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Yellow-Sub.net · Instrumentistes invités · 1977

Tony Levin et Ringo Starr : les sept chansons avec sa basse sur Ringo the 4th

Sept masters avec Levin, deux avec Chuck Rainey et un avec Hugh McDonald : la répartition vérifiable des bassistes.

Un bassiste de New York au service du disque de Ringo

Tony Levin appartient à cette génération de musiciens de studio dont les crédits relient la pop, le rock et les expérimentations instrumentales de la seconde moitié des années 1970. Sa présence sur Ringo the 4th participe du changement de méthode de Starr et d’Arif Mardin : plutôt qu’un album porté par une succession de compositions offertes par les anciens Beatles, ils choisissent une équipe très compétente de professionnels américains. Levin apporte la basse à de nombreuses plages. Son rôle n’est pas celui d’un membre de groupe permanent ou d’un co-compositeur Starkey–Poncia ; il est un instrumentiste de session reconnu sur des masters précis. La présente notice établit sa répartition effective en la comparant à celle de Chuck Rainey et Hugh McDonald.

Sept pistes directement créditées à Tony Levin

La fiche MusicBrainz du CD Atlantic 82416-2 affecte à Levin la basse des cinq morceaux de la face A — « Drowning in the Sea of Love », « Tango All Night », « Wings », « Gave It All Up » et « Out on the Streets » — ainsi que de « Can She Do It Like She Dances » et « It’s No Secret », sur la face B. Cela représente sept masters sur les dix titres du LP. Le décompte doit être compris comme celui des crédits instrumentaux individualisés, non comme une présence continue lors de toutes les journées d’enregistrement de l’album. La section de basse change pour les trois autres chansons.

Gadd et Ringo aux batteries sur les principaux masters avec Levin

Sur ces sept titres, les crédits MusicBrainz donnent généralement Steve Gadd et Ringo Starr aux batteries, David Spinozza à la guitare et Don Grolnick aux claviers. L’assemblage constitue un noyau de personnel identifiable, même si les guitaristes et cuivres additionnels varient dans les listes secondaires. La collaboration Ringo–Levin s’inscrit ainsi au cœur d’une véritable équipe de studio. Mais il serait impropre de qualifier Levin de bassiste du groupe de Ringo au sens d’une formation pérenne : sa participation concerne une série de bandes réalisées sous la responsabilité d’Arif Mardin et de l’ingénieur Lew Hahn.

Sneaking Sally : Chuck Rainey, et non Tony Levin

La septième plage du LP, « Sneaking Sally Through the Alley », est une reprise d’Allen Toussaint enregistrée dans une formation distincte. Chuck Rainey y est crédité à la basse, Steve Gadd et Ringo aux batteries selon MusicBrainz, Cornell Dupree et Lon Van Eaton aux guitares, Richard Tee et David Foster au Clavinet. La présence de Rainey montre immédiatement pourquoi il faut lire les crédits titre par titre : Levin figure sur le générique général de l’album mais n’est pas le bassiste identifié sur cette reprise. Lui attribuer ce morceau parce qu’il joue les cinq pistes de la première face créerait une fausse collaboration.

Gypsies in Flight : le bassiste Hugh McDonald

Sur « Gypsies in Flight », la basse revient à Hugh McDonald, tandis que Ringo joue aux balais et à la caisse claire. Les guitares de David Bromberg et Dick Fegy, ainsi que le piano électrique de Jeff Gutcheon, contribuent à la particularité de l’arrangement. Levin est absent du personnel individualisé de cette plage. Cette différence importe autant que le crédit positif de ses sept autres titres, car une encyclopédie doit savoir préciser quelles contributions appartiennent effectivement à chaque musicien et lesquelles ne sont pas attestées. L’album ne possède pas une seule section rythmique répétée mécaniquement de bout en bout.

Simple Love Song : Chuck Rainey retrouve la basse

La chanson finale, « Simple Love Song », est attribuée à Chuck Rainey à la basse, avec Danny Kortchmar et Lon Van Eaton aux guitares et David Foster aux claviers. Le batteur crédité est Starr lui-même. Il s’agit donc d’une troisième exception au personnel de Levin, et d’une deuxième piste de Rainey sur le LP. Au total, les dix basses de l’album se répartissent, d’après MusicBrainz, entre sept crédits Levin, deux crédits Rainey et un crédit McDonald. Ce décompte ne remplace pas les matrices ou les feuilles de séance, mais constitue une base de travail vérifiable et beaucoup plus précise qu’une liste de trois bassistes imprimée sur un livret sans attribution de pistes.

Les dates de janvier : information de catalogue et réserve critique

Plusieurs prises associées à Levin portent des dates de janvier 1977 chez MusicBrainz : « Wings » le 11, « Tango All Night » le 17, « It’s No Secret » le 25, « Drowning » le 26, « Gave It All Up » le 27 et « Out on the Streets » et « Can She Do It Like She Dances » le 31. Ces données entrent en tension avec les synthèses historiques décrivant un lancement des séances en février à Cherokee et une grande période new-yorkaise en juin. Une date cataloguée au niveau du master ne permet pas, seule, d’établir la présence physique de Levin à chaque prise ou overdub. Les vérifications futures doivent passer par les registres d’Atlantic Studios.

Tony Levin et l’écosystème des musiciens de session

L’intérêt historique du disque est de situer Tony Levin dans une constellation qui réunit Steve Gadd, David Spinozza, Don Grolnick, Michael et Randy Brecker, mais aussi les chœurs de Luther Vandross ou Melissa Manchester. Tous ne travaillent pas nécessairement sur le même master. Ringo occupe le centre commercial et vocal de l’album ; Mardin en coordonne la production. Levin intervient comme bassiste et participe à l’identité sonore des titres où il est précisément crédité. Une recherche par musicien doit donc conduire de sa biographie générale aux sept œuvres de cette collaboration, sans faire croire à une participation de Levin aux trois autres chansons.

Un registre à relier aux futurs disques et aux éditions physiques

Le même programme de dix pistes paraît en vinyle Polydor au Royaume-Uni en septembre 1977, sur Atlantic aux États-Unis et sur d’autres pressages nationaux. Les sept contributions de Levin restent liées aux masters de 1977 lorsqu’elles sont reprises sur CD en 1992. Une réédition sur vinyle de couleur en 2020 ne constitue pas une nouvelle prestation du bassiste. Le prochain travail de catalogage doit vérifier les versions différentes de master, puis relier chaque pressage aux mêmes identifiants de prise, avec un éventuel champ de mixage. Cette méthode évite de multiplier artificiellement les collaborations par le nombre d’éditions achetées.

Les sept crédits de basse attribués à Tony Levin sont identifiés au niveau des masters. Les dates de présence individuelle et les éventuels overdubs restent à confirmer à partir des documents de studio conservés.

Les autres musiciens des sept titres de Tony Levin

Les sept masters où Tony Levin joue de la basse partagent également le noyau des guitares de David Spinozza et des claviers de Don Grolnick. Cette continuité doit être distinguée des deux chansons californiennes dont la basse est assurée par Chuck Rainey et de « Gypsies in Flight », avec Hugh McDonald. La série des sept crédits de Levin ne peut pas être étendue automatiquement au programme entier. Le travail des ingénieurs, notamment Lew Hahn, forme encore un niveau de responsabilité distinct de celui des instrumentistes.