Ringo Starr & His All-Starr Band
Sommaire
Edgar Winter
Edgar Winter Group · Artiste solo
Enquête musicale sur 2006 : Frankenstein, Free Ride et les alternances Dying to Live / Fly Away.
Biographie
Edgar Winter (né le 28 décembre 1946 à Beaumont, Texas), chanteur et multi-instrumentiste, est connu pour « Free Ride » et « Frankenstein ». Membre du All-Starr Band en 2006, 2008, 2010–2011 et 2022–2023, il y apporte le chant, les claviers, le saxophone et les percussions. Annoncé fin 2023 pour 2024, il est remplacé aux claviers par Buck Johnson lors des concerts de cette année. Son album personnel Brother Johnny (2022) comprend une participation de Ringo à la batterie.
Edgar Winter : les événements documentés de juin 2022 et le changement de 2024
Annexe de vérification : documents contemporains, différences de distribution et distinction entre concerts, reports et albums commerciaux.
27 mai 2022 : après les reports pandémiques, la tournée commence au Casino Rama
Le communiqué officiel daté du 11 juin 2022 rappelle que la série de vingt-deux concerts a débuté le 27 mai au Casino Rama, en Ontario, après des reports de tournées initialement prévues pour 2020. Edgar Winter fait partie des musiciens annoncés aux côtés de Steve Lukather, Colin Hay, Warren Ham, Hamish Stuart et Gregg Bissonette. La source rétrospective publiée pendant la tournée donne ainsi un point de départ solidement daté, distinct de la date initialement réservée en pleine pandémie. Une biographie encyclopédique doit séparer dates prévues, dates reportées et représentations effectivement jouées avant toute tentative de statistique des concerts d’Edgar Winter.
7 et 11 juin : deux informations médicales qui modifient le calendrier, pas toute l’histoire
Ringo annonce au public du Beacon Theatre de New York le 7 juin 2022 qu’Edgar Winter a contracté le Covid, mais que le groupe continue provisoirement la tournée. Le communiqué du 11 juin indique que deux membres ont été testés positifs et que les douze représentations restantes sont reportées, puis la communication du 16 juin présente un nouvel itinéraire. Dans cette chronologie, un billet acheté pour le printemps ne constitue pas la preuve que le concert annoncé a eu lieu à sa date d’origine. Le récit biographique doit renseigner séparément les concerts assurés, les absences attestées du musicien et la suite du programme réorganisé.
2022 : Edgar Winter et Steve Lukather ne sont pas deux « remplaçants » l’un de l’autre
Le communiqué officiel du 11 juin mentionne la maladie d’Edgar Winter ainsi que celle de Steve Lukather. Leur absence n’est pas un changement volontaire de formation destiné à installer de nouveaux All-Starrs. Elle répond à une situation de santé et à une interruption de tournée. La distinction est fondamentale pour conserver des fiches biographiques exactes : une annonce de groupe, un remplacement ponctuel pendant une représentation et une nouvelle équipe officiellement constituée correspondent à trois types d’événements différents. L’œuvre d’Edgar Winter, notamment « Free Ride » ou « Frankenstein », ne peut être attribuée à un remplaçant sans consulter le programme d’une soirée donnée.
2024 : le passage à Buck Johnson n’efface pas les engagements précédents
En 2024, Buck Johnson prend place aux claviers dans le groupe de Ringo, tandis que les documents officiels de décembre 2024 le présentent dans l’effectif confirmé pour la tournée de 2025. Cela correspond à un changement de distribution après les années de participation d’Edgar Winter, non à une réécriture du personnel des concerts de 2022. Les différentes compositions du groupe sont présentées séparément, avec les dates permettant d’attester leurs changements d’effectif. La biographie de Winter se limite à son propre rôle et à ses absences documentées ; celle de Buck Johnson étudie l’arrivée du nouveau claviériste, tandis que les pages de concerts présentent les programmes réellement joués.
Sources et pièces de contrôle
Communiqué officiel, 11 juin 2022 · Itinéraire révisé, 16 juin 2022 · Annonce de la tournée 2025
Son rôle dans le All-Starr Band
- Instruments et voix : Claviers, saxophone, percussions, chant.
- Parcours musical : Edgar Winter Group · Artiste solo.
- Participation : 2006 · 2008 · 2010–2011 · 2022–2023. Annoncé en novembre 2023 pour 2024, remplacé lors des concerts de 2024 par Buck Johnson.
