Ringo Starr & His All-Starr Band
Sommaire
Zak Starkey
The Who · Oasis · Musicien de studio
Biographie
Zak Starkey est un batteur britannique, fils de Ringo Starr et de Maureen Starkey. Il développe sa propre carrière de musicien, notamment auprès des Who et d’Oasis. Son jeu s’inscrit dans l’histoire du rock britannique tout en se distinguant de celui de son père. Il rejoint le All-Starr Band en 1992 et participe à la formation de 1995. Sa présence à la batterie permet à Ringo d’alterner le chant au premier plan et le retour derrière son instrument. Il ne présente pas, dans ces formations, un programme personnel de chansons au chant principal.
Un fils de Ringo qui construit son propre parcours
Né à Londres en 1965, Zak Starkey est le fils de Ringo Starr et de Maureen Cox. Son nom le place d’emblée dans l’histoire des Beatles, mais sa carrière de batteur ne peut être réduite à une filiation. À l’adolescence, il se passionne pour Keith Moon, le batteur des Who, dont l’énergie et la liberté d’interprétation marquent profondément plusieurs musiciens de sa génération. Zak développe progressivement un jeu personnel et participe à différentes formations avant de devenir un accompagnateur sollicité sur de grandes scènes de rock.
Il entretient avec les Who une relation durable, particulièrement à partir des années 1990, et travaille également avec Oasis au cours des années 2000. Ces engagements montrent qu’il possède un parcours indépendant de celui de son père. Son rôle dans l’histoire du All-Starr Band est d’autant plus singulier qu’il relie un héritage familial direct à l’univers de musiciens célèbres dont certains ont marqué son apprentissage.
1995 : à la batterie dans la troisième équipe
Zak Starkey rejoint le All-Starr Band en 1995. Il y joue aux côtés de son père, de John Entwistle, de Billy Preston, de Randy Bachman, de Mark Farner, de Felix Cavaliere et de Mark Rivera. Ringo retrouve donc sur scène son fils derrière une batterie, mais l’orchestre ne doit pas être présenté comme une simple réunion familiale : les autres musiciens disposent de leurs propres passages au chant et le répertoire est construit pour chacun d’eux. Les grands succès de Grand Funk Railroad, des Rascals, de Bachman-Turner Overdrive et de la soul de Preston sont autant de styles que la section rythmique doit pouvoir soutenir.
La présence de John Entwistle donne une dimension particulière à cette tournée. Entwistle est alors l’un des musiciens historiques des Who, tandis que Zak reste profondément marqué par le souvenir de Keith Moon. Leur rencontre au sein de l’équipe de Ringo précède la place que Zak prendra dans les concerts ultérieurs des Who. Elle crée une continuité musicale sans autoriser à confondre les formations ou les répertoires : Entwistle vient chanter « Boris the Spider » et « My Wife », alors que Zak est engagé d’abord pour ses capacités de batteur.
Ce qu’il faut documenter concert par concert
La performance d’un batteur peut difficilement être reconstruite par la seule liste des chansons. Pour mesurer le rôle de Zak, les sources pertinentes sont les captations identifiables, les photographies datées de la scène et les programmes originaux. Les rythmes de « Photograph », « Yellow Submarine » ou des œuvres de John Entwistle n’autorisent pas à attribuer toutes leurs parties de batterie à Zak si Ringo joue également. Une fiche rigoureuse distingue les membres officiellement annoncés, les instruments visibles et les affectations qui peuvent être vérifiées à un moment précis.
Le passage de 1995 demeure une parenthèse importante dans une carrière ensuite largement tournée vers d’autres artistes. La chronologie 1995, la biographie d’Entwistle et les chansons indexées permettent d’en restituer la véritable place historique.
