Honey Don’t : paroles, traduction et histoire

Honey Don’t — illustration conservée de la fiche

« Honey Don’t » permet de comprendre la relation ancienne de Ringo Starr avec la musique de Carl Perkins. Ce rockabilly, paru en 1956 sur la face B de « Blue Suede Shoes », appartient au répertoire américain que les groupes de Liverpool ont absorbé avant l’arrivée de la Beatlemania. Le morceau était familier aux Beatles depuis leurs années de scène, mais sa distribution vocale avait varié : John Lennon l’interprétait dans les premiers temps, comme l’attestent des enregistrements pour la BBC, avant qu’il ne soit retenu pour la place vocale de Ringo sur « Beatles For Sale » en 1964.

La chanson en bref

Interprète(s)
Ringo Starr
Auteurs
Carl Perkins
Explorer la chanson et le dossier Ringo Starr

Paroles originales

Well, how come you say you will when you won’t
Say you do, baby, when you don’t?
Let me know honey how you feel
Tell the truth now, is love real?
But ah ah well honey don’t, well honey don’t
Honey don’t, honey don’t, honey don’t
I say you will when you won’t, ah ah, honey don’t

Well I love you baby, and you ought to know
I like the way that you wear your clothes
Everything about you is so doggone sweet
You got that sand all over your feet
But ah ah well honey don’t, honey don’t
Honey don’t, honey don’t, honey don’t
I say you will when you won’t, ah ah, honey don’t

[Ah, rock on George, one time for me][I feel fine]

Well sometimes I love you on a Saturday night
Sunday morning you don’t look right
You’ve been out painting the town
Ah ah baby, been stepping around
But ah ah well honey don’t, I said honey don’t
Honey don’t, honey don’t, honey don’t
I say you will when you won’t, ah ah, honey don’t

[Ah, rock on George with Ringo one time]Well honey don’t, well honey don’t
I say you will when you won’t, ah ah, honey don’t

Traduction française

Eh bien, pourquoi dis-tu que tu le feras quand tu ne le feras pas ?
Tu dis oui, chérie, quand tu penses non ?
Dis-moi, chérie, ce que tu ressens,
Dis-moi la vérité : cet amour est-il réel ?
Mais ah, ah, eh bien, chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça.
Chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça.
Tu dis oui quand tu penses non, ah, ah, chérie, ne fais pas ça.

Eh bien, je t’aime, chérie, et tu devrais le savoir,
J’aime la façon dont tu portes tes vêtements.
Tout en toi est incroyablement adorable,
Tu as du sable partout sur les pieds.
Mais ah, ah, eh bien, chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça.
Chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça.
Tu dis oui quand tu penses non, ah, ah, chérie, ne fais pas ça.

[Allez, George, fais-nous du rock, rien qu’une fois pour moi !][Je me sens bien.]

Eh bien, parfois je t’aime un samedi soir,
Mais le dimanche matin, tu n’as pas bonne mine.
Tu es sortie faire la fête en ville,
Ah, ah, chérie, tu es allée voir ailleurs.
Mais ah, ah, eh bien, chérie, ne fais pas ça, j’ai dit : chérie, ne fais pas ça.
Chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça, chérie, ne fais pas ça.
Tu dis oui quand tu penses non, ah, ah, chérie, ne fais pas ça.

[Allez, George, fais-nous du rock avec Ringo, une fois !]Eh bien, chérie, ne fais pas ça, eh bien, chérie, ne fais pas ça.
Tu dis oui quand tu penses non, ah, ah, chérie, ne fais pas ça.

