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Yellow-Sub.net · Les collaborations artistiques de Ringo Starr · Seizième passe · 28 octobre 2026
Ringo Starr : 85 nouvelles concordances de masters (1970–2026)
Dix-sept lots de cinq études inédites dans la série : crédits de composition et de studio, versions et états de bande, de 1970 aux albums country de 2025–2026.
Progression : 75 portraits (14e) → 80 concordances de masters (15e) → 85 nouvelles concordances (16e). Les 85 titres de cette passe ne reprennent aucun des 80 titres de la précédente. Ces unités ne s’ajoutent pas au registre distinct des 162 enquêtes consacrées aux collaborations extérieures de Ringo. Quinzième passe.
Les collaborations artistiques de Ringo Starr — seizième passe — dossier encyclopédique Yellow-Sub.net — 28 octobre 2026
Nouvelle étape publiée : 17e passe, 90 nouvelles concordances en dix-huit lots, volume I, volume II et volume III.
Dix-sept lots de cinq notices, 85 études. Après les 75 portraits de la quatorzième passe et les 80 chansons de la quinzième, cette enquête ajoute 85 autres titres ou masters, sans reprendre les 80 choix précédents. Les cinq études d’un même lot appartiennent à un album de référence ; 17 albums sont examinés, dont Liverpool 8 (2008), Y Not (2010) et Look Up (2025), absents de l’échantillon précédent. Le nombre 85 n’est ni un total d’artistes invités, ni un décompte de séances nouvelles : il désigne uniquement les fiches de concordance présentées ici.
Protocole. La notice distingue le créateur de l’œuvre (auteur/compositeur), la personne enregistrée (voix ou instrument), la réalisation (producteur/arrangeur/ingénieur), le master effectivement publié, et les éditions ou prises concurrentes. A désigne une source officielle de l’artiste, du détenteur des masters ou un crédit détaillé distribué par le label ; B, une reconstruction discographique secondaire concordante dont le livret original n’a pas été relu physiquement pour cette passe ; C, une attribution ou un état de bande exigeant encore une confrontation des pressages, feuilles de séance ou rubans. Une photo de pochette, une signature d’auteur, un crédit global de disque et une présence à la séance sont des faits différents.
Continuité. Quinzième passe : 80 concordances (1970–2026) · Quatorzième passe : 75 portraits · Sommaire général. Les registres des 162 enquêtes consacrées à Ringo invité chez les autres conservent leur autonomie et ne reçoivent pas un supplément arithmétique de 85.
Lot 1/17 — Sentimental Journey : la seconde moitié des orchestrateurs (1970)
La matrice du premier LP consiste en douze classiques confiés à des arrangeurs distincts, sous production George Martin. Pour ne pas attribuer au chanteur les orchestrations ou les compositions, on croise la table des arrangements et les sessions répertoriées par The Beatles Bible avec l’annonce de la réédition UMe de 2025.
| Nº | Master du LP Apple | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 01 | « Whispering Grass (Don’t Tell the Trees) » | Le standard de Fred et Doris Fisher est arrangé et dirigé par Ron Goodwin, sur une production George Martin. L’accompagnement est refait chez Morgan Studios le 5 mars 1970, après un premier montage de démonstration envoyé à l’arrangeur. Le chant de Ringo est ajouté après l’orchestre : le mémo du 9 février et la prise achevée ne sont pas interchangeables (B). |
| 02 | « I’m a Fool to Care » | Ted Daffan signe le standard ; Klaus Voormann, proche des Beatles, assure ici l’arrangement et la direction de l’ensemble, puis ajoute une guitare acoustique. Billy Preston joue du piano sur la séance EMI du 11 février 1970. L’étude doit distinguer Voormann arrangeur/guitariste de son rôle plus connu de bassiste dans d’autres projets de Ringo (chronique de séance, B). |
| 03 | « Blue, Turning Grey over You » | L’œuvre porte les noms de Fats Waller et Andy Razaf ; la transformation pour Starr est confiée à Oliver Nelson. Un mixage du 20 février 1970 est remplacé après de nouveaux travaux le 24 février. La concordance doit identifier le mix retenu, sans en faire une composition de Nelson ou présumer que Ringo joue sur la section rythmique orchestrale (B). |
| 04 | « You Always Hurt the One You Love » | Le standard d’Allan Roberts et Doris Fisher reçoit un arrangement de John Dankworth, également identifié au saxophone. Il cumule donc deux métiers sur cette plage, tandis que Ringo tient le chant et George Martin la production. Le saxophoniste ne doit pas être reporté sur tout l’album, où les chefs et formations changent d’une chanson à l’autre (B). |
| 05 | « Have I Told You Lately That I Love You? » | Composition de Scott Wiseman, elle est orchestrée par Elmer Bernstein, connu pour son travail au cinéma. Les documentations des prises de 1969–1970 distinguent son arrangement des étapes de chant et de mixage conduites sous George Martin. La parenté avec une chanson de Van Morrison portant un titre voisin serait une confusion d’œuvres ; il s’agit du standard country ancien (B). |
Lot 2/17 — Beaucoups of Blues : les quatre chansons de Sorrells Pickard (1970)
Cette autre face de Nashville met en évidence l’artisanat des chansons fournies à Ringo. Le relevé de Music City Recorders, 25–27 juin 1970 et la publicité du 17 octobre 1970 de l’éditeur Window Music fournissent deux types de preuve différents : séance et exploitation éditoriale. Pete Drake produit, Scotty Moore supervise la prise ; Ringo est avant tout le chanteur de ces versions.
| Nº | Master du LP Apple | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 06 | « Without Her » | Sorrells Pickard, auteur et guitariste du groupe réuni par Pete Drake, apporte ce morceau enregistré lors de la première plage du 25 juin 1970. Les instrumentistes de Nashville incluent Roy Huskey Jr. à la contrebasse et les batteurs Buddy Harman/D. J. Fontana dans les relevés collectifs. Le crédit de Pickard à l’écriture ne détermine pas seul quelle guitare a été conservée dans le mix (B). |
| 07 | « Woman of the Night » | Deuxième composition de Pickard, enregistrée dans le même ensemble de travail que « Without Her ». L’original Apple et les métadonnées de réédition présentent Ringo au chant et l’équipe country aux instruments, avec Pete Drake/Ben Keith à la pedal steel dans les relevés alternatifs. L’identité précise de chaque prise de steel reste à arbitrer, plutôt que choisir arbitrairement un seul nom (B/C). |
| 08 | « $15 Draw » | Pickard écrit également la chanson de la séance du 26 juin, 18 h–21 h. La contribution du compositeur-guitariste se distingue de celles des Jordanaires aux chœurs et de Charlie McCoy à l’harmonica. Les états de bande envoyés à EMI en septembre et l’édition CD de 1995 ne créent pas de nouvelles présences au studio (journal du 26 juin, B). |
| 09 | « Loser’s Lounge » | La chanson est attribuée à Bobby Pierce, contrairement aux compositions de Pickard voisines. Elle est captée le 27 juin 1970, lors de la séquence comprenant « Silent Homecoming ». En catalogage, la proximité horaire et le même producteur ne font pas de Pierce un instrumentiste de la session : l’auteur, les joueurs de studio et le chanteur forment des champs indépendants (B). |
| 10 | « Silent Homecoming » | Quatrième œuvre de Sorrells Pickard retenue sur l’album, elle est enregistrée le 27 juin 1970 avec les guitaristes Charlie Daniels, Chuck Howard, Jerry Kennedy, Dave Kirby, Pickard et Jerry Shook répertoriés dans la documentation. Ringo chante, sans crédit automatique de batterie. Le faisceau Pickard est donc quatre compositions sur un disque de douze titres, non quatre jours de studio distincts (B). |
Lot 3/17 — Ringo : le travail derrière les succès et la chanson de clôture (1973)
Le LP Apple produit par Richard Perry est une réunion de collaborateurs par plage, pas une séance commune des quatre Beatles. Personnel, dates et historique du disque ; programme Apple confirmé par UMe.