Tournées avec le All-Starr Band
- 2006 — Neuvième formation du All-Starr Band.
- 2008 — Dixième formation du All-Starr Band.
- 2010–2011 — Onzième formation du All-Starr Band.
- 2022–2023 — Quinzième formation du All-Starr Band (tournées d’Edgar Winter). En 2024, Buck Johnson le remplace aux claviers au printemps puis à l’automne.
Chansons et répertoire
Les programmes recensés attribuent notamment les titres suivants à Edgar Winter. Les chansons et les arrangements peuvent varier d’un concert à l’autre.
- Free Ride
- Dying To Live
- Frankenstein
- Fly Away
- Tobacco Road
- Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just as Bad)
- Johnny B. Goode
Edgar Winter et Ringo Starr : enquête sur les formations, les chansons et les enregistrements
Edgar Winter appartient à quatre périodes de l’histoire du All-Starr Band : 2006, 2008, 2010–2011 et 2022–2023. Il ne se contente pas de présenter deux tubes : son métier de chanteur, claviériste, saxophoniste et percussionniste le rend utile dans les répertoires des autres All-Starrs. Les concerts de ses différentes périodes doivent être comparés selon leur date et leur personnel, sans faire d’une set-list type le programme certain de toutes les soirées. L’enquête distingue aussi ses disques personnels, ses collaborations avec Ringo et le changement de claviériste intervenu en 2024.
Beaumont et les deux frères Winter : deux tempéraments musicaux
Né le 28 décembre 1946 à Beaumont, au Texas, Edgar Winter grandit aux côtés de son frère Johnny Winter (1944–2014). Ils jouent ensemble dès l’enfance, notamment dans l’univers de la radio locale. Johnny se concentre progressivement sur le blues électrique et la guitare ; Edgar s’intéresse à la composition, au chant, à l’apprentissage de plusieurs instruments et à la mise au point d’arrangements. Dans son entretien de 2018, il explique avoir essayé la basse, la batterie et les claviers avant de faire du saxophone l’un de ses instruments favoris. Sa capacité à occuper successivement plusieurs fonctions dans un orchestre n’est donc pas une invention tardive du All-Starr Band : elle est au cœur de son identité musicale depuis les premières expériences avec son frère. La biographie officielle replace cet apprentissage dans une trajectoire singulière, parallèle mais différente de celle de Johnny.
White Trash puis l’Edgar Winter Group : de la soul au rock instrumental
Edgar Winter construit sa carrière hors du seul cadre familial, d’abord sous son propre nom, puis à travers Edgar Winter’s White Trash et l’Edgar Winter Group. Les projets mélangent le blues, le rock, la soul, les cuivres et l’expérimentation électronique. Le disque They Only Come Out at Night, paru en 1972, porte deux succès fondamentaux pour l’histoire de ses tournées avec Ringo : l’instrumental « Frankenstein » et la chanson « Free Ride ». Cette dernière a été écrite et chantée à l’origine par Dan Hartman. Il faut donc distinguer l’auteur de la chanson, le groupe qui en a fait un succès et le chanteur qui l’interprète plus tard en concert. Pour les sources biographiques et discographiques, voir EdgarWinter.com.
« Frankenstein » : le double solo de batterie à l’origine du morceau
La genèse de « Frankenstein » fournit l’un des liens musicaux les plus intéressants avec le All-Starr Band. Edgar explique que l’œuvre provient d’une pièce de scène jouée avec les musiciens de son frère, un morceau connu comme le « Double Drum Song ». Les improvisations et l’introduction des premiers synthétiseurs l’allongent jusqu’à un véritable événement instrumental. Le matériau, devenu très long, est ensuite raccourci par découpage et remontage de bandes magnétiques, notamment à l’initiative de Rick Derringer. L’image d’un assemblage de morceaux inspire le nom « Frankenstein ». Les détails sur la personne qui a prononcé le mot varient suivant les souvenirs, d’où la prudence nécessaire pour attribuer cette anecdote. Sources : entretien à Louder et récit officiel de Winter.
1973 : un titre instrumental devenu numéro un
« Frankenstein » atteint la première place des classements américains en 1973. Sa singularité réside autant dans la présence du synthétiseur et des effets que dans le rythme, les changements de séquences et les parties de saxophone. Le titre recevra deux nominations aux Grammy Awards de 1974, dans les catégories consacrées à la composition et à la performance instrumentales. Le morceau était donc déjà un classique autonome bien avant l’invitation de Ringo en 2006. Une version jouée vingt ou trente ans plus tard avec des partenaires différents n’est pas une simple reproduction du master de studio : elle est une nouvelle réalisation scénique. Source : Recording Academy, palmarès d’Edgar Winter.
