Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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Hamish Stuart au All-Starr Band en 2006 : la basse, la soul et le rôle d’accompagnateur

Le nom de Hamish Stuart apparaît dans la formation de 2006, mais ses succès d’Average White Band ne sont pas systématiquement au programme : une enquête sur le bassiste qui tient ensemble une revue de solistes.

Un musicien moins visible que les titres qu’il accompagne

Ringo Starr confie à Hamish Stuart un rôle fondamental dans la neuvième formation de son All-Starr Band. En 2006, avec Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Edgar Winter et Sheila E., Stuart complète le plateau comme bassiste et chanteur. Sa réputation a été bâtie dans l’Average White Band, formation écossaise liée à la soul américaine, puis dans de nombreuses collaborations. Pourtant, la fonction qu’il exerce en tournée ne se limite pas à rejouer les chansons qui l’ont fait connaître.

Contrairement à une première partie, l’accompagnateur d’un All-Starr Band reste intégré aux morceaux interprétés par ses partenaires. Sa basse participe à la mise en place d’un répertoire où alternent Beatles, rock des années 1970 et tubes des années 1980. Cette contribution est moins facilement lisible qu’une mention de chanteur soliste sur une set-list ; elle est néanmoins essentielle au fonctionnement du spectacle.

La tournée de 2006 et le dispositif instrumental

La neuvième formation part du Casino Rama le 14 juin et conclut sa tournée le 20 juillet 2006 à New York. Les programmes documentés attribuent à Stuart la basse et la voix. La double présence de Ringo Starr et Sheila E. aux instruments rythmiques renforce l’importance d’un bassiste stable, capable de suivre les changements de style et de tempo. Les trois décennies qui séparent les chansons les plus anciennes des plus récentes imposent une adaptation permanente.

Ce constat ne doit pas être transformé en transcription imaginaire de la basse. Qu’une chanson apparaisse dans un relevé de concert ne prouve pas que Stuart joue les mêmes notes, le même instrument ou le même arrangement que sur l’enregistrement original. La fiche encyclopédique peut identifier son rôle général dans le groupe ; le détail de chaque partie demande une écoute ou un témoignage daté.

Ce que montre le programme de Mohegan Sun

Au concert du 16 juillet 2006 à Mohegan Sun, la succession des solistes met notamment en valeur Edgar Winter, Sheila E., Richard Marx, Billy Squier et Rod Argent. La set-list conservée ne présente pas de numéro explicitement attribué à Hamish Stuart comme chanteur principal. Son nom demeure pourtant présent dans le personnel de la tournée et de l’enregistrement.

Ce contraste constitue un enseignement important pour l’histoire du spectacle. Une liste de titres, organisée par soliste, ne donne pas la même information qu’une liste de musiciens. Ne pas apparaître à la rubrique des interventions vocales individuelles ne signifie pas ne pas participer au concert. L’absence d’un numéro solo identifié doit être rapportée à cette date précise, sans devenir une affirmation universelle sur toutes les représentations de 2006.

Pick Up the Pieces : une œuvre du groupe Average White Band

Pick Up the Pieces, succès instrumental d’Average White Band paru en 1974, occupe une place majeure dans la carrière de Stuart. Ce morceau est l’aboutissement d’un travail de groupe, et son histoire est indissociable d’une ligne instrumentale conçue par Hamish Stuart, ainsi que d’une idée de cuivres de Roger Ball. Les crédits imprimés du disque associent plusieurs membres de la formation : il faut respecter la version du support considéré plutôt que réduire son écriture à un auteur unique.

Toutefois, le programme d’Uncasville de 2006 ne contient pas Pick Up the Pieces. La chanson ne doit donc pas être attribuée rétroactivement à cette soirée, même si elle apparaît dans le répertoire de Stuart lors d’autres périodes du All-Starr Band. Cet exemple illustre la différence entre la discographie d’un artiste et son programme attesté au sein d’une formation donnée.

Work to Do : des Isley Brothers à l’Average White Band

Work to Do est une œuvre des Isley Brothers, écrite par O’Kelly, Rudolph et Ronald Isley. Average White Band en a donné une version qui est devenue une référence pour de nombreux amateurs de soul. Stuart fait donc partie de l’histoire de cette reprise, mais l’œuvre existait auparavant. Dans une étude de répertoire, il serait faux de lui attribuer la création de la chanson.

Pour suivre sa place dans l’histoire du All-Starr Band, la fiche de Work to Do et l’étude Soul, rhythm and blues et funk dans le All-Starr Band constituent des accès complémentaires. La présente page se concentre sur la formation de 2006 et n’importe pas automatiquement ces chansons dans son programme.

La basse face à sept identités musicales

Lorsque Richard Marx chante ses propres compositions, la basse n’accompagne pas le même type de dynamique que durant Frankenstein d’Edgar Winter ou une chanson des Beatles reprise par Ringo. L’intérêt du rôle de Stuart est d’assurer la continuité entre ces univers. Le contrat musical du All-Starr Band est collectif : le public vient entendre des voix familières, tandis que les mêmes partenaires les accompagnent de numéro en numéro.

Il faut néanmoins distinguer logique d’ensemble et exécution particulière. L’énoncé « Hamish Stuart, basse et chant » est une indication de personnel vérifiable ; il ne constitue pas la preuve que chaque minute du spectacle comporte une intervention de sa part. Pour documenter précisément les échanges instrumentaux avec Sheila E., Rod Argent ou Edgar Winter, on doit travailler sur des enregistrements de scène identifiés.

2006 n’est ni 2008 ni 2019

Stuart retrouve le All-Starr Band dans d’autres périodes de son histoire. Le répertoire et les équilibres de solistes ne demeurent pas fixes. Les tournées de 2008 et de 2019 font davantage de place, selon les programmes publiés, aux morceaux de l’Average White Band. Utiliser une set-list de 2008 comme modèle de 2006 effacerait les différences entre deux groupes dont certains musiciens sont pourtant communs.

Le dossier doit donc maintenir des liens séparés vers la tournée 2008 et la tournée 2019. L’inventaire de leurs programmes, plutôt qu’une reconstruction rétrospective à partir des seuls souvenirs des musiciens, détermine quelles œuvres ont effectivement été jouées.

Des crédits de disques aux preuves de concerts

Les disques d’Average White Band, les comptes rendus des spectacles de juin 2006 et l’album live tiré de Mohegan Sun en 2008 sont trois catégories de documents. Les premiers permettent d’établir l’origine des compositions ; les deuxièmes donnent une image de la soirée telle qu’elle a été jouée ; le troisième témoigne d’une sélection enregistrée, montée et publiée après coup.

Pour une vue collective de la neuvième formation, consulter les sept membres du All-Starr Band de 2006. Pour l’histoire des bassistes d’une formation à l’autre, la synthèse sur les bassistes de 1989 à 2026 replace Stuart dans une perspective comparative sans répéter cette analyse de 2006.

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La neuvième formation repose sur une alternance de solistes qui restent aussi des instrumentistes d’accompagnement. Pour comprendre comment le répertoire collectif se construit, lire également les études consacrées à Edgar Winter · Sheila E. · Billy Squier. Ces portraits sont complémentaires : aucun ne remplace la fiche du concert daté, seule susceptible d’établir le programme d’une soirée précise.

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