| Nº | Master du LP Apple | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 11 | « You’re Sixteen » | Reprise des frères Robert B. et Richard M. Sherman, popularisée par Johnny Burnette, avec Harry Nilsson aux harmonies vocales. Paul McCartney intervient lors d’une overdub du 28 mars 1973 : son « solo de saxophone » est en réalité une imitation vocale transformée, et non un kazoo ou un saxophone joué par lui. La piste de base date de Los Angeles, cette intervention d’Apple Studios à Londres (B). |
| 12 | « Oh My My » | Starkey et Vini Poncia cosignent la chanson ; Billy Preston tient piano/orgue, Tom Scott le saxophone, et Martha Reeves et Merry Clayton chantent des chœurs. Ringo et Jim Keltner sont tous deux crédités à la batterie. Les séances des 6, 7 et 14 mars, puis l’overdub du 12 mai, imposent de distinguer plusieurs étapes avant la parution en single de 1974 (B). |
| 13 | « Step Lightly » | L’une des rares compositions signées Starkey seul sur ce disque accueille Steve Cropper et Jimmy Calvert aux guitares, Nicky Hopkins au piano électrique et Tom Scott à la clarinette. Une nouvelle interprétation de 2012 réemploiera l’œuvre : le personnel de celle-ci (Don Was, Bruce Sugar, Benmont Tench) n’appartient pas à la bande de 1973 (B). |
| 14 | « Devil Woman » | Seconde chanson Starkey–Poncia du programme, avec Jimmy Calvert, Tom Hensley, Tom Scott et Chuck Findley et la section Ringo–Keltner à deux batteries. Le master résulte de prises du 8 mars, puis d’overdubs en mai et juillet 1973. La proximité avec « Oh My My » relève de collaborateurs communs, sans preuve qu’il s’agit d’une unique séance continue (B). |
| 15 | « You and Me (Babe) » | Cette clôture inattendue est signée George Harrison et Mal Evans, ancien assistant des Beatles. Harrison joue de la guitare électrique, Nicky Hopkins du piano électrique et Milt Holland du marimba. Le salut final où Ringo énumère ses amis est une intervention parlée du master : les noms qu’il remercie ne constituent pas tous les crédits de ce morceau, mais ceux de l’album entier (B). |
Lot 4/17 — Goodnight Vienna : de Roger Miller à Nilsson, derrière Richard Perry (1974)
Les cinq titres retenus évitent ceux de la passe précédente. La diversité des auteurs et des invités est établie par la discographie et les journaux de séance et le programme original confirmé par le label.
| Nº | Master du LP Apple | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 16 | « Oo-Wee » | Starkey et Vini Poncia composent ; Dr. John joue du piano, Dennis Coffey la guitare et Jim Keltner partage la batterie avec Ringo. Le témoignage de Coffey situe sa participation après son retour d’une expédition, à la séance du 5 août 1974 chez Sunset Sound. Le titre devient une face B, mais la nouvelle étiquette du 45 tours n’est pas une nouvelle prise (B). |
| 17 | « Husbands and Wives » | Ringo reprend Roger Miller ; Vini Poncia et Lon Van Eaton tiennent des guitares acoustiques, Richard Bennett l’électrique, Tom Hensley le piano électrique, Carl Fortina l’accordéon. La fabrication s’étale du 29 juillet au 1er octobre 1974 : on ne peut réduire six rendez-vous de studio à la date d’édition de novembre (B). |
| 18 | « All by Myself » | Deuxième composition Starkey–Poncia du LP ; John Lennon et Alvin Robinson sont crédités aux guitares électriques, Dr. John au piano, Jim Keltner à la batterie et un ensemble de chœurs complète le master. Le producteur Perry se souvient d’une venue ponctuelle de Robinson. Il faut séparer cette intervention du crédit Lennon au piano sur « Goodnight Vienna » (B). |
| 19 | « Call Me » | Seule chanson signée Richard Starkey sans coauteur dans le programme de 1974, enregistrée le 26 juillet à Producers Workshop. David Foster joue du piano, Steve Cropper de la guitare, Klaus Voormann de la basse ; plusieurs voix complètent le chant de Ringo. « Call Me » est la face B américaine d’« Only You » : la filiation éditoriale ne signifie pas qu’elles furent enregistrées ensemble (B). |
| 20 | « Easy for Me » | Harry Nilsson offre cette ballade à Starr ; Lincoln Mayorga accompagne au piano, Trevor Lawrence et Vini Poncia signent l’arrangement de cordes, Richard Perry les dirige. Nilsson en donnera sa version sous le titre « Easier for Me » en 1975. L’une et l’autre sont des interprétations de la même composition, pas un duo Nilsson–Ringo (B). |
Lot 5/17 — Ringo’s Rotogravure : claptonien, mexicain et chansons transformées (1976)
Le changement de label et de producteur — Arif Mardin remplace Richard Perry — fait coexister reprises, invités et écriture personnelle. Historique et personnel du LP ; fiche discographique Yellow-Sub.net.
