Ringo Starr & His All-Starr Band
Sommaire
Howard Jones
Artiste solo
Biographie
Howard Jones est un chanteur, claviériste et auteur-compositeur britannique, révélé au début des années 1980. « New Song », « What Is Love? », « Things Can Only Get Better » et « No One Is to Blame » accompagnent le succès de ses premiers disques. Son travail associe une formation de pianiste à l’emploi des synthétiseurs et aux mélodies de la pop. Dans le All-Starr Band de 2001, il introduit ce répertoire dans un spectacle où figurent aussi des musiciens de rock progressif et de rock britannique. Il participe aux claviers et prend le micro pour les chansons qui lui sont attribuées.
La pop électronique anglaise au début des années 1980
Howard Jones naît en Angleterre en 1955 et développe un langage de chanson qui associe piano, synthétiseurs et écriture mélodique. Il se fait connaître au début des années 1980 à une époque où la technologie transforme les concerts autant que les studios. Ses premiers succès, « New Song » et « What Is Love? », appartiennent à une pop qui privilégie les motifs de claviers, les harmonies travaillées et les paroles tournées vers les dilemmes personnels. « Things Can Only Get Better » et « No One Is to Blame » prolongent cette orientation au milieu de la décennie.
L’image de Jones au milieu des synthétiseurs pourrait faire oublier son parcours de musicien formé au piano. Le passage de ces œuvres dans un ensemble de rock classique permet précisément de les écouter en dehors de leur contexte technologique d’origine. Une programmation de concert ne prouve pas pour autant qu’une chanson est interprétée avec les mêmes instruments que sur le disque de studio : il faut comparer la distribution et une captation réelle de la soirée.
La septième formation du All-Starr Band en 2001
En 2001, Ringo Starr constitue une nouvelle équipe comprenant notamment Ian Hunter, Roger Hodgson, Greg Lake, Sheila E., Mark Rivera et Howard Jones. Ce groupe rassemble le rock progressif britannique, la pop électronique, le hard rock et les chansons des Beatles. Le contraste entre les œuvres de Jones et celles de Hodgson ou de Lake illustre les changements de langage que l’orchestre doit négocier au cours d’une même représentation.
Les relevés attribuent à Howard Jones « No One Is to Blame », « Things Can Only Get Better » et, selon les concerts, « Everlasting Love ». Chacun de ces titres possède une histoire de composition et de publication antérieure à 2001. Les dates des albums de Jones ne doivent pas être confondues avec les dates où Ringo et ses invités les reprennent. La présence de Sheila E. à la percussion et de plusieurs chanteurs permet par ailleurs des arrangements collectifs, mais l’exécution précise varie d’une chanson à l’autre.
Retrouver la bonne chanson et la bonne tournée
La concertographie de 2001, la biographie d’Ian Hunter et le catalogue des chansons servent de point de départ à l’analyse. La participation de Howard Jones est circonscrite à cette période, même si ses œuvres ont continué leur circulation en dehors du All-Starr Band : un disque postérieur doit être daté de sa publication tout en conservant la date de performance originale.
2001 : la pop électronique face à un orchestre de rock
L’arrivée de Howard Jones dans l’équipe de 2001 illustre l’élargissement chronologique du répertoire du All-Starr Band. Après avoir longtemps mis en avant les artistes des années 1960 et 1970, Ringo accueille un musicien dont les succès sont fortement liés à la pop britannique des années 1980 et aux claviers électroniques. « No One Is to Blame » et « Things Can Only Get Better » appartiennent à cet univers, mais leur interprétation avec un orchestre comprenant notamment Greg Lake, Ian Hunter, Roger Hodgson et Sheila E. change les conditions de leur exécution.
Ces chansons avaient acquis une identité sonore propre à la production de leur époque. Les transposer dans un groupe de concert suppose de décider ce qui doit être joué en direct, remplacé par un autre instrument ou simplifié. L’analyse de Jones ne doit pas seulement énumérer ses succès : elle peut montrer comment le All-Starr Band fait cohabiter la synth-pop avec le rock progressif et la tradition du groupe de guitare.
La valeur d’une prestation datée
Des programmes de 2001 comportent « No One Is to Blame » au milieu de passages confiés à Roger Hodgson, Ian Hunter et Greg Lake. Cet ordre révèle une alternance de voix et d’esthétiques, mais ne suffit pas à restituer l’orchestration exacte. La présence d’un second claviériste, d’une ligne de basse particulière ou d’un changement de tonalité doit être documentée à partir d’une captation attribuée à une date précise.
Le passage de Jones reste limité à la formation de 2001. Il constitue néanmoins un chapitre important dans l’histoire de la formule : Ringo montre que la sélection des All-Starrs dépend d’abord de la force de leurs chansons et de leur capacité à jouer ensemble, non d’une appartenance stricte à la génération des Beatles.
