l’album n’est pas le concert complet
Le 22 août 2001 au Rosemont Theatre, des captations sont réalisées pour les publications liées au King Biscuit Flower Hour. L’album commercial paru en 2002 ne contient pas tous les titres du répertoire interprété pendant la tournée. Dans les versions discographiques, « Lucky Man » apparaît clairement ; « The Court of the Crimson King » et « Karn Evil 9 » peuvent être absents d’une sélection ou figurer dans un produit distinct. Il serait donc erroné de conclure à partir d’un disque de seize pistes que Lake ne chantait qu’une chanson pendant les spectacles. Les CD King Biscuit et Extended Versions doivent être confrontés à la fiche de la représentation et à leurs livrets respectifs.
Crédits d’auteur : chanter une œuvre ne signifie pas l’avoir composée seul
L’une des erreurs les plus fréquentes dans les catalogues de supergroupes consiste à transformer tous les succès associés à une vedette en œuvres composées par elle. « The Court of the Crimson King » appartient à l’histoire de King Crimson et possède ses propres auteurs ; les albums d’ELP relèvent de crédits parfois collectifs ou partagés. Lake est l’interprète invité de ces morceaux chez Ringo, mais son rôle de chanteur-bassiste doit être distingué des droits d’auteur et de la production du master originel. La notice biographique présente donc l’apport du musicien en 2001 et renvoie les crédits détaillés à chaque page de chanson. Cette discipline évite de faire disparaître les autres créateurs derrière la seule célébrité du chanteur.
Sources et répertoire vérifiables
Pollstar, 18 avril 2001 · Holmdel, 9 août 2001 · Rosemont, 22 août 2001.
Retrouver la tournée et les concerts documentés · Consulter les éditions live · Tous les membres.
Son rôle dans le All-Starr Band
- Instruments et voix : Basse, guitare acoustique, chant.
- Parcours musical : King Crimson · Emerson, Lake & Palmer.
- Participation : 2001.
Tournées avec le All-Starr Band
- 2001 — Septième formation du All-Starr Band.
Chansons et répertoire
Les programmes recensés attribuent notamment les titres suivants à Greg Lake. Les chansons et les arrangements peuvent varier d’un concert à l’autre.
Greg Lake : une question de formats musicaux, pas seulement de style
Dans le All-Starr Band de 2001, Greg Lake joue au sein d’une formation qui réunit Roger Hodgson, Ian Hunter, Howard Jones, Sheila E. et Mark Rivera. La chronique de cette tournée attribue à Lake basse, guitare et chant, ce qui le place à la fois au centre de l’accompagnement rythmique et au premier plan lors de ses morceaux. Cette responsabilité est différente de celle qu’il exerçait dans King Crimson ou Emerson, Lake & Palmer : l’orchestre de Ringo ne cherche pas à recréer ces groupes, mais à faire cohabiter plusieurs patrimoines sur un seul plateau.
« In the Court of the Crimson King » et « Lucky Man » s’insèrent dans un programme partagé sans offrir nécessairement les mêmes durées ni les mêmes développements que les éditions originales. Le cas de « Karn Evil 9 » appelle encore plus de précautions : son titre désigne une suite musicale comportant plusieurs parties, et une référence sommaire en setlist n’établit pas qu’elle ait été exécutée intégralement. Lorsqu’une archive ne permet pas de mesurer la version, il convient de parler d’extrait ou de passage et de ne pas reconstruire un minutage imaginaire.
Les dates fournissent un second niveau de lecture. La septième formation joue à Holmdel le 9 août 2001, puis à Tampa le 15 août, où les archives recensent des invités sur le rappel « With a Little Help from My Friends ». Cet exemple rappelle que la composition effective d’un titre collectif peut varier sans modifier l’équipe affichée sur l’ensemble de la tournée. Le rapport entre les instruments de Lake, les claviers de Jones et les percussions de Sheila E. doit être documenté par la captation de la représentation étudiée, et non déduit d’une photo de groupe.
Sources et limites : présentation historique officielle des All-Starr Bands ; relevés de 2001 ; dossier de la saison sur Yellow-Sub. Les invités sont des attestations ponctuelles, à confronter aux sources de chaque concert.
- Programmes et formations du dossier All-Starr Band de Yellow-Sub.
- Archives des tournées : 2001.