| Nº | Master du LP Polydor/Atlantic | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 21 | « Cryin’ » | Une coécriture de Ringo et Vini Poncia, plutôt qu’une chanson offerte par un ancien Beatle. Le tandem accompagne la production Mardin et les musiciens de Los Angeles ; la pièce sert également de face B à « A Dose of Rock ‘n’ Roll » et accompagne « Las Brisas » sur un single mexicain. Une nouvelle référence de disque doit pointer vers le même enregistrement tant qu’aucun mix distinct n’est démontré (B). |
| 22 | « You Don’t Know Me at All » | Le compositeur est le Néo-Zélandais Dave Jordan ; Lon Van Eaton joue de la guitare, John Jarvis du piano, Cooker Lo Presti de la basse, Ringo et Jim Keltner de la batterie. Le single européen aurait reçu des overdubs absents du mix LP : le catalogage doit donc préserver deux états de master à contrôler, et ne pas confondre artiste interprète et auteur (B/C sur les variantes). |
| 23 | « This Be Called a Song » | Eric Clapton écrit la pièce et joue de la guitare sur la version de Starr. Ce n’est ni une œuvre composée par Ringo ni un disque du groupe de Clapton : l’apport de l’auteur-guitariste relève de deux fonctions distinctes. La présence globale de Clapton sur Rotogravure doit être circonscrite à ce titre avant d’étudier ses éventuels overdubs (B). |
| 24 | « Las Brisas » | Ringo et Nancy Lee Andrews, photographe et alors compagne du musicien, écrivent la chanson inspirée d’Acapulco. Los Galleros de Pedro Rey assurent guitares, trompettes, violons et voix dans un dispositif mariachi, tandis que Starr chante et joue des maracas. La séance est située au 10 juin 1976 à Cherokee ; le séjour mexicain où l’œuvre naît n’est pas son lieu d’enregistrement (B). |
| 25 | « Lady Gaye » | Starkey, Poncia et Clifford T. Ward figurent à la signature, en raison notamment d’un emprunt/rapprochement avec le répertoire de Ward (« Birmingham » et « Gaye »). Harry Nilsson participe aux voix ; Michael Brecker et Lou Marini aux saxophones ténors, George Devens au marimba. L’intégration d’un auteur tiers témoigne d’une parenté compositionnelle, pas de sa présence instrumentale à la prise (B). |
Lot 6/17 — Ringo the 4th : les autres cinq masters new-yorkais (1977)
Le catalogue Atlantic, étudié par The Beatles Bible et MusicBrainz, édition piste par piste, permet de différencier les six coécritures Starkey–Poncia, les reprises et la distribution des choristes. Arif Mardin produit ; Lew Hahn assure l’ingénierie.
| Nº | Master du LP Atlantic | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 26 | « Out on the Streets » | Le duo Starkey–Vini Poncia signe cette chanson enregistrée aux Atlantic Studios le 31 janvier 1977. David Spinozza y joue de la guitare, Tony Levin de la basse, Don Grolnick des claviers et Steve Gadd partage les batteries avec Ringo. Arif Mardin produit, Lew Hahn enregistre et mixe ; le premier mix est daté du 2 février aux studios A&M. Auteur et producteur ne sont donc pas synonymes : Poncia écrit, Mardin réalise (crédits piste par piste, B). |
| 27 | « Can She Do It Like She Dances » | Reprise de Steve Duboff et Gerry Robinson, connue avant Ringo notamment par Gold Rush, avec David Spinozza, John Tropea, Jeff Mironov aux guitares, Tony Levin à la basse, Gadd et Starr aux batteries. Randy et Michael Brecker apportent trompette et saxophone ; les nombreux choristes comprennent Luther Vandross. Ce dernier n’est ni auteur ni chanteur principal de la pièce (B). |
| 28 | « It’s No Secret » | Starkey–Poncia composent, avec Don Grolnick au piano électrique, Tony Levin à la basse, Steve Gadd et Ringo aux batteries. Les voix additionnelles réunissent notamment Melissa Manchester, Luther Vandross et Vini Poncia. Cette distribution par piste illustre pourquoi le crédit collectif de « chœurs » sur le LP doit être remplacé par les noms seulement lorsqu’ils sont établis (B). |
| 29 | « Gypsies in Flight » | Autre écriture Starkey–Poncia, enregistrée à New York le 28 janvier 1977 : Dick Fegy à l’acoustique, David Bromberg à la guitare ou à la pedal steel selon les relevés, Jeff Gutcheon au piano électrique et Hugh McDonald à la basse entourent Ringo au chant et aux percussions/batterie légère. Le mixage est situé chez Cherokee Studios le 3 février. Ce personnel de couleur country diffère sensiblement de celui des plages disco voisines ; l’instrument exact de Bromberg requiert confrontation des sources (fiche du titre, B/C). |
| 30 | « Simple Love Song » | Sixième collaboration Starkey–Poncia de l’album et sa clôture, enregistrée en mars 1977 : Chuck Rainey assure la basse, Lon Van Eaton et Danny Kortchmar les guitares, David Foster le piano et les claviers, Ringo le chant et la batterie. Arif Mardin produit et Lew Hahn réalise l’ingénierie ; un mix est daté du 21 mars. Cette équipe n’est ni celle de « Out on the Streets » ni un crédit collectif indifférencié (édition piste par piste, B). |
Lot 7/17 — Bad Boy : reprise, chanson originale et héritage de Scouse the Mouse (1978)
Le disque réalisé par Vini Poncia est souvent réduit à son insuccès commercial. Ses crédits révèlent pourtant les contributions de Dr. John, Dee Murray, James Newton Howard et de plusieurs auteurs extérieurs. La chronologie des prises et les musiciens sont confrontés aux métadonnées de réédition ; l’attribution des instruments obscurs reste signalée si elle n’est pas recoupée.
| Nº | Master du LP Polydor/Portrait | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 31 | « Hard Times » | Peter Skellern fournit cette chanson à un Ringo entouré d’une section où figurent Dee Murray à la basse et Dr. John au piano. Poncia réalise la version et n’en devient pas le compositeur. Bien qu’elle donne le ton de l’album, il faut distinguer ce Hard Times des nombreuses chansons homonymes : une concordance fiable lie œuvre, auteurs, première édition et matrice de 1978 (B). |
| 32 | « Tonight » | L’œuvre de Ian McLagan et John Pidgeon met à contribution Dr. John au piano électrique, Morris Lane au synthétiseur et Melissa Manchester parmi les voix de soutien. Sa sortie en 45 tours suit l’enregistrement de l’album, sans attribuer pour autant le morceau à Manchester. Le statut exact de « Morris Lane » — nom de musicien, pseudonyme ou erreur d’index — devra être vérifié sur les documents de studio (B/C). |
| 33 | « Monkey See – Monkey Do » | Michael Franks en est le compositeur ; il l’avait déjà enregistré sur The Art of Tea (1975). La version Ringo, produite par Vini Poncia, est donc une reprise et non une composition du binôme Starr–Poncia. L’origine Franks compte dans l’histoire du morceau : les crédits de musiciens de l’album de 1975 ne doivent pas être transplantés sur celui de 1978 (B). |
| 34 | « Old Time Relovin’ » | Richard Starkey et Vini Poncia cosignent cette chanson, qui associe la voix du premier à la direction musicale du second. Les mentions de Dr. John, Dee Murray et Morris Lane se rapportent au personnel de Bad Boy ; le saxophone, le piano et l’orgue doivent être attachés à leurs plages d’après le livret. Certaines éditions du single présentent un fondu raccourci : différence de montage, pas nécessairement prise nouvelle (B/C). |
| 35 | « A Man Like Me » | Ruan O’Lochlainn est l’auteur de cette adaptation de « A Mouse Like Me », chanson du projet narratif Scouse the Mouse. La reprise par Ringo est orchestrée dans l’environnement James Newton Howard et enregistrée à Burbank en mars 1978. Il existe donc deux niveaux à séparer : la création initiale destinée à un personnage et son nouveau master pour Bad Boy. Une prestation télévisée ultérieure n’est pas le master LP (B). |
Lot 8/17 — Stop and Smell the Roses : quatre producteurs, deux anciens Beatles et une bande réinventée (1981)
Le disque naît de séances autonomes confiées à Paul McCartney, George Harrison, Stephen Stills et Harry Nilsson, aux côtés de la production de Ringo et de ses autres partenaires. Les reconstitutions de The Beatles Bible et de Yellow-Sub.net interdisent une attribution globale « produit par les Beatles ».
