Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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2006 : Richard Marx, du rock FM aux ballades, au sein du All-Starr Band de Ringo

Don’t Mean Nothing et Should’ve Known Better font entrer la fin des années 1980 dans un programme qui remonte jusqu’aux Beatles.

Richard Marx dans une formation de spécialistes

La neuvième formation du All-Starr Band réunit Ringo, Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Edgar Winter, Hamish Stuart et Sheila E. Entre juin et juillet 2006, elle parcourt l’Amérique du Nord. Richard Marx y assure le chant et peut jouer de la guitare et des claviers.

Sa présence situe une autre génération musicale que celle des Zombies de Rod Argent ou de la soul écossaise de Hamish Stuart. Il représente le rock radiophonique et l’écriture pop américaine de la fin des années 1980.

Don’t Mean Nothing, un manifeste de chanteur-auteur

Don’t Mean Nothing sort en 1987 sur le premier album de Richard Marx. La chanson est notamment construite autour d’une énergie guitaristique forte. Elle exprime une méfiance envers l’industrie musicale et ses promesses. Dans un concert de Ringo, ce texte prend un relief singulier : il est présenté par un artiste établi qui accompagne pourtant l’ancien Beatle.

La fiche de composition doit relever tous les co-auteurs du morceau plutôt que d’en déduire un crédit individuel de Marx : le titre est signé Richard Marx et Bruce Gaitsch. Les musiciens présents sur l’enregistrement de studio ne sont pas ceux du All-Starr Band.

Should’ve Known Better et la continuité d’un album

Should’ve Known Better provient également de Richard Marx, publié en 1987. La chanson, écrite par Marx, maintient la relation entre mélodie immédiatement mémorisable et instrumentation électrique. Elle a connu une carrière dans les classements qui explique sa place parmi les numéros proposés à Ringo.

L’usage de titres issus d’un même disque souligne un principe fréquent chez les All-Starrs : les invités cherchent à représenter la période qu’une large partie du public reconnaît immédiatement.

La coexistence avec les autres membres

La soirée peut faire passer en quelques minutes de Rock Me Tonite de Billy Squier à She’s Not There de Rod Argent, de Frankenstein d’Edgar Winter à une chanson de Marx. Le spectateur traverse plusieurs décennies sans changer de salle ni d’orchestre.

Cette juxtaposition ne signifie pas que les arrangements soient figés sur toute la tournée. Les concerts ont pu connaître des substitutions et des passages plus courts. Pour documenter un solo, le seul programme-type reste insuffisant.

Séparer l’œuvre de sa version de scène

Une encyclopédie des chansons doit comporter l’auteur, la date d’édition originale, l’album source, les interprètes historiques, la version de 2006 et les éditions audiovisuelles effectivement disponibles. Cette distinction empêche d’attribuer à Richard Marx des parties jouées jadis par d’autres instrumentistes.

Elle garantit aussi que les collaborateurs de Ringo soient décrits pour leur contribution réelle au spectacle plutôt que réduits à des noms d’affiche. La neuvième formation constitue une rencontre de catalogues et de générations, non une session d’enregistrement de 1987 rejouée à l’identique.

Richard Marx : une voix des années 1980 au sein d’une revue historique

La participation de Richard Marx à la tournée de 2006 étend l’éventail stylistique du All-Starr Band jusqu’au rock radiophonique américain de la seconde moitié des années 1980. Don’t Mean Nothing et Should’ve Known Better proviennent de son premier album publié en 1987. Le premier réunit les signatures de Richard Marx et Bruce Gaitsch ; le second relève de l’écriture de Marx. Une chanson interprétée par l’artiste devant Ringo ne devient pas pour autant une œuvre collective de la formation.

Sur scène, ce répertoire côtoie les chansons des Zombies, d’Argent, d’Edgar Winter, de Billy Squier et les classiques du batteur des Beatles. L’intérêt historique ne réside pas seulement dans la juxtaposition des succès : chacun permet de replacer une décennie musicale au sein d’un même spectacle. La set-list exacte doit néanmoins rester attachée à sa date et à son lieu de représentation.

