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Yellow-Sub.net · Discographie physique · 1978–2017
Bad Boy : pressages français, allemands, japonais, britanniques et américains
Polydor 2310 599, 2344 109, MPF-1176, Portrait JR 35378, CD Epic, singles et vinyles collectors.
La nécessité de séparer édition, matrice et master musical
Une encyclopédie des collaborations musicales ne doit pas confondre le nombre d’exemplaires d’un disque avec le nombre de sessions de studio. L’album « Bad Boy », publié en 1978, contient dix chansons ; les références nationales Polydor, Portrait et Epic peuvent en multiplier les formes sans que Ringo, Vini Poncia ou Dr John aient enregistré une nouvelle performance. Les pressages servent néanmoins de preuves : leurs étiquettes conservent les auteurs, les mentions de droits, les surnoms des musiciens et les choix de face A ou B. L’identification physique d’un exemplaire suppose la consultation de son pays de fabrication, de sa matrice et de son label, plutôt que le simple texte d’une annonce de vente.
Le Royaume-Uni : Polydor 2310 599, 21 avril 1978
L’édition britannique originale paraît le 21 avril 1978 sous la référence Polydor 2310 599. Le disque s’ouvre sur « Who Needs a Heart » et s’achève sur « A Man Like Me », dans un programme de dix pistes d’environ trente-quatre minutes et demie. La pochette appartient au système graphique conçu par John Kosh, avec des photographies de Nancy Lee Andrews et de Ringo. Les musiciens du groupe « Ringo’s Roadside Attraction » y apparaissent sous des pseudonymes. Le catalogue doit conserver le numéro inscrit sur la pochette et celui de l’étiquette, puis photographier les matrices des faces A et B avant d’annoncer une sous-variante.
Les États-Unis : Portrait JR 35378 et une date contestée
Le vinyle américain est publié par Portrait Records sous JR 35378. The Beatles Bible situe sa diffusion au 16 juin 1978, tandis que plusieurs discographies de collectionneurs signalent le 21 avril, et d’autres le 17 avril. Il faut reconnaître cette incertitude plutôt que transformer une date de catalogue en certitude uniforme. La référence JR 35378 est stable ; la date de lancement commercial américain demande le dépouillement d’annonces de CBS/Portrait ou de la presse professionnelle. Les exemplaires promotionnels peuvent comporter des mentions de démonstration ou des timbres distincts, sans correspondre à des masters musicaux entièrement nouveaux.
Le Canada : Portrait PR 35378
Une édition canadienne est recensée sous Portrait PR 35378. Le changement du préfixe JR au préfixe PR relève du système de référence et de distribution. Il ne constitue pas une preuve de différence musicale. Le relevé d’une copie canadienne devrait vérifier la société de fabrication, les deux étiquettes, les matrices et les textes légaux. Une pochette imprimée à l’extérieur du pays pourrait compliquer l’attribution géographique ; l’inscription du pays de fabrication doit alors primer sur celui du distributeur. Ce travail permet de conserver les informations de collection sans gonfler artificiellement les données de session.
La France : Polydor 2310 599 et les fautes d’impression
Les inventaires de collectionneurs répertorient un LP français de 1978 sous Polydor 2310 599. Certaines notices signalent un exemplaire avec une erreur d’impression sur l’étiquette ou sur le verso. Le détail de cette erreur doit être contrôlé sur les images de première main plutôt que reproduit sous une forme imaginée. Le partage du numéro 2310 599 avec le Royaume-Uni ne signifie pas que les deux disques proviennent de la même usine. Il faut comparer les mentions de fabrication et les sillons de sortie pour déterminer la provenance précise. Une copie portant seulement un code de distributeur français n’est pas nécessairement un pressage français.
L’Allemagne : Polydor 2344 109
Le LP allemand de 1978 est catalogué sous Polydor 2344 109. Cette référence existe aussi dans des annonces concernant d’autres pays, notamment l’Inde, ce qui interdit d’utiliser le numéro comme indicateur unique du territoire. Les inscriptions sur la pochette et les étiquettes doivent être confrontées à la fabrication effective. L’existence d’une édition allemande est bien renseignée ; les matrices et l’ordre exact des différentes coupes doivent encore être relevés. Les collectionneurs sont invités à conserver l’état matériel de chaque exemplaire, y compris l’étiquette intérieure et les inscriptions de la cire morte.
