Avec Looking At Her, Paul McCartney explore l’émotion et la modernité sur son album New. Portée par une production soignée de Giles Martin, la chanson mélange synthétiseurs et instruments classiques pour un son résolument contemporain. Entre admiration et introspection, les paroles traduisent la complexité des relations humaines, sublimées par une mélodie envoûtante et des arrangements immersifs. Un titre qui prouve que McCartney, même après cinq décennies de carrière, sait toujours se réinventer.
En 1980, après cinq ans d’absence, John Lennon revient avec Double Fantasy, un album conçu comme un dialogue musical avec Yoko Ono. Inspiré par une traversée mouvementée vers les Bermudes, il renoue avec l’écriture et enregistre un disque mêlant ballades pop et expérimentations new wave. À sa sortie, l’album reçoit un accueil mitigé, mais son statut change tragiquement après l’assassinat de Lennon le 8 décembre. Double Fantasy devient alors un adieu poignant, marqué par des titres comme Woman et Watching the Wheels, immortalisant l’artiste dans une ultime déclaration d’amour et de sérénité.
En novembre 1974, Elton John invite John Lennon à le rejoindre sur scène au Madison Square Garden. Cet événement marquera le début du rapprochement entre Lennon et Yoko Ono, après dix-huit mois de séparation. Si le concert agit comme déclencheur émotionnel, la réconciliation repose surtout sur l’initiative de Yoko et le désir de Lennon de tourner la page du Lost Weekend.
En 1974, John Lennon risque l’expulsion des États-Unis après un ultimatum de l’administration Nixon, utilisant une ancienne condamnation pour cannabis comme prétexte. Soutenu par son avocat Leon Wildes et un large élan populaire, Lennon mène un combat juridique et médiatique contre une décision politique. Sa victoire en 1975 marque un tournant dans le droit migratoire américain et renforce son image d’icône de la liberté d’expression.
En 2009, Paul McCartney enregistre Good Evening New York City, un album live capturant trois concerts au Citi Field, lieu chargé d’histoire pour les Beatles. Accompagné de son groupe et rejoint par Billy Joel, McCartney revisite ses classiques des Beatles, de Wings et de sa carrière solo. Le coffret CD/DVD, avec des images immersives et un mixage signé Geoff Emerick, reçoit un accueil enthousiaste. La version live de Helter Skelter décroche même un Grammy, confirmant l’aura intacte de McCartney sur scène.
Tout commence en 1964 par une erreur d’écoute : croyant entendre « I get high » dans une chanson des Beatles, Bob Dylan leur fait découvrir le cannabis. Cette rencontre déclenche une révolution artistique mutuelle. Dylan électrise son folk après avoir découvert la pop du quatuor, tandis que Lennon se plonge dans l’introspection poétique inspirée de Freewheelin’. De Rubber Soul à Bringing It All Back Home, chacun se nourrit de l’autre, jusqu’à forger un langage nouveau, mêlant confession, riffs et révolte douce.
Batteur jazz de formation, Denny Seiwell marque l’histoire de la pop en rejoignant Paul McCartney en 1971. De « Ram » à « Live and Let Die », il impose un style mêlant swing et puissance. Pionnier des Wings, artisan du son de « My Love », il refuse l’enregistrement de « Band on the Run » à Lagos. De retour à Los Angeles, il devient un session-man prisé d’Hollywood, collaborant avec James Brown ou John Williams. Depuis 2010, il revient au jazz avec son trio et publie une méthode reconnue. À 82 ans, Seiwell reste une figure discrète mais influente de six décennies de musique.
Depuis la fin des Beatles, Paul McCartney n’a cessé de jouer live. Avec Wings, il repart de petites salles avant de triompher avec Wings Over the World (1975-76). En solo, ses tournées records de 1989-90, 2002, 2013 et 2022 mêlent classiques Beatles, tubes Wings et nouveautés, portées par pyrotechnie et hommages à Lennon et Harrison. De Rio (184 000 spectateurs) à Moscou, Glastonbury ou Tel-Aviv, chaque date devient un événement. Son record à Rio 1990 et son Glastonbury 2022 à 80 ans illustrent son endurance. Entouré d’un groupe survolté et, depuis 2018, d’une section de cuivres, il marie écrans géants et duo virtuel avec John Lennon pour un show mêlant nostalgie et innovation. À 83 ans, il prépare la tournée Got Back 2025, preuve qu’il reste le maître des marathons rock sur scène.
Paul McCartney confie « Nothing lasts forever » en parlant de son amitié avec Ringo Starr, à l’approche des 85 ans de ce dernier. De leurs souvenirs communs à Liverpool à leurs retrouvailles sur scène, leur complicité reste intacte malgré le temps et les pertes de Lennon et Harrison. Leur relation, marquée par des collaborations récentes et un projet d’animation commun, incarne la tendresse durable des Beatles.
John Lennon et Yoko Ono ont toujours entretenu une relation fusionnelle, tant sur le plan personnel qu’artistique. Pourtant, lors de l’enregistrement de Double Fantasy en 1980, Lennon décide pour la première fois de travailler sans elle en studio. Cette séparation artistique permet à chacun de s’exprimer librement, donnant naissance à un album mythique. Alternant les compositions de Lennon et Ono, Double Fantasy symbolise leur dialogue musical, jusqu’à ce que la tragédie frappe avec l’assassinat de Lennon quelques semaines après sa sortie.