| Nº | Master du LP Boardwalk | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 36 | « Attention » | Paul McCartney écrit, produit et joue notamment de la basse et du piano sur cette chanson enregistrée avec Starr en France à l’été 1980 ; Linda McCartney participe aux chœurs. L’intervention de Paul relève ici de trois métiers — auteur, réalisateur, instrumentiste — auxquels il faut ajouter l’interprétation vocale principale de Ringo. Ce morceau ne doit pas être fusionné avec l’autre titre de McCartney présent dans le même lot (B). |
| 37 | « You Belong to Me » | Reprise du classique cosigné Chilton Price, Pee Wee King et Redd Stewart, elle bénéficie de la production et de la guitare de George Harrison à Friar Park ; les relevés mentionnent également Ray Cooper aux percussions et Herbie Flowers à la basse. Harrison n’est donc pas l’auteur de la chanson, pourtant enregistrée dans son studio. Il faut contrôler séparément la version du LP et les antécédents de ce standard des années 1950 (B). |
| 38 | « Sure to Fall (in Love with You) » | La composition de Carl Perkins, Quinton Claunch et William Cantrell est une reprise produite par Paul McCartney. Les sessions françaises font apparaître Laurence Juber à la guitare, McCartney à la basse et aux claviers, Linda McCartney aux voix et Ringo comme chanteur-batteur. Les interprétations BBC des Beatles en 1963 constituent d’autres performances : une source importante de filiations, pas la bande enregistrée en 1980 (B). |
| 39 | « You’ve Got a Nice Way » | Stephen Stills et Michael Stergis sont les auteurs ; Stills intervient aussi comme producteur et guitariste dans les séances de Los Angeles d’août 1980, auxquelles se rattachent les claviers de Mike Finnigan. Le crédit de réalisation est parfois associé à Alan Pariser : la hiérarchie exacte entre coproduction, coordination et direction de séance doit être arrêtée d’après le livret et les contrats, non d’après les seuls résumés en ligne (B/C). |
| 40 | « Back Off Boogaloo » — version de 1981 | Starr réenregistre son succès de 1972 dans une réalisation Harry Nilsson ; Jim Keltner participe à la batterie, Nilsson aux voix. Les références mélodiques et les clins d’œil aux Beatles de cette refonte ne font pas du groupe un ensemble réuni en 1981. C’est ici le master Stop and Smell the Roses qu’il faut cataloguer : celui du 45 tours original produit avec Harrison demeure une entrée distincte (historique des versions, B). |
Lot 9/17 — Old Wave : bandes reprises, remplacements et amis de Joe Walsh (1983)
Le rôle de Joe Walsh comme producteur et guitariste coexiste avec des choix d’édition complexes. Un même morceau peut associer une voix conservée de 1978 à un nouvel accompagnement de 1982. La chronologie de l’album et les journaux piste par piste guident ici la datation, au lieu de traiter 1983 comme année unique d’enregistrement.
| Nº | Master de l’album RCA | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 41 | « I Keep Forgettin’ » | Starr reprend le morceau de Jerry Leiber et Mike Stoller, connu par Chuck Jackson. Le jeune Zak Starkey joue d’abord la batterie ; sa piste est remplacée par un nouvel enregistrement de Russ Kunkel. Ringo apparaît notamment aux percussions, Mo Foster à la basse à six cordes. La présence de Zak dans une première séance ne justifie pas son inscription comme batteur du master sorti. La variante d’un troisième crédit d’auteur dans certaines bases reste à contrôler (enquête, B/C). |
| 42 | « Picture Show Life » | John Reid et John Slate écrivent ; Waddy Wachtel fournit une guitare qui remplace une intervention antérieure de Joe Walsh, alors que Mo Foster enregistre des passages de basse fretless superposés. Gary Brooker et Chris Stainton se retrouvent aux claviers. La véritable collaboration de Walsh sur cette plage est donc d’abord la production ; il serait trompeur de le créditer automatiquement comme guitariste du mix final (étude, B). |
| 43 | « As Far as We Can Go » | Starr conserve une partie vocale enregistrée en 1978 pour cette composition de Russ Ballard, mais l’accompagnement est reconstruit en 1982 avec Joe Walsh aux synthétiseurs et Joe Vitale au piano et à la batterie. Le CD de 1994 propose une version ancienne en supplément. Une concordance encyclopédique doit faire apparaître les deux états, sans dater la voix du master final de 1982 (historique, B). |
| 44 | « Everybody’s in a Hurry but Me » | Plage collective issue d’une séance du 14 mars 1982 : Eric Clapton, Joe Walsh, John Entwistle, Chris Stainton et Ray Cooper y jouent avec Starr ; un chant est ajouté ultérieurement. Les crédits d’auteurs de cette improvisation ne se superposent pas mécaniquement à ceux de tous les participants, Cooper étant notamment un exemple de collaborateur instrumental à distinguer des auteurs. Ce n’est pas une formation de tournée constituée pour le disque (session, B). |
| 45 | « Going Down » | Starkey et Walsh signent ce titre conclusif, avec Walsh à la guitare et à l’harmonica. Mo Foster joue de la basse fretless et Kenny Edwards ajoute une autre basse ; Starr réalise un sifflement, tandis que Barbara Bach figure dans les chœurs. La présence de Bach n’en fait ni une coauteure ni une musicienne invitée sur toutes les plages du LP (crédits détaillés, B). |
Lot 10/17 — Time Takes Time : quatre réalisateurs, cinq réseaux de studio (1992)
La relance discographique de Ringo est conçue comme une suite de productions : Jeff Lynne, Don Was, Phil Ramone et Peter Asher réalisent des plages différentes. Les auteurs et les instrumentistes documentés pour les cinq titres suivants proviennent des crédits piste par piste diffusés par Sony/Qobuz, à croiser avec les séances du disque.
