Fiche encyclopédique d’œuvre · Sources et concerts datés
Sommaire
A Love Bizarre : histoire de la chanson et All-Starr Band
La longue composition A Love Bizarre appartient à l’album Romance 1600 de Sheila E., paru en 1985. Écrite et produite avec Prince, elle existe en version longue et en single abrégé. Sur scène avec Ringo Starr en 2001, Sheila E. en préserve l’identité rythmique.
Identification et crédits
Chanson : A Love Bizarre. Auteurs et producteurs : Sheila E. et Prince. Album de référence : Romance 1600, Paisley Park / Warner Bros., 1985. Chanteuse du All-Starr Band en 2001 : Sheila E.
Le rôle de Sheila E. est ici différent de celui de The Glamorous Life. Pour A Love Bizarre, la discographie de Prince et les notices de crédits attestent explicitement la contribution conjointe de Sheila E. et Prince. Il est donc inexact d’attribuer l’intégralité des deux chansons à Prince par automatisme.
Origines
En 1985, Sheila E. travaille à son deuxième album, Romance 1600, tandis que Prince multiplie les projets pour son propre répertoire et pour des artistes liés à son entourage. Le label Paisley Park s’affirme comme un lieu où la chanson pop, le funk expérimental et la production de studio se croisent constamment.
A Love Bizarre naît de cette collaboration active, à laquelle Sheila E. apporte non seulement son chant et ses percussions mais une véritable participation à l’écriture. Le morceau possède une structure étendue qui permet d’explorer progressivement différentes cellules rythmiques avant de retrouver ses motifs vocaux.
Le climat sentimental de la composition reste ouvert : le titre annonce une relation inhabituelle, tandis que la production préfère jouer sur l’alternance des timbres et la répétition du groove plutôt que de construire une ballade narrative conventionnelle.
Disque et versions
La version longue d’A Love Bizarre dépasse douze minutes sur Romance 1600. Prince et Sheila E. sont crédités à l’écriture et à la production ; les notices consacrées aux séances décrivent un travail de studio où Prince joue plusieurs instruments, tandis que Sheila E. intervient au chant et aux percussions.
Pour l’exploitation commerciale en single, le morceau est raccourci. Les 45-tours et maxis de certains territoires présentent des subdivisions ou sections différentes de la version intégrale, parfois accompagnées d’une deuxième partie en face B. Ces objets exigent un inventaire des matrices et des minutages et non la simple répétition du nom de l’album.
La discographie officielle de Prince confirme l’importance du titre dans la carrière de Sheila E. : l’album Romance 1600 est certifié disque d’or aux États-Unis et le succès de A Love Bizarre contribue fortement à sa diffusion. Il s’agit des chiffres et résultats du disque de 1985, non du concert avec Ringo.
Analyse et réception
La longueur originale autorise des progressions instrumentales qui dépassent les contraintes ordinaires du 45-tours. La pulsation est souvent mise en valeur par les contrastes entre percussions acoustiques, batterie et dispositifs électroniques. La chanson se situe ainsi entre une expérience de funk développée et une pop construite sur des motifs répétitifs.
Pour Sheila E., le morceau représente une occasion de présenter son jeu de percussionniste en lien direct avec sa carrière de chanteuse. Sa présence dans le All-Starr Band n’a rien d’un simple intermède exotique : elle fait entrer l’héritage du funk des années 1980 dans une histoire du rock souvent dominée par les guitares.
Le succès durable de cette œuvre tient en partie à sa capacité à changer de format. Une version de douze minutes en album, un single destiné à la radio et une performance de festival peuvent raconter le même thème musical avec des proportions très différentes.
Autre formation : Sheila E. reprend A Love Bizarre chez Ringo en 2006 : Prince, crédits et double batterie.
Ringo Starr et la septième formation
La septième formation du All-Starr Band place A Love Bizarre à la suite de Cleveland Rocks d’Ian Hunter et avant Boys de Ringo Starr dans les programmes des premiers concerts. Sheila E. en est l’interprète mise en avant. Ce voisinage illustre la circulation entre glam rock, funk et histoire des Beatles.
Prince ne fait pas partie de l’effectif répertorié pour la tournée de 2001. Sa contribution à l’enregistrement de 1985 ne doit pas être projetée sur le plateau de Ringo. La même prudence s’applique aux musiciens de studio non identifiés sur une captation donnée.
À cause de sa longueur originale, il serait tentant de supposer un abrégé scénique ; cette hypothèse est plausible, mais les setlists ne donnent pas la durée réelle. Seule une captation datée permettrait de savoir quelle partie de la structure originale a été gardée.
Dates attestées
Les setlists du 26 juillet au Casino Rama, du 29 juillet à New Cumberland et du 9 août à Holmdel attestent A Love Bizarre avec Sheila E. Il s’agit d’une preuve de présence au programme, pas d’un relevé de mixage.
Pour les collectionneurs, la version de l’album Paisley Park, les singles radio, les maxis et les éditions étrangères doivent être référencés avec leurs durées et leurs variantes matérielles. Le morceau se prête particulièrement bien à ce travail en raison de son origine sous forme développée.
Le catalogue général conserve le titre comme une œuvre unique, tandis que les différentes éditions discographiques et les concerts constituent autant d’instances à documenter séparément.
Formation de 2001
Crédits de la formation générale, sans attribution non vérifiée des parties d’un concert donné.
Sources documentaires
- Prince : discographie officielle, Sheila E. – Romance 1600
- Prince Vault : A Love Bizarre, crédits Sheila E. et Prince
- The Beatles Bible : 7th All-Starr Band Tour 2001
- The Beatles Bible : concert du 29 juillet 2001
- The Beatles Bible : concert du 9 août 2001
Les crédits originaux, les rééditions et les interprétations de 2001 sont séparés. La présence dans une liste de concert ne prouve ni l’interprétation sur toutes les dates, ni les détails des solos.
Nouvel éclairage sur la chanson
A Love Bizarre est liée à Sheila E. et Prince, dont l’œuvre des années 1980 se situe entre funk, pop et production de studio très construite. Elle représente chez Ringo en 2001 un genre qui ne trouve guère d’équivalent dans le catalogue de Greg Lake ou Ian Hunter.
Une version All-Starr à replacer dans son histoire
Le rôle de Sheila E. est double : elle porte la chanson au micro et intervient comme percussionniste pour les autres numéros. Son statut de soliste ne permet pas d’attribuer indistinctement à Prince toutes les parties de l’enregistrement de tournée.
En complément : All the Young Dudes — histoire et interprétation par le All-Starr Band 2001, pour confronter les artistes et les périodes.
Personnel et dates : chronologie de la formation concernée.












