Ringo Starr et His All-Starr Band — étude discographique Extended Versions (2003)

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Sommaire

Ringo Starr et le All-Starr Band en 2006 : vingt-cinq concerts, une date incertaine et le live de Mohegan Sun

Du 14 juin au 20 juillet 2006, Ringo Starr réunit la neuvième formation du All-Starr Band autour de six partenaires : Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Hamish Stuart, Edgar Winter et Sheila E. Cette étude historique de 30 sections donne accès aux 26 fiches de dates, dont 25 concerts attestés par les chronologies et une ancienne annonce non confirmée à Denver le 20 juin. Elle confronte la composition annoncée en mars à la formation réelle, les témoignages des 14 et 15 juin au Casino Rama, deux critiques opposées de Rosemont et les archives du Mohegan Sun du 16 juillet, enregistrées en 2006 puis éditées sur disque en 2008.

Repères 2006 : 25 concerts documentés · 1 annonce non confirmée du 20 juin à Denver · 26 fiches reliées · 2 dates au Canada et 23 aux États-Unis · 7 musiciens permanents · 14–15 juin, Casino Rama et solos différents · 7 juillet, 66 ans de Ringo à Clearwater · 16 juillet, Mohegan Sun enregistré · juillet 2008, publication du live.
Sommaire de cette étude (30 sections)

1. 2006 : une neuvième formation qui demande vingt-six fiches, mais pas vingt-six concerts

La neuvième formation du All-Starr Band entreprend sa tournée nord-américaine au Casino Rama, en Ontario, le 14 juin 2006, et la termine au Radio City Music Hall de New York, le 20 juillet. Les sept interprètes réunis autour de ce projet sont Ringo Starr, Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Hamish Stuart, Edgar Winter et Sheila E. Un équilibre de guitare rock, d’orgue, de basse soul et de double batterie qui n’a rien d’une simple reprise de la formation de 2003.

Le dossier Yellow-Sub.net conserve 26 fiches datées. Vingt-cinq correspondent aux concerts documentés de la tournée ; la vingt-sixième est une ancienne annonce située le 20 juin dans la région de Denver, dont la tenue n’est pas confirmée à ce stade. Cette étude en trente sections ne présente ni cette archive comme un concert joué ni les listes commerciales de 2008 comme une preuve de ce qui s’est passé tous les soirs en 2006.

2. Vingt-cinq concerts établis, une ancienne annonce au Colorado

Les 25 dates répertoriées par The Beatles Bible concordent avec les 25 représentations pour lesquelles la rubrique Yellow-Sub.net possède une notice de concert jouée. En revanche, un autre calendrier spécialisé mentionne le 20 juin 2006 au Coors Amphitheatre, dans la région de Denver. Il n’apporte pas de billet numérisé, d’annonce de salle retrouvée, de photographie datée ni de compte rendu susceptible d’attester la représentation.

L’écart ne doit pas être « résolu » par une addition automatique. L’enquête complémentaire « 25 ou 26 concerts ? » expose le problème : une date mentionnée n’est pas un concert attesté. L’ancienne notice existe et reste consultable, mais son statut éditorial est celui d’une annonce non confirmée, et non d’une annulation démontrée. Il serait tout aussi imprudent de déclarer avec certitude qu’un spectacle n’a jamais eu lieu sans archive de l’organisateur.

3. Pourquoi les annonces de printemps et les crédits de concert divergent

Le 8 mars 2006, l’entourage de Ringo diffuse une annonce de la neuvième tournée produite avec House of Blues. Une reproduction contemporaine du communiqué, publiée le 22 mars, présente encore Mark Hudson et Mark Rivera parmi les noms prévus. C’est une source importante, précisément parce qu’elle témoigne de l’état du projet avant les concerts et non de l’effectif effectivement monté sur scène.

Les photographies, les comptes rendus de juin et le disque officiel de Mohegan Sun établissent une autre réalité : Hamish Stuart tient la basse ; Hudson ne joue pas parmi les sept ; Rivera ne figure pas comme instrumentiste permanent. Divers récits attribuent les changements à des engagements concurrents ou à des relations professionnelles, mais aucun motif individuel ne doit être présenté comme certain sans déclaration directement vérifiable de l’intéressé. L’enquête distingue ici formation annoncée, formation exécutante et direction musicale.

