Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

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Sheila E. avec Ringo Starr en 2006 : batteries, Prince et deux chansons

Dans la neuvième formation du All-Starr Band, Sheila E. assure bien davantage qu’une relève de batterie : deux titres issus de sa collaboration avec Prince, le jeu de percussions et une fonction d’équilibre dans un orchestre de chanteurs.

Sheila E. et Ringo Starr : une relation de scène au-delà d’une seule tournée

Percussionniste, batteuse et chanteuse, Sheila E. occupe une place singulière dans l’histoire du All-Starr Band. Son expérience de la scène internationale et sa maîtrise d’instruments de percussion diversifiés facilitent le passage entre séquences rock, rhythm and blues et funk. Elle n’est pas une musicienne de studio simplement appelée à remplacer Ringo derrière un kit : elle est membre de l’ensemble et dispose de ses propres interventions vocales.

En 2006, elle rejoint la neuvième formation aux côtés de Billy Squier, Richard Marx, Rod Argent, Edgar Winter et Hamish Stuart. Sa présence marque une continuité avec des collaborations scéniques précédentes tout en donnant à ce groupe précis une couleur musicale distincte de la formation de 2003. Les rôles de chaque batteur varient selon la chanson et doivent être décrits à partir des concerts de l’année étudiée.

The Glamorous Life : une composition de Prince et la voix de Sheila E.

La chanson The Glamorous Life est publiée en 1984 dans le premier album solo de Sheila E., qui porte le même titre. L’archive discographique officielle de Prince rappelle que les six compositions de cet album ont été écrites par Prince, également producteur sous le nom de Starr Company. Le disque révèle largement Sheila E. comme artiste principale, mais l’attribution de l’écriture du titre doit rester précise : mettre sa voix et ses percussions au premier plan ne signifie pas en être la compositrice.

Cette séparation est fondamentale dans une encyclopédie des All-Starrs. Sur scène en 2006, le titre est identifié avec Sheila E. parce qu’elle l’interprète et parce qu’il appartient à sa discographie, tandis que son origine musicale renvoie à Prince. Les concertographies qui ne donnent que le nom de l’interprète ne constituent pas, en elles-mêmes, des fiches de droit d’auteur.

A Love Bizarre : l’écriture partagée dans Romance 1600

A Love Bizarre provient de l’album Romance 1600, paru en 1985. À la différence de The Glamorous Life, la composition et la production d’A Love Bizarre sont attribuées à Sheila E. et Prince. Les crédits d’époque et les catalogues discographiques donnent à cette nuance une importance particulière, car les deux chansons sont généralement regroupées sous le répertoire personnel de la percussionniste.

Le morceau appartient à l’univers funk et à l’esthétique de Paisley Park. Dans le spectacle de Ringo, il montre combien le concept du All-Starr Band peut s’éloigner du rock des Beatles sans en perdre la cohérence : un autre membre du groupe devient soliste, soutenu par des partenaires venus de traditions différentes. La notice musicale d’A Love Bizarre explique l’origine de l’œuvre ; la présente étude traite uniquement de son retour au programme en 2006.

Une place identifiable dans le déroulement des concerts

Les programmes documentés de Casino Rama le 14 juin 2006, de Clarkston le 16 juin et de la Mohegan Sun Arena le 16 juillet placent A Love Bizarre dans les premiers tableaux de la soirée, alors que The Glamorous Life revient plus tard. Ces deux interventions interrompent volontairement une succession de standards rock pour faire entendre une autre pulsation.

Il serait tentant d’utiliser cette disposition pour attribuer exactement chaque roulement ou chaque improvisation à Sheila E. Or l’ordre d’une set-list ne révèle ni les micros ouverts, ni le nombre d’instrumentistes actifs à un instant donné. L’enregistrement du 16 juillet 2006 est un document de performance particulièrement utile, mais sa publication partielle en 2008 exige de distinguer le spectacle complet de son montage discographique.