| Nº | Master du CD Private Music | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 46 | « After All These Years » | Richard Starkey et Johnny Warman cosignent la chanson, enregistrée sous la houlette de Jeff Lynne, également présent à la basse, aux guitares, au piano et aux claviers. Ringo en tient le chant et la batterie. Il ne s’agit pas d’une composition de Lynne en dépit de son empreinte sonore : les champs écriture, production et exécution doivent demeurer séparés. La pièce clôt le programme original (A pour métadonnées Sony). |
| 47 | « I Don’t Believe You » | Les deux membres de Jellyfish, Andy Sturmer et Roger Manning, écrivent cette chanson ; ils interviennent aux guitares acoustiques sous une production Don Was. Le master réunit aussi Michael Landau et David Grissom aux guitares, James « Hutch » Hutchinson à la basse et Benmont Tench à l’orgue et au piano. La signature du duo de Jellyfish n’implique pas la participation de tout leur groupe (A). |
| 48 | « Runaways » | Nouvelle coécriture Starkey–Johnny Warman, cette fois produite par Phil Ramone. Les sessions rassemblent Michael Thompson et Jeff « Skunk » Baxter aux guitares, Neil Stubenhaus à la basse, C. J. Vanston aux claviers et arrangements, et Mark Hudson aux voix/percussions. Le contraste entre cette production et celle de Lynne sur « After All These Years » rappelle que deux titres aux mêmes auteurs peuvent avoir des équipes très différentes (A). |
| 49 | « In a Heartbeat » | La chanson est écrite par Diane Warren, produite par Don Was, et reçoit une contribution vocale de Brian Wilson. Les voix de Roger Manning, Andy Sturmer, Doug Fieger et Andrew Gold complètent le dispositif californien ; Robbie Buchanan intervient aux claviers. La présence de Wilson est un crédit de chœurs et ne doit être présentée ni comme un duo annoncé avec Starr ni comme une cosignature de composition (A). |
| 50 | « What Goes Around » | Rick Suchow est le compositeur ; Don Was produit. Michael Landau et David Grissom fournissent les guitares, Hutchinson la basse, Benmont Tench les claviers, tandis que Sturmer, Manning et Andrew Gold figurent au rang des voix additionnelles. Les homonymies de titre avec d’autres chansons populaires exigent la mention de l’auteur et du millésime du master, non la seule chaîne de mots (A). |
Lot 11/17 — Vertical Man : harmonies rock, Harrison et George Martin (1998)
Le noyau Ringo–Mark Hudson invite plusieurs personnalités sans les faire intervenir uniformément sur toutes les chansons. Les fiches détaillées de l’album et des morceaux sont indispensables pour distinguer les participations effectivement retenues au mix des essais et overdubs.
| Nº | Master du CD Mercury | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 51 | « Mindfield » | Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal et Steve Dudas composent. La distribution des chœurs associe des invités du rock, dont Alanis Morissette, Steven Tyler et Scott Weiland, dans un enregistrement que Mark Hudson coproduit avec Ringo. Il faut contrôler les désignations d’harmonies et les différentes versions promotionnelles avant d’isoler une phrase attribuée à l’un d’eux ; leurs noms au livret n’en font pas des coauteurs (fiche Yellow-Sub.net, B). |
| 52 | « King of Broken Hearts » | Coécriture Starkey–Hudson–Grakal–Dudas, elle accueille George Harrison à la slide guitar : une intervention réalisée à Friar Park, après la piste de base américaine. Graham Preskett signe l’arrangement de cordes. C’est une participation instrumentale identifiable de Harrison, non sa présence physique à toutes les séances californiennes ni une composition de sa plume (relevé de prises, B). |
| 53 | « Drift Away » | La chanson de Mentor Williams reçoit les voix de Tom Petty et d’Alanis Morissette. Les séances font également état d’une participation de Steven Tyler à la batterie, mais sa partie vocale projetée n’a pas été conservée après une difficulté contractuelle entre labels. Une présence en studio, une batterie audible et une voix refusée sont trois faits distincts (détails du master, B). |
| 54 | « Puppet » | Steve Cropper participe à la guitare et Joel Peskin enregistre une partie de saxophone lors d’une séance datée du 17 janvier 1998 ; Timothy B. Schmit et Dave Gibbs fournissent des voix de soutien. La fiche des invités doit conserver ces fonctions précises et ne pas transformer la présence d’un membre des Eagles dans un « duo avec les Eagles » (chronologie du titre, B). |
| 55 | « I’m Yours » | Starkey, Mark Hudson et Mark Nevin cosignent cette ballade. Nevin et Hudson apportent des guitares acoustiques, Hudson joue aussi du célesta ; George Martin réalise les arrangements de cordes, travaillés aux AIR Studios le 15 octobre 1997. Une collaboration d’arrangeur avec l’ancien producteur des Beatles existe ainsi bien après la dissolution du groupe, distincte de l’intervention guitaristique de Harrison sur un autre titre (séances, B). |
Lot 12/17 — Ringo Rama : le jazz, les chansons à deux voix et les crédits dérivés (2003)
Aux côtés de Mark Hudson, le disque fait se croiser musiciens du jazz, de Nashville et de la pop. Les notices individuelles établies par The Beatles Bible séparent ces rencontres du crédit de composition pour une citation musicale, qui n’implique pas la présence de son auteur au studio.
| Nº | Master du CD Koch | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 56 | « Imagine Me There » | Le contrebassiste de jazz Charlie Haden contribue à cette chanson de Ringo : une association moins attendue que les collaborations pop-rock de l’album. Le fils de Charlie, Josh Haden, évoque lui-même cette participation dans son récit consacré aux enregistrements de son père. La source familiale confirme l’instrumentiste ; pour établir la date précise de l’overdub et la version du CD, il faut toujours le feuilleton de studio ou les matrices Koch (B). |
| 57 | « Trippin’ on My Own Tears » | Coécriture Starkey–Hudson–Gary Burr–Dean Grakal, enrichie des chœurs de Shawn Colvin, de l’harmonica de Mickey Raphael, de la guitare électrique de Steve Dudas et de l’acoustique de Cliff Downs. Colvin contribue comme interprète invitée, sans être coauteure du morceau. Le croisement de l’harmonica country et des guitares pop est documenté sur la fiche du titre (B). |
| 58 | « Write One for Me » | Starkey, Hudson et Gary Burr signent ; Willie Nelson partage la voix avec Ringo. Timothy B. Schmit est aussi aux chœurs, Jay Dee Maness à la pedal steel et Mickey Raphael à l’harmonica. Nelson est donc un partenaire vocal de master ici, pas l’auteur de cette chanson particulière ; ce point évite de confondre le répertoire de Nelson et une composition écrite pour la rencontre (crédits du titre, B). |
| 59 | « Elizabeth Reigns » | Starkey–Hudson–Burr–Dudas–Grakal composent ; la couleur instrumentale vient notamment de Van Dyke Parks à l’accordéon, Mickey Raphael à l’harmonica basse et Gary Grant à la trompette piccolo. Paul Santo est à la basse. La célébrité de Parks comme arrangeur des Beach Boys n’autorise pas à lui attribuer ici les cordes ou la production sans document : son crédit vérifié est celui d’accordéoniste (détail, B). |
| 60 | « English Garden » | Le noyau Starkey–Hudson–Burr–Dudas–Grakal côtoie Paul et Linda McCartney dans les crédits d’écriture en raison de l’emprunt à « Let ‘Em In ». Van Dyke Parks joue de l’accordéon, Jim Cox du piano et Dan Higgins de la clarinette. Le couple McCartney ne doit surtout pas être ajouté au personnel enregistré de 2003 sur le seul fondement de cet emprunt : ici, le droit d’auteur et la présence au micro divergent (étude, B). |
Lot 13/17 — Choose Love : Billy Preston, les bois et le chœur gospel (2005)
Ce disque prolonge l’atelier d’écriture Starkey–Mark Hudson–Gary Burr, mais les variantes de signatures et le personnel changent d’un titre à l’autre. Les crédits de la parution MusicBrainz, établis piste par piste permettent une lecture moins sommaire que le seul générique du CD ; The Beatles Bible en fournit le contexte de production.
