Aucun artiste ne cherche véritablement à réinventer la théorie musicale à chaque chanson. Les plus grands noms du rock puisent le plus souvent dans un vaste fonds commun d’influences ; mais il arrive que de véritables trouvailles naissent presque par accident, au détour d’une session d’enregistrement, d’un accord cherché à tâtons pour traduire une émotion précise. Les Beatles, pendant leurs années les plus expérimentales, ont exploré à peu près toutes les facettes de la musique occidentale et au-delà — et pourtant, c’est le plus discret d’entre eux, George Harrison, qui revendiquera toute sa vie la paternité d’un accord bien précis, glissé dans l’une de ses chansons les moins connues du grand public.
Cette chanson, « I Want To Tell You », n’a jamais figuré parmi les grands succès du groupe. Elle n’est ni un single, ni l’un des titres que l’on cite spontanément en évoquant Revolver, l’album sur lequel elle paraît en 1966. Et pourtant, dans les cercles de musicologues et de guitaristes, elle occupe une place à part : celle de la chanson où un Beatle encore considéré comme le parent pauvre du trio Lennon-McCartney-Harrison a inventé — ou du moins mis en scène le premier, dans un contexte pop — l’un des accords les plus commentés de toute la discographie du groupe.
Sommaire
Le Beatle discret prend sa plume
Pour comprendre l’importance de ce moment, il faut remonter trois ans en arrière. Jusqu’en 1963, George Harrison n’est, aux yeux du public comme à ceux de ses propres camarades, que le guitariste soliste du groupe — un rôle honorable, mais qui le tient à l’écart du processus de composition, chasse gardée de Lennon et McCartney. C’est en août 1963, alité et malade dans un hôtel de Bournemouth où les Beatles jouent une résidence estivale, que Harrison écrit, presque par jeu, sa toute première chanson : « Don’t Bother Me ».
« « Don’t Bother Me », je l’ai écrite dans un hôtel à Bournemouth, où nous jouions une saison d’été en 1963, comme un exercice pour voir si j’en étais capable. J’étais malade, alité. Je ne pense pas que ce soit une chanson particulièrement réussie ; ce n’est peut-être même pas vraiment une chanson. Mais ça m’a au moins montré qu’il me suffisait de continuer à écrire pour, un jour, peut-être, réussir à écrire quelque chose de bon. »
— George Harrison
Le titre, sombre et rétif — « ne m’embête pas, laisse-moi tranquille » —, détonne dans le paysage lumineux et printanier de la pop anglaise de 1963. Enregistrée les 11 et 12 septembre de la même année pour l’album With The Beatles, la chanson affiche une tonalité mineure et une rythmique aux accents latins, portée par les bongos de Ringo Starr et les congas de McCartney. Harrison y double sa propre voix, sans le moindre renfort d’harmonies — une singularité de plus dans une discographie où les chœurs de Lennon et McCartney sont pourtant une signature quasi systématique.
Cette naissance tardive et modeste de « l’auteur Harrison » n’est pas un hasard : elle correspond à un compromis assumé au sein du groupe. Lennon et McCartney avaient sérieusement débattu, avant même l’arrivée de Harrison à l’écriture, de la question de savoir s’il fallait ouvrir le processus de composition à un troisième membre.
« On avait vraiment discuté de la question avec John. Je me souviens d’être passé devant l’église de Woolton avec lui un matin, en se demandant : sans vouloir être trop dur avec George, est-ce que ce serait mieux qu’on écrive à trois, ou vaudrait-il mieux garder les choses simples ? On a décidé de rester à deux. Il a écrit « Don’t Bother Me ». C’était la première, et il s’est amélioré à partir de là, jusqu’à écrire un classique comme « Something ». »
— Paul McCartney
De cette première tentative, jugée mineure par son propre auteur, Harrison ne retiendra qu’un seul enseignement, mais un enseignement décisif : il suffit de continuer à écrire. Le sillon qu’il creuse alors, celui d’une écriture introspective, parfois âpre, souvent habitée par le besoin de solitude ou de retrait, ne le quittera plus. On le retrouvera, sous des formes variées, dans « Think For Yourself », « Only A Northern Song » ou « Piggies ». Mais il faudra attendre trois années supplémentaires, et l’album Revolver, pour que Harrison franchisse un cap harmonique autrement plus spectaculaire.
