Ringo Starr et le All-Starr Band, illustration des études historiques

All-Starr Band › 2010–2011 › Analyse historique

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2011 : de Kiev à Olinda, comment le All-Starr Band traverse Europe et Amérique latine

Trente-neuf dates en 2011, une première partie européenne et une séquence sud-américaine : les tournées de Ringo sortent du seul circuit américain.

Deux séquences, une année de tournée

En 2011, la onzième formation du All-Starr Band entreprend trente-neuf dates en Europe et en Amérique latine. La première commence le 4 juin à Kiev, en Ukraine, et se conclut le 17 juillet à Vienne, après un parcours comprenant la Russie, les pays nordiques, l’Europe centrale, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et l’Allemagne.

La deuxième série débute le 1er novembre au Mexique et se poursuit au Chili, en Argentine et au Brésil jusqu’au 20 novembre à Olinda. L’existence de ces deux segments doit apparaître clairement dans le calendrier : il serait erroné d’inventer une tournée continue avec des concerts chaque semaine pendant toute la période intermédiaire.

La Russie, l’Europe du Nord et les Balkans absents

Le premier parcours passe par Kiev, Moscou et Saint-Pétersbourg, puis Göteborg, Oslo, Randers, Riga et Varsovie. Le Royaume-Uni suit avec Londres, Liverpool, Birmingham, Manchester, Glasgow et Bournemouth. Les deux escales françaises sont Paris et Lyon, séparées par des dates à Budapest et Prague.

Cette répartition illustre une tournée pan-européenne, mais on ne peut pas transformer automatiquement chaque pays traversé en pays où Ringo a joué. Le programme ne mentionne pas ici de concerts dans les Balkans : mieux vaut conserver l’itinéraire réellement documenté que dessiner une carte géographique par extrapolation.

Les deux soirées de Buenos Aires et de São Paulo

L’Amérique latine offre plusieurs dates doubles. Buenos Aires accueille deux concerts à l’Estadio Luna Park les 7 et 8 novembre. São Paulo reçoit également deux représentations au Credicard Hall les 12 et 13 novembre. Chacun de ces événements possède sa propre date, malgré la permanence de la salle et de la formation.

Le classement doit donc éviter un seul article qui mélangerait sans distinction les chansons rapportées pour deux soirées. Un billet du 7 novembre ne prouve pas l’ordre des titres du lendemain ; il documente un événement situé dans le même ensemble de tournée.

Un même groupe à travers plusieurs publics

La composition musicale associe toujours Ringo à Wally Palmar, Rick Derringer, Edgar Winter, Gary Wright, Richard Page et Gregg Bissonette. Une équipe tournée vers les hits internationaux peut passer de petites salles à de plus grandes scènes sans modifier le principe : chaque vedette reste accompagnateur de ses partenaires.

Les programmes recensés ne suffisent pourtant pas à conclure que les réactions des publics étaient identiques. Pour caractériser la réception, il faut des journaux locaux, des critiques d’époque et, si elles existent, des statistiques de fréquentation fiables.

Du calendrier au corpus historique

Une base de référence doit stocker les trente-neuf entrées de 2011 avec pays, ville, nom contemporain de la salle, éventuelle modification du nom de la salle et source. Les dates qui ont connu des reports ou des changements doivent être distinguées des concerts effectivement joués.

Les setlists locales, les objets imprimés et les éventuelles captations deviennent des couches ajoutées à cette base. Cette méthode rend les itinéraires comparables avec ceux de 1989, 1992 ou 2016, sans effacer les particularités de chaque tournée.

2011 : un tour européen pensé comme un passage de voix

La onzième formation ne ressemble pas à celle qui lui succédera en 2012. Wally Palmar, Rick Derringer, Edgar Winter, Gary Wright et Richard Page alternent les passages chantés auprès de Ringo Starr, tandis que Gregg Bissonette soutient la batterie. Les chansons associées aux Romantics, aux carrières de Winter et Derringer ou à Gary Wright rendent le programme immédiatement distinct de la période Lukather–Rolie–Rundgren, qui commencera l’année suivante. Ce n’est pas simplement un changement de guitariste : c’est un déplacement de l’ensemble du corpus d’œuvres proposé au public.

La guitare de Derringer permet de représenter le rock américain des années 1960 et 1970, notamment Rock and Roll, Hoochie Koo et Hang On Sloopy. Edgar Winter apporte un répertoire dans lequel les instruments solistes et les claviers prennent une importance essentielle, avec Frankenstein ou Free Ride. Gary Wright apporte l’univers de Dream Weaver, tandis que Richard Page retrouve Broken Wings et Kyrie. L’histoire d’une tournée All-Starr passe donc également par l’histoire des catalogues publiés avant sa création.

Paris et Lyon : deux concerts français, deux événements

Le programme européen comporte deux haltes françaises particulièrement utiles au lecteur de Yellow-Sub.net : le 26 juin 2011 au Palais des Sports de Paris, puis le 2 juillet à l’Amphithéâtre de Lyon. Les représentations ne constituent ni un double concert dans la même ville ni une captation commerciale commune. Elles appartiennent au même parcours, mais la presse locale, les photographies, les billets et les programmes doivent être classés par date.

