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Edgar Winter dans le All-Starr Band de 2006 : Frankenstein, Free Ride et les solos variables
Entre le rock instrumental de Frankenstein, le titre de Dan Hartman Free Ride et les interventions acoustiques Dying to Live ou Fly Away, Edgar Winter apporte plusieurs facettes de son œuvre à la neuvième formation du All-Starr Band.
Trois répertoires réunis dans un même concert
Le All-Starr Band que dirige Ringo Starr entre juin et juillet 2006 rassemble une formation à sept membres : Ringo Starr, Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Hamish Stuart, Sheila E. et Edgar Winter. Ce dernier joue des claviers et du saxophone et intervient au chant. Il ne représente pas un simple instrumentiste d’accompagnement : sa discographie personnelle fournit plusieurs des séquences les plus contrastées du spectacle.
Le répertoire associé à Winter mêle une chanson pop-rock issue de l’Edgar Winter Group, une pièce instrumentale célèbre pour son architecture et son utilisation du synthétiseur, et une ballade liée à White Trash. Chacune a une généalogie différente. Classer uniformément ces trois numéros comme des compositions de Winter serait contraire aux crédits des disques d’origine.
Free Ride : la chanson de Dan Hartman, et non d’Edgar Winter
Free Ride figure sur l’album They Only Come Out at Night, paru en 1972 et exploité par le groupe Edgar Winter dans les années suivantes. La composition est signée Dan Hartman. Winter en est l’un des interprètes les plus célèbres sur le disque et en fait un numéro associé à sa propre carrière, mais cette reconnaissance scénique ne saurait effacer le crédit d’auteur.
Dans le concert donné à la Mohegan Sun Arena le 16 juillet 2006, Free Ride est signalé après Everybody Wants You de Billy Squier. L’enchaînement rassemble deux conceptions du rock américain, séparées à l’origine par presque une décennie. Cette juxtaposition relève du choix de programmation de 2006 : le groupe ne cherche pas à retracer chronologiquement l’histoire du rock, mais à permettre à ses membres de partager des morceaux identifiables.
Frankenstein : un instrumental écrit par Edgar Winter
Contrairement à Free Ride, Frankenstein est crédité à Edgar Winter. Issu du même album de 1972, l’instrumental devient un succès majeur en 1973. Winter a expliqué que son nom renvoie au montage d’une pièce constituée de fragments enregistrés, découpés et assemblés, un processus inhabituellement visible dans l’identité même de la composition.
Sur scène, Frankenstein apporte un interlude où la performance instrumentale l’emporte sur la fonction de la voix soliste. Les archives des concerts de juin et juillet 2006 signalent ce numéro sous la direction de Winter, à certaines dates sans Ringo sur scène. Cette mention de set-list est intéressante, mais elle ne décrit ni le nombre exact de solos ni la disposition des instruments pendant chaque représentation. Une captation datée reste nécessaire pour établir ces détails.
Voir également la fiche de référence de Frankenstein, qui conserve les crédits de composition et les renseignements discographiques. La présente étude examine son rôle dans le spectacle de 2006.
Dying to Live et Fly Away : une variation historiquement décisive
Les concerts de 2006 ne doivent pas être réduits à un programme figé. Plusieurs relevés documentés signalent Fly Away au DTE Energy Music Theatre de Clarkston le 16 juin et dans certains spectacles californiens, tandis que Dying to Live apparaît à Universal City le 24 juin ainsi qu’à Mohegan Sun le 16 juillet. Ces deux titres proviennent de l’univers d’Edgar Winter’s White Trash, paru en 1971.
Dying to Live est composé par Edgar Winter ; Fly Away est crédité à Edgar Winter et Jerry LaCroix. Il s’agit donc de deux œuvres différentes, et non d’un changement de titre ou d’un medley qu’il faudrait normaliser silencieusement. Lorsqu’une archive donne seulement « solo Edgar Winter », elle ne permet pas de décider lequel de ces deux morceaux a été exécuté.
