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Monographie musicale · Studios · 1977
David Spinozza et Ringo Starr : les sept guitares de l’équipe new-yorkaise
Un guitariste de studio au centre des prises Atlantic de janvier 1977, avec Tony Levin, Steve Gadd et Don Grolnick.
Sept crédits qui délimitent une collaboration de studio
David Spinozza figure au personnel de sept chansons de Ringo the 4th, enregistrées à New York au début de l’année 1977 sous la production d’Arif Mardin. Les titres sont « Drowning in the Sea of Love », « Tango All Night », « Wings », « Gave It All Up », « Out on the Streets », « Can She Do It Like She Dances » et « It’s No Secret ». L’ensemble correspond à une formation récurrente de Tony Levin à la basse, Steve Gadd à la batterie et Don Grolnick aux claviers. Ringo reste au chant principal et participe aussi à la batterie.
Un crédit général de guitariste sur un album peut donner l’impression d’une participation à tous les titres. Il faut ici être plus précis : les trois autres chansons de l’édition standard font appel à des équipes différentes. Les rôles de Cornell Dupree, Lon Van Eaton, David Bromberg, Dick Fegy ou Danny Kortchmar ne doivent pas être transférés à Spinozza. C’est l’intérêt de cette monographie : établir l’unité de collaboration au niveau des masters, pas au niveau de la pochette.
« Wings » : une première journée identifiée le 11 janvier
« Wings », écrit par Richard Starkey et Vini Poncia, est associé au 11 janvier 1977 aux studios Atlantic de New York. Spinozza y tient la guitare, avec Levin à la basse, Gadd et Ringo à la batterie et Grolnick aux claviers. La production relève d’Arif Mardin et l’ingénierie de Lew Hahn. Il ne faut pas confondre cette composition du duo Starkey–Poncia avec le groupe Wings de Paul McCartney : le nom du morceau ne désigne pas une participation des membres de ce groupe.
Ce premier repère permet de situer la constitution d’une équipe de studio propre à l’enregistrement de plusieurs chansons. Il ne prouve ni l’existence d’un groupe ayant répété avant les sessions, ni la date à laquelle Spinozza a composé chaque intervention de guitare. Les feuilles de piste et témoignages restent nécessaires pour distinguer les prises initiales des ajouts postérieurs.
« Tango All Night » : guitare sous une architecture de voix
Le 17 janvier 1977, « Tango All Night » est enregistré dans le même environnement. Écrite par Stephen Hague et Tom Seufert, la chanson reçoit les chœurs de Bette Midler, Melissa Manchester et Vini Poncia. Les guitariste, bassiste, claviériste et batteurs du collectif initial se retrouvent dans ce nouvel arrangement. La présence de voix invitées connues ne diminue pas le rôle des interprètes instrumentaux, qui forment l’assise du master.
Pour Spinozza, le crédit demeure celui de guitariste. Les informations publiées n’indiquent pas qui a proposé chaque motif, placé les doublages ou conçu les arrangements vocaux. Une écoute analytique peut décrire la place relative des instruments, mais attribuer à un participant une intention précise sans témoignage constituerait une reconstruction infondée.
« It’s No Secret » et « Drowning in the Sea of Love »
Les séances du 25 et du 26 janvier concernent respectivement « It’s No Secret » et « Drowning in the Sea of Love ». La première est signée Richard Starkey et Vini Poncia ; la seconde reprend une œuvre de Kenneth Gamble et Leon Huff, représentants du son soul de Philadelphie. La même équipe instrumentale sert ainsi un titre original du projet et un morceau venu d’un autre univers de composition. Ce changement de provenance montre la flexibilité des accompagnateurs de studio.
Il serait inexact de transformer la reprise soul en une coécriture entre Ringo et Spinozza. Le guitariste participe à l’enregistrement de la nouvelle version, mais la chanson appartient à ses auteurs. La distinction entre œuvre et phonogramme reste déterminante pour toute recherche sur les collaborations de Ringo.
Du 27 au 31 janvier : trois nouveaux titres
« Gave It All Up » est associé au 27 janvier et réunit de nouveau la formation de Levin, Gadd, Grolnick et Spinozza. Le 31 janvier, « Out on the Streets » et « Can She Do It Like She Dances » complètent ce groupe de prises. Les deux premières chansons sont écrites par Starkey et Poncia, tandis que « Can She Do It Like She Dances » porte les noms de Steve Duboff et Gerry Robinson. Ces attributions précises permettent de distinguer auteurs et interprètes.
« Out on the Streets » est ensuite lié à un mixage au studio A&M de Hollywood le 2 février. Cette opération technique ne doit pas être assimilée à une nouvelle prestation de guitare de Spinozza, ni à un nouveau master commercial si les supports ne prouvent pas l’existence d’une version alternative. La chronologie des studios est celle de la fabrication d’un enregistrement, non nécessairement celle de rencontres physiques entre tous les collaborateurs.