| Nº | Master du CD Koch | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 61 | « Hard to Be True » | Starkey, Hudson et Gary Burr cosignent. Billy Preston intervient aux chœurs ; Burr joue de la guitare acoustique, de la basse et de la slide, Hudson de l’électrique, Ringo de la batterie et de l’orgue. Le nom de Preston ne doit pas être automatiquement transposé à l’orgue de ce titre : il enregistre ici une partie vocale, tandis que Starr tient le clavier indiqué. Ce découpage des tâches est un bon exemple de la précision attendue des crédits (B, base discographique). |
| 62 | « Some People » | La signature se dilate à Starkey–Hudson–Burr–Steve Dudas–Dean Grakal. Dudas assure la guitare électrique, Hudson la basse, tandis que Ringo est crédité aux batterie et orgue, en plus de son chant. Tous les musiciens du noyau créatif n’apparaissent pas nécessairement sur chaque piste : ici, le groupe des cinq auteurs ne saurait servir de liste d’instrumentistes du master (B). |
| 63 | « Wrong All the Time » | Les auteurs sont Starkey, Mark Hudson et Gary Burr. Billy Preston joue cette fois de l’orgue, Jim Cox du piano et Hudson de la basse, avec Starr au chant et à la batterie. Comparée à « Hard to Be True », cette fiche montre un changement d’instrument effectivement crédité au même invité. Un relevé album qui se bornerait à « Billy Preston : keyboards/vocals » effacerait une différence historique vérifiable (B). |
| 64 | « Me and You » | Chanson signée Starkey–Hudson–Dudas, elle accueille les bois de Dan Higgins, avec une écriture de pupitre attribuée à Jim Cox. Hudson joue piano et basse ; Gary Burr et Steve Dudas assurent des guitares acoustiques. L’arrangement des instruments à vent n’est donc pas une contribution directe de tous les auteurs : le métier d’arrangeur et celui de musicien de séance sont documentables séparément (B). |
| 65 | « Satisfied » | Le coauteur extérieur est Gary Nicholson, auprès de Starkey et Hudson. Le Rose Stone Gospel Choir apporte une texture chorale, Steve Dudas joue l’électrique, Hudson la basse et Ringo la batterie ainsi que l’orgue. Il faut distinguer l’ensemble vocal nommé d’une supposée voix solo de Rose Stone : l’inscription du chœur dans les crédits est une réalité de production collective et non une preuve de duo (B). |
Lot 14/17 — Liverpool 8 : la séparation entre production et « re-production » (2008)
Ce projet a une particularité documentaire rare : le matériau initialement produit par Ringo Starr et Mark Hudson est ensuite retravaillé par Ringo et Dave Stewart. La formulation anglaise re-produced du livret ne doit pas effacer le travail initial. Le relevé Yellow-Sub.net des crédits par chanson, les crédits de la distribution EMI et la page officielle du disque constituent les points de comparaison.
| Nº | Master du CD Capitol/EMI | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 66 | « Think About You » | Starkey–Hudson–Burr–Dudas composent. Sean Hurley joue de la basse, Steve Dudas de la guitare soliste, Gary Burr et Dave Stewart d’autres guitares, Zac Rae des claviers. La présence de Stewart dans le personnel enregistré, associée à la re-production, ne lui donne pas rétroactivement le statut de coauteur. La fiche relie donc deux strates d’intervention au master EMI, sans les amalgamer (B). |
| 67 | « For Love » | Cette chanson est signée uniquement Starkey et Mark Hudson. Elle réunit Dave Way à la basse, Hudson aux guitares, piano, claviers et chœurs, ainsi que Dave Stewart et Steve Dudas aux guitares. Le rôle de Hudson ne se résume pas à une production supplantée par Stewart : il demeure auteur et instrumentiste du disque sorti, même après les retouches de réalisation (B). |
| 68 | « Gone Are the Days » | Starkey, Hudson et Dave Stewart sont ici, contrairement à la majorité de l’album, coauteurs. Sean Hurley tient la basse, Jesse Davey un solo de guitare et Zac Rae les claviers. Le crédit d’écriture de Stewart est donc propre à cette œuvre ; on ne doit pas propager le même trio d’auteurs aux onze autres chansons simplement parce que Stewart a repris en main la finition sonore (B). |
| 69 | « Harry’s Song » | Starkey–Hudson–Burr–Dudas écrivent cet hommage à Harry Nilsson, ami disparu en 1994. Hudson intervient à la basse et à la guitare acoustique, Burr à la guitare électrique et au sifflement, Dudas à l’électrique. Le titre cite un destinataire dans l’histoire de Ringo, mais Nilsson n’a évidemment pas enregistré une voix nouvelle en 2008 : hommage et collaboration de studio ne doivent pas se confondre (B). |
| 70 | « R U Ready? » | Nouvelle composition Starkey–Hudson–Burr–Dudas, avec Dave Stewart aux guitares acoustique et slide, Gary Burr à l’acoustique et à la mandoline, Hudson à la basse et Dudas à l’acoustique. Les écarts instrumentaux entre les différentes plages du CD donnent une mesure concrète de la façon dont le disque a été reconfiguré. Ils ne suffisent toutefois pas à dater chaque overdub de Stewart : la chronologie fine demeure une enquête de bandes (B/C). |
Lot 15/17 — Y Not : McCartney, Joss Stone et des partenaires d’un titre à l’autre (2010)
Enregistré sous la production Starr–Bruce Sugar, l’album offre des combinaisons singulières d’anciens amis et de nouvelles voix. La discographie détaillée de The Beatles Bible et les répertoires des chansons servent ici à distinguer duos, chœurs, basse et interventions instrumentales.
