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2006 : 25 ou 26 concerts ? Enquête sur le calendrier et les archives
Deux corpus documentaires s’accordent sur les dates de début et de fin, mais pas sur le nombre d’étapes. Le décompte de 25 concerts de The Beatles Bible omet le concert du 20 juin 2006 présent dans un autre calendrier de tournée. La divergence appelle un inventaire critique plutôt qu’une affirmation non sourcée.
Les deux chronologies
The Beatles Bible présente la neuvième formation comme une tournée de 25 concerts entre le 14 juin et le 20 juillet 2006. Un calendrier alternatif recense 26 dates, en ajoutant une étape au Coors Amphitheatre d’Englewood, le 20 juin 2006.
Les deux sources s’accordent sur le départ du Casino Rama, sur les spectacles de juin en Californie, sur les dates de Floride, sur les soirées de Jericho et sur la conclusion au Radio City Music Hall. L’écart arithmétique est localisable : il ne résulte pas d’une confusion générale entre deux tournées différentes.
Le statut du 20 juin
La page spécialisée mentionne le Coors Amphitheatre d’Englewood pour le 20 juin, mais ne signale pas de bande audio ou vidéo disponible pour cette date. En l’absence, à ce stade, d’un billet photographié, d’une publicité contemporaine ou d’un compte rendu indépendant, il est plus rigoureux d’enregistrer cette date comme date répertoriée, vérification documentaire à compléter.
Le lieu mérite lui aussi une attention géographique : Englewood et son amphithéâtre sont associés à la région de Denver, au Colorado. Une mention aberrante de « CA » dans un relevé secondaire doit être traitée comme une possible erreur d’État et non reproduite en silence comme une adresse précise.
Sept musiciens, pas six
La neuvième formation se compose de Ringo Starr, Sheila E., Hamish Stuart, Billy Squier, Richard Marx, Edgar Winter et Rod Argent.
Hamish Stuart y assume la basse et participe au chant. L’oublier reviendrait à effacer la fondation rythmique du spectacle et l’héritage de l’Average White Band. Mark Rivera, cité comme directeur musical sur certaines notices de disque, n’est pas l’un des sept musiciens de scène crédités pour cette formation.
Concordances entre setlists
Les programmes datés du 11 juillet (Easton), du 14 juillet (Jericho) et du 20 juillet (New York) révèlent un squelette stable : chansons d’ouverture de Ringo, puis introductions successives de Squier, Winter, Sheila E., Marx et Argent, avant les rappels liés aux Beatles.
Des variations significatives se produisent à l’intérieur de ce schéma : Dying to Live, Fly Away ou Ramblin’ on My Mind apparaissent à certaines dates, tandis que Right Here Waiting est identifiée notamment le 16 juillet à Mohegan Sun. Il est donc incorrect d’appliquer une seule setlist aux 25 ou 26 dates.
État du corpus sonore
Un relevé spécialisé d’enregistrements de collection donne des sources complètes ou partielles pour plusieurs concerts, dont Santa Rosa le 21 juin et le Gibson Amphitheatre le 24 juin. Ces documents n’ont pas, du seul fait d’être répertoriés, un statut de parution autorisée.
Le concert du 16 juillet 2006 à la Mohegan Sun Arena possède en revanche un témoin discographique officiel : le CD Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006, publié deux ans plus tard. L’objet commercial permet d’étudier la sélection de chansons, mais pas de conclure que l’intégralité du concert s’y trouve.
Procédure de vérification
Pour trancher définitivement la question du 20 juin, il faudrait confronter au moins un document primaire daté : billet, programme de la salle, annonce dans la presse locale, archive du promoteur ou photographie géolocalisée. Une répétition de la même liste sur plusieurs sites n’est pas une preuve indépendante si elle provient d’une seule source.
La base conserve provisoirement les deux totaux avec leurs références. Ce principe est applicable à toutes les tournées du All-Starr Band : une date ne devient « certaine » qu’en fonction de ses preuves, et un écart de calendriers doit être expliqué au lecteur, pas masqué.
Le 16 juillet à Mohegan Sun, un repère incontestable
Le concert du 16 juillet 2006 à la Mohegan Sun Arena d’Uncasville est particulièrement bien établi puisque son enregistrement sert à la publication de Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006 deux ans plus tard. Cette date constitue un point d’ancrage pour la concertographie de la neuvième formation et ne doit pas être déplacée vers l’année de commercialisation du disque.
L’album réunit Ringo, Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Hamish Stuart, Edgar Winter et Sheila E. Les crédits du document permettent de confirmer un noyau de sept musiciens sans prouver pour autant leur présence à chaque représentation annoncée de la campagne. La date de Mohegan Sun et la chronologie générale demeurent deux niveaux documentaires différents.
Vingt-cinq ou vingt-six : définir la méthode de comptage
Certaines synthèses de la tournée indiquent vingt-cinq représentations, tandis que d’autres inventaires donnent un total différent en intégrant des dates dont le statut est discuté. Il faut donc comparer les affiches, les billets, les comptes rendus et les enregistrements, en distinguant les soirées jouées des événements seulement annoncés. La présence d’une date dans une archive de programmation n’est pas une preuve suffisante de concert exécuté.
L’objectif n’est pas de choisir le nombre le plus élevé, mais de montrer les unités réellement comptées. Une double séance dans une même salle vaut deux concerts si deux prestations sont établies ; un report n’en vaut aucun à sa date initiale. Le titre de l’étude doit conserver cette question ouverte jusqu’à la vérification de chaque entrée du calendrier.
Les listes collaboratives ne sont pas des preuves indépendantes
Un site de set-lists peut contenir des programmes très détaillés, mais la reproduction de la même liste par plusieurs pages ne garantit pas qu’elles reposent sur des captations distinctes. Certaines chansons changent d’une date à l’autre, notamment les interventions des solistes. L’absence d’un titre dans un relevé partiel ne suffit pas non plus à prouver qu’il n’a pas été joué.
Les archives du live de Mohegan Sun offrent un contrôle sur une soirée déterminée, tandis que d’autres concerts peuvent être vérifiés grâce à des documents locaux. C’est cette méthode de confrontation, et non l’addition automatique de toutes les dates trouvées, qui peut aboutir à une chronologie exhaustive et historiquement solide.
Repères éditoriaux
Les œuvres, leurs crédits et les interprétations de la formation sont distingués des programmes propres à chaque concert. Les dates de représentation, les annonces et les éditions discographiques sont classées séparément.