Histoire de la chanson

« Honey Don’t » permet de comprendre la relation ancienne de Ringo Starr avec la musique de Carl Perkins. Ce rockabilly, paru en 1956 sur la face B de « Blue Suede Shoes », appartient au répertoire américain que les groupes de Liverpool ont absorbé avant l’arrivée de la Beatlemania. Le morceau était familier aux Beatles depuis leurs années de scène, mais sa distribution vocale avait varié : John Lennon l’interprétait dans les premiers temps, comme l’attestent des enregistrements pour la BBC, avant qu’il ne soit retenu pour la place vocale de Ringo sur « Beatles For Sale » en 1964.
Ce choix n’est pas anodin. Ringo avait déjà chanté plusieurs numéros dans Rory Storm and the Hurricanes et aimait autant le country-rock que le rhythm and blues. Sa voix possédait une manière très personnelle de converser avec le public : moins projetée que celle de Lennon ou McCartney, mais naturellement adaptée aux petites scènes narratives du rockabilly. Dans « Honey Don’t », le chanteur s’adresse à un partenaire amoureux qui change d’attitude et le déconcerte. L’humour et les petites interjections donnent une importance particulière à l’interprète ; l’efficacité réside moins dans l’ampleur vocale que dans la façon de jouer avec les silences et les relances.
Les Beatles enregistrent la version destinée au disque le 26 octobre 1964 aux studios EMI, lors de la dernière séance de travail sur l’album. Cinq prises sont réalisées, la dernière étant retenue. George Martin produit ; Norman Smith assure la prise de son. Ringo chante et joue de la batterie, Paul McCartney tient la basse, John Lennon joue une guitare acoustique à douze cordes et du tambourin, et George Harrison signe les interventions de guitare solo. Les crédits individuels sont particulièrement utiles pour ne pas attribuer automatiquement chaque ornement à Lennon ou à Ringo. L’enregistrement s’appuie sur une petite formation et conserve l’esprit d’un groupe qui se connaît par cœur.
La guitare de Harrison reprend le vocabulaire de Perkins sans en faire un pastiche servile. Les phrases sont nettes et laissent respirer la voix. La batterie de Ringo accentue les temps forts et évite l’accumulation de roulements ; elle soutient un chant qui repose en grande partie sur la régularité de la pulsation. La production ne cherche pas les innovations technologiques de 1966 ou 1967. Elle présente une performance simple mais professionnellement exécutée, souvenir direct des soirées de clubs. Comparée à la version chantée par Lennon à la radio, elle éclaire le changement de fonction du morceau : un classique commun devient un numéro associé à la personnalité du batteur.
« Honey Don’t » apparaît sur « Beatles For Sale » en décembre 1964. Sa popularité doit davantage à l’audience considérable de l’album qu’à une carrière autonome dans les classements, et il ne convient pas de la présenter comme un single de Ringo. Le titre reste toutefois un jalon majeur de son identité de chanteur, que l’on retrouvera dans ses reprises country ultérieures. Pour l’encyclopédie, il constitue aussi un rappel utile : nombre de chansons associées à la voix de Ringo ne sont pas de son écriture, mais procèdent d’un choix de répertoire où sa connaissance du rock américain était une véritable compétence.

Complément live. Le répertoire typique du premier All-Starr Band, en 1989, comprend ce titre, associé au soliste Ringo Starr. Il s’agit d’une attestation du programme de tournée, non de la date ou du lieu de la bande dont la durée figure dans cette fiche.

L’identification des formations rend possible une lecture chronologique de la place du morceau dans le spectacle : 1989, 1995, 2003, 2006, 2010. Il ne faut pas confondre la chanson interprétée par le membre invité avec une chanson enregistrée en studio par Ringo lui-même.

Répertoire scénique vérifié : « Honey Don’t » figure dans 5 programme(s) de formation (1989, 1995, 2003, 2006, 2010). Interprétation principale attribuée dans les programmes : Ringo Starr. Une exécution est mentionnée au programme du concert du 30 octobre 1989 au Rainbow Hall, Nagoya, Japon. Cette attestation ne confirme ni l’existence d’une piste live publiée, ni les crédits instrumentaux de cette chanson particulière.

Dossier scénique « Honey Don’t ». Issu du rockabilly de Carl Perkins et chanté auparavant par Ringo avec les Beatles, le morceau relie ses goûts de jeunesse au principe des reprises de l’All-Starr Band. Les relevés déjà conservés dans cette base le rattachent à la formation ou aux programmes suivants : 1989 (#1, Ringo Starr) | 1995 (#3, Ringo Starr) | 2003 (#8, Ringo Starr) | 2006 (#9, Ringo Starr) | 2010 (#11, Ringo Starr). Le nom de l’interprète principal dans les notices disponibles est : Ringo Starr — répertoire de scène. Le crédit d’écriture actuellement répertorié est : Carl Perkins. Une composition apportée par un invité ne constitue pas une chanson enregistrée par Ringo Starr en studio. La setlist identifie la chanson jouée, mais ni la durée définitive de la prestation ni un mixage commercialisé ; ces deux preuves doivent être recherchées séparément.

Identité et versions de la chanson

Chanson — titre de référence

Honey Don’t

Types de versions

Concert

Interprètes / participations

Ringo Starr

Auteurs / compositeurs

Carl Perkins

Concerts et versions scéniques

Durée(s) live / autres versions

Live, bande non attribuée : 2:44
Live, bande non attribuée : 2:40
Concert 2003 : 2:59
Concert 2006 : 2:35

Dates des captations live

Concert 1989 — Captation publique : 3 et 4 septembre 1989 (deux concerts ; soirée exacte non isolée par piste).

