De leur rencontre en 1957 à la rupture en 1970, Lennon et McCartney ont formé un tandem mythique, moteur des Beatles. Unis par un lien profond, ils ont coécrit des chefs-d’œuvre avant que tensions, rivalités et trajectoires personnelles ne viennent fissurer leur entente. Leur relation, faite d’admiration, d’amitié et de conflits, reste le cœur battant de l’épopée Beatles.
Un demi-siècle après son tournage, « Clock » refait surface : un film-concept de John Lennon et Yoko Ono, capté le 10 septembre 1971 au St. Regis de New York. Plan fixe d’une heure sur un réveil doré, vie et musique en arrière-plan : Lennon esquisse « Honey Don’t » à la guitare, Yoko observe et ponctue, vingt chansons surgissent puis s’évanouissent. Héritier des gestes minimalistes du couple et du cinéma d’Andy Warhol, le dispositif fait du temps le protagoniste. Longtemps fantôme, l’objet gagne un contexte grâce au teaser et s’articule au coffret « Power To The People »(sortie le 10 octobre), qui remixe et documente les années new-yorkaises, des One To One au Madison Square Garden aux démos et jams d’hôtel. Entre journal intime et art conceptuel, « Clock » révèle l’atelier vivant de 1971.
Le 27 août 2025, la New York State Board of Parole a refusé pour la 14ᵉ fois la libération conditionnelle de Mark David Chapman, 70 ans, assassin de John Lennon. Incarcéré à la prison de haute sécurité de Green Haven, Chapman sera réentendu en février 2027. Malgré un dossier disciplinaire correct et l’expression de remords, la commission estime que la gravité du crime, son retentissement mondial et les risques liés à la notoriété de la victime rendent sa remise en liberté incompatible avec le bien-être public. Yoko Ono continue de s’y opposer, invoquant la sécurité de sa famille et celle du détenu.
Sorti en 1998, John Lennon Anthology est un coffret de quatre CD retraçant la carrière solo de Lennon à travers des démos, prises alternatives et enregistrements inédits. Organisé en quatre périodes (Ascot, New York City, The Lost Weekend, Dakota), il dévoile l’évolution musicale et personnelle de l’ex-Beatle. Supervisé par Yoko Ono, ce projet met en lumière des moments intimes et expérimentaux, offrant un portrait brut et authentique de Lennon, de Plastic Ono Band aux dernières sessions de 1980.
À travers 32 trésors méconnus, l’article éclaire la face B du catalogue de Paul McCartney, du home-studio lo-fi de 1970 aux pistes d’Egypt Station. Faces B cultes (Daytime Nighttime Suffering), instrumentaux bricolés (Momma Miss America), ballades (Love In Song, Somebody Who Cares), soul-gospel (Souvenir), embardées punk-new wave (Spin It On) et protest-song (Big Boys Bickering) composent un panorama mêlant raretés d’Archive Collection, inédits bootlegués (Return To Pepperland) et collaborations avec Costello, Godrich ou Youth. Chaque vignette révèle l’art mélodique et l’ingéniosité d’atelier d’un McCartney multi-instrumentiste, passant de la slide pastorale aux cuivres jazz et des îles Vierges à Abbey Road.
Dans le documentaire Beatles ’64 (Disney+, 29 novembre 2024), Paul McCartney, 83 ans, révèle ce qu’il dirait aujourd’hui à John Lennon et George Harrison : « je t’aime ». Aveu impensable dans le Liverpool ouvrier des années 1950-60, où les garçons dissimulaient leurs sentiments, cette déclaration prolonge ses hommages scéniques (« Here Today » pour John, « Something » à l’ukulélé pour George). McCartney souligne la fraternité qui liait malgré tout les Beatles, au-delà des tensions finales. Le film de Martin Scorsese et David Tedeschi, centré sur la conquête américaine de 1964, réunit archives restaurées et interviews contemporaines pour rappeler l’humanité derrière la Beatlemania et met en lumière la force des liens affectifs longtemps tus.
Sorti en 1971, « Imagine » est bien plus qu’une chanson : c’est un album dense, politique et poétique où John Lennon conjugue engagement, intimité et beauté sonore. Avec Yoko Ono en co-auteure inspirée, et une équipe de musiciens brillants, Lennon livre un manifeste doux mais acide, enregistré entre l’Angleterre et New York. Loin de se limiter à son morceau-titre, l’album s’impose comme un sommet de la carrière solo de Lennon, aux arrangements ciselés et à la portée universelle.
En 1968, Fats Domino reprend « Lady Madonna » des Beatles, fermant la boucle d’un échange musical transatlantique. McCartney avait composé ce titre en hommage au style boogie-woogie de Domino, qui le ramène à sa source New Orleans. Ce va-et-vient incarne l’essence du rock : citations, réinventions et transmission entre générations.
Phoebe Gates, fille de Bill Gates, et Arthur Donald, petit-fils de Paul McCartney, se sont séparés après deux ans de relation. Leur rupture, discrètement évoquée dans un podcast, symbolise une nouvelle manière de gérer l’intime à l’ère numérique. Plus qu’une anecdote people, cette histoire éclaire l’héritage contemporain des Beatles, incarné par un descendant discret et indépendant.
Dernière piste de Paul Is Live, A Fine Day illustre la spontanéité musicale de Paul McCartney. Enregistrée lors d’une balance au Giants Stadium en 1993, cette improvisation pure reflète son amour pour l’expérimentation. Inclus malgré un avertissement humoristique dans les notes de l’album, ce morceau témoigne d’un McCartney libéré des contraintes du studio, offrant un instant musical brut et authentique, destiné aux amateurs de son travail live.












