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Yellow-Sub.net · Session extérieure · 1970
To a Flame (1970) : Ringo Starr chez Stephen Stills
L’œuvre, la partie précise de Ringo et les crédits du support d’origine.
Identification et personnel
Enregistrement : « To a Flame », album Stephen Stills (1970), Stephen Stills. Auteurs : Stephen Stills. Rôle de Ringo : Ringo Starr, sous le prénom Ritchie : batterie sur la piste B2. Autres données : Les arrangements du disque associent Arif Mardin aux orchestrations ; la chanson figure en seconde position de la face B.
Une intervention plutôt que l’entrée dans un groupe
Le premier album solo éponyme de Stephen Stills accueille plusieurs figures connues, dont Eric Clapton et Jimi Hendrix sur d’autres chansons. Ringo ne participe pas indistinctement à leurs prises : le relevé instrumentiste le situe précisément sur « To a Flame », seconde plage de la face B. Les parties de batterie du reste du LP sont réparties entre plusieurs musiciens.
Le crédit « Ritchie » est un nom de scène transparent
Le livret utilise le prénom Ritchie pour l’ancien Beatle. Il ne s’agit pas d’un second batteur à inscrire dans la base, mais d’une variante de crédit rattachée à Richard Starkey. Une notice de collection doit conserver cette graphie imprimée et normaliser parallèlement l’identité de l’exécutant.
Une composition de Stills, pas une nouvelle écriture de Ringo
L’œuvre est écrite par Stephen Stills. L’intervention de Ringo est instrumentale, sans crédit de composition. Le caractère orchestré de l’album mérite de séparer la batterie du travail des arrangeurs, au lieu d’attribuer à Ringo toute la construction musicale de la piste.
Le premier album de Stills : un véritable disque de sessions, pas une formation fixe
Le premier album solo de Stephen Stills paraît chez Atlantic le 16 novembre 1970 aux États-Unis. Son histoire est liée à l’après-Déjà Vu, lorsque les membres de Crosby, Stills, Nash & Young multiplient leurs propres projets. Stills utilise des studios britanniques et californiens et rassemble des formations différentes d’une chanson à l’autre. Cette méthode explique la présence de Jimi Hendrix, Eric Clapton et Ringo Starr sur le même disque sans qu’ils aient enregistré ensemble. Pour « To a Flame », seul un relevé par plage permet d’identifier correctement la batterie de Ringo.
Une piste d’album devenue également face B de 45-tours
« To a Flame » figure en face B du microsillon, sous l’indication B2, soit la septième plage du programme de dix titres. Elle apparaît aussi au verso du single américain « Love the One You’re With ». Cette réutilisation est importante pour le catalogue : un morceau publié sur deux supports la même année ne représente pas deux séances. Le pressage américain Atlantic SD 7202 et les éditions européennes permettent de retrouver la version initiale. Pour distinguer un éventuel edit du single, il faut comparer les durées réellement mesurées et, si possible, le sillon et les matrices, sans présumer une nouvelle prise.
La batterie « Ritchie » et l’orchestre d’Arif Mardin
Le crédit d’instrumentiste est donné sous la graphie « Ritchie » ou « Richie » selon les transcriptions des éditions. Il correspond à Richard Starkey, et non à un musicien distinct. La chanson bénéficie d’arrangements de cordes cosignés par Stills et Arif Mardin. La présence de l’orchestre constitue l’une de ses particularités par rapport aux pages plus blues-rock du disque. L’articulation entre la batterie, les instruments de Stills et les cordes mérite une analyse d’écoute, mais le simple crédit imprimé ne suffit pas à déterminer quels motifs précis appartiennent au batteur.
Island Recording Studios, mars 1970 : une datation désormais documentée
Les notes détaillées du coffret Carry On de Stephen Stills identifient la séance de « To a Flame » aux studios Island de Londres, en mars 1970, sous la responsabilité technique de Bill Halverson. Elles donnent Stephen Stills à la guitare acoustique, au piano, au vibraphone et au chant, Ringo Starr à la batterie, ainsi qu’un arrangement de Stills et Arif Mardin, ce dernier assurant la direction orchestrale. Le document ne fournit pas de jour précis : mars 1970 est donc la datation solide, sans inventer d’heure ni de numéro de prise. L’enregistrement paraît ensuite sur le LP Atlantic du 16 novembre 1970.
Carry On (2013) : un remix de 2012 à classer distinctement
Le coffret de quatre CD Carry On, publié par Rhino le 26 mars 2013, comprend en CD 2, plage 10, un mixage précédemment inédit de « To a Flame ». Le site officiel de Stills et Rhino indiquent qu’il a été réalisé en 2012, par Stanley Tajima Johnston et Graham Nash. Il s’agit d’un nouveau mix d’une bande de 1970, et non d’un nouvel enregistrement de batterie par Ringo quarante-deux ans plus tard. Cette distinction mérite une entrée dans le registre des versions : master original de 1970, nouveau mix préparé en 2012 et première publication du remix en 2013.
Conserver la différence avec We Are Not Helpless
Le même album comporte une seconde participation de Ringo, « We Are Not Helpless », en toute fin de programme. Les deux enregistrements doivent recevoir des identifiants distincts, tout en étant reliés au même album et à son personnel commun. Il ne faut surtout pas étendre les crédits de la face B à « Black Queen » ou « Cherokee » : leurs formations diffèrent. La question est particulièrement importante pour l’histoire des rencontres post-Beatles, que la présence d’amis célèbres ne transforme pas automatiquement en réunions de studio.
Documentation de contrôle complémentaire
Édition originale Atlantic, Stephen Stills, SD 7202 (1970) ; catalogue Warner/Atlantic, crédits numériques reproduisant « Richie » à la batterie ; Progrography, discographie de l’album et répartition des musiciens par plages ; réédition Atlantic remasterisée de 1995, pour la comparaison des éditions. Les informations de studios et de prise restent réservées en l’absence de feuille de séance.
Sources, éditions et limites de preuve
Livret original du LP Stephen Stills, Atlantic 1970 ; Progrography, relevé B2/B5 et liste des musiciens. Les dates fines de studio, matrices et éditions de mix non confirmées ne sont pas inventées. Les crédits valent pour la chanson publiée, non pour toutes les plages de l’album.