Captation additionnelle : date non identifiée ; l’intervalle général des tournées 1989–2000 ne suffit pas à dater la piste.

Concert 2003 — 24 juillet 2003 — captation en public ; album publié en 2004.

Concert 2006 — Concert : 16 juillet 2006

Lieux des concerts

Concert 1989 — Enregistrement public : Greek Theatre, Los Angeles (Californie), États-Unis.

Captation additionnelle : salle non identifiée ; ne pas inférer le lieu d’une tournée globale.

Concert 2003 — Casino Rama Entertainment Centre, Rama, Ontario (Canada), concert public du 24 juillet 2003.

Concert 2006 — Enregistrement public : Mohegan Sun, Uncasville (Connecticut), États-Unis

Musiciens et instruments — live

Interprète indiqué pour la captation non attribuée — • Ringo Starr — chant principal ou intervention vocale mise en avant

• Ringo Starr — batterie, chant (formation du concert)

• Joe Walsh — guitare, piano, chant (crédit de formation du concert)

• Nils Lofgren — guitare, accordéon, chant (crédit de formation du concert)

• Rick Danko — basse, guitare, chant (crédit de formation du concert)

• Dr. John — piano, chant (crédit de formation du concert)

• Billy Preston — claviers, chant (crédit de formation du concert)

• Clarence Clemons — saxophone, percussions, chant (crédit de formation du concert)

• Levon Helm — batterie, harmonica, chant (crédit de formation du concert)

• Jim Keltner — batterie (crédit de formation du concert)

Formation créditée sur le concert : présence et instruments sur cette piste à préciser par écoute ou livret ; le soliste est identifié séparément.

Interprète indiqué pour la captation non attribuée — • Ringo Starr — chant, batterie

Concert 2003 — • Ringo Starr — chant principal ou intervention vocale mise en avant

• Colin Hay — guitare, chant (crédit de formation du concert)

• Paul Carrack — claviers, chant (crédit de formation du concert)

• John Waite — basse, guitare, chant (crédit de formation du concert)

• Sheila E. — batterie, percussions, chant (crédit de formation du concert)

• Mark Rivera — saxophone, flûte, basse, guitare, chant (crédit de formation du concert)

Concert 2006 — • Ringo Starr — chant principal ou intervention vocale mise en avant

• Billy Squier — guitare, chant (crédit de formation du concert)

• Richard Marx — guitare, claviers, chant (crédit de formation du concert)

• Edgar Winter — claviers, saxophone, chant (crédit de formation du concert)

• Rod Argent — orgue, claviers, chant (crédit de formation du concert)

• Hamish Stuart — basse, chant (crédit de formation du concert)

Production — live

Concert 1989 — Joe Walsh ; Jim Nipar

Production de la captation additionnelle non identifiée

Concert 2003 — Mark Rivera

Concert 2006 — Ringo Starr

Tournées documentées

1989 (#1, Ringo Starr) | 1995 (#3, Ringo Starr) | 2003 (#8, Ringo Starr) | 2006 (#9, Ringo Starr) | 2010 (#11, Ringo Starr)

Chant principal sur scène

Ringo Starr — répertoire de scène

Concerts et détails de séance

30 octobre 1989 — Rainbow Hall, Nagoya, Japon [concert attesté ; captation non prouvée]

Concerts récents attestés

2025-09-20 — Venetian Theatre, Las Vegas (Nevada) (Ringo Starr — voix généralement associée sur cette setlist)

Contexte, création et anecdotes

Histoire / contexte de la chanson

Une jalousie goguenarde anime ce rockabilly signé Carl Perkins : le narrateur réclame de la franchise à la personne qu’il aime. Ringo retrouve le plaisir des premiers rockers qu’il chantait déjà au temps des Beatles.

Une jalousie goguenarde anime ce rockabilly signé Carl Perkins : le narrateur réclame de la franchise à la personne qu’il aime. Ringo retrouve le plaisir des premiers rockers qu’il chantait déjà au temps des Beatles. Ici, Ringo Starr en propose une lecture de concert, avec la liberté du jeu collectif et l'énergie de la scène.

« Honey Don’t » figure sur Beatles For Sale, paru en 1964. La chanson est signée Carl Perkins. Le classique de Carl Perkins permet à Ringo d’affirmer son goût pour le rockabilly au sein des Beatles.

L’identification des formations rend possible une lecture chronologique de la place du morceau dans le spectacle : 1989, 1995, 2003, 2006, 2010. Il ne faut pas confondre la chanson interprétée par le membre invité avec une chanson enregistrée en studio par Ringo lui-même.