4. Notre méthode : trois dates qu’il ne faut jamais confondre

Le dossier s’appuie d’abord sur des documents identifiables : communiqué de lancement, témoins des soirées de Casino Rama, deux critiques publiées peu après Rosemont, fiches datées et édition commerciale du Mohegan Sun. Les bases collaboratives et les catalogues de bandes de collection sont confrontés à ces sources. Une transcription peut devenir plus précise lorsqu’un second témoin la recoupe ; elle ne devient pas pour autant un enregistrement audio intégral.

Trois chronologies doivent rester séparées : le 14 juin 2006, début de la tournée ; le 16 juillet 2006, enregistrement du concert de Mohegan Sun ; et le 8 juillet 2008, mise en vente du live tiré de cette représentation. Un titre d’album qui contient « 2006 » ne date pas la publication de 2006. De même, le concert du 20 juillet 2006 au Radio City ne peut être attribué au groupe de 2008 sous prétexte que ce lieu accueille les deux tournées.

5. De 2003 à 2006 : une autre sonorité et d’autres chanteurs

Le groupe de 2003 mettait notamment en avant Paul Carrack, Colin Hay et John Waite, avec Sheila E. La neuvième incarnation remanie largement les voix et les timbres : Billy Squier amène le hard rock radiophonique, Richard Marx une écriture pop-rock de la fin des années 1980, Rod Argent les claviers des Zombies et du groupe Argent, Edgar Winter ses performances instrumentales et Hamish Stuart la basse issue du rhythm and blues.

Cette diversité n’est pas un simple argument publicitaire. Elle modifie l’ordre des morceaux, la place des breaks instrumentaux et les voix de premier plan. Le chapitre consacré aux doubles batteries et aux solos approfondit ces transformations. Pour l’auditeur, la question intéressante n’est pas seulement « qui est célèbre ? » mais « comment chaque musicien contribue-t-il à une seule formation le temps du concert ? ».

6. Ringo Starr, meneur de revue et batteur à deux rôles

Ringo ouvre la soirée avec un répertoire qui parcourt son activité solo et son passé chez les Beatles : It Don’t Come Easy, What Goes On, Honey Don’t, Photograph, Act Naturally ou With a Little Help from My Friends. Il passe de chanteur devant le groupe à batteur au sein de l’ensemble lorsque ses partenaires interprètent leurs succès.

Les journalistes présents au Rosemont Theatre le 17 juin décrivent sa manière de présenter les autres artistes et de maintenir le rythme de la soirée. Un autre compte rendu du même concert se révèle bien moins indulgent sur sa carrière solo, tout en reconnaissant la présence de la formation. Le rôle de Ringo n’est pas celui d’un auteur unique des chansons jouées : il est le cadre vivant de leur réunion.

7. Sheila E. : batterie, percussions et répertoire lié à Prince

Sheila E. assure la seconde batterie et un rôle vocal de premier plan. A Love Bizarre et The Glamorous Life permettent d’entendre un idiome rythmique lié à sa carrière avec Prince. Le second titre est une composition de Prince ; le premier appartient à l’univers de Romance 1600 et à la collaboration de Sheila E. avec lui. Ces chansons ne sauraient être cataloguées comme des œuvres de Ringo sous prétexte qu’elles figurent dans un concert portant son nom.

Au Rosemont Theatre, le critique Anthony Kuzminski souligne son apport à la cohésion du groupe et ses passages de percussion ; celui de l’Illinois Entertainer est plus critique envers l’ensemble du concert, mais accorde aussi une place importante à la puissance de ses interventions. L’étude spécifique de Sheila E. décrit la distinction entre sa partie de batterie, ses chansons et les solos du final.

8. Billy Squier : deux succès, du blues et la présence de Robert Johnson

Billy Squier assure la guitare électrique et chante Everybody Wants You ainsi que Rock Me Tonite. Mais sa participation n’est pas limitée à ces succès : certains programmes documentent une interprétation blues de Ramblin’ on My Mind, œuvre de Robert Johnson. La présence d’un standard des années 1930 à l’intérieur d’une soirée de stars des années 1970 et 1980 montre combien la généalogie du rock demeure audible.

À Rosemont, le témoin Anthony Kuzminski insiste sur ce passage blues et sur la guitare de Squier, loin de l’image médiatique du seul chanteur de tubes. Il ne faut pas, en revanche, attribuer Ramblin’ on My Mind à Squier comme compositeur. L’étude musicale consacrée à Billy Squier détaille cette distinction.

