Écrite au début de 1969, « Run of the Mill » ferme le premier disque d’All Things Must Pass. Harrison y a nommé son destinataire. Genèse, contexte d’Apple, anatomie musicale, séances de 1970 et cinq erreurs à corriger.
Le 31 décembre 1970, McCartney assigne les trois autres Beatles et Apple Corps. Contrairement à ce qu’on lit partout, le jugement du 12 mars 1971 n’a pas dissous le groupe : il a nommé un administrateur judiciaire. Enquête complète sur Beatles & Co, les six motifs, le jugement du juge Stamp, et la dissolution réelle du 9 janvier 1975.
Le 1er août 1971, George Harrison invente le concert caritatif de rock. Puis il passe onze ans à essayer de faire parvenir l’argent aux réfugiés. Enquête complète sur la déroute financière et fiscale : le statut d’exonération jamais demandé, le séquestre de l’IRS, le refus du Trésor britannique sur la purchase tax, la guerre des trois maisons de disques, l’enquête de New York Magazine sur les 1,14 dollar manquants par exemplaire, le procès à 150 millions abandonné, la condamnation pénale d’Allen Klein en 1979 — et les 8,8 millions enfin libérés en 1981-1982.
Portrait complet et documenté de l’homme le plus contesté de l’histoire de la musique. La méthode Klein décomposée en quatre gestes, le contrat Sam Cooke de 1963 qui a inventé la propriété des masters, l’avance Decca des Rolling Stones, la nuit du Dorchester avec John Lennon, le contrat que Paul McCartney n’a jamais signé, le jugement du 12 mars 1971 et sa phrase assassine, l’affaire ABKCO contre Harrisongs devenue un cas d’école du droit américain, la condamnation pénale de 1979, El Topo et l’invention du midnight movie, « Bitter Sweet Symphony » — et les quatre héritages qui structurent encore l’industrie du disque en 2026.
Vingt épisodes datés, sourcés et cités, de 1960 à 2015 — et pas un seul de ceux que tout le monde répète. L’harmonica chapardé à Arnhem qu’on entend sur « Love Me Do », la plaque gravée offerte à tante Mimi, les lunettes rondes nées d’un costume de cinéma, la Phantom V repeinte pour 290 livres et revendue 2,3 millions de dollars, les glands refusés en terre consacrée, le sac de Vienne, l’accident de Golspie, le concert de Toronto répété dans l’avion, la lettre à la Reine, Nutopie et son hymne de silence, l’OVNI daté et signé sur la pochette de Walls and Bridges, cinq ans de procédure d’expulsion, un élevage de holsteins et une guitare disparue pendant un demi-siècle. Avec, en prime, cinq anecdotes célèbres qu’il faudrait cesser de répéter telles quelles.
Audition ratée, faux noms, album vendu qu’en URSS, nomination Grammy face à Kid A, procès contre Sony : 20 faits vérifiés sur Paul McCartney, sources à l’appui.
Treize ans de chute, de retrait et de retour : la tournée « Dark Hoarse », le procès My Sweet Lord, le veto de Warner, Gone Troppo, puis Cloud Nine. Chiffres vérifiés et correctifs.
Le 27 août 1967, Brian Epstein meurt à trente-deux ans dans sa chambre de Chapel Street. Cinquante-neuf ans plus tard, l’anniversaire est l’occasion de poser la seule question qui vaille : qu’a-t-il concrètement fait pour les Beatles ? Non pas une biographie, mais l’inventaire raisonné d’une action — ses coups de génie, ses erreurs colossales, et ce que personne d’autre n’aurait su faire à sa place.
En bref — Le 24 août 2026, la presse anglo-saxonne a annoncé une « fenêtre de sortie Netflix confirmée » pour The Beatles – A Four-Film Cinematic Event, la tétralogie de Sam Mendes attendue au cinéma le 7 avril 2028. Trois choses méritent d’être remises à l’endroit. Premièrement, l’accord entre Sony Pictures et Netflix n’est pas une nouvelle du mois d’août : il a été signé et rendu public le 15 janvier 2026, et il prolonge un contrat américain conclu dès 2021. Deuxièmement, aucune date Netflix n’a été « confirmée » par qui que ce soit : le 5 août 2028 avancé par la presse est le produit d’une règle empirique de 120 jours appliquée à une date de sortie encore lointaine, sur un film dont le tournage n’est pas terminé.
Il y a une phrase de Paul McCartney qui résume mieux que toute analyse ce qui s’est joué en janvier 1969 : ils ne se rendaient pas compte, sur le moment, qu’ils étaient en train de se séparer. C’est là toute l’étrangeté de Let It Be — un disque conçu comme un retour aux sources, filmé de bout en bout, et devenu par accident le document le plus complet jamais réalisé sur la désagrégation d’un groupe de rock. Le projet s’appelait Get Back. L’idée tenait en une ligne : quatre musiciens, une pièce, pas d’artifices, pas de superpositions, un retour à la scène filmé pour la télévision.