« Free Ride » : une autre place pour la voix et pour Dan Hartman
À l’opposé des ruptures et du long développement instrumental de « Frankenstein », « Free Ride » demeure une chanson construite autour de la voix, du riff et d’un refrain immédiatement identifiable. Edgar Winter la présente au début de ses passages de soliste dans de nombreuses tournées All-Starr, parfois avant les numéros de Colin Hay ou d’autres invités. Mais Dan Hartman reste l’auteur et le chanteur de référence de l’original. L’indexation du dossier doit maintenir ce crédit, même quand Edgar prend le premier plan sur scène. C’est une méthode applicable à tout le All-Starr Band : le membre d’un groupe célèbre peut être l’interprète scénique d’une chanson dont la composition revient à un autre membre de son ensemble d’origine.
2006 : Edgar Winter entre dans la neuvième formation de Ringo
La première participation régulière de Winter est celle de 2006. Ringo réunit alors Sheila E. à la batterie et aux percussions, Rod Argent aux claviers, Billy Squier et Richard Marx aux guitares et Hamish Stuart à la basse. Winter apporte ses claviers, son saxophone et sa voix à ce mélange de pop britannique, de rock américain et de funk. Le programme du 24 juin 2006 au Gibson Amphitheatre le place au premier plan sur « Free Ride », puis sur « Frankenstein », avant le retour à « Photograph » de Ringo. Une critique contemporaine de 2006 décrit précisément sa présence spectaculaire entre clavier, saxophone et solo rythmique. Cela documente une soirée et une impression critique, pas une durée de solo garantie pour toutes les dates. Programme : Gibson Amphitheatre, 24 juin 2006.
2006 : « Dying to Live » ou « Fly Away », des programmes qui changent
L’étude des programmes datés révèle une vraie variante du répertoire personnel de Winter. Au DTE Energy Music Theatre de Clarkston, le 16 juin, la liste signale « Fly Away ». Au Gibson Amphitheatre, le 24 juin, elle indique au même endroit « Dying to Live ». La fiche du 14 juillet sur The Beatles Bible donne à nouveau « Fly Away ». Les deux chansons appartiennent à son histoire avec White Trash ; il ne faut pas les fusionner sous un titre générique ni supposer que chacune figure à tous les concerts. Les sources de set-list sont parfois contributives : elles gagnent à être recoupées avec les captations ou la presse contemporaine. Comparaison : Clarkston, 16 juin et Gibson Amphitheatre, 24 juin. Notre étude spécifique de la tournée 2006 détaille cette question.
La place de « Frankenstein » parmi deux batteurs et plusieurs solistes
Une pièce instrumentale de grande ampleur est rare au milieu d’un spectacle où chaque invité présente avant tout des chansons connues. « Frankenstein » accorde à Winter un véritable espace d’expression. Avec Sheila E., le thème des percussions fait écho à l’origine du morceau ; avec Ringo, l’orchestre reste celui d’un batteur qui sait laisser ses invités devenir les vedettes de quelques minutes. Il serait pourtant faux de considérer que Ringo exécute la même partie pendant toute la séquence et à toutes les dates : certaines listes signalent même que la pièce peut se dérouler sans lui sur scène. Les attributions exactes d’instruments sont à rechercher dans une captation datée, et non déduites de la seule photographie des musiciens de la tournée. Voir la liste commentée du 24 juin 2006.
« Live 2006 » : un disque de concert, pas la tournée tout entière
Le disque Ringo Starr and His All Starr Band Live 2006 conserve une partie du spectacle enregistré à Uncasville, dans le Connecticut, le 16 juillet 2006. On y retrouve « Free Ride » et une interprétation développée de « Frankenstein ». L’album permet d’écouter les musiciens de la neuvième formation dans une configuration précise, avec Sheila E., Rod Argent, Richard Marx et les autres All-Starrs. En revanche, le fait qu’un titre n’apparaisse pas sur le disque ne prouve pas qu’il n’ait pas été joué ailleurs dans la tournée. La fiche discographique déjà publiée sur Yellow-sub.net doit être lue en distinguant date de captation, montage et publication commerciale.