9. Richard Marx : la guitare du groupe et les ballades en solo

Richard Marx chante notamment Don’t Mean Nothing et Should’ve Known Better, tout en jouant de la guitare et parfois des claviers. Right Here Waiting, titre associé à son succès de la fin des années 1980, peut apparaître dans les segments où les musiciens s’avancent en soliste. Son rôle ne doit donc pas être réduit à celui d’un simple invité chargé de chanter un refrain connu.

La presse de Rosemont offre une opposition instructive : Rocknworld admire l’énergie de son interprétation, alors que l’Illinois Entertainer juge l’ensemble de manière plus sévère. Ces textes ne sont pas des relevés de ventes ou d’acoustique, mais des jugements contemporains qui aident à restituer une réception contradictoire. Voir également l’enquête sur Richard Marx en 2006.

10. Rod Argent : des Zombies au groupe Argent

À l’orgue et aux claviers, Rod Argent relie deux périodes de la pop britannique. She’s Not There renvoie aux Zombies du milieu des années 1960 ; Hold Your Head Up au groupe Argent de la décennie suivante. La tournée juxtapose ces deux filiations sans les confondre : le public peut reconnaître une chanson des Zombies et un succès du groupe Argent, même si l’artiste présent derrière les claviers est le même.

À Casino Rama, un témoignage de spectateur rapporte un faux départ de She’s Not There lié à un réglage de clavier. Le document rappelle qu’une set-list ne restitue pas à elle seule les péripéties d’un concert. Time of the Season apparaît au contraire dans certains passages plus libres. L’étude de Rod Argent distingue ces œuvres et leurs auteurs.

11. Edgar Winter : « Free Ride », « Frankenstein » et des solos différents

Edgar Winter apporte le saxophone, les claviers, le chant et les interventions instrumentales de Free Ride et Frankenstein. La première est une chanson écrite par Dan Hartman, liée à l’Edgar Winter Group ; la seconde, composition instrumentale de Winter, devient un moment spectaculaire avec changements de timbre et percussion. Il faut éviter de transformer le nom du chanteur vedette en crédit d’auteur automatique pour l’ensemble de son répertoire.

La séquence « solo » varie selon les représentations : Dying to Live et Fly Away appartiennent à d’autres facettes de l’œuvre d’Edgar Winter, et leur présence doit être vérifiée date par date. Au Rosemont Theatre, le critique raconte le dialogue entre Winter et Sheila E., preuve d’un moment instrumental observé, mais pas d’une durée standard. Un chapitre autonome étudie cette matière plus en détail.

12. Hamish Stuart : la basse qui relie toutes les chansons

Hamish Stuart, connu d’Average White Band et des tournées de Paul McCartney, tient la basse du groupe en 2006. Son rôle est décisif mais moins immédiatement visible dans les programmes : plusieurs comptes rendus indiquent qu’il n’avait pas de « numéro vedette » régulier comparable à ceux de Squier, Marx ou Winter. La déduction selon laquelle toute apparition d’un ancien membre d’AWB entraînerait une interprétation de Pick Up the Pieces est donc injustifiée.

Deux sources quasi contemporaines des premiers concerts — Casino Rama et l’Illinois Entertainer — mettent précisément en évidence l’importance de la basse sans faire de Stuart un chanteur principal de la soirée. Son rôle sera différent sur la tournée de 2008. L’étude consacrée à Hamish Stuart retrace cette continuité sans copier les répertoires de ses autres groupes.

13. « Choose Love » : un album de 2005 bien présent en 2006

La tournée de 2006 suit la sortie de Choose Love, album studio de 2005. Le catalogue musical d’Apple situe sa publication au 7 juin 2005 et recense douze titres ; ce repère distingue l’activité de studio du calendrier de scène. Choose Love rejoint le programme du All-Starr Band sans éclipser les classiques solo, les chansons des Beatles ou les succès apportés par les six partenaires.

Never Without You, hommage à George Harrison publié en 2003, et Memphis in Your Mind complètent cette image d’un Ringo qui ne s’en tient pas aux années 1960. Les comptes rendus de Rosemont confirment que ces titres figurent dans l’expérience du public. En revanche, un concert du 14 juin 2006 ne saurait inclure des chansons de Liverpool 8, album paru deux ans plus tard ; l’historien doit veiller à ne pas projeter en arrière une discographie ultérieure.

