« Hey Diddle », un morceau méconnu de Paul McCartney, est bien plus qu’une chanson légère et enfantine. Fruit de son travail post-Beatles, il incarne son esprit ludique et son approche spontanée de la musique. Ce titre, initialement simple composition familiale, a évolué à travers les rééditions et réinterprétations, montrant une créativité sans fin. L’authenticité et la recherche d’émotions sincères traversent ce morceau, qui mêle l’insouciance de l’enfance à la profondeur musicale, tout en révélant l’âme de McCartney comme artiste intemporel.
Le 8 décembre 1980, à 23 h 15, John Lennon meurt au Roosevelt Hospital. À ce moment précis, « All My Loving » des Beatles est diffusée dans les haut-parleurs de l’établissement. Ce choix, peut-être fortuit, devient un symbole bouleversant : une chanson de Paul McCartney pour accompagner Lennon, comme un adieu involontaire mais profond. Ce moment suspendu mêle musique, mémoire et émotion, incarnant la fraternité artistique du duo Lennon–McCartney au cœur d’un drame mondial.
Dans les années 70, la rivalité artistique entre Paul McCartney et John Lennon se joue à travers trois chansons emblématiques : « Too Many People », « How Do You Sleep? » et « Silly Love Songs ». Entre piques, répliques mordantes et réponse élégante, McCartney défend la puissance de la mélodie face au cynisme. Ce triptyque musical retrace l’évolution d’une amitié complexe, marquée par la séparation des Beatles, avant un apaisement discret.
En 1975, David Bowie et John Lennon unissent leurs forces à New York pour créer « Fame », un titre culte né d’une complicité artistique rare. Plus qu’un hit, la chanson devient un manifeste sur la célébrité, fusionnant le groove funk et la satire mordante. Lennon insuffle son esprit incisif et son humanisme, tandis que Bowie canalise ses doutes et critiques dans un format dansant. Leur rencontre marque un tournant musical et philosophique pour Bowie, qui continuera d’invoquer l’héritage de Lennon comme boussole créative.
Paru en octobre 1975, « Shaved Fish » assemble onze 45-tours (1969-1974) dans des edits fidèles aux singles, voulus par Lennon pour sauver des masters égarés. De « Give Peace a Chance » à « #9 Dream », le disque juxtapose slogans, confession et pop universelle, avec un final cousu entre « Happy Xmas » et un refrain live. Pochette-grille iconique (Roy Kohara/Michael Bryan), UK n°8, US n°12 : un instantané qui referme la période militante avant le retrait new-yorkais.
Le 9 février 1964, « I Want To Hold Your Hand » clôt l’Ed Sullivan Show devant 73 millions d’Américains et fait basculer la pop : premier n°1 US des Beatles (1er fév. 1964) et rampe de lancement de la British Invasion. Né à l’automne 1963 « eyeball to eyeball » chez les Asher, enregistré le 17 octobre au Studio Two lors de la première session quatre pistes, le single condense énergie, mélodie irrésistible et ingénierie sonore. Poussée par Capitol (40 000 $ de promo) et une diffusion anticipée sur WWDC (via Marsha Albert), la chanson traverse l’Atlantique en un éclair. Deux minutes vingt-quatre d’un désir candide et rusé, des « I can’t hide » en apothéose, et l’image d’Andrea Tebbetts : la pop devient histoire.
En 2025, Sean Lennon retire « Woman Is the N-word of the World » du coffret PTTP, privilégiant une approche éditoriale qui contextualise sans raviver une polémique vouée à absorber tout le récit. Dans MOJO, il parle d’un choix difficile : préserver une chanson jugée importante mais ne pas l’imposer au cœur d’un projet grand public. L’article replace le titre de 1972 – pensé par Yoko Ono et porté par John Lennon – dans sa logique féministe et son esthétique du choc, rappelle sa réception heurtée et montre pourquoi, à l’ère des réseaux, un mot-titre peut réduire un coffret à un hashtag. Omission n’est pas effacement : la mémoire reste, mais le cadre change, pour laisser respirer l’héritage Lennon/Ono.
Parmi les morceaux les plus marquants de New, l’album de Paul McCartney sorti en 2013, « Get Me Out Of Here » se distingue par son énergie et son expérimentation sonore. Intégrant le ngoni, un instrument africain découvert via Africa Express, McCartney mélange rock, percussions et sonorités du monde. Ce morceau bonus incarne parfaitement son goût pour l’innovation et la fusion musicale, démontrant une fois de plus sa capacité à réinventer son style tout en restant fidèle à son identité artistique.
« Check My Machine », face B du single « Waterfalls », est un exemple frappant de l’expérimentation sonore de Paul McCartney sur l’album McCartney II. Dans ce morceau, il manipule des boucles, des percussions et des voix issues de dessins animés, marquant une rupture avec ses précédentes productions. Cette chanson, peu connue du grand public, révèle l’esprit libre et aventureux de McCartney, qui s’éloigne des formats traditionnels pour créer une œuvre ludique, presque avant-gardiste.
En avril 1970, Paul McCartney annonce son départ des Beatles, officialisant une séparation préparée depuis des mois en raison de tensions internes. Pourtant, en 1976, un moment anecdotique entre John Lennon et McCartney aurait pu aboutir à une réunion partielle du groupe. Devant leur téléviseur, ils envisagèrent de répondre à une offre humoristique de « Saturday Night Live », avant d’abandonner l’idée. Un instant fugace qui laisse planer la question du « et si ? ».