2008 : la dixième formation et l’arrivée de Gregg Bissonette
En 2008, Winter revient aux côtés de Billy Squier, Colin Hay, Gary Wright, Hamish Stuart et Gregg Bissonette. Ce dernier entame alors sa longue association avec Ringo. Winter et Wright constituent deux pôles de claviers et deux interprètes au répertoire reconnaissable : « Frankenstein » et « Free Ride » pour l’un, « Dream Weaver » et « Love Is Alive » pour l’autre. Les 29 dates nord-américaines répertoriées de juin à août ne doivent pas être confondues avec les concerts de 2006. Leurs partenaires et leur contexte changent. La chronologie de la dixième formation fournit un programme type où « Frankenstein » intervient après les tours de chant des autres artistes.
2008 : « Stormy Monday » et « Tobacco Road », des reprises à attribuer
Les programmes de 2008 incluent aussi des morceaux variables. La fiche de Nashville, 6 juillet place dans la séquence de Winter « Call It Stormy Monday (But Tuesday Is Just as Bad) », standard de T-Bone Walker. La fiche de Clearwater, 2 juillet mentionne pour sa part « Tobacco Road », chanson de John D. Loudermilk. Ces titres appartiennent au répertoire de reprises de Winter, mais ils ne doivent pas être réattribués à sa plume. Certaines fiches rétrospectives comportent aussi des coquilles de saisie dans les intitulés. Le dossier conserve donc les titres historiques des œuvres tout en citant les sources datées plutôt que de reproduire sans examen chaque ligne d’un tableau de concerts.
2010–2011 : Rick Derringer, Gary Wright et Richard Page dans l’orchestre
Edgar Winter réintègre le groupe en 2010–2011, avec Rick Derringer, Wally Palmar, Gary Wright, Richard Page et Gregg Bissonette. La présence de Derringer est un lien supplémentaire avec la propre histoire de Winter et celle de « Frankenstein », dont les bandes avaient été réassemblées à l’époque de l’Edgar Winter Group. Les succès de Mr. Mister, des Romantics ou de Gary Wright cohabitent avec « Free Ride » et « Frankenstein ». Le programme de Kyiv, le 4 juin 2011, les attribue bien à Winter. Sources : onzième formation, 2010–2011 et concert de Kyiv, 4 juin 2011.
Deux legs géographiques en 2011 : Europe et Amérique latine
L’onzième formation reprend la route en Amérique du Nord en 2010, puis visite notamment Londres, Liverpool, Paris, Lyon, Rome, Berlin et des villes d’Europe centrale en 2011, avant des concerts en Amérique latine. Edgar Winter est dans l’effectif régulier documenté. Les dates européennes et sud-américaines relèvent de la même période historique, sans effacer d’éventuels ajustements locaux. En particulier, la présence scénique de Mark Rivera, invité à certaines étapes de novembre 2011, ne saurait être étendue artificiellement à toute la tournée européenne. Notre biographie de Mark Rivera traite ce point séparément ; The Beatles Bible en donne les villes et les dates.
2012–2019 : ne pas confondre relation avec Ringo et mandats sur scène
À partir de 2012, la formule scénique évolue avec Steve Lukather et d’autres chanteurs. Edgar Winter n’appartient pas au personnel régulier des douzième, treizième et quatorzième formations. Cela n’interrompt pas nécessairement les relations personnelles ou les collaborations extérieures, mais une biographie consacrée aux All-Starrs ne peut lui attribuer les tournées de Ringo de 2012 à 2019 sans document nominatif. Les concerts de Toto et les albums personnels de Winter ne deviennent pas des événements All-Starr au motif que certains musiciens se connaissent. C’est pourquoi nous suivons ici les mandats et les formations, non une simple liste d’amitiés musicales.
Brother Johnny en 2022 : l’hommage à son frère
En avril 2022, Winter publie Brother Johnny, album-hommage à son frère décédé en 2014. Plusieurs musiciens liés aux All-Starrs y contribuent, aux côtés d’artistes majeurs du blues et du rock. Mais il s’agit d’un disque d’Edgar Winter, pas d’un album du groupe de Ringo. Les notes de pochette publiées sur le site officiel d’Edgar Winter permettent de reconstruire l’instrumentation de chaque piste. Les entretiens de production de Mix précisent comment Gregg Bissonette a travaillé en studio sur une grande partie de l’album. Ce processus d’enregistrement n’est pas une captation de scène. L’album recevra en 2023 le Grammy du meilleur album de blues contemporain, distinction vérifiable auprès de la Recording Academy.