1966, l’année de l’émancipation
Avec l’album Revolver, enregistré entre avril et juin 1966, Harrison change de dimension. Pour la première fois, il place trois de ses compositions sur un même disque : « Taxman », « Love You To » et « I Want To Tell You ». L’écrivain Nicholas Schaffner y verra la preuve qu’il existait désormais, au sein des Beatles, non plus un mais bel et bien trois auteurs prolifiques — Harrison venant s’ajouter au tandem Lennon-McCartney plutôt que de simplement le compléter.
« Taxman » ouvre l’album avec une charge mordante contre le système fiscal britannique, dont les taux marginaux dépassaient alors 90 % pour les plus hauts revenus. Harrison, qui venait de mesurer l’ampleur de ce que le fisc prélevait sur les revenus des Beatles, y trouve le déclencheur de sa chanson ; Lennon lui prête même la main pour les paroles, glissant les noms du Premier ministre travailliste Harold Wilson et du chef de l’opposition Edward Heath — une première dans le répertoire du groupe, qui n’avait jusque-là jamais nommé de personnalités politiques réelles dans une chanson.
Mais c’est « Love You To » qui marque le tournant le plus radical. Depuis l’automne 1965, Harrison s’était mis en tête d’apprivoiser le sitar, un instrument qu’il avait découvert presque par hasard sur le tournage du film Help!, où une formation de musiciens indiens jouait en arrière-plan d’une scène de restaurant. Son premier usage de l’instrument, sur « Norwegian Wood (This Bird Has Flown) » de Lennon, tenait davantage du geste spontané que de la maîtrise réelle : Harrison lui-même racontera l’avoir empoigné presque par accident, en fouillant dans le matériel du studio à la recherche d’une sonorité nouvelle. Ce n’est qu’avec « Love You To », enregistrée les 11 et 13 avril 1966, que l’exploration indienne devient pleinement consciente et maîtrisée.
« Love You To est l’une des premières chansons que j’ai écrites pour le sitar. Norwegian Wood, le sitar y était un accident. Mais celle-ci est la première chanson où j’ai vraiment cherché, consciemment, à utiliser le sitar et le tabla dès la piste de base. J’ai ajouté la guitare et le chant ensuite. »
— George Harrison, I, Me, Mine
Pour cette séance, Harrison fait appel à un tabliste indien, Anil Bhagwat, recruté via l’Asian Music Circle de Londres — au point que son nom figure, fait rarissime pour un musicien de session extérieur au groupe, sur la pochette de Revolver. « Love You To » est provisoirement titrée « Granny Smith », clin d’œil à la variété de pomme préférée de l’ingénieur du son Geoff Emerick, tant Harrison peine, comme souvent, à trouver un titre à ses compositions — un détail qui prendra tout son sel quelques jours plus tard, lorsqu’il faudra baptiser la chanson suivante.
C’est dans ce climat de curiosité tous azimuts, entre fiscalité britannique et raga indien, que Harrison rencontre enfin, le 1er juin 1966, l’homme qui allait durablement transformer sa vie : le sitariste Ravi Shankar, croisé lors d’un dîner organisé par l’Asian Music Circle. Shankar accepte de devenir son professeur. Le lendemain même de cette rencontre décisive, Harrison entre en studio pour enregistrer la troisième et dernière de ses compositions pour Revolver — celle qui allait, contre toute attente, devenir la plus discutée par les musicologues.
« I Want To Tell You », un accord pour dire l’indicible
La séance a lieu le 2 juin 1966 dans les studios EMI d’Abbey Road. Les Beatles enregistrent cinq prises de la nouvelle chanson de Harrison ; la troisième sera retenue pour la suite du travail. La formation de base réunit Harrison à la guitare solo, traitée avec un effet Leslie qui lui donne cette texture tournoyante et légèrement irréelle, McCartney au piano, Starr à la batterie et Lennon au tambourin. Suivront plusieurs surdubs : les harmonies vocales de McCartney et Lennon en soutien du chant principal de Harrison, des maracas dont le crépitement évoque, selon le musicologue Alan Pollack, le bruit d’un serpent à sonnette, du piano supplémentaire et des claquements de mains. La basse de McCartney, ajoutée le lendemain, 3 juin, est un petit événement technique en soi : c’est la toute première fois que les Beatles enregistrent la basse sur une piste dédiée et distincte du reste du groupe, une méthode qui deviendra la norme dans leurs sessions ultérieures.