Le Japon : Polydor MPF-1176
Le Japon possède un LP daté de 1978 sous la référence Polydor MPF-1176. Comme pour les autres disques de Ringo édités localement, les éléments imprimés en japonais, l’éventuel feuillet de paroles, les documents promotionnels et l’obi doivent être associés à des exemplaires précis. Un vendeur peut annoncer « with obi » sans que cette description suffise à classifier la couleur, le prix ou le tirage. Le numéro MPF-1176 permet de rattacher l’objet au master commercial, mais une fiche de matrice devra préciser la coupe japonaise et les mentions des deux faces. L’objectif est un catalogue de collection réellement vérifiable.
Autres marchés documentés : Australie, Amérique latine et Scandinavie
Le numéro Polydor 2310 599 est également recensé sur des éditions ou diffusions australiennes, italiennes, mexicaines et scandinaves. Des inventaires donnent pour le Venezuela 30.250. Il faut se garder d’en déduire une identité des matrices de tous ces pays. Le numéro de catalogue peut être commun à une distribution internationale tandis que les usines, les imprimeries et les étiquettes divergent. Le catalogue de référence doit conserver les pays effectivement vérifiés et laisser les régions sans preuve matérielle dans une rubrique « à contrôler », plutôt que générer une série de pressages fantômes.
La cartouche américaine JRA 35378 et son programme
Une cartouche huit pistes américaine est recensée chez Portrait sous JRA 35378. Les inventaires numériques lui attribuent douze segments de programme, ce qui peut provenir de la division des chansons entre les pistes magnétiques ou de répétitions de portions, et non nécessairement de douze œuvres distinctes. Il ne faut pas annoncer deux inédits supplémentaires sans examen du programme imprimé et de la bande. Le support mérite une fiche séparée du LP car la distribution des chansons, les minutages et les raccords peuvent être modifiés afin de s’adapter aux quatre programmes du format huit pistes.
18 avril : le single américain Portrait 6-70015
Le premier single américain est « Lipstick Traces (On a Cigarette) / Old Time Relovin’ », sous Portrait 6-70015. La date du 18 avril 1978 est généralement donnée par les discographies spécialisées. Les exemplaires promotionnels peuvent associer des versions stéréo et mono du même titre sur deux faces ; le contenu doit être contrôlé avant de les classer comme doubles performances. Les deux morceaux sont différents dans leur écriture : Allen Toussaint sous pseudonyme pour la face A, Richard Starkey et Vini Poncia pour la face B.
1er juin : le numéro européen Polydor 2001 782
Des catalogues de singles européens signalent Polydor 2001 782 pour « Lipstick Traces » / « Old Time Relovin’ », avec une date britannique inscrite au 1er juin 1978 dans JPGR. La documentation commerciale diverge : certains récits indiquent que la publication britannique de « Lipstick Traces » était prévue mais a finalement été annulée, tandis que JPGR et des répertoires de collectionneurs enregistrent le numéro et la date. Il faut conserver cette contradiction comme un point d’archive à vérifier et ne pas affirmer une distribution régulière avant d’avoir identifié des exemplaires et des bordereaux contemporains. La présence d’un numéro de catalogue ne prouve pas, à elle seule, la taille du tirage. Une enquête par exemplaire doit confronter la date, la disponibilité en magasins et la présence d’une pochette promotionnelle.
Le Japon : Lipstick Traces, Polydor DPQ-6089
Le 45 tours japonais de « Lipstick Traces » est recensé sous Polydor DPQ-6089, avec pochette illustrée. Il constitue un support différent du LP MPF-1176, tout en reprenant des enregistrements réalisés lors des mêmes sessions. Les variations de pochette et de caractères japonais intéressent le collectionneur mais n’établissent pas une prise nouvelle. Un inventaire complet devra relever les deux faces, les étiquettes, les matrices et le contenu éventuel du feuillet imprimé. La durée réelle du master devrait être comparée à celle du 45 tours américain pour vérifier un éventuel edit.