1992 : jouer avec Ringo sans se limiter au rôle de son fils
Zak Starkey est associé au All-Starr Band dès la deuxième formation de 1992. Son recrutement met en évidence un paradoxe : l’orchestre est fondé par l’un des batteurs les plus connus de l’histoire du rock, mais celui-ci doit disposer d’un partenaire capable d’assurer l’accompagnement lorsqu’il s’avance au microphone. Starkey intervient dans ce cadre comme batteur professionnel, non simplement comme membre de la famille de Ringo. Son jeu apporte une autre énergie aux chansons présentées par Todd Rundgren, Dave Edmunds, Burton Cummings et les autres solistes.
La présence simultanée des deux hommes est particulièrement intéressante sur les morceaux des Beatles associés à Ringo. Il serait pourtant inexact d’affirmer que Zak reproduit automatiquement les parties historiques de son père : le groupe possède ses propres arrangements et doit être étudié comme un orchestre de concert autonome.
1995 : une nouvelle équipe et la rencontre avec John Entwistle
Le retour de Starkey en 1995 le place aux côtés du bassiste des Who, John Entwistle, mais aussi de Randy Bachman, Mark Farner, Billy Preston et Felix Cavaliere. Le changement d’effectif modifie les besoins rythmiques. Le jeu de basse d’Entwistle, les riffs électriques des guitaristes et les parties d’orgue ne réclament pas le même équilibre que les chansons de la formation précédente.
La biographie de Starkey doit également respecter la chronologie de sa carrière future auprès des Who. Le fait de croiser Entwistle en 1995 constitue un jalon intéressant, mais ne permet pas de projeter rétrospectivement sur ces concerts les arrangements des tournées postérieures des Who. La preuve doit venir des documents propres au All-Starr Band.
Deux années de formation, des éditions à dater
Les programmes de 1992 et de 1995 établissent ses participations, mais les albums et films publiés plus tard peuvent mélanger des dates d’enregistrement et de commercialisation. L’indexation doit donc préciser la tournée concernée, la date de la prestation et le support qui la conserve. Cette distinction est nécessaire pour éviter que Zak apparaisse artificiellement comme membre d’une formation qu’il n’a pas accompagnée sur scène.
Parcours musical et rôle dans le All-Starr Band
Au-delà du lien familial, un musicien autonome
La présence de Zak Starkey dans les formations de 1992 et de 1995 invite à une lecture plus musicale que familiale. Être le fils de Ringo Starr constitue évidemment un élément biographique, mais ne suffit pas à expliquer son engagement : il occupe la place de batteur dans des équipes où les répertoires changent rapidement de style et où les chanteurs doivent pouvoir compter sur une base rythmique fiable. Sa trajectoire ultérieure dans le rock britannique confirme d’ailleurs qu’il ne saurait être présenté comme un simple prolongement scénique de son père. L’analyse encyclopédique doit porter sur les effectifs des tournées et les rôles instrumentaux effectivement attestés.
1992 : l’architecture rythmique d’un groupe très vocal
La deuxième formation regroupe notamment Ringo, Joe Walsh, Nils Lofgren, Todd Rundgren, Dave Edmunds, Burton Cummings, Timothy B. Schmit, Timmy Cappello et Zak Starkey. Les programmes alternent « I’m the Greatest », « Girls Talk », « I Can’t Tell You Why », « Shine Silently » ou « Bang the Drum All Day » avec les grands classiques de Ringo. La fonction de Zak s’inscrit dans cette alternance : il doit permettre la continuité d’un spectacle où l’attention passe du chanteur à l’autre presque à chaque morceau. Il faut éviter de confondre le crédit de batteur sur la tournée avec une preuve qu’il joue chaque figure rythmique entendue dans une captation donnée.
1995 : une nouvelle formation, un autre répertoire
Trois ans plus tard, Zak participe à une troisième formation centrée sur les univers de John Entwistle, Billy Preston, Randy Bachman, Mark Farner et Felix Cavaliere, aux côtés de Mark Rivera. Les chansons associées à The Who, aux Rascals, aux Guess Who ou à Grand Funk Railroad demandent d’autres équilibres de batterie que celles du groupe précédent. Cette différence donne un intérêt propre à la comparaison des deux saisons. Plutôt que de décrire une présence identique reconduite à l’identique, il faut analyser ce qui change dans les partenaires, la place des voix et la dynamique de scène.