Le titre lui-même donne lieu à un moment savoureux, en miroir de l’anecdote de la « Granny Smith ». Lorsque George Martin demande à Harrison comment il souhaite baptiser sa nouvelle composition, celui-ci, décidément peu doué pour trouver des titres, reste sec : la chanson est provisoirement renommée « I Don’t Know » — « je ne sais pas » — au cours de la séance du 3 juin, avant de retrouver, pour la postérité, le titre qu’on lui connaît.
Mais l’essentiel se joue dans l’harmonie. Le morceau s’ouvre sur une progression mélodique limpide, presque apaisée, avant de bifurquer vers un accord de septième de dominante secondaire (B7) qui vient déjà troubler la quiétude initiale — un déplacement d’autant plus déstabilisant, note le musicologue Alan Pollack, qu’il survient au milieu de la mesure plutôt qu’à son début. Puis, sur les paroles évoquant la difficulté de communiquer, surgit l’accord qui allait devenir la signature de la chanson : un accord de E7 auquel Harrison ajoute une note de fa — soit, en langage savant, un E7 avec neuvième bémol (E7♭9). Harrison lui-même a raconté, à plusieurs reprises et non sans une fierté assumée, la genèse de cette trouvaille.
« C’est un E7 avec un fa par-dessus, joué au piano. J’en suis vraiment fier, parce que je l’ai littéralement inventé. La chanson parlait de cette frustration que l’on ressent tous en essayant de communiquer certaines choses avec de simples mots. J’ai réalisé que les accords que je connaissais à l’époque ne rendaient tout simplement pas ce sentiment. Alors, une fois trouvé le riff de guitare, j’ai expérimenté jusqu’à tomber sur cet accord dissonant qui traduisait vraiment ce sentiment de frustration. »
— George Harrison
Le procédé, aussi simple qu’efficace, se répète à chaque fin de ligne des couplets, comme une ponctuation harmonique de l’incapacité à s’exprimer : la mélodie et l’accompagnement bute littéralement sur une dissonance, avant que le riff de guitare ne vienne, chaque fois, ramener l’ensemble vers une résolution provisoire. Le musicologue Walter Everett relève d’ailleurs, dans le jeu de piano de McCartney sur cet accord, une forme d’« impatience maladroite du bout des doigts » qui semble mimer, musicalement, l’effort même de se faire comprendre. Quant à la construction générale des couplets, elle esquisse selon l’écrivain Ian MacDonald une variante quasi orientale de la gamme de la majeur, « davantage arabe qu’indienne » — une résonance qui, sans être une citation directe de la musique classique indienne alors en pleine découverte pour Harrison, n’en trahit pas moins l’air du temps dans lequel baigne le guitariste au printemps 1966.
Le jugement des musicologues
La postérité critique de « I Want To Tell You » dépasse largement sa discrétion commerciale. Dans le numéro spécial que Rolling Stone consacre à Harrison après sa mort, en janvier 2002, le journaliste Mikal Gilmore qualifie l’usage de la dissonance dans la chanson de « révolutionnaire pour la musique populaire » de 1966 — allant jusqu’à juger cette trouvaille harmonique « peut-être plus originalement créative » que les emprunts à l’avant-garde savante (Stockhausen, Berio, Varèse, Stravinsky) que Lennon et McCartney intégraient, à la même période, dans d’autres pans du répertoire des Beatles. Le musicologue britannique Dominic Pedler va plus loin encore, qualifiant l’accord E7♭9 introduit par Harrison de l’un « des plus légendaires de toute la discographie des Beatles ».