« Stranger » : Ringo invité à la batterie chez Edgar Winter
Le morceau « Stranger » de Brother Johnny inverse la relation habituelle : Ringo joue dans le projet d’Edgar Winter, et non l’inverse. Les crédits officiels attribuent à Michael McDonald le chant principal, à Joe Walsh la guitare soliste, à Ringo Starr la batterie et à Winter le piano, le Mellotron et le synthétiseur. La partie de batterie de Starr est enregistrée dans son propre studio, avec l’intervention de Bruce Sugar. Les notes distinguent explicitement cette contribution des batteries réalisées par Gregg Bissonette sur les autres titres. La présence de trois musiciens familiers des All-Starrs ne transforme donc pas « Stranger » en prise de concert ni en morceau collectif du All-Starr Band : la source pertinente est le générique du disque.
2022 : le retour sur scène avec Lukather, Colin Hay et Hamish Stuart
Au retour des tournées après la pandémie, Edgar Winter intègre la quinzième formation avec Steve Lukather, Colin Hay, Hamish Stuart, Warren Ham et Gregg Bissonette. « Free Ride » et « Frankenstein » retrouvent le programme ; « Johnny B. Goode », classique de Chuck Berry repris sur Brother Johnny, apporte une nouvelle dimension d’hommage familial. En mai 2023, Ringo explique à Pollstar que des cas de Covid concernant notamment Winter et Lukather ont provoqué une interruption des dates de 2022, plusieurs devant être honorées lors de la tournée suivante. Il faut ainsi distinguer une date annoncée, une date reportée et un concert effectivement joué avant de totaliser la tournée.
Le « Frankenstein » des années 2020 : timbales et batterie
Les comptes rendus de salle racontent mieux que les seules listes de titres l’évolution de « Frankenstein ». Une chronique de KUVO Jazz décrit Edgar Winter passant des claviers aux timbales pour échanger des figures rythmiques avec Gregg Bissonette. Le morceau conserve ainsi une filiation avec son ancienne forme de « Double Drum Song », tout en utilisant un dispositif différent de celui des années 1970. Le clavier porté à l’épaule permet aussi à Winter de quitter sa place habituelle derrière les claviers et de s’avancer au premier plan. Ces détails appartiennent au concert observé par le critique ; ils ne doivent pas être projetés automatiquement sur les années 2006, 2008 ou 2010.
« Johnny B. Goode » : le morceau de Chuck Berry devient un hommage
À partir de 2022, « Johnny B. Goode » peut apparaître dans la séquence de Winter. La chanson reste une composition de Chuck Berry. Edgar a raconté que son interprétation en compagnie de Johnny Winter avait marqué un concours local de leur jeunesse et fait partie de leur première expérience professionnelle. Lorsqu’il la reprend avec l’orchestre de Ringo, elle évoque donc simultanément l’histoire du rock’n’roll et celle des deux frères. Il serait impropre de la classer avec « Frankenstein » parmi ses propres compositions. Le dossier distingue sa nature de reprise et son contexte d’hommage, documenté dans les notes de pochette de Brother Johnny.
2023 : les informations professionnelles confirment ses instruments
La communication officielle du 12 janvier 2023 et les annonces complémentaires confirment la participation de Winter à la tournée de cette année. Le reportage de Front of House Magazine, août 2023, réalisé auprès de l’équipe de production, le décrit au chant, aux claviers, au saxophone et aux percussions. Cette source est précieuse, car elle documente le fonctionnement matériel du concert et l’équipe sonore, et non seulement les chansons vantées sur l’affiche. Brother Johnny reçoit la même année son Grammy : un événement de la carrière personnelle d’Edgar, à distinguer des récompenses et enregistrements de Ringo.
Novembre 2023 : une annonce de 2024 qui mentionne encore Edgar Winter
Une communication datée du 27 novembre 2023 et publiée sur le site officiel de Ringo annonce une série de concerts pour le printemps 2024. Elle mentionne nommément Edgar Winter, aux côtés de Lukather, Hay, Ham, Stuart et Bissonette. Il s’agit d’une archive de l’effectif alors prévu. Il serait méthodologiquement fautif d’effacer ce communiqué après un remplacement, mais tout aussi fautif de considérer qu’il démontre la présence effective de Winter aux concerts annoncés. Cette distinction entre annonce et prestation est au cœur d’une chronologie fiable du All-Starr Band.