Les trois titres sans David Spinozza
« Sneaking Sally Through the Alley » réunit Cornell Dupree et Lon Van Eaton aux guitares ; « Simple Love Song » associe Danny Kortchmar et Lon Van Eaton ; « Gypsies in Flight » mobilise David Bromberg et Dick Fegy. Ces trois distributions sont distinctes du noyau new-yorkais. Une page consacrée aux guitaristes doit les évoquer pour fixer les frontières du travail de Spinozza, mais elle n’a pas vocation à se substituer aux études propres à ces chansons.
Ce partage aide aussi à comprendre la circulation des genres musicaux. Le disque alterne des chansons originales, une reprise de soul, une lecture du répertoire d’Allen Toussaint et un enregistrement faisant intervenir des artistes du folk et du blues. Le producteur Arif Mardin organise ces rencontres selon les besoins musicaux, et le choix des guitaristes contribue à cette diversité.
Guitare, basse et deux batteries dans les arrangements
Le socle composé de David Spinozza, Tony Levin, Don Grolnick, Steve Gadd et Ringo possède une couleur propre, fondée sur le dialogue entre guitare, claviers et section rythmique. Dans un groupe de studio, la guitare peut soutenir la progression harmonique, répondre au chanteur ou participer aux accents rythmiques. La présence de deux batteurs crédités donne un cadre particulier à ces interventions sans permettre de décider comment chaque partie a été distribuée dans le temps.
Les informations de personnel ne spécifient pas les modèles d’instruments, les pédales d’effets ou les amplificateurs employés. Les noms d’autres artistes avec lesquels Spinozza a travaillé ne constituent pas une preuve de matériel identique. Une analyse sérieuse doit donc limiter ses affirmations techniques aux documents disponibles, tout en faisant place à une écoute comparée des sept chansons.
Bilan et liens documentaires
La présence de David Spinozza sur sept titres dessine une unité cohérente de Ringo the 4th, produite par Arif Mardin et documentée par des dates de studio de janvier 1977. Le guitariste est l’un des artisans de l’équipe récurrente de New York, sans être crédité sur les trois autres chansons de l’album. Cette distinction simple prévient une grande partie des erreurs de personnel dans les discographies rétrospectives.
Pour une lecture approfondie, consulter l’atlas de Ringo the 4th, Don Grolnick, Tony Levin et Steve Gadd. Cette monographie traite du guitariste, tandis que les pages de titres conservent l’analyse propre à chaque œuvre.
Une guitare sur sept titres : les limites précises d’une présence importante
David Spinozza participe à sept des dix morceaux de Ringo the 4th, un nombre suffisant pour faire de lui l’une des signatures instrumentales récurrentes de l’album. Les séances du début de 1977 relient notamment « Wings », « Tango All Night », « It’s No Secret », « Drowning in the Sea of Love » et plusieurs autres titres de la période new-yorkaise. Cette continuité contraste avec les interventions plus ponctuelles enregistrées à Cherokee au printemps. Elle éclaire la méthode de travail d’Arif Mardin : réunir une base de professionnels capables de s’adapter à des chansons de rythmes et d’origines différents.
Sur « Drowning in the Sea of Love », chanson issue de la soul américaine, la guitare doit trouver sa place auprès de la basse de Tony Levin, des claviers de Don Grolnick et des batteries de Steve Gadd et Ringo Starr. Un autre morceau comme « Wings » sollicite des accents d’accompagnement différents. Il n’est pas nécessaire d’inventer des solos ou des réglages d’amplificateurs pour comprendre la contribution du guitariste : les crédits de séance, la forme des chansons et les choix de production suffisent à démontrer la variété de son travail. À l’inverse, les trois titres sur lesquels il n’est pas crédité ne doivent pas lui être attribués au motif qu’il figure parmi les principaux participants du disque.
Lire les équipes par master
La présence de Spinozza recoupe fréquemment celle de Don Grolnick. Ce croisement ne représente pas quatorze enregistrements, mais sept titres observés par instrument. Pour les étapes techniques, la notice des ingénieurs assistants permet de remonter des musiciens vers la régie et le mixage.
Sept titres, une continuité instrumentale
La présence de David Spinozza sur sept des dix chansons de Ringo the 4th en fait l’un des principaux repères de la formation de studio réunie par Arif Mardin au début de 1977. Les sessions associent notamment « Wings », « Tango All Night », « It’s No Secret » et « Drowning in the Sea of Love » à des répertoires de caractères différents. Le rôle du guitariste consiste à s’insérer dans des arrangements où les claviers de Don Grolnick, les basses et les batteries prennent une place importante. Le générique confirme son intervention sur les titres concernés, mais ne permet pas d’affirmer quel instrument, quelle prise ou quel éventuel solo lui appartient à une seconde précise.
La comparaison des morceaux révèle surtout une méthode de production : maintenir un noyau de musiciens suffisamment polyvalents pour accompagner des chansons soul, pop et rhythm and blues. Les trois titres qui ne créditent pas Spinozza ne doivent pas être rattachés à son travail par analogie. Inversement, une réédition du même album n’ajoute pas de nouvelles sessions à son parcours.
Comparer les fonctions plutôt que multiplier les titres
L’étude des claviers de Don Grolnick offre une comparaison titre par titre. Les ingénieurs et assistants éclairent ensuite la fabrication de ces masters.