Faut-il pour autant prendre à la lettre l’affirmation de Harrison selon laquelle il aurait « littéralement inventé » cet accord ? Les guitaristes et théoriciens qui se sont penchés sur la question s’accordent à tempérer la formule : l’accord de septième de dominante avec neuvième bémol n’a rien d’un objet harmonique inédit — on le rencontre couramment en jazz et en musique classique bien avant 1966. Harrison ne l’a sans doute pas inventé au sens strict du terme ; il en a plutôt fait, le premier ou presque, un usage aussi frontal et mémorable dans le cadre resserré d’une chanson pop de trois minutes. Reste que la formule, mainte fois répétée par son auteur, a fini par se muer en une sorte de running gag entre passionnés : dans un entretien accordé à Guitar Player en 1992, Harrison, évoquant cette fois le morceau « Back On The Chain Gang » de Chrissie Hynde and the Pretenders — seul autre titre, selon lui, à avoir jamais repris son fameux accord —, désignera par erreur un accord de A7 plutôt que de E7, preuve que même son inventeur autoproclamé n’était pas à l’abri d’un petit lapsus musical.
Un héritage discret mais tenace
L’anecdote la plus troublante de cette histoire d’accord tient à sa résurgence, trois ans plus tard, sous la plume de John Lennon lui-même. Sur « I Want You (She’s So Heavy) », le morceau-fleuve qui clôt la face A d’Abbey Road en 1969, Lennon reprend très exactement le même accord de E7♭9 — au moment précis, dans la chanson, où il vient de chanter les mots « it’s driving me mad » (« ça me rend fou »). Le choix n’a rien d’un hasard : Lennon, qui avait participé aux harmonies vocales sur « I Want To Tell You » trois ans plus tôt, cherche lui aussi à traduire, en musique, un état de tension psychologique extrême — l’obsession amoureuse plutôt que la frustration de la communication, mais une dissonance mise au service d’une émotion tout aussi brute.
Harrison, en 2001, se souviendra de cet emprunt avec une pointe de fierté non dissimulée, l’ajoutant à son étroite liste d’usages « reconnus » de son fameux accord — aux côtés du morceau de Chrissie Hynde évoqué plus haut. Que Lennon n’ait sans doute jamais présenté la chose comme un emprunt conscient importe finalement assez peu : la coïncidence harmonique entre les deux morceaux, séparés de trois années et de tout un album de distance, témoigne au minimum d’une proximité de vocabulaire entre les deux auteurs, et au mieux d’un souvenir tenace, chez Lennon, de la trouvaille de son camarade de groupe.
Conclusion
De « Don’t Bother Me », exercice de style rédigé fiévreusement dans une chambre d’hôtel de Bournemouth, à l’accord E7♭9 glissé dans « I Want To Tell You » trois ans plus tard, la trajectoire de George Harrison compositeur dessine une courbe singulière : celle d’un musicien longtemps cantonné au second plan, qui finit par imposer, sans grand bruit mais avec une redoutable précision, sa propre grammaire harmonique. Il n’aura fallu à Harrison ni la démesure orchestrale de Lennon et McCartney, ni les grandes citations savantes de l’avant-garde européenne, pour marquer durablement l’histoire du rock : il lui aura suffi d’un accord, trouvé à tâtons un soir de juin 1966, au lendemain d’une rencontre avec Ravi Shankar qui allait bientôt l’entraîner bien plus loin encore. Que cet accord ait ou non été, au sens strict, une invention pure importe finalement assez peu. Ce qui demeure, c’est la justesse absolue avec laquelle Harrison a su faire résonner, dans une poignée de notes dissonantes, l’universelle difficulté de se faire comprendre — une prouesse dont John Lennon lui-même, trois ans plus tard, viendra discrètement lui rendre hommage.
Questions fréquentes
Quel accord George Harrison affirmait-il avoir inventé ?
Harrison revendiquait avoir inventé un accord de E7 avec une note de fa ajoutée — un E7♭9 (septième de dominante à neuvième bémol) — introduit dans « I Want To Tell You » (Revolver, 1966). Il jouait cet accord au piano à la fin de chaque ligne des couplets.
Cet accord a-t-il vraiment été inventé par Harrison ?