Invité occasionnel et membre de tournée : deux statuts
Le nom de Zak peut réapparaître dans des récits d’anniversaires, de rappels collectifs ou de réunions familiales. Ces interventions n’ont pas automatiquement la valeur d’un engagement dans une formation régulière. Une fiche de membre doit donc séparer clairement les tournées auxquelles il appartient, les spectacles où sa présence est vérifiée et les apparitions spéciales qui relèvent d’une autre catégorie. Cette précision aide à rendre intelligible la succession des batteurs du All-Starr Band sans gonfler artificiellement les effectifs des années ultérieures.
Zak Starkey : l’autre batterie des All-Starr Bands de 1992 et 1995
Approfondissement documentaire : formations, œuvres interprétées, instruments et archives de concerts. Ce développement complète la biographie, sans dupliquer les notices de titres.
Deuxième formation, 1992 : l’autonomie d’un batteur derrière son père
Zak Starkey arrive dans le deuxième All-Starr Band comme batteur professionnel, pas seulement comme fils de Ringo. Son père doit alterner entre le chant debout devant la scène et son siège derrière les fûts ; la présence de Zak permet à la section rythmique de rester cohérente tout au long du spectacle. Cette responsabilité diffère de celle des chanteurs invités : Zak ne présente pas une série de succès personnels, mais accompagne des répertoires venus des Eagles, de Todd Rundgren, des Guess Who ou de Dave Edmunds. En 1992, le groupe s’internationalise et tourne notamment en Europe. La documentation des musiciens et instruments le présente exclusivement à la batterie, ce qui ne doit pas être confondu avec un crédit de soliste au chant.
1995 : le retour auprès de John Entwistle
Trois ans plus tard, Zak retrouve le All-Starr Band dans une équipe profondément transformée, qui réunit John Entwistle, Mark Farner, Randy Bachman, Billy Preston, Felix Cavaliere et Mark Rivera. La présence du bassiste des Who est particulièrement significative : Zak admirait Keith Moon et jouera plus tard avec les Who. Il serait pourtant anachronique de décrire les concerts de 1995 comme des prestations de ce groupe britannique. Zak assure la batterie d’un spectacle collectif dirigé par Ringo, où les morceaux de Grand Funk Railroad, de BTO et des Rascals demandent chacun un registre différent. La valeur biographique de l’épisode est précisément ce travail d’adaptation, qui précède sa carrière ultérieure auprès d’autres formations.
L’exemple du 14 juillet 1995 : comprendre ce que permet un second batteur
Le programme de Harveys Lake du 14 juillet 1995 fait alterner plusieurs numéros personnels de Ringo et les morceaux de ses six partenaires. Cette architecture explique mécaniquement la fonction de Zak : lorsque Ringo quitte sa batterie pour le micro, un instrumentiste doit pouvoir maintenir les chansons. Mais la présence de deux batteurs ne signifie pas qu’ils jouent sans interruption en parallèle. Pour attribuer un roulement ou un passage précis à Zak, la vidéo, la photographie datée et la bande sonore sont plus fiables qu’un simple générique. Une fiche encyclopédique ne doit pas transformer la double batterie en légende familiale dépourvue d’analyse musicale.
1992–1995 : un apprentissage des grandes scènes, mais pas le début de toute sa carrière
Ces deux tournées constituent un chapitre majeur du parcours de Zak, car elles l’exposent à des musiciens reconnus et à des répertoires hétérogènes. Elles ne représentent toutefois pas ses premiers travaux de batteur : Zak avait déjà développé une activité propre avant de prendre la route avec Ringo. Il est utile de replacer son engagement à l’intersection de deux trajectoires : celle d’un père ancien Beatle qui retrouve la scène à partir de 1989 et celle d’un fils construisant sa personnalité de musicien. La biographie officielle de Ringo confirme sa présence dans les formations de 1992 et 1995. Les autres tournées ne doivent pas lui être attribuées sur la simple base de sa parenté.
