Avant le communiqué du 10 avril 1970, trois Beatles avaient déjà quitté le groupe : Ringo Starr en août 1968, George Harrison en janvier 1969, John Lennon en septembre 1969. Enquête sur les trois démissions que l’histoire officielle a longtemps rangées au rayon des anecdotes.
Avant de devenir le quatrième Beatle, Ringo Starr avait déjà un nom, un public et plusieurs années de métier derrière lui. Entre 1959 et 1962, Richard Starkey fut le batteur de Rory Storm and The Hurricanes, l’un des groupes les plus populaires de Liverpool, longtemps mieux payé et mieux placé à l’affiche que les Beatles eux-mêmes. C’est au sein des Hurricanes qu’il adopte son pseudonyme, obtient son propre numéro vocal avec le « Starr Time », se forge une endurance de professionnel à Butlin’s et apprend, dans les nuits de Hambourg, à tenir un groupe malgré la fatigue, le bruit et les imprévus. L’histoire est pourtant souvent réduite à une simple transition : en août 1962, Ringo quitte Rory Storm pour remplacer Pete Best. Mais ce changement de groupe raconte bien davantage. Il éclaire la naissance du musicien que John Lennon, Paul McCartney et George Harrison connaissaient déjà, admiraient et avaient testé sur scène avant de l’engager. Retour sur l’ascension des Hurricanes, leur rivalité avec les Beatles, les mythes qui entourent leurs enregistrements et les raisons pour lesquelles ce groupe essentiel du Merseybeat resta dans l’ombre de celui auquel il avait donné son batteur.
Il existe, dans l’histoire des Beatles, une poignée de dates qui fonctionnent comme des charnières. Le 6 juillet 1957 à Woolton. Le 6 juin 1962 au Studio Two d’Abbey Road. Le 9 février 1964 au Ed Sullivan Show.
Il y a des dates qui s’imposent d’elles-mêmes dans la grande mythologie des Beatles : les débuts chez EMI, la sortie de Love Me Do, l’Amérique conquise en une soirée, les cris de la Beatlemania, les studios d’Abbey Road devenus laboratoire du monde moderne. Et puis il y a des dates plus discrètes, moins spectaculaires en apparence, mais peut-être plus décisives encore. Le 18 août 1962 appartient à cette famille-là. Ce soir-là, au Hulme Hall de Port Sunlight, devant quelques centaines de spectateurs venus pour un bal horticole, les Beatles ne deviennent pas encore les rois du monde. Ils deviennent quelque chose de plus fondamental : eux-mêmes. Deux jours après l’éviction brutale de Pete Best, Ringo Starr prend officiellement place derrière la batterie de John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. Rien n’est encore joué, tout reste fragile, mais la formule est là. Le carré magique vient de trouver son quatrième point cardinal. Derrière cette soirée presque ordinaire se cache l’un des grands basculements de l’histoire pop : la naissance officielle des Fab Four.
Le Beatles Day 2026 se tient le samedi 12 septembre 2026, de 10 h à minuit, au Lotto Mons Expo (salle C), avenue Thomas Edison 2, à Mons, en Belgique. Il s’agit de la 37ᵉ édition du seul festival Beatles de Belgique, créé après un voyage fondateur à Liverpool en août 1987 et dont la première édition s’est tenue au Waux-Hall de Mons en septembre 1988. Le thème 2026 est « Intergeneration », illustré par l’image du Magic Bus. L’invité d’honneur est le chanteur britannique Billy J. Kramer, découvert par Brian Epstein et produit par George Martin. L’entrée coûte 30 €, 20 € en tarif réduit, et elle est gratuite pour les moins de 16 ans accompagnés.
Le Beatles Day de Mons a été fondé par Guy Noirfalise, Alain Cardon et Bernard Dutrieux après leur voyage à Liverpool en août 1987. La manifestation s’appelait initialement « Convention Beatles » et a pris le nom de « Beatles Day » en 1992, lorsque son objet a été élargi à la culture au sens large. Elle s’est tenue au Waux-Hall de 1988 à 2011, puis au Lotto Mons Expo à partir de 2012.
Billy J. Kramer, de son vrai nom William Howard Ashton, est né le 19 août 1943 à Bootle. Managé par Brian Epstein et produit par George Martin avec les Dakotas, il a interprété quatre chansons de Lennon-McCartney sur ses cinq premiers 45 tours, dont « Bad to Me » (n° 1 britannique en 1963). Son plus grand succès, « Little Children » (n° 1 en 1964), n’est en revanche pas une composition des Beatles mais un titre de Mort Shuman et J. Leslie McFarland.
Le 16 août 1962, à 10 heures, Brian Epstein annonce à Pete Best qu’il n’est plus un Beatle. Récit heure par heure, causes réelles, correctifs factuels et postérité d’un licenciement devenu mythe.
Le 1ᵉʳ janvier 1962, les Beatles enregistrent quinze titres en une heure dans les studios Decca de West Hampstead. Le label les refuse au profit de Brian Poole and the Tremeloes. C’est l’une des décisions les plus commentées de l’histoire du disque. Deux bobines de report sont remises à Brian Epstein.
De Murray the K à Billy Preston, d’Epstein à un logiciel nommé MAL : enquête sur l’origine, la mécanique et la nécessité du mythe du cinquième Beatle.
53 émissions, 275 prestations, 88 chansons : l’histoire complète des Beatles à la BBC, de l’audition de 1962 à Live at the BBC, avec animateurs, censures et archives.
Né le 21 juillet 1962, fils secret de Neil Aspinall et de Mona Best, demi-frère de Pete Best, Roag Best est le gardien du Liverpool Beatles Museum. Portrait.