| Nº | Master du CD Hip-O/UMe | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 71 | « Fill in the Blanks » | Ringo Starr et Joe Walsh écrivent ensemble ; Walsh participe aussi aux guitares, à la basse et aux chœurs, tandis que Starr joue notamment de la batterie et du piano. Walsh figure donc à la fois comme coauteur et musicien réellement enregistré, sous une production Starr–Sugar. Il ne s’agit pas d’une simple présence amicale dans le livret ou d’une interprétation sur scène transférée au disque (B). |
| 72 | « Peace Dream » | Starkey, Gary Wright et Gary Nicholson signent. Paul McCartney joue de la basse ; Joe Walsh ajoute la guitare, Ben Harper et Edgar Winter des chœurs, et Tina Sugandh des couleurs de tabla/chant. L’évocation de John Lennon dans les paroles est un hommage, pas une participation posthume à la bande. Paul, en revanche, fournit ici une contribution instrumentale bien réelle (B). |
| 73 | « The Other Side of Liverpool » | Starkey et Dave Stewart cosignent ce retour autobiographique sur les années de jeunesse. Stewart joue également de la guitare, ainsi que Billy Squier ; Ann Marie Calhoun apporte le violon et Cindy Gomez des voix de soutien. La circulation entre Liverpool 8 (re-production) et Y Not (coécriture nouvelle) montre la variété des types de collaboration de Stewart, sans supposer que les sessions de 2008 ont été réutilisées (B). |
| 74 | « Walk with You » | Starkey et Van Dyke Parks composent, Paul McCartney rejoint Ringo au chant et à la basse, Steve Dudas à l’électrique, Ann Marie Calhoun au violon, Bruce Sugar aux claviers. Contrairement à « Peace Dream », il s’agit donc d’une rencontre vocale avec McCartney. Parks figure comme auteur, sans preuve que sa voix ou son accordéon aient été enregistrés sur le master (fiche de la chanson, B). |
| 75 | « Who’s Your Daddy » | Starkey et Joss Stone écrivent et chantent ensemble, avec Don Was à la basse, Edgar Winter aux saxophones, Steve Dudas à la guitare et Benmont Tench au piano. La présence de Stone est cette fois celle d’une partenaire vocale et de composition, non celle d’une simple choriste ; Was, pour sa part, est instrumentiste de ce titre et ne doit pas se voir automatiquement attribuer la production de l’album (B). |
Lot 16/17 — Look Up : le country selon T Bone Burnett, crédits primaires de 2025
Pour cette section, les renseignements reposent sur le communiqué officiel du 10 janvier 2025, qui publie les compositeurs et les musiciens de chacun des onze titres. T Bone Burnett produit le projet avec les coproductions de Daniel Tashian et Bruce Sugar ; « Thankful » bénéficie d’une formule de réalisation particulière. Un crédit de chant doit être conservé tel qu’il est publié, même quand un titre apparaît entre guillemets avec un invité dans le marketing.
| Nº | Master du LP/CD UMe | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 76 | « Breathless » | T Bone Burnett écrit cette chanson et assure guitares acoustique et électrique ; Billy Strings tient la guitare acoustique soliste et une voix d’harmonie. Dennis Crouch joue de la basse, Daniel Tashian de l’acoustique et Ringo batterie, percussions et chant principal. La double prestation de Strings est expressément établie par la source officielle : il serait inexact de ne le mentionner qu’en guitariste, ou d’en faire le compositeur (A). |
| 77 | « Look Up » | Composition Daniel Tashian–T Bone Burnett, avec Molly Tuttle aux harmonies vocales, Paul Franklin à la pedal steel, Dennis Crouch à la basse, Tashian aux guitares et au woodblock, Burnett à la basse six cordes et à l’électrique. La chanson-titre oppose donc deux catégories de basse et une invitée au chant qui n’est pas créditée comme auteure. Ringo chante et joue de la batterie (A). |
| 78 | « Rosetta » | Burnett signe, Billy Strings joue de l’électrique et chante une harmonie ; les sœurs Rebecca et Megan Lovell de Larkin Poe participent aux chœurs, Rebecca ajoutant la mandoline. Joe Walsh est à la slide guitar et Dennis Crouch à la basse, avec Burnett aux guitares. Ce n’est pas une collaboration de Ringo avec « un groupe invité » indistinct : les deux sœurs ont des fonctions instrumentales différentes sur ce master (A). |
| 79 | « String Theory » | Autre coécriture Tashian–Burnett, avec Molly Tuttle à la douze cordes et aux harmonies, Rebecca et Megan Lovell aux chœurs, Paul Franklin à la pedal steel, Crouch à la basse et Tashian à plusieurs guitares, dont une douze cordes soliste. Le générique officiel mentionne Ringo à la batterie et aux harmonies vocales, sans l’inscrire expressément au chant principal sur cette plage : cette nuance doit être conservée (A). |
| 80 | « Thankful » | Exception du programme : la composition est signée Richard Starkey et Bruce Sugar et la réalisation attribuée à Starr et Sugar avec T Bone Burnett. Alison Krauss chante une harmonie, Paul Franklin joue de la pedal steel, Greg Leisz de l’acoustique, Dennis Crouch de la basse, Daniel Tashian de l’électrique et des chœurs. C’est un cas où la production par défaut du LP ne doit pas masquer un crédit de production particulier (A). |
Lot 17/17 — Long Long Road : cinq autres titres et le dernier état connu des crédits (2026)
Le communiqué officiel du 24 avril 2026 fournit l’intégralité des crédits du dix-titres : T Bone Burnett produit, Daniel Tashian et Bruce Sugar coproduisent. La particularité des séances est géographique : toutes les prises de voix et de batterie de Ringo sont enregistrées à Roccabella West, Los Angeles, alors que les autres parties se répartissent entre studios de Nashville et Los Angeles. Michael Piersante mixe à The Village Studio Z ; Gavin Lurssen et Reuben Cohen assurent le mastering numérique, Jeff Powell le mastering vinyle. Les cinq notices ci-dessous ne répètent aucun des cinq titres déjà étudiés lors de la quinzième passe.
