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Yellow-Sub.net · Encyclopédie des sessions · 1977–1978
Monkey See – Monkey Do : Michael Franks et Dr John chez Ringo
De The Art of Tea (1975) à Melissa Manchester (1976), puis Ringo : la transmission d’une chanson entre les studios.
Composition : Michael Franks · Place : troisième titre de la face B (huitième plage)
Michael Franks, auteur avant les deux reprises
« Monkey See – Monkey Do » est une composition de Michael Franks, présentée sur son album « The Art of Tea » en 1975. Elle appartient au registre plus souple d’un auteur-compositeur américain dont l’écriture rencontre fréquemment le jazz, la pop et les arrangements sophistiqués. Sa présence sur le disque de Ringo en 1978 ne fait pas de Franks un musicien invité aux sessions : il est l’auteur de l’œuvre antérieure. Ringo la chante dans une formation produite par Vini Poncia.
L’étape Melissa Manchester en 1976
Melissa Manchester enregistre la chanson en 1976 sur « Help Is on the Way », un album lui aussi produit par Vini Poncia. Cette continuité constitue un indice du mode de sélection des chansons de « Bad Boy » : le producteur possède déjà une relation professionnelle avec la composition et avec plusieurs interprètes susceptibles de participer ensuite au disque de Ringo. Il ne faut cependant pas déduire de ce contexte que Manchester chante sur le master de « Monkey See – Monkey Do » : les crédits détaillés de The Beatles Bible ne l’incluent pas parmi les voix de cette plage. Les liens de catalogue doivent distinguer une précédente version chantée par Manchester et le nouvel enregistrement de Starr.
Un trio de versions, une œuvre commune
La chanson suit au moins trois étapes discographiques : création interprétée par Franks en 1975, reprise par Manchester en 1976, puis par Ringo en 1978. Chacune appartient à son album, à son personnel et à son producteur. Le lien de composition permet de les rapprocher, mais les fichiers d’enregistrement restent autonomes. Le fait que Poncia ait produit la version de Manchester puis celle de Ringo correspond à un véritable pont professionnel identifiable ; ce n’est pas une participation de Michael Franks aux deux séances si aucune présence de sa part n’est attestée.
Chaîne des prises et techniques d’enregistrement
Les premières étapes de studio de « Monkey See – Monkey Do » appartiennent aux sessions novembre 1977, janvier, février et mars 1978. L’ensemble de « Bad Boy » est produit par Vini Poncia, avec Bob Schaper comme ingénieur principal. Les enregistrements associent le Canada et les Bahamas, puis des finitions supplémentaires à Los Angeles pour certains titres. Aucune table complète des prises ne permet de donner avec certitude le numéro de bande ou l’heure de présence individuelle de chaque instrumentiste ; ces informations ne sont pas inventées dans la présente étude.
Crédits de musiciens : faits et incertitudes
Pour cette chanson, les sources décrivent : Ringo Starr au chant, à la batterie et au tambourin ; Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares électriques ; Dr John au piano ; Dee Murray à la basse ; cuivres supplémentaires dont l’attribution individuelle reste à préciser. Le LP imprimait par ailleurs les surnoms Push-a-lone, Git-tar, Diesel et Morris Lane et le collectif Peaking Duck Orchestra and Chorus. Le travail d’attribution historique suppose de différencier un libellé de pochette de 1978, un crédit rétrospectif nominatif et un témoignage ultérieur. La présence de Ringo au chant ne permet pas à elle seule d’affirmer une batterie de sa part sur chaque piste, particulièrement lorsque l’enregistrement appartient à une séance orchestrale.
Dr John, les guitares et la batterie de Ringo
Le personnel de la version Ringo associe Dr John au piano, Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares électriques, Dee Murray à la basse et Starr à la batterie, au tambourin et au chant principal. Des cuivres sont présents mais les listes de spécialistes ne les identifient pas intégralement. Le master s’inscrit dans l’architecture générale de « Bad Boy » sans recourir nécessairement à tous les choristes du LP. La comparaison des crédits permet de distinguer cette piste des titres où Vini Poncia ou Melissa Manchester sont expressément nommés aux chœurs.
Une reprise qui révèle le rôle créatif du producteur
Vini Poncia ne signe pas la composition mais façonne sa seconde grande reprise publiée dans le cercle des artistes qu’il accompagne. Son rôle de producteur consiste à sélectionner un répertoire, construire un son et réunir les interprètes capables de porter la chanson. La présence d’une œuvre de Franks sur deux albums successifs produits par Poncia illustre ce pouvoir de circulation des chansons dans l’industrie du disque. Une fiche encyclopédique doit valoriser ce rôle de médiation sans le confondre avec un crédit de compositeur.
La place de la chanson dans le LP
« Monkey See – Monkey Do » se situe entre « Tonight » et « Old Time Relovin’ ». Cette proximité juxtapose une œuvre de McLagan/Pidgeon, celle de Franks et une coécriture Starkey–Poncia. La construction de la deuxième face illustre le caractère éclectique du disque, où les textes et les rythmes d’auteurs différents sont reliés par la voix et la batterie de Ringo. La chanson ne figure pas parmi les principales faces A du disque en 1978, mais elle possède une histoire discographique plus large à travers les deux versions antérieures.
Pressages et pistes de vérification
Les éditions Polydor, Portrait et Epic du disque conservent le morceau dans le programme de dix pistes. Les durées peuvent différer légèrement selon les supports et les métadonnées, mais une durée différente ne prouve pas une prise instrumentale alternative. Le travail de référence doit examiner les pressages et les feuilles de bandes avant d’affirmer l’existence d’un mix promotionnel. La chanson appartient à la période de sessions 1977–1978 et non aux enregistrements de 1975 ou 1976 de ses autres interprètes.
Éditions, faces du LP et rééditions
La chanson occupe la troisième titre de la face B (huitième plage) du programme original. Le premier microsillon britannique porte Polydor 2310 599 et paraît le 21 avril 1978 ; l’album américain est distribué chez Portrait en juin. Le disque existe ensuite en format CD, notamment chez Epic en 1991. Les numéros de pressage et les variations de pochettes sont des propriétés des exemplaires commercialisés, non des indices suffisants d’une nouvelle performance des musiciens présents dans les studios de 1977–1978.
Le répertoire de Michael Franks et le travail des musiciens de studio
« Monkey See – Monkey Do » vient du répertoire de Michael Franks et connaît une nouvelle interprétation sous le nom de Ringo Starr sur Bad Boy. Le producteur Vini Poncia dirige l’enregistrement et Bob Schaper est crédité à l’ingénierie. Ces opérations concernent le phonogramme publié en 1978 et ne modifient pas le crédit d’auteur de Franks. Il serait également incorrect d’identifier d’office les musiciens de la version originale dans les séances de Ringo, même lorsque les accompagnements présentent une parenté musicale.
Les listes détaillées de personnel associent notamment Lon Van Eaton et Jimmy Webb aux guitares et Dee Murray à la basse. La pochette, cependant, emploie des noms humoristiques dont les équivalences exactes ne sont pas toujours documentées. Il est préférable de distinguer le crédit imprimé du crédit reconstitué. La présente page poursuit l’analyse de la chanson de Franks et de son interprétation, tandis que les portraits spécialisés étudient l’identité et les fonctions des collaborateurs.