14. 14 juin au Casino Rama : ce qu’atteste un témoin direct

Le mercredi 14 juin 2006, le Casino Rama de l’Ontario reçoit la première représentation de la neuvième formation. Le récit de Dave Thomas et celui d’Yvan Tessier, conservés par Abbeyrd le 18 juin, nomment les sept musiciens et détaillent la soirée. On y retrouve What Goes On, Honey Don’t, Everybody Wants You, Free Ride, A Love Bizarre, She’s Not There et Never Without You.

La richesse du document tient aussi aux petites irrégularités du direct : Rod Argent doit recommencer She’s Not There après un incident de réglage ; Ringo quitte la scène pendant Frankenstein ; Sheila E. intervient en percussion au final. Ce ne sont pas des détails anecdotiques sans importance : ils séparent l’expérience d’un concert de l’alignement abstrait de vingt-quatre titres sur une page.

15. 15 juin au Casino Rama : un autre soir, un autre segment de solos

Le lendemain, 15 juin, le même théâtre conserve la même formation mais modifie une partie du déroulement. Le témoignage de Sandy, dans la même archive de juin 2006, signale explicitement que Ramblin’ on My Mind interprété par Billy Squier et Time of the Season par Rod Argent remplacent des plages de la première soirée. Pour le 14 juin, les témoins citaient au contraire Dying to Live d’Edgar Winter et Right Here Waiting de Richard Marx.

Cette variation fournit un test historique efficace : une liste collaborative qui attribue au 14 juin les morceaux du 15 juin ne doit pas l’emporter automatiquement sur deux témoignages contemporains distincts. Les fiches du 14 et du 15 juin permettent de confronter les interprètes, les solos et les plages dont la documentation demeure incomplète.

16. Rosemont, 17 juin : deux critiques d’un même concert

Le Rosemont Theatre, dans l’Illinois, accueille le groupe le 17 juin 2006. Deux comptes rendus indépendants, écrits dans la foulée de cette même soirée, offrent une excellente occasion de lecture critique. Anthony Kuzminski, pour Rocknworld, salue le dynamisme de la troupe et particulièrement les interventions d’Edgar Winter, Sheila E. et Richard Marx ; le spectacle dure selon lui environ deux heures vingt.

L’Illinois Entertainer adopte un ton nettement plus réservé, soulignant la dépendance de Ringo à ses chansons historiques, tout en louant le niveau instrumental de certains partenaires. Les deux articles identifient pourtant la même équipe, les chansons des musiciens et les mêmes moments collectifs. Une critique, même très tranchée, renseigne d’abord sur une expérience de spectateur, non sur le verdict de l’ensemble du public.

17. 20 juin dans la région de Denver : ce qu’on sait, ce qui manque

La 26e fiche de notre corpus, datée du 20 juin 2006, conserve une annonce attribuée au Fiddler’s Green / Coors Amphitheatre d’Englewood, dans l’agglomération de Denver. Un inventaire secondaire la reprend, mais avec une localisation d’État parfois fautive. À défaut d’un document du promoteur, il est impossible de fixer le statut « concert joué » sur la seule répétition de ce calendrier.

La notice Yellow-Sub.net se présente expressément comme une archive d’annonce, non une set-list confirmée. Il faudra rechercher billets, affiches, archives de la salle ou presse locale datée pour déterminer si la représentation a été tenue, déplacée ou abandonnée. Dans la présente étude, elle reste hors des 25 concerts répertoriés comme joués, mais dans la table documentaire parce qu’elle appartient à l’histoire des annonces de tournée.

18. 21 au 29 juin : la traversée californienne

Après le Nord-Est et le Midwest, la troupe rejoint le Luther Burbank Center de Santa Rosa le 21 juin, puis Cache Creek à Brooks le 23, le Gibson Amphitheatre d’Universal City le 24 et Fantasy Springs à Indio le 25. Les soirées de Livermore, Pala et San Diego les 27, 28 et 29 juin poursuivent cette séquence entre casino, vignoble, salle d’amphithéâtre et théâtre de plein air.

Ce trajet n’est pas un argument pour inventer des set-lists locales. Certaines notices possèdent des relevés complets ou partiels, d’autres des listes d’enregistrements de collection, et d’autres encore seulement des renseignements logistiques. La fiche de San Diego du 29 juin, particulièrement détaillée, ne doit pas servir à remplir artificiellement les trous d’une notice moins fournie, par exemple celle de Pala.