Septembre 2024 : Buck Johnson est bien le claviériste de la formation
Le 6 septembre 2024, la nouvelle annonce officielle confirme que la tournée d’automne garde l’effectif du printemps : Buck Johnson tient les claviers avec Lukather, Hay, Ham, Stuart et Bissonette. Le texte précise que Johnson a déjà remplacé Edgar Winter et qu’il reprend ce poste. Par conséquent, une chronologie rigoureuse donne à Edgar Winter des mandats réguliers en 2006, 2008, 2010–2011 et 2022–2023, mais ne le compte pas comme musicien de scène sur les dates de 2024 au seul motif qu’il figurait dans l’annonce de novembre 2023. Le communiqué ne donnant pas de justification personnelle détaillée, il n’est pas nécessaire d’inventer une cause à ce changement. Sources : RingoStarr.com, 6 septembre 2024 et fiche de Buck Johnson sur Yellow-sub.net.
Après 2024 : éviter de prolonger artificiellement sa présence jusqu’en 2026
La quinzième formation couvre plusieurs saisons sur le plan éditorial, mais elle ne garde pas nécessairement le même personnel tout au long du cycle. Les effectifs officiels annoncés pour 2025 et 2026 comprennent Buck Johnson aux claviers et n’inscrivent pas Edgar Winter parmi les membres réguliers. Une amitié avec Ringo ou une nouvelle apparition ponctuelle éventuelle ne serait pas la même chose qu’un mandat de tournée. Les documents permettent donc d’écrire « Edgar Winter, membre récurrent du All-Starr Band » sans prétendre qu’il a joué avec la formation de 2026. La différence est importante pour les tableaux de membres par tournée et pour les notices discographiques futures.
Pourquoi Edgar Winter éclaire l’histoire du All-Starr Band
La singularité de Winter tient à la superposition de trois fonctions : chanteur de ses grands succès, accompagnateur au clavier ou au saxophone derrière les autres artistes et soliste instrumental capable d’occuper l’avant-scène. Les formations de 2006, 2008, 2010–2011 et 2022–2023 montrent ce rôle sous des formes variées. L’histoire de « Frankenstein », d’abord double solo de batterie puis assemblage de bandes, prend un sens particulier dans un groupe dirigé par Ringo et porté par des batteurs comme Sheila E. ou Gregg Bissonette. L’histoire de « Stranger » ajoute la dimension du studio : un All-Starr peut aussi inviter Ringo à jouer sur son propre disque, sans que les deux œuvres soient confondues.
Sources principales et méthode de classement
Les biographies et entretiens établissent les souvenirs d’Edgar ; les annonces officielles attestent les distributions prévues ; les listes datées et la presse de salle documentent les concerts ; les génériques de studio confirment des contributions sur les disques. Ces sources ne sont pas interchangeables et les crédits d’auteurs de chansons doivent toujours être séparés des interprétations scéniques.
- Biographie officielle d’Edgar Winter
- Hit Channel : entretien avec Edgar Winter (2018)
- Louder : la genèse de Frankenstein
- Recording Academy : nominations et Grammy de Brother Johnny
- Gibson Amphitheatre, 24 juin 2006
- Clarkston, 16 juin 2006
- The Beatles Bible, Jericho, 14 juillet 2006
- Chronologie de la 10e formation (2008)
- Chronologie de la 11e formation (2010–2011)
- Edgar Winter : notes de pochette officielles de Brother Johnny
- Mix : production et enregistrement de Brother Johnny
- Pollstar : entretien avec Ringo en 2023
- KUVO Jazz : chronique de Frankenstein en concert
- Front of House : équipe de 2023
- RingoStarr.com : annonce de novembre 2023
- RingoStarr.com : effectif réel de septembre 2024
- Yellow-sub.net : variations du programme 2006
Cette méthodologie conserve le rôle historique d’Edgar Winter sans en faire un membre permanent de chaque tournée de Ringo depuis 2006. Elle rend également justice à des artistes comme Dan Hartman, Chuck Berry, Johnny Winter, Rick Derringer, Sheila E., Gregg Bissonette et Buck Johnson, chacun intervenant à un moment et dans une fonction qu’il faut documenter séparément.
- RingoStarr.com — remplacement par Buck Johnson en 2024, 6 septembre 2024
- Mohegan Sun — formation initialement annoncée, 18 avril 2024
- Programmes et formations du dossier All-Starr Band de Yellow-Sub.
- Archives des tournées : 2006–2024.