Richard Marx : du rock de 1987 à la ballade de 1989

Richard Marx se fait connaître avec son premier album éponyme de 1987, qui contient notamment Don’t Mean Nothing et Should’ve Known Better. Ces morceaux occupent une place importante dans sa participation au All-Starr Band en 2006. Avant même le succès de ses grandes ballades, Marx défend ainsi un rock radiophonique qui dialogue avec les guitares de Billy Squier et les développements instrumentaux d’Edgar Winter.

Right Here Waiting, paru en 1989, représente une autre dimension de son catalogue. Lorsqu’il passe d’un titre rock à une ballade au milieu d’un spectacle de Ringo, l’effet dépend de l’alternance des styles. Cela ne transforme pas ces chansons solo en compositions originales du All-Starr Band.

Une œuvre de Marx demeure distincte de sa performance avec Ringo

Le public retrouve des œuvres associées à Marx, mais l’orchestre de 2006 ne reproduit pas les musiciens exacts de ses enregistrements de studio. Rod Argent, Hamish Stuart et Sheila E. participent au groupe de Ringo et peuvent soutenir ses morceaux. Les crédits des albums originaux et ceux des prestations scéniques doivent rester séparés.

L’édition live tirée de Mohegan Sun conserve une sélection de chansons de cette soirée. Son programme de pistes n’est pas nécessairement la liste exhaustive des numéros joués le 16 juillet. La fiche discographique, le catalogue des œuvres et les notices de concerts doivent donc se compléter, sans se substituer les unes aux autres.

Un chanteur qui accompagne également les autres vedettes

Richard Marx n’intervient pas seulement pour chanter ses propres succès : il joue dans une formation où les partenaires s’accompagnent mutuellement. Ringo passe du micro à la batterie, tandis que les percussions de Sheila E. et les claviers d’Argent ou Winter donnent une assise commune à des œuvres de plusieurs décennies.

Le All-Starr Band conserve ainsi une identité de groupe malgré la notoriété individuelle de ses participants. Une monographie sur Marx doit étudier ce rôle d’interprète et de partenaire, sans attribuer au chanteur les morceaux de Billy Squier, des Zombies ou de l’Edgar Winter Group simplement parce qu’ils figurent dans le même spectacle.

Documentation historique

Calendrier, effectif et programmes de la tournée. Les crédits d’auteur sont distingués de l’interprétation sur scène ; les informations non documentées sur les solos et les pressages ne sont pas extrapolées.

Richard Marx au croisement du rock et de la ballade

Don’t Mean Nothing présente le côté rock du premier album de Richard Marx, en 1987. Right Here Waiting, publié en 1989, est une ballade plus dépouillée. Should’ve Known Better représente une autre facette mélodique de la même période.

Répertoire et crédits des interprétations

En 2006, le All-Starr Band alterne ainsi ces chansons avec Frankenstein d’Edgar Winter et les succès des Zombies interprétés par Rod Argent. Les contrastes de production rendent le spectacle intéressant, mais ne permettent pas d’attribuer un arrangement précis sans document du concert.

Fiches de chansons : dont mean nothing · right here waiting · shouldve known better. Documentation de la tournée.

Trois statuts de preuve : album officiel, scène et composition

Le programme publié de Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006 conserve deux interprétations dirigées par Richard Marx : Don’t Mean Nothing et Should’ve Known Better. Il importe de ne pas réduire pour autant la place du chanteur à ces deux seules œuvres. Des relevés de concerts de la tournée mentionnent aussi Right Here Waiting dans une séquence où Marx se produit en soliste. L’absence d’un titre dans la sélection du disque commercialisé ne constitue donc pas la preuve de son absence du spectacle.

Autre distinction bibliographique : sur le disque officiel, Don’t Mean Nothing est crédité à Bruce Gaitsch et Richard Marx, tandis que Should’ve Known Better revient à Marx. L’auteur de la chanson, l’interprète de son enregistrement original et le chanteur de la version de 2006 correspondent à des fonctions qu’une discographie historique doit documenter séparément. Les listes de chansons publiées sur les fiches datées du dossier permettent de restituer ces différences sans transformer un programme représentatif en répertoire immuable.

Lire aussi l’étude de Rod Argent, l’analyse de Mohegan Sun et la chronologie des concerts de 2006.

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