| Nº | Master du LP/CD UMe | Collaboration attestée et question historique |
|---|---|---|
| 81 | « I Don’t See Me in Your Eyes Anymore » | Reprise de Bennie Benjamin et George David Weiss, déjà chantée notamment par Carl Perkins. Daniel Tashian assure les refrains vocaux, Dennis Crouch la basse, Colin Linden la guitare électrique, Rory Hoffman le crypto clav, Paul Franklin la steel et Patrick Warren les claviers et l’orchestration. Les relevés secondaires divergent sur certaines guitares ; l’attribution retenue suit le détail officiel UMe, avec vérification future du livret physique (A/C pour divergence). |
| 82 | « Why » | Chanson signée T Bone Burnett, avec Billy Strings à la voix d’harmonie et à la guitare acoustique, Molly Tuttle également à l’acoustique, Daniel Tashian aux chœurs, Dennis Crouch à la basse, Michael Piersante aux claquements de mains et Mike Stankiewicz aux percussions. Le crédit officiel porte « Daniel Mansfield » pour la guitare électrique, alors que David Mansfield apparaît ailleurs : anomalie éditoriale à résoudre, sans correction silencieuse (A/C sur ce nom). |
| 83 | « You and I (Wave of Love) » | Seconde coécriture Starkey–Bruce Sugar de l’album, avec Molly Tuttle au chant soliste et aux harmonies et Daniel Tashian aux refrains vocaux. David Mansfield joue de l’acoustique et des cordes, Tashian de l’électrique et de la mandoline, Paul Franklin de la steel, Rory Hoffman du crypto clav et Crouch de la basse. Le générique confirme donc un véritable partage du premier plan vocal avec Tuttle, plus affirmé que son harmonie sur « She’s Gone » (A). |
| 84 | « My Baby Don’t Want Nothing » | Composition T Bone Burnett, avec Billy Strings à l’harmonie vocale et à la guitare électrique, Daniel Tashian aux refrains vocaux et à l’électrique, Colin Linden également à l’électrique, Burnett à l’acoustique, Dennis Crouch à la basse et Patrick Warren aux claviers/orchestrations. L’équipe comprend trois guitaristes électriques, dont l’invité Billy Strings ; il convient de ne pas la réduire à un duo acoustique country (A). |
| 85 | « She’s Gone » | Paul Kennerley, Daniel Tashian et T Bone Burnett cosignent. Molly Tuttle chante une harmonie, Todd Lombardo joue de la guitare acoustique classique, David Mansfield de l’acoustique, du violon et des cordes, Rory Hoffman du crypto clav, Dennis Crouch de la basse. Ringo assure chant, batterie et percussions : la liste officielle distingue ainsi la multi-instrumentation du chanteur de la contribution vocale limitée de Tuttle (A). |
Bilan critique de la seizième passe
85 masters différents ont été examinés, en 17 lots de cinq notices. Leur intérêt ne se mesure pas au seul prestige des invités : les cinq plages de Bad Boy éclairent une période souvent négligée ; Old Wave oblige à séparer bandes de 1978, réfections de 1982 et bonus de 1994 ; Liverpool 8 documente une re-production sans effacement des auteurs et musiciens initiaux ; les disques de 2025–2026 autorisent enfin une attribution instrument par instrument à partir des fiches primaires de l’artiste et du label. Cette dernière transparence des sources ne doit pas être rétroprojetée sur les livrets souvent beaucoup plus succincts des années 1970.
Registre de preuve et précautions pour l’édition scientifique
- Crédits d’auteur ≠ présence au studio : Paul et Linda McCartney pour l’emprunt à « Let ‘Em In » dans « English Garden » ; auteurs historiques de standards jamais présents aux séances de Ringo ; Harry Nilsson destinataire d’un hommage en 2008.
- Prise réalisée ≠ prise conservée : batterie de Zak Starkey remplacée sur « I Keep Forgettin’ » ; première guitare de Walsh changée sur « Picture Show Life » ; voix de Steven Tyler non retenue sur « Drift Away ».
- Même œuvre ≠ même master : « Back Off Boogaloo » 1972/1981 ; « As Far as We Can Go » version 1978/réfection 1982 ; possibles états alternatifs du single « You Don’t Know Me at All ».
- La réalisation se lit par chanson : Richard Perry sur Ringo et Goodnight Vienna ; les équipes McCartney/Harrison/Stills/Nilsson réparties sur Stop and Smell the Roses ; Don Was, Jeff Lynne et Phil Ramone sur Time Takes Time ; production particulière de « Thankful ».
- La mention A, B ou C qualifie la documentation utilisée, pas le talent des musiciens. Un « A/C » est possible lorsqu’une liste officielle détaillée est contredite par une autre source ou comporte une coquille manifeste. Aucune personne n’a été ajoutée artificiellement au décompte des 162 enquêtes indépendantes consacrées aux apparitions de Ringo chez les autres.
Bibliographie de contrôle et sources primaires
- Ringo Starr / Universal Music Enterprises, « Look Up is out now », 10 janvier 2025 : liste de onze morceaux, compositeurs, musiciens et exception de production pour « Thankful ».
- Ringo Starr / Universal Music Enterprises, « Long Long Road », 24 avril 2026 : dix fiches de personnel, production, studios, mixages et mastering. La graphie « Daniel Mansfield » sur « Why » a été reproduite en tant que donnée à vérifier, pas corrigée sans source.
- Ringo Starr / UMe, « New vinyl reissues of first four solo albums », 2025 : confirmation des programmes et parutions des premières années.
- Sony Music / Private Music, crédits par titre de Time Takes Time distribués via Qobuz, consultés le 28 octobre 2026.
- EMI/Capitol, crédits de Liverpool 8 distribués via Qobuz et discographie officielle de Ringo, consultés le 28 octobre 2026.
- MusicBrainz, édition Choose Love, crédits par piste ; édition Ringo the 4th ; édition Old Wave : bases éditoriales collaboratives à confronter aux documents des labels.
- The Beatles Bible, discographie des albums de Ringo Starr et fiches de séances/chansons liées dans chaque lot : source historique secondaire avec dates, personnes et états de prise, consultée le 28 octobre 2026.
- Yellow-Sub.net, discographie de Ringo Starr et dossier des collaborations musicales : correspondance interne et navigation dans les séries précédentes.
Prochaine passe. Le chantier suivant devra élargir encore la taille des lots sans abaisser le degré de preuve : prioriser les autres titres de ces disques, puis les albums non échantillonnés, avec relevé des matrices et des livrets. Chaque nouveau lot devra comporter au minimum œuvre, édition source, intervenants par fonction, producteur, état de master et niveau de confiance, en réservant les attributions non résolues à un registre d’arbitrage plutôt que de les présenter comme certitudes.
Après les 85 concordances : 51 vérifications ciblées des personnes et des versions
L’atlas de 85 concordances de masters conserve son périmètre : 85 études documentaires fondées sur l’identité de la chanson et de son enregistrement. La nouvelle passe du 29 octobre 2026 n’ajoute pas ces 51 notices au chiffre de 85 ; elle approfondit des pages existantes dans trois ensembles d’une autre granularité. Les premières portent sur les arrangeurs et artisans de 1969–1970, les secondes sur les bandes multiples d’Old Wave, les dernières sur les producteurs et musiciens de Time Takes Time.
Les passages les plus sensibles sont les cas où crédit de séance ≠ master publié : premier orchestre de Quincy Jones non retenu ; batterie de Zak Starkey remplacée ; basse de Kenny Edwards ajoutée, sans effacer Mo Foster ; original de « As Far as We Can Go » publié comme bonus postérieur ; reprise d’une chanson des Posies sous la direction de Peter Asher. Ces situations ne justifient pas l’invention de masters inédits : elles demandent un registre de variantes, avec identifiants et provenances.
Pour les études complètes, consulter Old Wave (1983), Time Takes Time (1992) et la hiérarchie des preuves.