Deux batteries ne signifient pas deux parties identiques

Le couple scénique formé par Ringo Starr et Sheila E. attire naturellement l’attention des amateurs de batterie. Pourtant, deux musiciens présents sur le plateau ne jouent pas forcément à l’unisson du début à la fin. Le travail d’accompagnement peut être distribué entre batterie acoustique, percussions et séquences de chant ; la partition précise ne se reconstruit pas honnêtement à partir de la seule composition du groupe.

Pour une comparaison méthodique avec la formation précédente, l’étude Deux batteries, claviers et solos : 2003 face à 2006 isole les données instrumentales. Le présent chapitre privilégie la biographie artistique de Sheila E., ses morceaux et la différence entre attribution d’auteur et présence d’interprète. Ainsi les deux pages se complètent sans se concurrencer.

Le concert du 16 juillet 2006 et son édition deux ans plus tard

La représentation de Mohegan Sun, à Uncasville, le 16 juillet 2006 a servi de source à un album live publié en 2008 sous le titre Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006. La liste des morceaux commercialisés inclut A Love Bizarre et The Glamorous Life, deux témoins sonores essentiels de sa participation.

La date d’enregistrement ne doit pas être confondue avec la date de commercialisation ; l’enregistrement du concert ne constitue pas non plus l’enregistrement original de ces chansons. Pour chaque notice discographique, trois dates peuvent coexister : première parution de l’œuvre, exécution sur scène par le groupe, publication de la captation. Cette clarification évite des erreurs fréquentes dans les bases de données musicales.

Un pont historique entre la scène de Prince et celle d’un Beatle

Les deux chansons choisies soulignent le parcours de Sheila E. dans l’entourage musical de Prince, mais aussi son autonomie d’interprète. Le spectacle n’invite pas Prince lui-même : ses compositions entrent indirectement dans la soirée par la voix de l’artiste qui les avait portées au disque. Le terme « reprise de Prince » peut convenir au seul plan de l’écriture pour The Glamorous Life, mais efface l’identité de l’enregistrement de Sheila E. s’il est utilisé sans explication.

La comparaison avec les interventions de Rod Argent est instructive : un musicien peut chanter sa propre composition, une chanson écrite par un ancien partenaire ou un titre dont il fut l’interprète principal sans en être l’unique auteur. Le All-Starr Band constitue, à cet égard, une scène où l’histoire de l’enregistrement et celle de la composition se rencontrent sous les yeux du public.

Ce qu’attestent les archives, ce qui demande encore une écoute

Les documents de tournée confirment la participation de Sheila E., les morceaux de son répertoire présentés au public et la présence d’un double dispositif rythmique. Ils ne donnent pas une transcription certifiée de toutes les parties de batterie d’un mois de concerts. Les différences de longueur, de solo, de placement des musiciens ou d’improvisation doivent être signalées seulement lorsqu’une captation datée permet de les étudier.

Pour la suite, la présentation des sept membres de 2006 établit le cadre collectif ; l’étude du concert publié en 2008 distingue l’objet discographique de son concert source. Cette page se concentre sur Sheila E., ses deux œuvres et leur attribution historique.

Pour poursuivre la recherche

Chronologie complète des concerts de 2006 · Portraits des musiciens · Catalogue alphabétique des œuvres · Bibliothèque des études

Le programme précis d’une représentation se consulte sur sa fiche datée : les numéros sont susceptibles de varier d’un concert à l’autre.

Comparer les quatre contributions musicales de 2006

La neuvième formation repose sur une alternance de solistes qui restent aussi des instrumentistes d’accompagnement. Pour comprendre comment le répertoire collectif se construit, lire également les études consacrées à Hamish Stuart · Edgar Winter · Billy Squier. Ces portraits sont complémentaires : aucun ne remplace la fiche du concert daté, seule susceptible d’établir le programme d’une soirée précise.

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