Vingt-six albums studio en cinquante-six ans, plus cinq œuvres classiques, quatre disques électroniques et deux publications sous pseudonyme : la discographie solo complète de Paul McCartney, dans l’ordre, avec les classements, les correctifs et les dossiers associés.
Le 23 octobre 1987, McCartney et Elvis Costello enregistrent une démo acoustique à Hog Hill Mill. Dix-neuf mois plus tard, « My Brave Face » relance une carrière — et signe le dernier Top 40 américain de McCartney pendant vingt-cinq ans. Séances, crédits, pressages, classements et correctifs factuels.
Audition ratée, faux noms, album vendu qu’en URSS, nomination Grammy face à Kid A, procès contre Sony : 20 faits vérifiés sur Paul McCartney, sources à l’appui.
Il y a quarante ans jour pour jour, le 25 août 1986, paraissait aux États-Unis un disque que la plupart des discographies de Paul McCartney franchissent en courant. Press to Play : dix titres sur vinyle, treize sur compact disc, une pochette en noir et blanc léchée comme un portrait de studio hollywoodien, et un producteur star chargé de faire entrer le plus célèbre mélodiste vivant dans la décennie du réverbe numérique et de la boîte à rythmes. L’affaire s’est mal passée. Press to Play est le plus mauvais vendeur de la carrière solo de McCartney à cette date : 250 000 exemplaires aux États-Unis, une trentième place au Billboard 200, un huitième rang britannique sans durée, un disque d’or de la BPI et rien d’autre.
En 1988, Paul McCartney sort Choba B CCCP, un album de reprises destiné au marché soviétique. Parmi les morceaux, Midnight Special se distingue comme une réinterprétation vibrante d’un classique folk américain. Cette chanson, liée à l’histoire du blues et aux traditions musicales des trains de nuit, avait déjà été explorée par McCartney lors des sessions Get Back des Beatles. Son enregistrement en 1987 capture l’essence brute du rock et du blues, confirmant le lien profond de McCartney avec ces genres musicaux intemporels.
En 1987, alors que les années 80 l’ont souvent enfermé dans un vernis pop impeccable, Paul McCartney s’échappe par une porte dérobée : deux jours à Hog Hill Mill, une poignée de vieux 45-tours en tête, et l’envie de rejouer le rock ’n’ roll comme au premier matin. Sa version de « Ain’t That A Shame » n’est pas une relique polie au chiffon : c’est un morceau qui roule, qui rebondit, qui sourit en disant la peine, à la manière de Fats Domino. Derrière la reprise, il y a tout un fil invisible : La Nouvelle-Orléans et le piano qui a fondé un langage, Liverpool et l’apprentissage obsessionnel des Beatles, puis ce détour inattendu par l’URSS avec Choba B CCCP, album de racines devenu objet rare avant de conquérir le reste du monde. Pourquoi ce standard de 1955 colle-t-il si bien à la voix de McCartney mûrie ? Comment évite-t-il le fétichisme vintage pour retrouver l’élan du live ? Et que raconte cette chanson, sur scène, dans Tripping The Live Fantastic, quand un stade se transforme soudain en club ?
Choba B CCCP est un disque qui ressemble à un faux bootleg devenu officiel : Paul McCartney s’enferme deux jours dans son moulin-studio de Hog Hill Mill, branche une petite équipe, et rejoue le rock’n’roll qui l’a fabriqué avant même les Beatles. Pas de concept high-tech, pas de vernis années 80, juste des standards joués vite, fort, avec ce grain de première prise qu’on n’obtient qu’en acceptant l’imperfection. Sauf que l’objet a une autre mèche : il paraît d’abord en Union soviétique, à l’automne 1988, pressé par Melodiya, avec un titre en cyrillique que l’Occident lit de travers comme un code. Curiosité pour les uns, petit geste diplomatique pour les autres, Choba B CCCP raconte surtout un moment où le monde se fissure (glasnost, fin de guerre froide) et où McCartney, après les doutes de Press to Play, retrouve le feu sans chercher la modernité à tout prix. Derrière les reprises, il y a une autobiographie déguisée : l’audition de 1957, Hambourg, les clubs trop petits, la sueur, la joie brute. Pourquoi ce disque compte-t-il encore aujourd’hui, au-delà de la rareté et du mythe collectionneur ?
Dans son album Choba B CCCP (1988), Paul McCartney reprend « Crackin’ Up » de Bo Diddley, un retour aux racines du rock & roll. Ce geste artistique s’inscrit dans une volonté de redécouvrir l’énergie brute du genre. McCartney rend hommage aux pionniers du rock, notamment Bo Diddley, et offre une version énergique et intime, fidèle à ses influences musicales. La chanson devient aussi un symbole de l’ouverture culturelle de l’URSS vers l’Occident pendant la perestroïka.
En 1987, Paul McCartney rend hommage à Sam Cooke avec une reprise de « Bring It On Home To Me » sur l’album Choba B CCCP. Ce titre, empreint de soul et de rock, témoigne de la passion de McCartney pour les racines du rhythm and blues. L’enregistrement, réalisé dans une ambiance intime, capture l’énergie brute du rock des années 60, tout en s’inscrivant dans la continuité des influences qui ont façonné sa carrière, comme le souligne l’interprétation authentique de McCartney aux côtés de musiciens chevronnés.
En 1987, Paul McCartney surprend avec une reprise du standard jazz « Don’t Get Around Much Anymore » de Duke Ellington pour son album Choba B CCCP. Enregistrée avec une touche pop et une production moderne, cette version reflète son amour pour la musique classique américaine. Sorti initialement en URSS, l’album marque un tournant expérimental pour McCartney, qui y explore des styles variés tout en rendant hommage aux grands noms du passé.
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