Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

Les chansons du All-Starr Band › Septième formation, 2001

Fiche d’œuvre · studio, histoire, auteurs et concerts

The Court of the Crimson King : origines, enregistrement et All-Starr Band

En juillet 2001, Greg Lake retrouve devant le public de Ringo Starr l’une des pages les plus célèbres de ses débuts avec King Crimson. L’œuvre, créée en 1969, est notamment une composition d’Ian McDonald sur des paroles de Peter Sinfield : distinguer le chanteur historique de ses auteurs est la première exigence de cette fiche.

Identité et auteurs

Titre principal : The Court of the Crimson King ; le disque est souvent référencé comme In the Court of the Crimson King. Musique : Ian McDonald. Paroles : Peter Sinfield. Premier album : King Crimson, In the Court of the Crimson King, 1969. Chant enregistré : Greg Lake.

La variation du titre entre la pochette, le nom d’album, les crédits éditoriaux et certaines setlists doit être conservée comme variante de catalogage et non comme une nouvelle composition. En 2001, la tournée abrège parfois le nom en The Court of the Crimson King.

Genèse et contexte historique

King Crimson prend forme dans le Londres musical de la fin des années 1960 autour de Robert Fripp, Michael Giles, Ian McDonald, Greg Lake et du parolier et directeur artistique Peter Sinfield. Sa musique réunit des ambiances de jazz, de musique savante, de rock psychédélique et des dispositifs instrumentaux encore inhabituels pour un groupe de rock.

La longue composition qui ferme le premier album utilise les images de la cour d’un souverain imaginé, peuplée de personnages théâtraux, de visions fantastiques et de cérémonies inquiétantes. Chez Sinfield, ce langage n’est pas seulement décoratif : il fait glisser l’auditeur d’une scène à l’autre, comme dans une suite de tableaux où le récit reste ouvert à plusieurs interprétations.

Ian McDonald construit la musique en privilégiant les variations d’intensité et les élargissements harmoniques. Le rôle de Greg Lake est essentiel en tant que chanteur et bassiste de l’enregistrement, mais cette présence ne doit pas transformer son nom en crédit exclusif d’écriture. L’attribution éditoriale renvoie au travail de McDonald et de Sinfield.

Enregistrement original et éditions

L’album In the Court of the Crimson King paraît en octobre 1969. Dans son architecture originale, The Court of the Crimson King en constitue la cinquième et dernière pièce, après Moonchild. L’arrangement mêle mellotron, guitare, basse, batterie et instruments acoustiques ou à vent employés par McDonald, pour produire un climat quasi orchestral sans qu’un orchestre symphonique conventionnel soit nécessaire.

Le 45-tours original, publié notamment sous licence Island et Atlantic selon les territoires, divise ou abrège la longue pièce en sections adaptées au format single. Pour la discographie, il faut donc séparer la piste complète de l’album, le couplage en deux faces du 45-tours et les rééditions où les minutages varient avec les remastérisations.

Les instrumentistes du premier album ne sont pas ceux du All-Starr Band. Michael Giles tient la batterie historique, Robert Fripp la guitare ; Ian McDonald joue plusieurs instruments et Greg Lake la basse et le chant. L’existence de pistes alternatives publiées dans les coffrets anniversaires impose d’identifier le master de référence avant de comparer l’interprétation de 2001.

Analyse et réception

L’efficacité de la chanson repose sur un paradoxe : elle semble avancer dans une lente procession solennelle alors qu’elle traverse de nombreuses ruptures de dynamique. Le thème chanté revient comme un refrain élargi, mais les interludes et la palette instrumentale lui donnent les proportions d’une composition bien plus ambitieuse qu’un single ordinaire.

La sonorité du mellotron joue un rôle décisif. Ses nappes de bandes enregistrées créent une illusion de cordes et de chœur, que les musiciens déploient avec un sens presque cinématographique de l’espace. Cette instrumentation ne se reproduit pas spontanément avec les claviers d’une autre formation : toute description précise du timbre du concert de Ringo demanderait une écoute de la captation concernée.

La réception de l’album a fait de cette pièce un jalon important du rock progressif, et la carrière ultérieure de Greg Lake l’a maintenue dans la mémoire des amateurs du genre. Son retour en 2001, au milieu de chansons beaucoup plus brèves, montre que le All-Starr Band n’est pas seulement une anthologie de 45-tours populaires.

Réinterprétation par le All-Starr Band

Le 26 juillet 2001, au Casino Rama en Ontario, la liste publiée place The Court of the Crimson King en troisième position, après deux interventions de Ringo Starr, Photograph et Act Naturally, et avant The Logical Song chantée par Roger Hodgson. La composition ouvre ainsi la succession des invités au début du concert.

Greg Lake retrouve ce morceau en compagnie d’artistes qui n’appartiennent pas à King Crimson : Mark Rivera, Howard Jones, Sheila E., Ian Hunter, Roger Hodgson et Ringo Starr. Les parties orchestrales du disque original ne sauraient donc être attribuées sans examen au même instrumentiste ou à la même technologie sur scène.

Le choix de cette composition rétablit aussi une dimension de l’histoire de Lake parfois masquée par Emerson, Lake & Palmer : avant ELP, il a participé à un des premiers enregistrements majeurs de King Crimson. Son chant dans le All-Starr Band met en évidence cette continuité, sans faire du groupe de Ringo une reformation de King Crimson.

Concerts datés et précautions

Les setlists du 26 juillet 2001 au Casino Rama, du 29 juillet à New Cumberland et du 9 août à Holmdel attestent le titre. Les deux dernières listes de The Beatles Bible indiquent également Greg Lake comme soliste. Elles établissent des occurrences datées, non un relevé technique de toutes les pistes de clavier jouées.

La documentation de tournée de Yellow-Sub.net recense 28 dates. Il serait erroné de multiplier mécaniquement la durée de l’album de 1969 par 28 pour produire un temps de scène total : les arrangements et les durées d’exécution n’ont pas encore été mesurés date par date.

Le suivi discographique devra différencier les éditions historiques du disque Island, les variantes Atlantic, les masters d’anniversaire, les pistes live King Crimson et les éventuels documents All-Starr. Les titres identiques désignent la même œuvre mais pas nécessairement la même interprétation.

Formation du All-Starr Band en 2001

Les rôles ci-dessous décrivent l’effectif général de la tournée ; ils ne remplacent pas un relevé indépendant de toutes les parties d’une chanson à chaque concert.

Bibliographie et documents de vérification

La création de l’œuvre, les musiciens du disque historique et les musiciens du All-Starr Band sont trois champs distincts. L’existence d’un titre dans une setlist ne garantit pas qu’il a été interprété à toutes les étapes de la tournée.

Deux biographies pour une seule œuvre : première publication et scène

The Court of the Crimson King apparaît sur In the Court of the Crimson King, premier album de King Crimson paru en 1969. L’œuvre est liée au rôle de Greg Lake, chanteur et bassiste du premier groupe, ainsi qu’à l’écriture de Ian McDonald et Peter Sinfield.

Interprète historique et nouveaux partenaires de Ringo

Avec Ringo en 2001, Greg Lake rend visible la continuité vocale du titre, mais l’interprétation ne réunit pas les musiciens du King Crimson de 1969. Son arrangement All-Starr mérite une description propre, surtout lorsqu’un relevé de setlist écourte le titre ou élimine des parties de la version longue.

Les dates et musiciens du groupe sont recensés dans la chronologie de la formation. Un crédit d’auteur correspond à la composition ; il ne prouve pas la présence de son titulaire lors de la captation. Comparer les autres fiches du catalogue.

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