Pas au sens strict : l’accord de septième à neuvième bémol existait déjà couramment en jazz et en musique classique avant 1966. Harrison n’en est sans doute pas l’inventeur absolu, mais il compte parmi les premiers à l’avoir utilisé de façon aussi frontale dans une chanson pop grand public.
Quand « I Want To Tell You » a-t-elle été enregistrée ?
La chanson est enregistrée le 2 juin 1966 aux studios EMI d’Abbey Road, le lendemain du jour où George Harrison rencontre pour la première fois le sitariste Ravi Shankar. La basse de Paul McCartney est ajoutée le 3 juin.
Quelle chanson de John Lennon reprend le même accord ?
John Lennon reprend le même accord de E7♭9 sur « I Want You (She’s So Heavy) », le morceau qui clôt la face A de l’album Abbey Road (1969), au moment où il chante les mots « it’s driving me mad ».
Quelle est la toute première chanson écrite par George Harrison ?
« Don’t Bother Me », composée en août 1963 dans un hôtel de Bournemouth alors que Harrison était malade, est sa première chanson parue sur un album des Beatles, With The Beatles, la même année.
Quelle est la première composition pleinement indienne de George Harrison ?
« Love You To », parue sur Revolver en 1966, est considérée comme la première chanson des Beatles entièrement conçue autour du sitar et du tabla, contrairement à l’usage plus accidentel du sitar sur « Norwegian Wood » l’année précédente.
Pourquoi « I Want To Tell You » s’est-elle temporairement appelée « I Don’t Know » ?
Harrison, réputé pour avoir du mal à trouver des titres à ses chansons, a répondu « je ne sais pas » lorsque George Martin lui a demandé comment baptiser le morceau lors de la séance du 3 juin 1966 — une réponse provisoirement adoptée comme titre de travail.
Qui joue sur l’enregistrement studio de « I Want To Tell You » ?
George Harrison joue la guitare solo (traitée à l’effet Leslie) et chante ; Paul McCartney tient le piano et la basse ; Ringo Starr est à la batterie ; John Lennon ajoute le tambourin puis des harmonies vocales.
Glossaire des entités citées
| Entité | Description |
| George Harrison | Guitariste des Beatles (1943-2001), auteur-compositeur ; « I Want To Tell You » est sa troisième composition sur Revolver. |
| Ravi Shankar | Sitariste et compositeur indien, rencontré par Harrison le 1er juin 1966, devenu son professeur de sitar puis un proche ami. |
| Revolver | Septième album studio des Beatles, publié en août 1966, incluant trois compositions de George Harrison. |
| Anil Bhagwat | Musicien indien recruté pour jouer du tabla sur « Love You To », seul musicien de session nommé sur la pochette de Revolver. |
| E7♭9 | Accord de septième de dominante à neuvième bémol (un E7 avec une note de fa ajoutée), revendiqué par Harrison sur « I Want To Tell You ». |
| Alan Pollack | Musicologue américain connu pour ses analyses détaillées, chanson par chanson, du répertoire des Beatles. |
| Walter Everett | Musicologue et universitaire américain, auteur d’ouvrages de référence sur l’harmonie des Beatles. |
| Ian MacDonald | Critique musical britannique, auteur de Revolution in the Head, étude de référence sur les chansons des Beatles. |
| Dominic Pedler | Musicologue britannique, auteur d’une étude approfondie sur l’harmonie et la composition des chansons des Beatles. |
| Abbey Road | Onzième album studio des Beatles (1969), sur lequel John Lennon reprend l’accord E7♭9 dans « I Want You (She’s So Heavy) ». |
| Chrissie Hynde | Chanteuse des Pretenders, dont le titre « Back On The Chain Gang » (1982) est cité par Harrison comme un autre usage de son accord. |
Sources principales : Mark Lewisohn, The Complete Beatles Recording Sessions ; Ian MacDonald, Revolution in the Head ; Walter Everett, The Beatles as Musicians ; Dominic Pedler, The Songwriting Secrets of the Beatles ; George Harrison, I, Me, Mine ; The Beatles Anthology ; Guitar World, entretien avec George Harrison (2001) ; Rolling Stone, numéro spécial George Harrison (janvier 2002).














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