Sean Ono Lennon révèle que John Lennon n’a jamais cessé d’aimer la musique, mais qu’il éprouvait une lassitude vis‑à‑vis de l’image imposée du « Beatle ». L’aveu nuance la légende : John aimait jouer sur scène — comme au concert One to One de 1972 — mais était souvent prisonnier du mythe collectif autour de son groupe. Le témoignage rend audible l’ambivalence d’un artiste coincé entre identité et création.
En 1975, John Lennon rend hommage à son idole Chuck Berry avec deux reprises emblématiques : « You Can’t Catch Me » et « Sweet Little Sixteen ». Entre admiration sincère, contentieux juridique et réinterprétation personnelle, ces deux titres révèlent le lien profond entre les deux artistes. À travers l’album Rock ’n’ Roll, Lennon revisite ses racines musicales avec fidélité et modernité.
« Wide Prairie » est un album posthume de Linda McCartney mêlant reggae, pop, dub et militantisme. Pensé avec Paul McCartney, il retrace près de 30 ans de création musicale, révélant une artiste libre, engagée, et trop souvent réduite à son rôle d’épouse.
« Save Us », morceau d’ouverture du seizième album de Paul McCartney New, est une création audacieuse qui mêle improvisation et production soignée. Fruit d’une collaboration avec le producteur Paul Epworth, la chanson combine tradition rock et modernité. Enregistrée dans des studios internationaux, elle témoigne de la fusion entre les visions artistiques des deux musiciens. Le riff emblématique et l’approche spontanée de la création font de ce morceau un hymne à la liberté artistique et à l’innovation sonore.
Brian Epstein, manager visionnaire des Beatles, aurait eu 94 ans. Sans lui, le groupe n’aurait peut-être jamais connu un tel succès mondial. Découvreur, stratège et mentor, il a façonné leur image, orchestré leur ascension et marqué l’histoire de la musique pop avant sa mort tragique en 1967.
En septembre 1963, George Harrison devient le premier Beatle à poser le pied aux États-Unis, bien avant la Beatlemania. Il séjourne à Benton, Illinois, chez sa sœur Louise, explore les disquaires, joue incognito avec les Four Vests et achète sa célèbre Rickenbacker noire. Ce voyage discret, loin des projecteurs, constitue un jalon méconnu mais essentiel dans la conquête américaine des Beatles.
De leur rencontre en 1957 à la rupture en 1970, Lennon et McCartney ont formé un tandem mythique, moteur des Beatles. Unis par un lien profond, ils ont coécrit des chefs-d’œuvre avant que tensions, rivalités et trajectoires personnelles ne viennent fissurer leur entente. Leur relation, faite d’admiration, d’amitié et de conflits, reste le cœur battant de l’épopée Beatles.
Un demi-siècle après son tournage, « Clock » refait surface : un film-concept de John Lennon et Yoko Ono, capté le 10 septembre 1971 au St. Regis de New York. Plan fixe d’une heure sur un réveil doré, vie et musique en arrière-plan : Lennon esquisse « Honey Don’t » à la guitare, Yoko observe et ponctue, vingt chansons surgissent puis s’évanouissent. Héritier des gestes minimalistes du couple et du cinéma d’Andy Warhol, le dispositif fait du temps le protagoniste. Longtemps fantôme, l’objet gagne un contexte grâce au teaser et s’articule au coffret « Power To The People »(sortie le 10 octobre), qui remixe et documente les années new-yorkaises, des One To One au Madison Square Garden aux démos et jams d’hôtel. Entre journal intime et art conceptuel, « Clock » révèle l’atelier vivant de 1971.
Le 27 août 2025, la New York State Board of Parole a refusé pour la 14ᵉ fois la libération conditionnelle de Mark David Chapman, 70 ans, assassin de John Lennon. Incarcéré à la prison de haute sécurité de Green Haven, Chapman sera réentendu en février 2027. Malgré un dossier disciplinaire correct et l’expression de remords, la commission estime que la gravité du crime, son retentissement mondial et les risques liés à la notoriété de la victime rendent sa remise en liberté incompatible avec le bien-être public. Yoko Ono continue de s’y opposer, invoquant la sécurité de sa famille et celle du détenu.
Sorti en 1998, John Lennon Anthology est un coffret de quatre CD retraçant la carrière solo de Lennon à travers des démos, prises alternatives et enregistrements inédits. Organisé en quatre périodes (Ascot, New York City, The Lost Weekend, Dakota), il dévoile l’évolution musicale et personnelle de l’ex-Beatle. Supervisé par Yoko Ono, ce projet met en lumière des moments intimes et expérimentaux, offrant un portrait brut et authentique de Lennon, de Plastic Ono Band aux dernières sessions de 1980.












