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Yellow-Sub.net · Collaboration de batteurs · 1977–1981
Ringo Starr et Steve Gadd : les huit masters de 1977 et Take It Away en 1981
Distinguer leurs batteries, les exceptions Gypsies in Flight et Simple Love Song, puis les retrouvailles chez Paul McCartney.
Deux batteurs de traditions différentes dans les studios d’Arif Mardin
L’association de Ringo Starr et de Steve Gadd sur Ringo the 4th constitue l’une des collaborations rythmiques les plus importantes de la période 1977. Ringo arrive avec son expérience du rock britannique et des albums solo produits avec des amis musiciens ; Gadd possède une réputation de batteur de session capable d’accompagner aussi bien le jazz, la pop et la soul. Arif Mardin les réunit dans un projet qui veut répondre aux tendances commerciales de la fin des années 1970. La présence de Gadd ne signifie pas que Ringo abandonne totalement son instrument : plusieurs crédits individualisés nomment les deux batteurs sur une même chanson. Le dossier étudie donc leur partenariat au niveau de chaque master plutôt qu’au moyen d’un crédit général d’album.
Huit pistes où les deux noms apparaissent dans MusicBrainz
Le CD Atlantic 82416-2 répertorié par MusicBrainz attribue à Steve Gadd et Ringo Starr les batteries de « Drowning in the Sea of Love », « Tango All Night », « Wings », « Gave It All Up », « Out on the Streets », « Can She Do It Like She Dances », « Sneaking Sally Through the Alley » et « It’s No Secret ». Cela représente huit pistes du programme original de dix chansons. L’attribution de « Sneaking Sally » appelle une remarque : Sessiondays ne nomme explicitement que Gadd dans son tableau de personnel, tandis que MusicBrainz inclut Starr. La présente notice préserve cette divergence et ne transforme pas le chiffre huit en preuve définitive d’une présence audible dans toutes les prises préparatoires.
Gypsies in Flight : les balais de Ringo, sans Steve Gadd au générique de master
La neuvième plage rompt avec la configuration dominante : la notice MusicBrainz donne Starr aux balais et à la caisse claire, Hugh McDonald à la basse et des guitares de David Bromberg et Dick Fegy, sans crédit individuel de Steve Gadd. Cette différence est historiquement capitale, car elle démontre qu’on ne peut attribuer automatiquement à Gadd les dix morceaux d’un album sur lequel il figure parmi les principaux batteurs. Le recours aux balais contribue aussi à restituer une autre pratique instrumentale de Ringo. L’écoute et les bandes pourraient encore préciser la part d’éventuels overdubs, mais la formation publiée doit rester distincte.
Simple Love Song : autre exception dans la formation de Cherokee
Le dernier morceau est enregistré à Cherokee Studios et réunit Ringo aux batteries, Chuck Rainey à la basse, Danny Kortchmar et Lon Van Eaton aux guitares et David Foster aux claviers. Le crédit de master ne cite pas Gadd. Cette donnée complète l’analyse : sur l’album, Gadd est un collaborateur instrumental de premier plan, non un partenaire obligé de chaque chanson. La construction en équipes successives représente une méthode de travail caractéristique d’Arif Mardin. Elle permet de distinguer l’orchestre new-yorkais dominant des formations plus particulières enregistrées ou achevées en Californie.
La question des overdubs et de l’attribution de chaque frappe
Deux batteurs crédités ne signifient pas nécessairement deux personnes jouant ensemble en direct pendant toute la prise. Des sections rythmiques peuvent être doublées, renforcées, montées ou traitées séparément. Les données consultées ne permettent pas de donner à Ringo les toms et à Gadd la caisse claire, ni de fixer l’ordre chronologique de leurs interventions. Une encyclopédie peut identifier leurs noms et instruments, les dates de base des masters selon les catalogues et les studios, tout en laissant ouverte la répartition des pistes. Cette retenue constitue un progrès sur les biographies qui confondent le prestige d’un collaborateur avec une description exacte de sa performance.
1977 : Tony Levin, Gadd et la section de New York
Sur plusieurs titres, Gadd travaille aux côtés de Tony Levin à la basse, David Spinozza aux guitares et Don Grolnick aux claviers. Cette section rythmique s’inscrit dans les pratiques des grands studios new-yorkais de l’époque. Toutefois, « Sneaking Sally » fait intervenir Chuck Rainey et Richard Tee, ce qui révèle le passage d’une équipe à une autre. Le catalogue doit donc distinguer le nombre de collaborations Ringo–Gadd de celui des collaborations Ringo–Levin, qui n’est pas exactement identique. Cette ventilation offre une cartographie beaucoup plus juste des réseaux de musiciens du LP.
1981 : Take It Away, la rencontre avec Paul McCartney
La relation Ringo–Steve Gadd ne s’arrête pas en 1977. Sur « Take It Away », enregistré pour l’album Tug of War de Paul McCartney, les crédits associent de nouveau Ringo Starr et Steve Gadd aux batteries. Cette collaboration ultérieure est déjà étudiée sur Yellow-Sub.net et doit être reliée à l’enquête de 1977 sans être absorbée par elle : l’artiste principal change, le producteur est George Martin et le contexte de session est celui du travail de Paul au début des années 1980. La présence répétée du duo sur des enregistrements d’artistes différents révèle une vraie continuité professionnelle.
Chronologie à contrôler entre janvier et juin 1977
MusicBrainz donne des dates en janvier pour plusieurs masters Gadd–Ringo, tandis que The Beatles Bible et Sessiondays présentent un calendrier narratif commençant en février à Cherokee, puis une période new-yorkaise en juin. On ne peut pas conclure qu’un batteur se trouvait physiquement à Atlantic à une date précise sur la seule base d’un intervalle de relations dans une notice numérique. La base doit associer chaque date à sa provenance et conserver les doutes. Les séances de 1981, elles, ne constituent aucunement des overdubs du LP de 1977.
La distribution exacte des deux batteries et le statut de certains overdubs restent des questions d’archives. Les fiches de chansons de 1977 conservent les crédits de master et leur contexte chronologique.
Voir aussi : Take It Away, avec Paul McCartney →
Deux batteries, plusieurs formations de studio
La présence de Ringo Starr et Steve Gadd sur plusieurs titres ne signifie pas l’existence d’un groupe instrumental unique. Pour sept masters, les accompagnateurs comprennent Don Grolnick aux claviers, David Spinozza à la guitare et Tony Levin à la basse. Le 13 avril, le dispositif de « Sneaking Sally Through the Alley » est différent : Richard Tee et Cornell Dupree rejoignent une équipe comprenant Chuck Rainey, David Foster et Nicky Marrero. Les rôles de batterie, de basse et de guitare doivent être rattachés aux masters réellement crédités, sans inventer une présence simultanée de tous les musiciens.