Howard Jones : synthétiseurs et chansons du All-Starr Band de 2001
La synth-pop des années 1980 rencontre un groupe de rock
Howard Jones participe en 2001 à l’une des formations les plus éclectiques de l’histoire des All-Starrs. Son œuvre solo est étroitement liée aux claviers électroniques et aux arrangements de la synth-pop britannique, alors que ses partenaires comprennent des représentants du rock progressif, du glam rock et du rock américain. Cette coexistence oblige à transposer une musique construite en studio dans une formule de concert qui privilégie les instruments joués collectivement et la visibilité des interprètes. Jones doit donc être considéré autant comme un musicien capable de s’adapter à l’orchestre que comme le détenteur de succès radiophoniques.
« Things Can Only Get Better » et « No One Is to Blame »
Ces deux chansons constituent des repères de la carrière de Jones et de la programmation des All-Starrs de 2001. Leur instrumentation de scène ne saurait être présumée identique à celle de leur édition originale : la présence de batteries, de guitares et d’autres voix peut modifier les textures synthétiques associées au disque. Une notice historique doit restituer cette différence sans la transformer en jugement de valeur. Il faut également distinguer les dates de concert et les différentes versions de studio ou de single qui ont pu contribuer à la notoriété de ces œuvres.
La fonction du claviériste lorsque le micro change de mains
Jones rejoint un ensemble dont la particularité est de mettre un musicien au premier plan quelques minutes avant de le replacer dans un rôle d’accompagnateur. Les traditions électroniques et pop doivent cohabiter avec les chansons de Greg Lake, Roger Hodgson ou Ian Hunter. La qualité d’une prestation tient alors autant à la gestion des transitions qu’au chant soliste. Il convient d’éviter d’attribuer à Jones, sans preuve, chaque son de synthétiseur audible dans une captation : plusieurs instrumentistes peuvent se partager les claviers et les arrangements selon le morceau.
Howard Jones et le All-Starr Band : la synth-pop de 2001 en version rock
Enquête documentaire approfondie sur la participation de cet artiste au All-Starr Band de Ringo Starr (2001).
La synth-pop, rupture volontaire avec le profil des premières formations
Lorsque le producteur David Fishof annonce le All-Starr Band de 2001, il présente l’arrivée de Howard Jones comme un passage assumé vers les succès des années 1980. La formule ne se limite plus aux musiciens dont la carrière culmine dans les années 1960 et 1970. Jones apporte ses mélodies, ses claviers et son répertoire de pop électronique. Il faut toutefois éviter de qualifier le résultat de concert synth-pop : les chansons sont jouées dans un orchestre comprenant la batterie de Ringo Starr, les percussions de Sheila E., la basse de Greg Lake et les instruments de Mark Rivera. Cette adaptation est une part essentielle de l’identité du septième All-Starr Band : il fait entrer une esthétique nouvelle dans son langage collectif sans modifier son principe.
« No One Is to Blame » et l’art d’une interprétation plus dépouillée
« No One Is to Blame » représente la dimension mélancolique et plus introspective du répertoire de Howard Jones. Présente dans le programme de Holmdel en août 2001, la chanson se glisse entre « The Logical Song » et les numéros de Ian Hunter. Cet enchaînement montre combien la soirée mise sur le contraste des sensibilités plutôt que sur un récit historique linéaire. Chez Ringo, la voix de Jones demeure celle du soliste, tandis que l’accompagnement ne reproduit pas nécessairement les couches de studio de l’enregistrement original. Pour comprendre la couleur musicale de la prestation, il faut identifier les musiciens présents ce soir-là et l’instrument qu’ils utilisent effectivement : les crédits généraux de l’orchestre ne peuvent pas tous être reportés sur une piste donnée.
« Things Can Only Get Better » : un succès des années 1980 au milieu d’un orchestre multigénérationnel
Dans les setlists de 2001, « Things Can Only Get Better » offre à Jones un registre plus énergique. Ce morceau fait dialoguer les références new wave avec des musiciens dont l’histoire va de King Crimson aux Beatles et au rock américain. Le spectacle repose sur cette friction des identités : les interprètes qui accompagnent Jones sont ensuite appelés à jouer les ballades de Greg Lake, les titres de Supertramp ou les chansons signées par les Beatles. La source de Holmdel situe ce numéro dans la seconde partie du concert. Il serait inexact de l’associer automatiquement à toutes les éditions précédentes du All-Starr Band, ou de supposer qu’un titre identique possède toujours le même arrangement.