Des Who à Oasis : éviter de ramener toute l’histoire ultérieure à 1995
La carrière de Zak se poursuivra notamment auprès des Who puis d’Oasis, tandis qu’il développera ses propres projets. Le lien avec les Who devient un thème éditorial tentant parce que John Entwistle est présent chez Ringo en 1995. Mais il faut éviter la causalité simpliste selon laquelle cette seule tournée aurait nécessairement déclenché son recrutement ultérieur. Les faits démontrent une rencontre musicale avant les prestations avec les Who ; ils ne suffisent pas à reconstituer des négociations professionnelles. La biographie peut donc analyser la continuité artistique sans inventer de témoignages privés. Les programmes, dates et crédits des concerts de 1992 et de 1995 restent les fondations de cette histoire.
Sources et parcours
Site officiel de Ringo · Tournée 1992, musiciens · Harveys Lake 1995.
Son rôle dans le All-Starr Band
- Instruments et voix : Batterie.
- Parcours musical : The Who · Oasis · Musicien de studio.
- Participation : 1992 · 1995.
Tournées avec le All-Starr Band
Chansons et répertoire
Zak Starkey contribue au All-Starr Band principalement à la batterie, en interaction avec Ringo Starr et les autres musiciens. Son rôle dans les formations où il apparaît relève de l’accompagnement collectif : les programmes documentés ne lui attribuent pas de numéro régulier au chant principal.
Zak Starkey : la fonction du second batteur en 1992 et 1995
La participation de Zak Starkey aux formations de 1992 et de 1995 demande de distinguer son rôle de celui de Ringo Starr. Les relevés de 1995 le placent derrière la batterie sur une large partie du programme : « It Don’t Come Easy », « I Wanna Be Your Man », « Boris the Spider », « Takin’ Care of Business » ou « Photograph », par exemple. Ringo n’abandonne pas pour autant sa fonction de batteur ; il alterne, selon les titres, chant à l’avant-scène, batterie et participation au jeu collectif. La présence d’un second batteur crée précisément la liberté de mouvement nécessaire à cette formule.
Les fiches instrumentales de 1995 distinguent le jeu de Zak des interventions de Mark Rivera aux percussions, de Billy Preston aux claviers et de Felix Cavaliere à l’orgue. Dans « My Wife », Starkey est également mentionné aux chœurs en plus de la batterie. L’intérêt musicologique de ces crédits réside dans l’analyse des arrangements, non dans l’idée d’une compétition père-fils : les deux musiciens n’assument pas automatiquement les mêmes fonctions à chaque chanson.
Cette documentation ne doit pas être mélangée avec les apparitions d’autres membres de la famille Starkey. En 1992, un concert de Holmdel est signalé dans les archives avec Jason Starkey comme invité ponctuel ; il s’agit d’un statut distinct de l’appartenance de Zak au groupe de tournée. La troisième formation de 1995, puis la publication différée de ses extraits en 1997, doivent être datées indépendamment pour éviter d’attribuer à 1997 la présence scénique de Zak au Budokan.
Sources croisées : biographie officielle de Ringo Starr ; chronique documentaire et relevés instrumentaux de la tournée 1995 (Victor Baissait) ; dossier Yellow-Sub de la tournée 1995. Les distributions par chanson proviennent de relevés de collectionneur ; elles sont signalées comme telles et non présentées comme des feuilles de session officielles.
- Programmes et formations du dossier All-Starr Band de Yellow-Sub.
- Chronologie et archives de la tournée 1995.