La documentation disponible pour certaines dates associe Rod Argent à ce passage soliste. Cette attribution ne saurait être étendue sans contrôle à tous les spectacles. Un archivage de qualité conserve à la fois les œuvres annoncées, leurs auteurs et les variantes de programme attestées date par date.
White Trash contre Edgar Winter Group : deux formations à ne pas confondre
Le répertoire de White Trash s’est constitué autour d’une forte composante soul, blues et rhythm and blues, alors que les morceaux les plus immédiatement connus de l’Edgar Winter Group se rattachent à un rock plus volontiers électrique. Winter a participé successivement à ces univers, mais ce parcours ne signifie pas que leurs disques aient été enregistrés par les mêmes musiciens. Pour identifier les auteurs et les instruments, il faut consulter le personnel de chaque session.
Le modèle All-Starr accentue encore la nécessité de distinguer les générations de musiciens. Lorsque Winter rejoue Free Ride, Frankenstein ou Dying to Live en 2006, l’interprétation est assurée par une formation de tournée réunissant d’autres célébrités du rock. Les crédits de 1971 et de 1972 demeurent essentiels à l’histoire des œuvres, non à l’attribution automatique des parties entendues sur scène trente-quatre ans plus tard.
Le document Mohegan Sun et les limites du disque de 2008
La représentation du 16 juillet 2006 à Uncasville a servi de base à l’album Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006, publié en 2008. La track-list officielle commerciale retient notamment Free Ride et Frankenstein, mais ne reproduit pas les vingt-six numéros attribués au concert par la chronologie de scène. Dying to Live figure dans le relevé de la représentation, pas dans tous les montages commerciaux du spectacle.
Deux objets historiques coexistent donc : le concert qui a effectivement eu lieu et le disque produit à partir de certains de ses enregistrements. Les éditions, leurs durées, leurs fondus et leurs choix de montage ne doivent pas être transférés au programme complet comme s’il s’agissait de données identiques. Le dossier discographique du concert d’Uncasville établit cette différence.
Saxophone, synthétiseur et claviers : les rôles de Winter
Edgar Winter est connu pour sa pratique de plusieurs instruments, notamment le saxophone et les claviers. La présence simultanée de Rod Argent dans la formation crée une combinaison inhabituelle pour certaines séquences du programme, avec des possibilités de dialogue entre les timbres d’orgue et de synthétiseur. Il serait cependant imprudent de décrire une distribution identique de ces instruments sur toutes les chansons sans disposer de captations correspondantes.
Son travail aux côtés de Ringo participe plus largement à la continuité du All-Starr Band : une formation conçue pour offrir au public les œuvres de chacun plutôt que pour promouvoir exclusivement un disque collectif inédit. Winter accompagne aussi les chansons d’autrui ; la seule lecture de sa discographie ne suffit donc pas à comprendre son activité durant les concerts.
Mode d’emploi des archives et concertographie
Pour replacer Edgar Winter dans l’ensemble, partir de la tournée 2006 puis des fiches datées de Clarkston, Universal City et Uncasville. Comparer les relevés de titres, en signalant les sources contemporaines, les révisions d’archives et les variantes. L’étude générale sur l’écart entre 25 et 26 dates annoncées traite une question distincte qu’il ne faut pas mélanger avec les différences de chansons.
Enfin, la notice de Free Ride et celle de Frankenstein sont les références pour l’histoire individuelle des compositions. Cette étude est volontairement consacrée aux interventions de Winter durant la neuvième formation ; elle n’a pas vocation à créer une deuxième discographie de l’artiste.
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Ces études complémentaires éclairent les rôles instrumentaux et les répertoires personnels des musiciens. Pour la chronologie et les listes de chansons, consultez les fiches de concerts de la tournée de 2006.
Comparer les quatre contributions musicales de 2006
La neuvième formation repose sur une alternance de solistes qui restent aussi des instrumentistes d’accompagnement. Pour comprendre comment le répertoire collectif se construit, lire également les études consacrées à Hamish Stuart · Sheila E. · Billy Squier. Ces portraits sont complémentaires : aucun ne remplace la fiche du concert daté, seule susceptible d’établir le programme d’une soirée précise.