19. Gibson Amphitheatre, 24 juin : une étape abondamment documentée

Le concert du 24 juin à Universal City, au Gibson Amphitheatre — salle anciennement connue sous le nom d’Universal Amphitheatre — figure dans les chronologies spécialisées de la neuvième formation. La notice de The Beatles Bible le situe comme la septième soirée de la tournée, ce qui concorde avec les dates exécutées entre le 14 et le 24 juin une fois la non-confirmation de Denver prise en compte.

Ce point illustre l’utilité du décompte chronologique : la place d’un concert dans la séquence change si l’on transforme une simple annonce en spectacle joué. Des inventaires de bandes privées mentionnent une source longue pour Universal City ; un tel relevé indique l’existence alléguée d’une captation, sans établir pour autant sa diffusion légale, sa qualité de source primaire ou son intégralité.

20. 1er juillet à Las Vegas : les invités du final et les limites des listes

Le 1er juillet 2006, le spectacle est donné à The Beach at Mandalay Bay, à Las Vegas. La fiche datée mentionne un final exceptionnel avec plusieurs invités. Un inventaire spécialisé associe notamment à cette soirée des noms comme Pete Townshend, Jeff Lynne, Peter Asher, Jim Keltner et Dave Stewart. Ces informations ne doivent pas être glissées dans les crédits des sept musiciens permanents sans document individuel.

La documentation consultable distingue la set-list habituelle, les possibles interventions de rappel et le segment du solo, qui a pu être raccourci dans la salle. La liste collaborative du Mandalay Bay constitue un repère, mais elle ne donne pas à elle seule les preuves de chaque présence sur scène. Le chapitre conserve la distinction entre invités cités par un relevé secondaire et participants attestés par un document direct.

21. Albuquerque et Grand Prairie : deux étapes du Sud-Ouest

Les 2 et 3 juillet, l’itinéraire passe par le Sandia Casino Amphitheater d’Albuquerque, au Nouveau-Mexique, puis par Nokia Live à Grand Prairie, au Texas. Cette portion du voyage traduit l’une des caractéristiques pratiques du All-Starr Band : l’alternance de salles et de régions à forte distance, avec un répertoire central qui peut s’adapter à la durée de représentation sans cesser de mêler les voix.

La notice de Grand Prairie et celle d’Albuquerque restent indépendantes dans la base. Leur intérêt ne dépend pas de la quantité de texte qu’elles contiennent : les conditions de salle, les annonces et les éventuelles variantes musicales peuvent être retrouvées séparément. La chronologie doit permettre de vérifier un événement, pas seulement de constater que la troupe se déplaçait.

22. Le 7 juillet : Ringo fête ses 66 ans à Clearwater, sans le rituel de 2008

Le 7 juillet 2006 tombe le jour des 66 ans de Ringo Starr. Le groupe se produit ce soir-là au Ruth Eckerd Hall de Clearwater, en Floride, avant Boca Raton le 8 et Melbourne le 9. Cet anniversaire se situe donc pendant la tournée, mais ne doit pas être confondu avec le rassemblement « Peace & Love » du 7 juillet 2008 à Chicago, que les communications officielles de Ringo considèrent comme le point de départ du rituel annuel.

Une source de première main rétrospective, le site officiel de Ringo en avril 2018, situe clairement ce lancement en 2008. L’étude de 2006 ne doit donc pas prêter à Clearwater une cérémonie de midi que les documents réservent à une date ultérieure. La fiche du 7 juillet est celle d’un concert, pas la reconstitution d’une tradition qui n’existait pas encore sous cette forme.

23. 11 au 15 juillet : Pennsylvanie, New York et New Jersey

À partir du 11 juillet, la troupe remonte vers la côte Est : State Theatre d’Easton, North Fork Theatre de Westbury les 12 et 14 juillet, puis Trump Taj Mahal d’Atlantic City le 15. Les deux soirées de Westbury doivent être conservées distinctes ; leur proximité de lieu ne prouve pas la duplication de leur programme. Ringo arrive en fin de tournée, avec un groupe qui a déjà traversé plusieurs dizaines de représentations et répétitions.

