Batteur jazz de formation, Denny Seiwell marque l’histoire de la pop en rejoignant Paul McCartney en 1971. De « Ram » à « Live and Let Die », il impose un style mêlant swing et puissance. Pionnier des Wings, artisan du son de « My Love », il refuse l’enregistrement de « Band on the Run » à Lagos. De retour à Los Angeles, il devient un session-man prisé d’Hollywood, collaborant avec James Brown ou John Williams. Depuis 2010, il revient au jazz avec son trio et publie une méthode reconnue. À 82 ans, Seiwell reste une figure discrète mais influente de six décennies de musique.
Depuis la fin des Beatles, Paul McCartney n’a cessé de jouer live. Avec Wings, il repart de petites salles avant de triompher avec Wings Over the World (1975-76). En solo, ses tournées records de 1989-90, 2002, 2013 et 2022 mêlent classiques Beatles, tubes Wings et nouveautés, portées par pyrotechnie et hommages à Lennon et Harrison. De Rio (184 000 spectateurs) à Moscou, Glastonbury ou Tel-Aviv, chaque date devient un événement. Son record à Rio 1990 et son Glastonbury 2022 à 80 ans illustrent son endurance. Entouré d’un groupe survolté et, depuis 2018, d’une section de cuivres, il marie écrans géants et duo virtuel avec John Lennon pour un show mêlant nostalgie et innovation. À 83 ans, il prépare la tournée Got Back 2025, preuve qu’il reste le maître des marathons rock sur scène.
Paul McCartney confie « Nothing lasts forever » en parlant de son amitié avec Ringo Starr, à l’approche des 85 ans de ce dernier. De leurs souvenirs communs à Liverpool à leurs retrouvailles sur scène, leur complicité reste intacte malgré le temps et les pertes de Lennon et Harrison. Leur relation, marquée par des collaborations récentes et un projet d’animation commun, incarne la tendresse durable des Beatles.
John Lennon et Yoko Ono ont toujours entretenu une relation fusionnelle, tant sur le plan personnel qu’artistique. Pourtant, lors de l’enregistrement de Double Fantasy en 1980, Lennon décide pour la première fois de travailler sans elle en studio. Cette séparation artistique permet à chacun de s’exprimer librement, donnant naissance à un album mythique. Alternant les compositions de Lennon et Ono, Double Fantasy symbolise leur dialogue musical, jusqu’à ce que la tragédie frappe avec l’assassinat de Lennon quelques semaines après sa sortie.
« What You Got », extrait de l’album Walls and Bridges (1974), reflète le tumultueux Lost Weekend de John Lennon, une période marquée par sa séparation avec Yoko Ono. La chanson, initialement rockabilly, se transforme en une pièce funky influencée par le son new-yorkais des années 70. À travers ses paroles, Lennon évoque la perte et le regret, tout en fusionnant des rythmes entraînants avec une mélancolie palpable. Ce morceau témoigne de la recherche personnelle de Lennon à l’aube de sa réinvention musicale.
En novembre 1974, John Lennon monte sur scène au Madison Square Garden aux côtés d’Elton John pour honorer un pari. Il y interprète “I Saw Her Standing There”, marquant sa dernière prestation publique d’un titre des Beatles. Cet instant unique scelle à la fois son adieu scénique et un moment d’amitié sincère, offrant au public un souvenir vibrant où passé et futur s’entrelacent dans la lumière des projecteurs.
Entre 1974 et 1975, Elton John collabore avec John Lennon et Ringo Starr, donnant naissance à des titres emblématiques comme “Whatever Gets You Thru the Night” et “Snookeroo”. Ces alliances ponctuelles illustrent le passage de relais entre les Beatles et Elton, consolidant son rôle de catalyseur créatif des seventies et marquant l’histoire de la pop d’une empreinte subtile mais indélébile, à travers l’ultime apparition scénique de Lennon et un hommage sincère à la camaraderie musicale.
“Yesterday” de McCartney, née d’un rêve en 1965, devient un standard mondial qui blesse l’orgueil de John Lennon, révélant la rivalité artistique au sein des Beatles. Lennon oscillera entre jalousie et admiration pour ce morceau qu’il n’a pas écrit, cette tension alimentant la créativité des deux hommes. La chanson, symbole d’une grâce universelle, illustre comment la jalousie entre Lennon et McCartney a contribué à forger la légende des Beatles.
Le choc du 11 Septembre pousse Don Henley, batteur des Eagles, à griffonner « There’s a hole in the world tonight » sur un piano muet. Deux ans plus tard, alors que la guerre d’Irak alourdit l’actualité, il rouvre la blessure et, avec Glenn Frey, Joe Walsh et Timothy B. Schmit, compose une ballade aérienne qui rompt avec le soleil californien de « Hotel California ». Harmonies à trois voix, accord final à la Beatles, progression I-vi-IV-V : « Hole in the World » épouse la concision d’Abbey Road pour convertir le deuil national en méditation douce-amère. Sortie en DVD single, mixée en 5.1 et portée par un clip sobre, la chanson s’impose aux cérémonies du 11 Septembre, préfigure l’album engagé Long Road Out of Eden et réapparaît à chaque crise où l’Amérique cherche un baume musical.
Paul McCartney livre avec I Owe It All To You une ballade empreinte de poésie et d’introspection. Inspiré par une visite dans le sud de la France, ce morceau de Off The Ground mêle souvenirs, gratitude et arrangements subtils. Enregistré entre 1991 et 1992, il met en lumière une production soignée et des contributions instrumentales de Linda McCartney. À travers des images évocatrices et une mélodie envoûtante, McCartney nous invite à une contemplation musicale, où l’art et la mémoire s’entrelacent harmonieusement.












