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Red Rose Speedway a 53 ans aujourd’hui : anatomie d’un chef-d’œuvre blessé

Il y a des disques dont l’anniversaire ressemble moins à une célébration qu’à une autopsie amoureuse. Red Rose Speedway, publié le 30 avril 1973 aux États-Unis, appartient à cette famille-là : un album qu’on a longtemps rangé trop vite du côté des œuvres mineures de Paul McCartney, alors qu’il raconte en creux l’un des moments les plus passionnants, les plus fragiles et les plus contradictoires de l’histoire de Wings. Car derrière le LP simple que le public a découvert en 1973 se cache un autre disque, plus vaste, plus rugueux, plus collectif : un double album fantôme, documenté par les acétates de Denny Seiwell et ressuscité en partie par l’Archive Collection de 2018. C’est là que Red Rose Speedway devient vraiment fascinant. Non pas parce qu’il serait un chef-d’œuvre dissimulé, intact et incompris, mais parce qu’il porte partout les traces de ce qu’il aurait pu être : un vrai disque de groupe, traversé par les tensions entre McCartney le bâtisseur mélodique et ses musiciens qui voulaient mordre davantage. À 53 ans, il faut donc le réécouter autrement : en entendant le solo de Henry McCullough sur My Love, l’étrangeté de Loup, la grâce de Little Lamb Dragonfly, mais aussi tous les morceaux absents qui dessinent, autour de l’album publié, la silhouette d’une œuvre blessée.

Yoko, Linda, et le grand mensonge : les Beatles racontés sans les femmes

Misogynie Beatles : pourquoi Yoko Ono a servi de coupable idéale et comment Linda McCartney a été effacée. Photographe, coautrice, Wings, Ram, “Another Day”, “Seaside Woman”… Réécoutez l’histoire sans le filtre sexiste.

On a longtemps raconté les Beatles comme une fable confortable : quatre hommes géniaux au centre, et des femmes en périphérie — décoratives, gênantes, ou carrément coupables. C’est une histoire pratique, parce qu’elle protège le mythe et qu’elle dédouane tout le monde. Le problème, c’est qu’elle est fausse. Yoko Ono a servi de bouc émissaire parfait : étrangère, avant-gardiste, assise au mauvais endroit au mauvais moment… donc idéale pour expliquer, à elle seule, une implosion faite de fatigue, d’ego, d’argent, de deuil et de droit des sociétés. Mais la misogynie Beatles ne s’arrête pas à cette caricature bruyante. Elle a aussi une version plus feutrée, plus toxique : celle qui efface le travail de Linda McCartney. Avant Paul, Linda est déjà une photographe reconnue ; après Paul, elle devient une cible — pour sa voix, pour ses crédits, pour l’idée même qu’une femme puisse être coautrice sans “permission”. Réécouter Ram comme un disque de duo, comprendre l’affaire “Another Day”, entendre Seaside Woman comme une réponse rock’n’roll au mépris : c’est sortir enfin le récit Beatles de son mensonge. Et rendre aux femmes leur place réelle — pas dans la légende, dans l’histoire.

Linda McCartney : comment « Wide Prairie » a révélé une artiste libre

« Wide Prairie » est un album posthume de Linda McCartney mêlant reggae, pop, dub et militantisme. Pensé avec Paul McCartney, il retrace près de 30 ans de création musicale, révélant une artiste libre, engagée, et trop souvent réduite à son rôle d’épouse.

« Wide Prairie » est un album posthume de Linda McCartney mêlant reggae, pop, dub et militantisme. Pensé avec Paul McCartney, il retrace près de 30 ans de création musicale, révélant une artiste libre, engagée, et trop souvent réduite à son rôle d’épouse.

Seaside Woman : Linda McCartney, un hymne à la liberté créative et au reggae

« Seaside Woman », un morceau écrit par Linda McCartney en 1972, fusionne reggae, R&B des années 50 et influences caribéennes. Initialement sorti sous le nom de Suzy And The Red Stripes, il incarne la quête de liberté créative de Linda, défiant les critiques et la pression judiciaire. Le titre, influencé par ses voyages et ses expériences personnelles, a marqué l’histoire du rock, notamment avec sa version animée primée à Cannes en 1980. C’est un témoignage unique de l’audace musicale de McCartney.

Red Rose Speedway : l’album de McCartney qui a conquis l’Amérique

Sorti en 1973, Red Rose Speedway marque une étape clé pour Paul McCartney & Wings, cherchant encore leur identité après le mitigé Wild Life. Initialement prévu comme un double album, EMI impose une version simple, centrée sur la pop mélodique. Le tube My Love propulse le disque en tête des charts américains, malgré des critiques partagées. Si l’album semble inégal, il ouvre la voie à Band on the Run, confirmant la montée en puissance de Wings et la ténacité de McCartney à se réinventer après les Beatles.

« B-Side To Seaside » : la face B méconnue du couple McCartney

En 1977, sous le pseudonyme de Suzy And The Red Stripes, Linda McCartney publie Seaside Woman, sa première composition en solo, en réponse à une controverse juridique. Mais c’est sa face B, B-Side To Seaside, écrite par Paul McCartney, qui révèle une facette ludique et expérimentale du couple. Enregistrée en 1977 aux studios Abbey Road, cette chanson légère et humoristique illustre la complicité musicale de Paul et Linda, qui jouent et chantent ensemble dans une approche artisanale et spontanée.

[REVUE DE PRESSE] “Wide Prairie”: comment Linda McCartney a élargi ses horizons

Le charmant “Seaside Woman”, le single de 1977 qui est devenu la pièce maîtresse de l’album solo posthume de Linda McCartney, Wide Prairie, a été écrit par la chanteuse lors de vacances en Jamaïque en 1971, après Paul Mccartney l’a exhortée à “sortir et à écrire une chanson”. Il s’en est suivi une période difficile lorsque le […]

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