La fiche d’Easton et les notices de Westbury le 12 et du 14 juillet servent de points de comparaison pour les rôles des chanteurs. Les spectateurs connaissent désormais les chansons vedettes des membres, mais les moments improvisés et les segments en solo ne se répètent pas à l’identique. L’intérêt de cette base repose sur ces différences, non sur une prétendue set-list archétypale.

24. 16 juillet à Mohegan Sun : le concert qui devient un document officiel

Le dimanche 16 juillet 2006, le groupe joue au Mohegan Sun Arena d’Uncasville, Connecticut. Cette date est plus solidement documentée que la plupart des autres, parce qu’une partie de la soirée sera publiée sous le titre Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006. La fiche discographique d’AllMusic donne la date d’enregistrement du 16 juillet 2006 et le lieu de Mohegan Sun.

Les sept interprètes y sont ceux de la neuvième incarnation, non de la formation qui tournera en 2008. Cette bande autorisée éclaire les arrangements et la succession d’un ensemble de chansons, mais ne dispense pas de vérifier ce qui a été omis au montage. L’étude spécialisée sur Mohegan Sun expose les difficultés de rapprochement entre performance, crédit, support et programme.

25. Un album et une vidéo publiés en 2008 à partir d’un concert de 2006

Le disque Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006 est commercialisé chez Koch Records en juillet 2008. AllMusic mentionne une parution au 8 juillet 2008, une durée audio d’environ 79 minutes 46 secondes et l’enregistrement principal à Mohegan Sun le 16 juillet 2006. La date de sortie ne transforme pas ce concert en spectacle de la dixième formation, où évoluent notamment Colin Hay et Gary Wright.

L’édition vidéo et les éventuels pressages internationaux requièrent un examen propre : durée, générique, pistes, code-barres, montage et territoire peuvent varier. Il serait erroné de déduire qu’un DVD plus long contient exactement la même succession que le CD ou qu’une plage absente du disque n’a pas été jouée devant le public. Cette distinction est essentielle aux collectionneurs et à l’archéologie musicale.

26. 18 au 20 juillet : Holmdel, Boston et le final de Radio City

Les trois dernières soirées sont annoncées au PNC Bank Arts Center de Holmdel le 18 juillet, au Bank of America Pavilion de Boston le 19, puis au Radio City Music Hall de New York le 20. La dernière date clôt la tournée de la neuvième formation. The Beatles Bible la présente comme le vingt-cinquième concert ; le relevé des fiches publiées aboutit au même total, sans intégrer l’annonce non confirmée de Denver.

Les documents du Radio City font état de participants ponctuels au final, dont Steven Van Zandt dans certains inventaires. Là encore, il faut séparer invité de scène et invité dans le public. La fin de tournée n’est pas nécessairement le concert le plus long ni le mieux capté, mais sa date est un repère ferme pour refermer la chronologie.

27. Deux batteries, plusieurs claviers, des rôles changeants

La force de cette distribution tient à l’interaction entre instruments. Ringo et Sheila E. répartissent les batteries ; Rod Argent construit les assises d’orgue et de clavier ; Edgar Winter change d’instrument au fil de ses interventions ; Billy Squier et Richard Marx combinent les guitares et le chant ; Hamish Stuart relie l’ensemble à la basse. Ce fonctionnement fait du All-Starr Band une revue mouvante, pas un orchestre où chaque « vedette » se contenterait de chanter devant un accompagnement anonyme.

Le récit de Rosemont décrit un dialogue marquant entre la batterie de Sheila E. et les interventions de Winter. Les fiches de concert permettent de vérifier les changements de rôles selon le numéro ; elles ne permettent pas toujours d’isoler à l’oreille un instrument individuel sans une source audio fiable. Une précision sur la répartition musicale doit être reliée à l’enregistrement ou à un témoin, pas déduite de la seule carrière de l’artiste.

28. Le répertoire : reprises, auteurs et interprètes ne sont pas interchangeables

Les grands repères de cette tournée comprennent It Don’t Come Easy, What Goes On, Honey Don’t, Everybody Wants You, Free Ride, A Love Bizarre, She’s Not There, Never Without You, Yellow Submarine, Frankenstein, Photograph, Choose Love, The Glamorous Life, Hold Your Head Up et With a Little Help from My Friends. Leur coexistence illustre le principe de la tournée, pas l’existence d’un album inédit enregistré par ces sept personnes.