Les analyses France 2011 : Paris et Lyon et Les concerts français de Ringo de 1992 à 2018 permettent de replacer ce passage dans une histoire plus longue. Le retour parisien de 2018 fera entendre une tout autre formation et d’autres œuvres, tout en conservant le même principe de partage des voix.

Novembre : une seconde circulation, de Mexico au Brésil

La séquence américaine de novembre 2011 ne doit pas être présentée comme une extension sans interruption de la tournée européenne du printemps. Après une reprise à Mexico au début du mois, les musiciens parcourent plusieurs grandes villes du Chili, de l’Argentine et du Brésil. Buenos Aires accueille deux représentations au Luna Park les 7 et 8 novembre ; São Paulo reçoit deux soirées au Credicard Hall les 12 et 13 novembre. La fin de la série est inscrite à Olinda le 20 novembre.

La coexistence de deux soirées consécutives dans une même salle constitue un point majeur pour la collecte d’archives sud-américaines. Un billet du 7 novembre n’atteste pas une présence le 8 ; un enregistrement diffusé sous le simple titre « Buenos Aires 2011 » demande l’identification de sa date exacte avant toute transcription. Le classement par année et pays ne doit jamais faire perdre l’identifiant du concert individuel.

Une question de discographie : la performance n’est pas sa publication

Les concerts de 2011 peuvent être représentés par plusieurs types de documents : photographies de presse, captures télévisuelles, enregistrements de public et éventuels supports édités. Il faut distinguer un extrait filmé le jour même, un reportage diffusé ultérieurement et une parution commercialisée. Le nombre de disques diffusés sous le nom de Ringo Starr ne mesure pas le nombre de concerts de la tournée ; un même événement peut avoir été capté sans être publié, ou être reproduit sur plusieurs supports.

Pour le collectionneur, les éléments utiles sont d’abord la provenance, la date d’enregistrement, la salle, l’identité des musiciens visibles ou audibles et le périmètre exact du programme conservé. La synthèse sur les captations scéniques du All-Starr Band aide à replacer ces objets dans leur contexte, sans les confondre avec une sortie d’album studio.

Méthode de classement

Dates et répertoires historiques documentés. Les œuvres sont distinguées des enregistrements originaux, des interprétations et des montages commercialisés.

17–24 juin 2011 : une séquence britannique de six concerts

La campagne européenne de 2011 comprend une séquence britannique clairement identifiée : Hampton Court le 17 juin, Liverpool le 18, Birmingham le 20, Manchester le 22, Glasgow le 23 et Bournemouth le 24. Ce groupe de six dates se situe entre les représentations européennes de la première moitié de juin et la poursuite de la tournée en France le 26 juin. Il faut donc le distinguer du reste du calendrier, sans le présenter comme une tournée indépendante de toutes les autres activités de l’année.

Les six concerts ne constituent pas une succession de salles identiques. Hampton Court accueille le All-Starr Band dans le cadre d’un festival, tandis que Liverpool, Birmingham, Manchester, Glasgow et Bournemouth représentent plusieurs formes de théâtres et d’auditoriums. La diversité des lieux ne prouve pas un changement systématique de répertoire, mais elle invite à examiner les conditions réelles du spectacle. Lire l’étude des six concerts britanniques de 2011.

Liverpool 1992 et 2011 : même ville, équipes distinctes

Le retour de Ringo au Liverpool Empire en juin 2011 possède un poids symbolique évident dans la carrière d’un musicien né dans cette ville. Pourtant, la notion de retour ne doit pas masquer le fait qu’une autre formation All-Starr y avait déjà joué en 1992. Les deux concerts appartiennent à des périodes très différentes du projet. Les musiciens, leurs chansons et le contexte discographique de Ringo ont changé. La permanence du lieu ne vaut pas permanence de l’effectif.

Comparer ces représentations peut aider à comprendre l’évolution du All-Starr Band sans multiplier les pages redondantes. Les fiches de 1992 et de 2011 doivent conserver leur programme propre, tandis qu’une étude de synthèse peut analyser la place de Liverpool dans la géographie du groupe. Il serait incorrect de transférer une anecdote ou une set-list de l’une à l’autre pour enrichir artificiellement une notice dépourvue d’archives complètes.

La place de Gary Wright et des autres chanteurs en 2011

À quelques jours du premier concert britannique, un communiqué daté du 15 juin annonce la participation de Gary Wright, associé notamment à Dream Weaver et Love Is Alive. La tournée fait également place à Edgar Winter, Richard Page, Rick Derringer et Wally Palmar. Le programme de 2011 témoigne de l’ampleur stylistique de la formule All-Starr, qui associe les chansons de Ringo au rock britannique, à la pop américaine et à des succès instrumentaux.

La liste des vedettes doit être articulée avec la distribution effectivement attestée à chaque soirée. Une annonce du 15 juin documente le programme envisagé à cette date ; seule une captation ou un témoignage précis peut établir certains détails de représentation. En conservant la distinction entre effectif de tournée et interprétation d’un soir, l’encyclopédie évite de confondre une publicité promotionnelle avec une fiche complète du concert.

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