À travers 32 trésors méconnus, l’article éclaire la face B du catalogue de Paul McCartney, du home-studio lo-fi de 1970 aux pistes d’Egypt Station. Faces B cultes (Daytime Nighttime Suffering), instrumentaux bricolés (Momma Miss America), ballades (Love In Song, Somebody Who Cares), soul-gospel (Souvenir), embardées punk-new wave (Spin It On) et protest-song (Big Boys Bickering) composent un panorama mêlant raretés d’Archive Collection, inédits bootlegués (Return To Pepperland) et collaborations avec Costello, Godrich ou Youth. Chaque vignette révèle l’art mélodique et l’ingéniosité d’atelier d’un McCartney multi-instrumentiste, passant de la slide pastorale aux cuivres jazz et des îles Vierges à Abbey Road.
Dans le documentaire Beatles ’64 (Disney+, 29 novembre 2024), Paul McCartney, 83 ans, révèle ce qu’il dirait aujourd’hui à John Lennon et George Harrison : « je t’aime ». Aveu impensable dans le Liverpool ouvrier des années 1950-60, où les garçons dissimulaient leurs sentiments, cette déclaration prolonge ses hommages scéniques (« Here Today » pour John, « Something » à l’ukulélé pour George). McCartney souligne la fraternité qui liait malgré tout les Beatles, au-delà des tensions finales. Le film de Martin Scorsese et David Tedeschi, centré sur la conquête américaine de 1964, réunit archives restaurées et interviews contemporaines pour rappeler l’humanité derrière la Beatlemania et met en lumière la force des liens affectifs longtemps tus.
Sorti en 1971, « Imagine » est bien plus qu’une chanson : c’est un album dense, politique et poétique où John Lennon conjugue engagement, intimité et beauté sonore. Avec Yoko Ono en co-auteure inspirée, et une équipe de musiciens brillants, Lennon livre un manifeste doux mais acide, enregistré entre l’Angleterre et New York. Loin de se limiter à son morceau-titre, l’album s’impose comme un sommet de la carrière solo de Lennon, aux arrangements ciselés et à la portée universelle.
En 1968, Fats Domino reprend « Lady Madonna » des Beatles, fermant la boucle d’un échange musical transatlantique. McCartney avait composé ce titre en hommage au style boogie-woogie de Domino, qui le ramène à sa source New Orleans. Ce va-et-vient incarne l’essence du rock : citations, réinventions et transmission entre générations.
Phoebe Gates, fille de Bill Gates, et Arthur Donald, petit-fils de Paul McCartney, se sont séparés après deux ans de relation. Leur rupture, discrètement évoquée dans un podcast, symbolise une nouvelle manière de gérer l’intime à l’ère numérique. Plus qu’une anecdote people, cette histoire éclaire l’héritage contemporain des Beatles, incarné par un descendant discret et indépendant.
Dernière piste de Paul Is Live, A Fine Day illustre la spontanéité musicale de Paul McCartney. Enregistrée lors d’une balance au Giants Stadium en 1993, cette improvisation pure reflète son amour pour l’expérimentation. Inclus malgré un avertissement humoristique dans les notes de l’album, ce morceau témoigne d’un McCartney libéré des contraintes du studio, offrant un instant musical brut et authentique, destiné aux amateurs de son travail live.
Avec « I Can Bet », Paul McCartney démontre que l’innovation et la tradition peuvent cohabiter. Ce titre issu de l’album New (2013) illustre l’approche audacieuse du musicien, qui revisite les techniques héritées des Beatles tout en explorant de nouvelles textures sonores. Avec Giles Martin à la production, McCartney s’entoure de musiciens de talent et utilise des instruments variés, mêlant influences vintage et modernité. Un morceau où la virtuosité et l’expérimentation se rejoignent pour offrir une œuvre intemporelle.
« Dance Tonight », premier single de Memory Almost Full (2007), incarne la simplicité et la joie de vivre de Paul McCartney. Inspiré par sa fille Beatrice et composé à la mandoline, ce morceau entraînant séduit par sa mélodie festive et son énergie communicative. Produit par David Kahne, accompagné d’un clip signé Michel Gondry avec Natalie Portman, il devient un incontournable des concerts de McCartney, illustrant son talent pour capturer la magie de l’instant présent en musique.
En 1989, Ringo Starr fonde les All-Starr Band, réunissant des musiciens virtuoses comme Dr. John, Billy Preston ou Joe Walsh. Ce supergroupe dépasse les Beatles en technicité individuelle, mais ne rivalise pas avec leur cohésion créative. Ringo y brille en chef d’orchestre discret, plaçant la chanson au cœur du jeu. Un cas fascinant où virtuosité et histoire musicale se croisent sans s’opposer.
En 1971, Paul McCartney atteint son premier n°1 solo aux États-Unis avec « Uncle Albert/Admiral Halsey », marquant une nouvelle étape artistique après les Beatles. Ce titre audacieux, mêlant fantaisie pop, collage sonore et orchestration signée George Martin, incarne la naissance d’un McCartney post-Beatles ambitieux et créatif. Le succès américain, malgré l’absence de sortie au Royaume-Uni, confirme la puissance d’une chanson-studio où se mêlent narration sonore, nostalgie familiale et satire douce.












