Dossier historique · Yellow-Sub.net · Octobre 2026
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2011 : du concert de Kiev aux scènes d’Amérique latine — histoire du All-Starr Band
L’année 2011 prolonge la onzième formation par deux séquences géographiques majeures : une tournée européenne en juin-juillet, puis onze rendez-vous en Amérique latine au mois de novembre.
Un second volet pour la même formation
La tournée nord-américaine de 2010 est suivie d’une campagne de 39 représentations en 2011, selon The Beatles Bible. Ces 39 dates rassemblent les spectacles européens de juin et juillet, puis les étapes latino-américaines de novembre. Les sept musiciens restent Ringo Starr, Wally Palmar, Rick Derringer, Edgar Winter, Gary Wright, Richard Page et Gregg Bissonette.
Cette continuité est remarquable : le répertoire ne dépend pas d’une reconstitution différente pour chaque continent. L’architecture générale permet d’identifier les chansons personnelles des invités et les titres de Ringo, tout en observant des variations propres à certains concerts ou festivals. L’unité de formation n’autorise pas à décréter que toutes les setlists sont identiques.
De Kiev aux capitales européennes
La reprise du 4 juin 2011 se déroule à Kiev. Moscou et Saint-Pétersbourg figurent ensuite au calendrier, avant Göteborg, Oslo, Randers, Riga et Varsovie. Les étapes de Londres et Liverpool rappellent l’ancrage britannique de Ringo, tandis que Birmingham, Manchester, Glasgow et Bournemouth élargissent ce volet à plusieurs régions du Royaume-Uni.
Deux dates intéressent particulièrement les lecteurs français : le Palais des Sports de Paris, le 26 juin, et L’Amphithéâtre de Lyon, le 2 juillet. Elles doivent disposer chacune de leur fiche avec lieu, ville, programme et sources. Il serait imprudent de déduire les chansons de Lyon à partir d’un programme relevé à Paris sans vérifier les témoignages spécifiques.
Un calendrier continental très serré
Après la France, le groupe passe notamment par Budapest et Prague, puis l’Italie : Milan le 3 juillet et Rome le 4. Le programme comprend encore Hambourg, le festival Bospop de Weert, Düsseldorf, Berlin, Munich, Salzbourg, Francfort et enfin Vienne le 17 juillet.
La diversité des lieux compte autant que les pays. Une salle de spectacle historique, un auditorium et un festival en plein air n’imposent ni les mêmes durées ni la même disposition de scène. Bospop, le 9 juillet, donne un exemple de programme raccourci, et justifie un champ spécifique « format festival » dans les fiches de concert, au lieu d’enregistrer toutes les soirées sous un même modèle.
Mexique : l’ouverture du dernier tronçon
Après la pause estivale, la formation revient le 1er novembre à l’Auditorio Nacional de Mexico. Le journal mexicain La Jornada publie le 3 novembre une chronique de cette soirée, décrivant notamment l’accueil du public et le message de paix porté par le répertoire de Ringo.
Ce témoignage journalistique possède une valeur documentaire complémentaire aux listes de chansons. Il atteste la réception contemporaine d’un spectacle dans son contexte local. Mais les appréciations de foule, d’ambiance ou de durée doivent être attribuées au journaliste, et non transformées en caractéristiques objectives de toute la tournée.
Chili et Argentine : premiers rendez-vous très attendus
Le 4 novembre, le groupe se produit au Movistar Arena de Santiago. La presse chilienne rapporte un spectacle d’environ deux heures et met en avant l’alternance entre les titres de Ringo, Dream Weaver de Gary Wright et Talking in Your Sleep de Wally Palmar. Ce compte rendu reflète la visibilité de chaque artiste dans le modèle All-Starr.
Les 7 et 8 novembre, deux concerts ont lieu au Luna Park de Buenos Aires. La Nación présente cette venue comme une première visite de Ringo Starr en Argentine et souligne l’intérêt du projet collectif commencé en 1989. Ces deux soirées doivent rester deux événements distincts, même lorsqu’elles partagent une salle et une grande partie du programme.
Brésil : six spectacles et une mémoire d’archives
Le Brésil accueille le groupe à Porto Alegre le 10 novembre, São Paulo les 12 et 13, Rio de Janeiro le 15, Belo Horizonte le 16, Brasília le 18 et enfin Olinda le 20 novembre. La tournée dessine ainsi un véritable parcours, plutôt qu’un simple événement isolé à São Paulo.
Les chroniques et archives confirment les deux dates distinctes de São Paulo. The Beatles Bible désigne la séance du 13 novembre comme la trente-cinquième représentation du volet 2011, et celle de Rio comme la trente-sixième. La séquence peut être contrôlée en réunissant les programmes, les billets, les affiches et les publications de presse locales.
Setlists et variantes du répertoire
Le programme de référence continue de comporter My Girl Sloopy, Free Ride, Talking in Your Sleep, Dream Weaver, Kyrie, Frankenstein, What I Like About You, Rock and Roll, Hoochie Koo, Love Is Alive et Broken Wings, entourés des classiques de Ringo.
Les setlists publiées en ligne doivent cependant être lues dans leur contexte : les contributions communautaires sont susceptibles de corrections. La présence d’une chanson dans le programme type confirme son appartenance au répertoire de la formation, mais non sa présence à chaque date. Un relevé contemporain ou un enregistrement daté reste préférable pour fixer les variations d’un concert.
Pour les collectionneurs et les historiens
Les éditions de presse locales, programmes de festivals, publicités et billets constituent des sources primaires pour le calendrier. Les photographies peuvent confirmer une distribution ou une salle ; les captations audio permettent de contrôler la durée ou les medleys, mais leur existence ne suffit pas à établir une publication autorisée.
Cette tournée offre un excellent terrain d’enquête sur la circulation internationale d’un répertoire rock. Pour les fans de Ringo et les spécialistes des Beatles, le dossier gagnera en valeur avec un tableau de correspondance entre les 39 dates, les œuvres réellement jouées et les sources physiques disponibles, sans uniformiser artificiellement les enregistrements.
Sources et documentation
Les archives de concert, la presse contemporaine et les crédits des enregistrements sont confrontés afin de distinguer la date de représentation, les musiciens et les œuvres jouées. Les setlists ne remplacent pas la preuve d’une édition discographique.