6 juillet : Heart on My Sleeve, Portrait 6-70018
Le deuxième single américain porte Portrait 6-70018 et associe « Heart on My Sleeve » de Gallagher–Lyle à « Who Needs a Heart » de Starkey–Poncia. Les copies promotionnelles sont susceptibles de contenir des faces mono et stéréo, pratique fréquente de l’époque. Une annonce de disque ne suffit pas à préciser le contenu audio : l’écoute ou une photographie complète de l’étiquette reste indispensable. Le single ne se classe pas aux États-Unis. Sa présence dans le catalogue de 1978 confirme cependant la stratégie de Portrait consistant à proposer deux titres d’écritures très différentes pour la radio.
21 juillet : Tonight, Polydor 2001 795
Le dernier 45 tours identifié dans la campagne principale est « Tonight / Heart on My Sleeve », publié au Royaume-Uni le 21 juillet 1978 sous Polydor 2001 795. Le titre principal provient du répertoire Ian McLagan–John Pidgeon, tandis que la face B est celle de Gallagher–Lyle. La composition de McLagan avait déjà été interprétée sur un disque des Small Faces. Le choix britannique diffère de celui des États-Unis et du Japon. Les variations de face A et de face B doivent être décrites par territoire, sans jamais fusionner les crédits des chansons.
1991 : Epic EK 35378, dix plages sans supplément
Le CD américain est publié en 1991 sous la référence Epic EK 35378, avec une date recensée au 26 mars. Il contient les dix titres de l’album original, sans l’ajout de morceaux inédits. Les métadonnées physiques et le livret peuvent différer de l’édition de 1978, mais la composition du programme reste stable. Une édition de 1992 portant le même numéro apparaît également dans certaines collections, peut-être comme variante de fabrication ; il faut examiner ses indications de code-barres et ses matrices avant de la déclarer réédition distincte au sens de l’audio.
2017 : vinyles remasterisés et objets de collection
Des éditions de 2017 sont cataloguées aux États-Unis, notamment sous Sony Music 88875124371 et dans une série Friday Music associée à FRM-35378. Certains exemplaires sont proposés en vinyle coloré, dont une édition jaune de 180 grammes. Ces informations doivent être rapprochées de photographies de pressages et de leurs matrices, car les fiches commerciales peuvent agréger plusieurs présentations sous un même titre. Le contenu demeure celui du disque de 1978 en l’absence d’une variante de master identifiée. Le choix de couleur ou de poids du vinyle ne constitue pas un nouvel enregistrement.
Fiche de contrôle matérielle pour chacun des cinq territoires prioritaires
Le protocole retenu comporte pays, label, année, date documentée, numéro de catalogue sur l’étiquette et la pochette, matrices des deux faces, société de fabrication, inscriptions légales, type de pochette, contenu des inserts, particularités typographiques et durée réelle de chaque chanson. Les cinq premiers territoires à documenter à l’exemplaire sont France, Allemagne, Japon, Royaume-Uni et États-Unis. Un état « référence confirmée, matrice à rechercher » vaut mieux qu’un faux relevé gravé imaginé à partir d’une photographie de couverture. La preuve du pressage et celle du musicien sont des faits différents.
Pressages et métiers de fabrication du disque
Les premiers LP de Bad Boy, les singles et les rééditions permettent de distinguer les publications des séances musicales. Le mastering original est attribué à Ron Hitchcock, tandis qu’Annie Streer est créditée à la coordination de production. Bob Schaper intervient à l’ingénierie ; Vini Poncia produit l’album. Cette répartition évite d’attribuer aux éditions CD et numériques les mêmes opérations techniques sans vérification. Les écarts de dates entre territoires et les données de matrices doivent demeurer distincts de la présence des musiciens. Une réédition ou un nouveau montage de single ne vaut pas preuve d’une nouvelle séance de guitare, de basse ou de cordes.