« Everlasting Love » : conserver une troisième chanson dans la documentation
« Everlasting Love », présent dans les relevés de 2001, permet de restituer un répertoire de Howard Jones plus riche que les deux seules chansons que citent fréquemment les notices sommaires. Dans le programme de Holmdel, il apparaît après « Lucky Man », peu avant « Take the Long Way Home ». La diversité est frappante : ballade aux origines progressives, chanson de pop synthétique puis œuvre de Supertramp. Ce voisinage rappelle le caractère choral de l’entreprise, fondé sur des interprétations alternées et non sur une formation jouant exclusivement les grands classiques de Ringo. Le relevé d’un concert ne prouve pas que « Everlasting Love » était joué à chaque date ; mais il justifie pleinement son inscription dans la section documentée du répertoire.
Le rôle des claviers entre Howard Jones, Roger Hodgson et Mark Rivera
Jones est un spécialiste des claviers électroniques, alors que Roger Hodgson passe de la guitare au clavier et que Mark Rivera peut jouer du saxophone, de la guitare et de plusieurs autres instruments. La présence de trois musiciens polyvalents explique comment la formation de 2001 peut accompagner des œuvres aussi contrastées. Mais on ne doit pas transformer les attributions de l’affiche en relevé d’instruments pour chaque chanson. La question devient plus délicate avec « Lucky Man » ou des morceaux d’Emerson, Lake & Palmer, historiquement associés à des timbres de synthétiseur. Seule l’analyse d’une bande précise permet de savoir quel musicien tient la partie principale. La biographie doit conserver ce niveau d’incertitude et ne pas attribuer à Jones tous les sons électroniques entendus.
Une participation datée, pas une carrière à absorber par Ringo
Howard Jones possède avant et après 2001 une carrière solo importante qui ne doit pas être résumée à son rôle d’invité. La monographie All-Starr Band concerne la rencontre avec l’orchestre de Ringo : annonce de la formation, chansons défendues, instruments, répartition des rôles et place des enregistrements live. Pollstar en avril 2001 et The Beatles Bible pour Holmdel documentent ces aspects. Les fiches du King Biscuit Flower Hour et des concerts éclairent les différences entre programme scénique et programme publié. C’est en conservant ces frontières éditoriales que l’on peut enrichir le dossier sans multiplier des pages faisant concurrence aux notices de « No One Is to Blame », « Things Can Only Get Better » ou « Everlasting Love ».
Sources et répertoire vérifiables
Pollstar, formation 2001 · Holmdel, 9 août 2001 · Les concerts de 2001.
Retrouver la tournée et les concerts documentés · Consulter les éditions live · Tous les membres.
Son rôle dans le All-Starr Band
- Instruments et voix : Claviers, chant.
- Parcours musical : Artiste solo.
- Participation : 2001.
Tournées avec le All-Starr Band
- 2001 — Septième formation du All-Starr Band.
Chansons et répertoire
Les programmes recensés attribuent notamment les titres suivants à Howard Jones. Les chansons et les arrangements peuvent varier d’un concert à l’autre.
- No One is To Blame
- Things Can Only Get Better
- Everlasting Love
Howard Jones : sortir la chanson électronique de son contexte de studio
Howard Jones représente l’une des voix les plus spécifiquement associées aux années 1980 dans la septième formation du All-Starr Band. Le relevé de 2001 lui attribue claviers et chant ; autour de lui se trouvent Greg Lake à la basse et à la guitare, Roger Hodgson et Ian Hunter aux guitares et claviers, Mark Rivera aux instruments multiples et Sheila E. aux percussions. À partir de ce personnel, on peut étudier la manière dont des chansons conçues à l’époque des synthétiseurs se transforment dans une revue de rock collectif, sans présumer que les sons de studio soient reproduits à l’identique.
« Things Can Only Get Better » et « No One Is to Blame » ne posent pas seulement un problème d’orchestration. Leurs différentes versions discographiques, sorties au cours des années 1980, doivent être distinguées des exécutions de 2001. Une fiche rigoureuse évite notamment de prendre pour référence unique la version radiophonique la plus célèbre lorsqu’elle traite d’un arrangement sur scène. Les indications instrumentales détaillées ne peuvent être attribuées avec certitude qu’en rapprochant une date, une bande sonore et, si possible, des images.
Le circuit de 2001 s’étend du Casino Rama canadien au sud et à l’ouest des États-Unis, avec une escale à Rosemont qui deviendra importante pour la documentation sonore. Pour Howard Jones, l’intérêt de ces archives n’est pas seulement de prouver sa présence : elles permettent de comparer les transitions entre ses chansons et celles de Lake, Hodgson ou Hunter. Les apparitions de Max Weinberg à Holmdel et d’autres invités à Tampa concernent des rappels précis, non une modification générale de la distribution des claviers.
Sources et limites : présentation historique officielle des All-Starr Bands ; relevés de 2001 ; dossier de la saison sur Yellow-Sub. Les invités sont des attestations ponctuelles, à confronter aux sources de chaque concert.
- Programmes et formations du dossier All-Starr Band de Yellow-Sub.
- Archives de tournée : 2001.