Plusieurs filiations demandent une vigilance particulière : Honey Don’t vient de Carl Perkins, Boys a d’abord été interprété par les Shirelles, The Glamorous Life est de Prince, Free Ride de Dan Hartman et Ramblin’ on My Mind de Robert Johnson. Les crédits d’interprétation du concert et les crédits d’écriture de la chanson sont deux champs distincts.

14–21 juin 2006 : l’ouverture et l’annonce de Denver — 6 fiches

Date Salle et ville Statut
14/06/2006 Casino Rama, Orillia, Ontario, Canada Concert documenté
15/06/2006 Casino Rama, Orillia, Ontario, Canada Concert documenté
16/06/2006 DTE Energy Music Theatre, Clarkston, Michigan, États-Unis Concert documenté
17/06/2006 Rosemont Theatre, Rosemont, Illinois, États-Unis Concert documenté
20/06/2006 Denver, concert annoncé au Fiddler’s Green Annonce non confirmée
21/06/2006 Luther Burbank Center for the Arts, Santa Rosa, Californie, États-Unis Concert documenté

23–29 juin : la Californie — 6 fiches

1er–9 juillet : Nevada, Sud-Ouest et Floride — 6 fiches

Date Salle et ville Statut
01/07/2006 The Beach at Mandalay Bay, Las Vegas, Nevada, États-Unis Concert documenté
02/07/2006 Sandia Casino Amphitheater, Albuquerque, Nouveau-Mexique, États-Unis Concert documenté
03/07/2006 Nokia Live, Grand Prairie, Texas, États-Unis Concert documenté
07/07/2006 Ruth Eckerd Hall, Clearwater, Floride, États-Unis Concert documenté
08/07/2006 Mizner Amphitheatre, Boca Raton, Floride, États-Unis Concert documenté
09/07/2006 King Center, Melbourne, Floride, États-Unis Concert documenté

11–20 juillet : le retour dans le Nord-Est — 8 fiches

29. Calendrier intégral : les vingt-six notices et leur statut exact

Les quatre tableaux ci-dessous présentent toutes les 26 fiches individuelles de la rubrique 2006, dans l’ordre chronologique. La ligne du 20 juin porte le statut « annonce non confirmée » et n’est pas comptée parmi les 25 concerts joués. Les autres lignes renvoient aux notices de spectacle. Le tableau sépare ce que l’on connaît de ce que l’on doit encore chercher.

Le nombre de fiches est donc volontairement supérieur au nombre de concerts attestés. Les liens conservent leurs adresses historiques pour éviter les liens morts ; les informations de lieu et de statut sont explicitées à l’intérieur des notices et dans cette étude.

30. Sources, bilan critique et transmission du dossier à 2008

La neuvième formation de 2006 se distingue par ses sept musiciens, une section rythmique atypique et le retour de morceaux récents de Ringo dans un ensemble de classiques. Les témoignages du Casino Rama démontrent que le programme évolue déjà dès les deux premières nuits ; ceux de Rosemont montrent qu’une soirée peut susciter des jugements contradictoires sans que son intérêt historique s’en trouve diminué. Le live enregistré à Mohegan Sun le 16 juillet, édité en 2008, fournit enfin un repère sonore officiel.

Le dossier conserve la nuance nécessaire : 25 concerts documentés comme joués, une annonce non confirmée, 26 fiches consultables. Avant de passer à la dixième formation de 2008, il invite à distinguer un artiste présent sur l’affiche d’un musicien réellement sur scène, une liste de chansons d’une captation intégrale et un souvenir de concert d’une affirmation universelle sur la tournée.

Bibliographie documentaire et sources comparées

La preuve qu’un concert a été annoncé ne prouve pas qu’il a été joué. Les captures d’écran de set-lists et listes de collection ne sont pas des témoins indépendants lorsqu’elles dérivent du même manuscrit. Les écarts entre les programmes des 14 et 15 juin sont attribués à des témoins identifiables ; le support officiel de Mohegan Sun n’est pas présenté comme un enregistrement exhaustif de toutes les représentations.

Poursuivre le dossier : index général 2006 et 26 fiches de dates · → 2008 : trente concerts joués, une annulation et Edgefield retrouvé · ← 2003 : 35 concerts, Bryant Park et le disque de Casino Rama · enquête sur les 25 ou 26 dates · Mohegan Sun et l’album de 2008 · toutes les tournées.

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