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Yellow-Sub.net · Collaborateurs de studio · 1974–1978

Ringo Starr et Melissa Manchester : les chœurs de 1977–1978

De Tango All Night aux quatre chansons de Bad Boy : les voix de studio, la production de Vini Poncia et les attributions à vérifier.

Une grande voix de studio derrière deux albums de Ringo

Melissa Manchester travaille comme chanteuse, auteure et interprète dans l’univers de la pop américaine des années 1970. Son nom apparaît dans les collaborations de Ringo Starr à une époque où les albums de l’ancien Beatle s’appuient sur des équipes professionnelles de studios. Les crédits de « Ringo the 4th » en 1977 et de « Bad Boy » en 1978 démontrent cette proximité, mais ne donnent pas toujours le même degré de précision d’une chanson à l’autre. Une étude transversale s’impose pour distinguer les titres dont Manchester est créditée explicitement aux chœurs de ceux où elle n’apparaît que dans une liste générale de collaborateurs d’album.

1977 : Tango All Night et Bette Midler dans les mêmes chœurs

La fiche de « Tango All Night », deuxième piste de « Ringo the 4th », cite Manchester et Bette Midler aux chœurs, avec Vini Poncia. Le master appartient aux sessions d’Arif Mardin et mobilise notamment Steve Gadd, Tony Levin, David Spinozza et Don Grolnick. La présence de Manchester au niveau de la chanson est une preuve plus précise que le simple fait de figurer dans la liste globale du LP. Il faut pourtant éviter d’étendre ce crédit à chacune des dix pistes du disque, car certaines bases reprennent un groupe vocal complet sous plusieurs morceaux sans disposer nécessairement d’une feuille de séance individuelle.

Luther Vandross, Manchester et la question des distributions de chœurs

Le LP de 1977 mobilise un ensemble de choristes comprenant Luther Vandross, David Lasley, Robin Clark et d’autres professionnels. Manchester apparaît dans les catalogues de cet ensemble. La question n’est pas de nier leur participation globale, mais d’éviter de déclarer tous ces chanteurs présents sur toutes les chansons. La fiche « Tango All Night » apporte un point d’appui solide pour la participation de Manchester ; les autres titres doivent être examinés à partir des crédits individualisés ou des bandes. Cette distinction entre artiste crédité à l’album et artiste crédité au master est un élément central de la méthode encyclopédique.

1976 : une collaboration commune avec Vini Poncia avant Bad Boy

Vini Poncia produit en 1976 « Help Is on the Way », album de Melissa Manchester comprenant une reprise de « Monkey See – Monkey Do » de Michael Franks. Il produit ensuite « Bad Boy » de Ringo en 1978, qui inclut à son tour cette chanson. Cette relation éclaire la circulation des titres dans le répertoire du producteur, mais il ne faut pas en déduire que Manchester chante automatiquement sur le master de « Monkey See – Monkey Do » réalisé par Ringo : les crédits de la chanson ne la nomment pas parmi les choristes. La connexion documentaire est celle d’un précédent enregistrement et d’un producteur commun.

Lipstick Traces : Manchester aux chœurs d’une chanson de Toussaint

« Lipstick Traces (On a Cigarette) » est écrite par Allen Toussaint sous le pseudonyme Naomi Neville et publiée par Benny Spellman dès 1962. Dans la version de Ringo en 1978, Manchester est créditée aux chœurs, avec Vini Poncia. L’accompagnement associe Ringo à la batterie, Dee Murray à la basse, les guitares de Lon Van Eaton et Jimmy Webb et les claviers de Dr John et Morris Lane. La voix de Manchester appartient à un nouveau master produit par Poncia : il ne s’agit pas d’une reprise de sa partie vocale de 1976 sur la chanson de Michael Franks.

Heart on My Sleeve : l’appropriation d’une chanson écossaise

Sur « Heart on My Sleeve », composée par Gallagher et Lyle, Manchester figure également aux voix. Le morceau paraît en single américain avec « Who Needs a Heart » au verso, puis occupe la face B de « Tonight » au Royaume-Uni. Sa participation vocale accompagne une adaptation pop de la composition britannique. La présence de la chanteuse ne lui donne pas de droit d’auteur sur la chanson et ne signifie pas que Gallagher et Lyle ont participé aux prises. L’encyclopédie peut l’indexer comme interprète d’accompagnement et comme membre d’une équipe de production réunie par Poncia.

Where Did Our Love Go : les harmonies sur une œuvre Motown

La reprise de « Where Did Our Love Go », signée Holland–Dozier–Holland et rendue célèbre par les Supremes en 1964, constitue une troisième collaboration vocale individuelle de Manchester sur « Bad Boy ». Son intervention enrichit une chanson historiquement associée à une voix de groupe féminin. Les musiciens du master diffèrent des interprètes de la première version Motown : Ringo tient le chant principal et la batterie, Dr John et Morris Lane figurent aux claviers, Dee Murray à la basse. Les crédits de composition demeurent ceux des trois auteurs Motown, indépendamment des harmonies ajoutées par Manchester.

Tonight : la voix de Manchester avec celles de Vini Poncia

Le morceau « Tonight » de Ian McLagan et John Pidgeon inclut Manchester et Poncia aux chœurs. Il repose sur la batterie et la voix de Ringo, les guitares de Lon Van Eaton et Jimmy Webb, la basse de Dee Murray et les claviers de Dr John et Morris Lane. Cette participation clôt un ensemble de quatre chansons du LP pour lesquelles la documentation individualisée nomme clairement Manchester. Le fait qu’elle chante également sur « Tonight » ne justifie pas de la créditer sur « A Man Like Me », enregistrée avec un orchestre séparé à Burbank.

Quatre chansons détaillées de Bad Boy : un inventaire prudent

Les notices de « Lipstick Traces », « Heart on My Sleeve », « Where Did Our Love Go » et « Tonight » mentionnent Manchester directement aux voix d’accompagnement. Le décompte représente quatre chansons du LP « Bad Boy » documentées à ce niveau de détail, sans prétendre que la chanteuse n’a jamais participé à une prise de travail d’un autre titre. « Monkey See – Monkey Do » constitue au contraire un piège : Manchester l’avait enregistré sur son propre album de 1976, mais sa présence sur la version de Ringo n’est pas démontrée par la fiche individualisée. Le dossier doit afficher cette différence au lieu de multiplier arbitrairement les crédits.

Pourquoi cette continuité éclaire la production de Poncia

Vini Poncia relie l’entourage vocal et le répertoire de Manchester à celui de Ringo. Il appartient à la fois à l’équipe de chœurs de certains morceaux et à la production de « Bad Boy ». Le fil professionnel est ainsi plus large que le seul fait d’inviter une chanteuse sur une bande : il concerne le choix de chansons, la manière de travailler les harmonies et la création d’une équipe familière de studio. Mais Poncia, Manchester et Starr doivent rester trois personnes avec des rôles distincts selon les titres : producteur ou coauteur, choriste, et artiste principal. Cette ventilation est l’intérêt historique du rapprochement.

Sources et état de preuve

MusicBrainz, crédits de « Tango All Night » sur « Ringo the 4th » ; Sessiondays, distribution des chœurs de 1977 ; Polydor/Portrait, « Bad Boy » (1978) ; The Beatles Bible, notices « Lipstick Traces », « Heart on My Sleeve », « Where Did Our Love Go », « Tonight » et « Monkey See – Monkey Do » ; album « Help Is on the Way » de Melissa Manchester (1976). Les autres attributions de choristes doivent être vérifiées au niveau du master avant d’être ajoutées comme faits certains.