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Yellow-Sub.net · Ringo Starr · 2010 · Fiche 6
Everyone Wins (2010) : Ringo Starr, les auteurs et les musiciens de Y Not
Everyone Wins : une composition de 1991 réenregistrée en 2009
Une chanson de l’album Y Not
Programme : Y Not (2010), plage 6 sur 10. La présente notice se limite aux personnes et instruments attestés pour cet enregistrement : le personnel général de l’album n’est pas automatiquement applicable à chaque titre.
Écriture, contexte et interprètes
« Everyone Wins » est écrite par Richard Starkey et Johnny Warman. Elle avait été travaillée pour Time Takes Time en septembre 1991 puis publiée en 1992 comme face supplémentaire d’un single de « Don’t Go Where The Road Don’t Go ». La version de Y Not est un nouvel enregistrement de 2009, et non un simple remaster de la bande de 1991.
Le master de 2010 réunit Joe Walsh, Steve Dudas et Keith Allison aux guitares, Benmont Tench au piano et à l’orgue, Michael Bradford à la basse, Bruce Sugar aux claviers, Ringo au chant et à la batterie et Gary Wright, Edgar Winter et Allison parmi les voix. La version des années 1990 comportait notamment Andrew Gold à la guitare électrique et Robbie Buchanan au synthétiseur, ce qui permet d’identifier une différence réelle de distribution.
Un catalogue doit conserver deux identifiants d’enregistrement reliés à une même œuvre. Le statut « inédit » de l’ancienne bande a disparu depuis la publication de 1992 ; le nouvel enregistrement de 2009 ne le rétablit pas.
Analyse de la collaboration
Les crédits d’auteur, d’interprétation, de production et de studio décrivent des contributions distinctes. La présence de Ringo, de ses collaborateurs récurrents et des invités doit être répertoriée à l’échelle du master, et non seulement sous une liste collective de participants à Y Not. Les souvenirs d’artistes éclairent les conditions de création, sans remplacer une feuille de session détaillée.
Versions et classement discographique
Le titre fait partie du programme standard de dix chansons de l’album publié chez Hip-O/Universal en janvier 2010. Les singles, réenregistrements antérieurs ou autres publications sont signalés lorsqu’une source les atteste dans l’étude ci-dessus. Les références de pressage, matrices et éventuels mix différents restent à relever sur des éditions vérifiées.
Everybody Wins et Everyone Wins : une composition, deux époques de studio
L’histoire de « Everyone Wins » montre combien une chanson peut posséder une biographie éditoriale plus longue que la période qui l’a vu naître. Richard Starkey et Johnny Warman écrivent l’œuvre dans le contexte des travaux de Time Takes Time. En septembre 1991, Peter Asher dirige l’enregistrement intitulé « Everybody Wins » aux Conway Recording Studios de Los Angeles, avec Frank Wolf à l’ingénierie. La chanson ne figure pas parmi les dix titres de l’album original, mais est publiée ensuite sur un single. Lorsqu’elle réapparaît sur Y Not en 2010 sous le titre « Everyone Wins », il s’agit d’une nouvelle réalisation, et non de la simple réutilisation du master de 1991.
Cette distinction dépasse le problème de la graphie du titre. Les auteurs de la composition restent Starkey et Warman, tandis que les producteurs et les musiciens des deux enregistrements appartiennent à des équipes et à des périodes différentes. Asher ne devient pas producteur du disque de 2010 parce qu’il a dirigé la première version, pas plus que les instrumentistes du master ancien ne doivent être ajoutés à la distribution du nouvel enregistrement. Une reprise par le même chanteur peut constituer un événement de studio réellement nouveau sans créer une œuvre nouvelle au sens de la composition.
Un témoignage direct de Ringo sur la difficulté de retrouver ses archives
Ringo a raconté qu’il ne retrouvait pas de copie de la première version lorsqu’il envisagea de reprendre la chanson. Selon son souvenir, ni lui ni Peter Asher ne possédaient immédiatement le document recherché ; ils durent retrouver une copie diffusée sur Internet pour réentendre l’arrangement. Cette anecdote permet de comprendre une difficulté fréquente de la discographie contemporaine : l’interprète d’une œuvre peut en perdre l’accès pratique, tandis qu’un exemplaire de collection la conserve sous une forme publique ou privée.
Le récit ne prouve pas que le master original ait matériellement disparu des archives d’une maison de disques ; il établit seulement la difficulté rencontrée par les participants au moment de retrouver une copie utilisable. L’encyclopédie doit donc éviter de transformer une absence de cassette personnelle en preuve de destruction des bandes. Un pressage ou une copie numérisée peut devenir une source d’écoute tout en restant distinct du master magnétique d’origine.
Deux états sonores, un seul répertoire d’auteurs
La comparaison de « Everybody Wins » et « Everyone Wins » devrait examiner séparément la structure de la chanson, son instrumentation, la voix de Ringo, l’équilibre des chœurs et les éventuelles différences de paroles. Elle ne peut toutefois attribuer les changements à une seule personne sans documents de studio. La nouvelle version relève de l’organisation de Y Not, dans laquelle Ringo et Bruce Sugar occupent une place centrale. La présente notice doit conserver les crédits de cette version de 2010, tandis que l’atlas de Time Takes Time garde la chronologie d’origine.
Cette histoire offre un modèle pour le dédoublonnage : une œuvre, au moins deux masters identifiés et plusieurs supports commerciaux, avec deux titres proches mais non interchangeables. Elle ne justifie pas de compter la composition comme deux chansons indépendantes dans une statistique de collaborations.
Sources et critères
Génériques du livret de Y Not (Hip-O/Universal, 2010) ; entretiens de Ringo Starr au moment de la publication ; dossier de référence Yellow-Sub.net sur Y Not, avec citations et indications des attributions qui demeurent à contrôler.