Dossier scénique « Honey Don’t ». Issu du rockabilly de Carl Perkins et chanté auparavant par Ringo avec les Beatles, le morceau relie ses goûts de jeunesse au principe des reprises de l’All-Starr Band. Les relevés déjà conservés dans cette base le rattachent à la formation ou aux programmes suivants : 1989 (#1, Ringo Starr) | 1995 (#3, Ringo Starr) | 2003 (#8, Ringo Starr) | 2006 (#9, Ringo Starr) | 2010 (#11, Ringo Starr). Le nom de l’interprète principal dans les notices disponibles est : Ringo Starr — répertoire de scène. Le crédit d’écriture actuellement répertorié est : Carl Perkins. Une composition apportée par un invité ne constitue pas une chanson enregistrée par Ringo Starr en studio. La setlist identifie la chanson jouée, mais ni la durée définitive de la prestation ni un mixage commercialisé ; ces deux preuves doivent être recherchées séparément.

Anecdotes / séances

Concert 1989 — Repère historique : Standard de Carl Perkins chanté par Ringo avec les Beatles sur Beatles for Sale (1964).

Concert 1989 — Édition américaine Koch KOC-CD-8312, CD 1, piste 6. Interprète principal : Ringo Starr. La formation instrumentale doit être vérifiée au niveau de la bande utilisée.

Concert 2003 — Enregistrement live publié sur Tour 2003. Les durées correspondent à cette édition si elles sont renseignées ; les versions studio peuvent être différentes.

Repère historique : Standard de Carl Perkins chanté par Ringo avec les Beatles sur Beatles for Sale (1964).

Chant principal identifié sur la liste des titres reproduisant les crédits du CD original. Production exécutive de l’album : Richard Starkey et David Fishof ; enregistrement, mixage et mastering attribués à Glen Robinson. Ces fonctions ne doivent pas être confondues avec un crédit de production propre à la chanson.

Concert 2006 — Enregistrement live publié sur Ringo Starr & His All Starr Band Live 2006. Les durées correspondent à cette édition si elles sont renseignées ; les versions studio peuvent être différentes.

Le répertoire documenté de la tournée 2003, repris sur l’édition « Tour 2003 », associe « Honey Don’t » à Ringo Starr. Cette présence est vérifiée ; la répartition de chaque instrument dépend de la piste enregistrée.

Éclairage historique extrait de la notice détaillée — Les Beatles enregistrent la version destinée au disque le 26 octobre 1964 aux studios EMI, lors de la dernière séance de travail sur l’album. Cinq prises sont réalisées, la dernière étant retenue. George Martin produit ; Norman Smith assure la prise de son. Ringo chante et joue de la batterie, Paul McCartney tient la basse, John Lennon joue une guitare acoustique à douze cordes et du tambourin, et George Harrison signe les interventions de guitare solo. Les crédits individuels sont particulièrement utiles pour ne pas attribuer automatiquement chaque ornement à Lennon ou à Ringo. L’enregistrement s’appuie sur une petite formation et conserve l’esprit d’un groupe qui se connaît par cœur.

Le répertoire typique du premier All-Starr Band, en 1989, comprend ce titre, associé au soliste Ringo Starr. Il s’agit d’une attestation du programme de tournée, non de la date ou du lieu de la bande dont la durée figure dans cette fiche.

Répertoire scénique vérifié : « Honey Don’t » figure dans 5 programme(s) de formation (1989, 1995, 2003, 2006, 2010). Interprétation principale attribuée dans les programmes : Ringo Starr. Une exécution est mentionnée au programme du concert du 30 octobre 1989 au Rainbow Hall, Nagoya, Japon. Cette attestation ne confirme ni l’existence d’une piste live publiée, ni les crédits instrumentaux de cette chanson particulière.

Éditions et versions à distinguer

Nature de la version

Répertoire scénique — œuvre des invités / All-Starr Band (aucun album studio de Starr présumé)

Contexte discographique

« Honey Don’t » relève du répertoire de concert de l’All-Starr Band ; le nom de l’interprète et la setlist ne prouvent ni un enregistrement studio par Ringo ni la publication d’une bande live.

Complément historique

Contrôle : enrichissement conservé sans nouveau paragraphe historique.

Éditions et minutages

Fiche hors programme d’album standard : étude d’édition spécifique requise. Plusieurs minutages figurent dans la base : ne pas choisir une durée unique sans l’édition ou le mixage. Aucune nouvelle source externe pour les éléments de contexte repris de la .

Auteurs renseignés

Carl Perkins

Interprètes et crédits

Ringo Starr