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George Harrison : une émancipation à l’ombre du duo Lennon/McCartney

3 chansons que George Harrison a écrites pour exprimer sa frustration à l’égard des Beatles

De « Don’t Bother Me » à « Something » : comment George Harrison est passé de cadet toléré à auteur majeur des Beatles. Chronologie, chansons, sources.

Il y a 62 ans : le jour où George Harrison acheta Kinfauns

Kinfauns : le jour où George Harrison acheta le bungalow des Esher Demos (17 juillet 1964)

17 juillet 1964 : George Harrison achète Kinfauns, à Esher, pour 20 000 £ — la première maison qu’il visite. Récit complet : Walter Strach et le mythe fiscal, les fresques tantriques de 1967, les Esher Demos de mai 1968 sur l’Ampex quatre pistes, la descente Pilcher, Friar Park et la démolition de 2003.

1970-1980 : la décennie des ex-Beatles

1970-1980 : la décennie des ex-Beatles — panorama complet

Panorama professionnel des carrières solo de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr entre 1970 et 1980 : albums, tournées, chiffres, sources et citations.

« I Want To Tell You » : l’accord que George Harrison disait avoir inventé

I Want To Tell You : l'accord que George Harrison disait avoir inventé

« I Want To Tell You » est une chanson de George Harrison enregistrée le 2 juin 1966 et parue le 5 août 1966 sur l’album Revolver.
Harrison y introduit un accord de E7 avec une note de fa ajoutée (E7♭9), qu’il revendiquera toute sa vie avoir « littéralement inventé ».
John Lennon reprendra ce même accord trois ans plus tard sur « I Want You (She’s So Heavy) », à l’instant précis où il chante « it’s driving me mad ».
L’accord n’a pas, au sens strict, été inventé par Harrison — il existait déjà en jazz et en musique classique — mais son usage dans « I Want To Tell You » reste l’un des premiers exemples aussi marquants dans une chanson pop.
La séance d’enregistrement a lieu le lendemain du jour où Harrison rencontre pour la première fois Ravi Shankar, qui accepte de devenir son professeur de sitar.

George Harrison après les Beatles : carrière solo, spiritualité et héritage d’un génie longtemps ignoré

Après la séparation des Beatles, George Harrison s’émancipe en lançant All Things Must Pass. Son parcours solo, entre spiritualité, engagements humanitaires et musique sincère, le consacre comme une conscience du rock. Loin des projecteurs, il construit une œuvre lumineuse et apaisée, jusqu’à son dernier souffle.

Après la séparation des Beatles, George Harrison s’émancipe en lançant All Things Must Pass. Son parcours solo, entre spiritualité, engagements humanitaires et musique sincère, le consacre comme une conscience du rock. Loin des projecteurs, il construit une œuvre lumineuse et apaisée, jusqu’à son dernier souffle.

Olivia Harrison, la Gardienne de la Flamme, fête ses 78 ans

Olivia Harrison : la gardienne de la mémoire de George Harrison

Elle aurait pu n’être que la veuve d’un Beatle. Elle a choisi d’être la mémoire vivante d’un artiste, la conscience philanthropique d’un héritage, la voix poétique d’un amour que la mort n’a pas interrompu. Olivia Trinidad Harrison fête aujourd’hui ses 78 ans. Portrait d’une femme que l’histoire de la musique populaire ne peut plus se permettre d’ignorer.

Il y a 58 ans : George Harrison au festival de Cannes pour présenter Wonderwall !

Wonderwall : le film psychédélique de George Harrison à Cannes

Il y a des films qui semblent avoir été tournés moins pour traverser le temps que pour en capturer une vibration précise, un éclat fugitif, presque impossible à reproduire. Wonderwall, présenté à Cannes le 17 mai 1968, appartient à cette famille-là : celle des objets un peu bancals, furieusement datés et pourtant miraculeusement vivants, où toute une époque vient se regarder dans un miroir déformant. On y trouve le Londres psychédélique, ses couleurs acides, ses chambres closes, ses fantasmes de libération, mais aussi cette mélancolie plus souterraine qui accompagne toujours les révolutions culturelles quand elles comprennent qu’elles ne changeront pas le monde aussi vite qu’espéré. Le film de Joe Massot pourrait n’être qu’une curiosité du Swinging London, avec Jane Birkin en apparition solaire, Jack MacGowran en savant reclus et The Fool en éclaboussures visuelles. Il est pourtant bien davantage : un récit de désir, de solitude et de regard, porté par une bande originale qui occupe une place singulière dans l’histoire des Beatles. Car Wonderwall Music n’est pas seulement la première échappée solo de George Harrison : c’est un laboratoire où se rencontrent pop anglaise, musique indienne, drones mystiques et rêveries de studio. Cinquante-huit ans après Cannes, Wonderwall mérite qu’on le revoie enfin pour ce qu’il est : un trou dans le mur par lequel toute la psychédélie britannique continue de nous observer.

Il y a 48 ans mourait Harold Harrison, le père qui a tenu George debout

Harold Harrison : le père de George Harrison dans l’ombre des Beatles

Dans la mythologie des Beatles, il y a les noms gravés dans le marbre, les studios sanctifiés, les guitares devenues reliques, les pochettes décortiquées jusqu’à l’obsession, et puis il y a les présences plus discrètes, celles qui ne prennent jamais la lumière mais sans lesquelles rien ne tient vraiment. Harold Hargreaves Harrison appartient à cette seconde histoire. Né à Liverpool, passé par la marine marchande, le chômage puis les bus, il fut le père de George Harrison, mais surtout l’un des points fixes de son existence : un homme pudique, solide, inquiet parfois, aimant toujours, qui n’a pas fabriqué une star mais a permis à un enfant de ne pas se perdre en devenant George Harrison. Quarante-huit ans après sa mort, le 3 mai 1978, son ombre demeure dans le parcours du “Quiet Beatle” : Arnold Grove, Speke, la première guitare Egmond, l’école où Harold alla défendre son fils, Friar Park, la Maison-Blanche, puis ce moment bouleversant où George perd son père quelques mois avant de devenir père à son tour. Revenir à Harold, ce n’est pas ouvrir une note de bas de page familiale. C’est retrouver la basse continue d’une vie, cette présence humble et tenace qui aide à comprendre la gravité, la pudeur et la fidélité profonde de George Harrison.

Apple Records, l’utopie musicale des Beatles

Apple Records : label révolutionnaire fondé par les Beatles en 1968

En mai 1968, à New York, Paul McCartney lâche une phrase qui ressemble à un manifeste : Apple sera ce « communisme occidental » où, pour une fois, les patrons ne courent pas après l’argent. Derrière le slogan, il y a un vertige : quelques mois après la mort de Brian Epstein, les Beatles se retrouvent seuls aux commandes et décident de transformer leur gloire en rampe de lancement pour les autres. Au 3 Savile Row, la pomme verte devient un passeport : Mary Hopkin passe de l’anonymat au triomphe mondial, Badfinger hérite d’un tube signé McCartney, George Harrison ouvre les portes à Billy Preston, Ravi Shankar ou au Radha Krishna Temple, tandis que Lennon pousse l’expérience jusqu’aux frontières de l’avant-garde avec Zapple. Mais l’utopie a son revers : dépenses folles, employés opportunistes, rêves trop grands pour une comptabilité. L’arrivée d’Allen Klein, la séparation du groupe, puis l’extinction progressive du label achèvent le tableau. Entre coups de génie, destins brisés et mythologie pop, Apple Records raconte la dernière grande aventure collective des Fab Four. Plongez dans cette histoire où une simple étiquette sur un vinyle suffit encore à faire briller les yeux.

In The Park : la brique manquante de George Harrison

In The Park : George Harrison et l’Inde sur Wonderwall Music

Quatre minutes, un simple instrumental glissé au début de Wonderwall Music, et pourtant l’impression d’assister à un moment où George Harrison enlève calmement une brique du mur. In The Park ne “fusionne” pas l’Occident et l’Inde comme on mélange deux couleurs sur une palette : il cherche un passage, une ouverture à hauteur d’homme. Drones, peaux frappées, cordes et souffles y dessinent un petit temple portatif, sans refrain ni dramaturgie pop, où le timbre devient personnage et le temps s’étire sans s’excuser. Et puis, au bout du morceau, la réalité déborde : un grondement de rue, des véhicules au loin, Bombay qui s’invite sur la bande. Détail minuscule, manifeste immense : la spiritualité n’est pas une bulle, la musique n’est pas un laboratoire sous vide. À travers ce titre trompeusement bucolique, on entend Harrison en 1968, coincé dans la machine Beatles mais déjà ailleurs, en élève sérieux de Ravi Shankar, curieux de tout, prêt à laisser une tradition déplacer son propre langage. Retour sur cette “première porte” de Wonderwall Music, et sur ce qu’elle annonce de la liberté à venir.

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